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Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur

 
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Sam 12 Mai - 17:56 (2007)    Sujet du message: La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur Répondre en citant

Nouveau contrat, nouvelle cible.

Cette nuit le meurtre aurait lieu dans les ruelles les plus mal-famées du Katou. La victime ?

Sora Takeda, 30 ans.

Un nom qui ne laissait pas le tueur à gages indifférent. Mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser, sa hargne ne faisait qu’augmenter au ressouvenir de celui qui fut son frère. D'autant plus que ce ernier aurait eu le même âge...

Huit longues années s’étaient écoulées depuis que le parricide avait fui la maison familiale. Huit années sans rien savoir de Lui, de sa vie. Se trouvait-il toujours dans cette ville ? Qu’était-il devenu ? Il n’avait jamais cherché à le savoir, peut-être à cause de cette angoisse sourde qui dormait au fond de lui pour ne s’éveiller que dans ses nuits de cauchemars.

Mais personne ne saurait.
Jamais.

Trois heures du matin. Dehors les rues sont vides, ou presque. Quelques drogués, deux ou trois voyous arpentent encore les ruelles dans la brume. La basse-ville est éclairée par des lampadaires qui diffusent cette faible lumière vacillante et blanche qui vous glace les os. L’air frais de l’automne est perçant et n’épargne pas le jeune homme vêtu de noir qui marche d’un pas tranquille dans ce décor macabre. De temps à autre, un miaulement rauque brise le silence ambiant. Des lumières jaunes au loin indiquent la présence des policiers qui font leur ronde, armés de flingues et de lampes-torche. Voilé par le brouillard, rien à craindre des poulets. Ce matin, l’un d’entre-eux va mourir.

Pourquoi ?

Kaito ne le saura jamais. Secret professionnel, et en fait, il n’en a que faire.

La silhouette élancée couverte d’un imper noir choisit finalement une impasse pour s’y poster. La proie devrait débarquer dans la rue d’une minute à l’autre, autant faire ça vite et bien, pas de bavures, c’est l’essentiel. Le tueur s’arrangeait toujours pour faire disparaître la moindre preuve. Il s’adossa à la paroi de ciment et sortit son instrument de travail favori : le poignard. Rien de tel qu’une lame pour faire souffrir ses victimes, pour voir le sang couler à flots, la terreur et la douleur s’imprégner sur un visage que la vie quitte peu à peu…

Tiens ? Des bruits de pas ?

Est-ce-que la cible serait en avance par hasard ? Et si ce n’était qu’un simple passant, alors il goûterait à la mort au détour de la rue…quelle malchance ! Mais qui allait le plaindre ici?

Kaito se plaqua contre le mur, prêt à bondir sur celui ou celle apparaitrait au tournant, son arme en main.
Les pas se rapprochaient et le tension montait en lui, pas la peur non, le désir, l'envie...le besoin de tuer, comme à chaque fois.
Soudain la silhouette apparut, ombre noire dans la rue mal-écairée, et Kai ne prit pas le temps d'identifier l'individu, il se jeta brusquement sur lui en-travers de la rue.


¤Réservé au grand-frère , si celui-ci le veut bien!¤
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MessagePosté le: Sam 12 Mai - 17:56 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Sora Sansei
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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 16:40 (2007)    Sujet du message: La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur Répondre en citant

Etre médecin, ça a beaucoup d'avantages. On gagne le respect des gens, ils nous écoutent, ne discutent pas nos paroles, passent notre sale caractère… Et en plus, le salaire est conséquent. Mais il y a un gros défaut… Les gardes ! Ce soir là, Sora était de garde à l'hôpital de Kyouri. Une garde, ça veut dire dormir sur un canapé, être réveillé toutes les dix minutes par des infirmières incapables qui veulent savoir si elle font la piqûre dans le bras gauche ou le bras droit, boire du café qui ressemble à du jus de chaussette, et surtout… aller en intervention !

Sora avait fait une opération de deux heures en urgence sur une personne qui aurait du mourir. Il l'avait sauvé mais était crevé. C'est donc avec ce besoin vital de fermer les yeux et de sombrer dans les bras de Morphée que le chirurgien était allé dans la salle de garde. Il n'avait même pas allumé la lumière et c'était directement laissé tomber dans un couchette… Mais à peine avait-il fermé les paupières que son bipper c'était mis à sonner. Il grogna et se retourna, mais l'appareil insistait. Résigné, il se leva et regarda le numéro. Un juron lui échappa. Il se passa un peu d'eau sur le visage pour achever de se réveiller et partit en courrant rejoindre l'ambulance qui démarrait pour aller sur les lieux de l'accident.

Un règlement de compte avait eu lieu et des flics avaient été blessés. Forcément, pour des policiers, on déplaçait le médecin de garde… Il monta donc dans l'ambulance et arriva sur les lieux quelques minutes après. C'était assez gore. Les corps déchiquetés, mutilés, les plaintes d'agonie des survivantes… Un vrai champ de bataille. Un homme en uniforme les réceptionna et les guida vers les quelques survivants qui avaient besoin de soins.

"Que c'est-il passé ?"

Apparemment, d'après le policier, arrivé certainement après les faits vu le bon état de son uniforme, les yakuzas y étaient allés directement à la grenade. Sora passa donc plusieurs heures les mains dans le sang à tenter de recoudre, réparer et sauver les quelques survivants. Ce n'était vraiment pas fameux. Ca avait été un vrai massacre. Une bonne heure après, la dernière ambulance partait et lui était encore sur place. En attendant qu'on vienne le chercher, il demanda à pouvoir aller faire un tour histoire de prendre l'air et de se changer les idées. Enchaîner une opération et une intervention d'urgence dans ses conditions, ce n'est pas des plus reposant.

Il s'éloigna donc du centre de l'activité pour se promener dans les ruelles. Il entrait dans l'une d'elle lorsqu'une ombre fonça sur lui. D'abord surpris, il aperçu un éclair argenté. Par réflexe pur, il s'écarta et évita le coup. Il fut tout de même blessé au bras car l'homme semblait savoir ce qu'il faisait. Un juron échappa à Sora alors qu'il reculait d'un pas. Cet homme était en train de l'attaquer à l'arme blanche… Et par n'importe laquelle. Un couteau. Le médecin avait, depuis huit ans qu'il avait failli perdre la vie, appris à se défendre et en particulier contre les lames.

C'est pourquoi, au deuxième assaut de l'homme, il empoigna le poignet armé et plaqua l'homme contre le mur pour l'immobiliser. C'est là qu'il aperçu le visage de son agresseur. Il relâcha sa prise, troublé, et recula d'un pas. Ses pupilles étaient dilatées, il n'y croyait pas. Comment cet homme pouvait il se présenter devant lui ainsi ? Sora revit la soirée qu'il avait passé, huit années auparavant. La haine l'envahit à nouveau alors qu'il se rendait compte que cet homme l'avait encore blessé. Il s'approcha d'un coup, se collant littéralement à lui et pressa ses lèvres contre les siennes. Il l'embrassa avec passion alors que sa main tentait de prendre le couteau. Il se sera contre lui encore un peu, fermant les yeux en approfondissant le baiser. Quand il eut l'arme en main, il s'écarta un peu et lui et le regarda dans les yeux, un regard emplis d'amour.

"Kaito", murmura-t-il.

Et il planta le couteau dans le ventre de son frère.
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Mar 2 Oct - 09:48 (2007)    Sujet du message: La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur Répondre en citant

Il était sûr de lui. Huit années à sectionner les artères, déchirer, percer les organes vitaux, trancher les entrailles. C’était devenu un métier, mais lui ne surchargeait pas de travail les chirurgiens. Il s’arrangeait toujours pour que la victime décède avant l’arrivée des secours.

Son poignard avait filé comme une étincelle dans la noirceur de la ruelle, elle avait pourfendu la chair et le sang coulait, mais Kaito s’aperçut aussitôt qu’il n’y en avait pas assez.
Le bras, il n’avait touché que le bras de l’homme. Ce dernier avait évité le coup du tueur, il fallait se méfier de cette proie trop agile. Rapidement, Kaito s’était repris et avait foncé de nouveau sur le corps de ce géant qui devait mourir de ses mains, car déjà une frénésie s’emparait de ses veines et de ses nerfs, elle les brûlaient, lui ordonnaient de faire couler l’hémoglobine à torrents, et c’étaient ses yeux noirs et insondables qui trahissaient cette envie primitive alors que la lame filait sur la poitrine de la cible.

Mais l’autre avait prévu la riposte, sa main fut arrêtée par une poigne étonnamment puissante, comme il en avait senti peu, et Kaito s’était retrouvé maîtrisé en quelques secondes, temps pendant lequel malgré son désavantage indubitable il avait conservé un sang-froid quasi-inhumain. Pourtant, quand il releva les yeux pour croiser ceux de son adversaire, qui décidément le dépassait d’un paquet de centimètres, son visage sembla prendre vie; les traits toujours figés en une indifférence imperturbable se changèrent peu à peu et suggérèrent la surprise. Il n’avait jamais été très expressif, mais ce simple haussement de sourcil en disait long sur ses émotions pour ceux qui l’avaient connu.

Cette carrure massive et ces iris de ténèbres desquels il ne pouvait se soustraire, ils n’appartenaient qu’à une personne. Et cette personne, n’était-elle pas sensée être morte?
Les réminiscences d’un souvenir sanglant l’envahirent. En vérité il n’avait jamais su si son projet le plus fou avait abouti. Trop acculé par ses propres actes, il s’était enfui sans savoir si le couteau de cuisine avait atteint le cœur.
Et voila que de nouveau un Ciel beaucoup trop grand se dressait au-dessus de lui.
Kaito ne se demanda pas pourquoi il avait fallu que ce soit cette nuit, car il savait d’avance qu’il le reverrait tôt où tard. Mais qu’était cette sensation qui lui serrait la gorge maintenant qu’ils se retrouvaient face à face, ce frisson qu’il avait ressenti en le reconnaissant?

Il resta ainsi figé quelques secondes à observer la silhouette qui le dévisageait, et ce fut comme avant:
Le regard sur lui pesait des tonnes, il se sentait lourd, incapable de se mouvoir ou même de parler, la personnalité imposante de cet homme le paralysait, elle pesait sur lui comme les nuages gonflés de pluie s‘apprêtent à crever et à déverser leurs eaux torrentielles sur l‘Océan.
Il sentait planer la menace du désastre.

Rien n’aurait pu confirmer que tous ses sens étaient en alerte, cependant l’avertissement qu’il ressentait du plus profond de lui devint clair comme le jour quand il le sentit contre lui, retrouvant sa douce odeur de brise fraîche, mêlée à des effluves de sang et de mort. D’où venait cette odeur? La blessure qu’il lui avait infligée n’était pas très importante. Il n’eut pas le temps de se pencher sur le question, déjà des lèvres au goût amer s’emparaient de sa bouche; une ombra passa dans les yeux de Kaito.
Ce baiser aurait pu le rassurer, mais il en avait peur et craignait le pire à présent, car il avait affronté un regard brûlant d’incompréhension et de vengeance quand il l’avait poignardé, il savait ce dont était capable son frère.

Et malgré tous ses efforts il ne parvenait plus à se contrôler, à mesure que la langue experte de son aîné explorait sa bouche, à mesure qu’il se pressait contre lui, il sentait ses sens et son envie de tuer s’évanouir pour laisser place au néant. Il ne s’aperçut pas qu’une main s’était glissée dans la sienne et s’était subtilement emparée de son arme. Perdu dans l’échange, troublé par les évènements.

Le timbre de sa voix. Elle avait sonné à son oreille comme une musique oubliée, prononçant un nom qu‘il n‘avait pas entendu depuis qu‘il avait plongé dans le monde des tueurs à gages.

Il fut pris de nausée quand il vit cet air tendre dans les prunelles qui le fixaient, et l’instant d’après une douleur aigue lui traversait les intestins. Kaito avait serré les dents, étouffant un gémissement de douleur en se pliant en deux, il se soutenait à la paroi derrière lui et jeta un regard empli de haine à l’encontre de l’être le plus paradoxal et incompréhensible auquel il aurait jamais affaire.

« Sora… tu n’a pas changé. » Siffla-t-il entre ses dents.

Une voix grave, fluide, monotone, sans timbre particulier sortait de sa gorge. Tout en lui n’était qu’impersonnel, qu‘inexistence.
Son interlocuteur n’avait pas raté son coup, la douleur était atroce mais il ne la laisserait pas s’afficher sur son visage. Le jeune Sansei retira l’arme de son ventre en grognant et un flot du liquide rouge, chaud et épais gicla à ses pieds. C’est en se tenant la blessure d’une main qu’il pointa l’arme en sa direction.

"Je constate que j’ai raté mon coup autrefois, mais ça ne se reproduira plus. "

Kaito savait pourtant qu’un nouvel affrontement serait fatal dans son état, mais de toute évidence il n’en sortirait pas indemne et il n’avait pas le choix. Il reprit toute sa contenance et sa froideur pour annoncer son intention.

« Je vais te tuer. »

Il le fallait. Il devait se délivrer de son passé qui l’enchaînait encore. Et c’était de sa faute à lui si cette impression d’étouffement l’oppressait à nouveau.
Pris d’une fureur sans bornes en retrouvant les signes d’une détresse imminente qu’il avait connu autrefois, aveuglé par la rage, il se jeta sur l’incarnation de ses malheurs, tenant fermement le poignard des deux mains, il avait déjà oublié la douleur qui lui lacérait les tripes et poussa un cri de rage pure.
Il l’attaqua usant de force et d’agilité, mais l’aîné de la famille s’avérait particulièrement doué en défense face à sa lame… serait-il possible qu’il l’ait encore une fois dépassé dans un domaine…?
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 15:16 (2007)    Sujet du message: La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur Répondre en citant

La voix de Kaito blessa le médecin qui recula doucement. Il n'arrivait pas à comprendre la haine que son frère avait pour lui. Il fit quelques pas en arrière et retint un geste quand la lame fut arrachée de la plaie. Il savait ce qu'il avait fait, il savait parfaitement où il avait planté le couteau, mais il avait aussi conscience que si le jeune homme ne se calmait pas, il allait perdre trop de sang. Son cadet lui affirma qu'il allait le tuer. Sora secoua doucement la tête. Dans cet état, ses réflexes seraient moindre. Le chirurgien put mettre ses déductions en pratique quand la lame fonça à nouveau vers lui et qu'il l'évita sans difficultés. Il immobilisa son frère contre l'autre mur de la ruelle, mains au ciel, et serra les poignets avec force et il allait dire quelque chose quand son téléphone sonna. Il murmura alors:

"Pas un mot, petit frère"

Il lâcha les mains de Kaito et recula de quelques pas pour se placer hors de porter de son arme puis il sorti son téléphone et, sans lâcher une seule seconde le regard du tueur, il décrocha, sûr de lui.

"Docteur Sansei… Oui ? … Non, je ne suis pas revenu avec l'ambulance il n'y avait pas assez de place… Oui… 5g de morphine et 2 culots d'O neg… Non, je n'ai rien injecté d'autre… Je sais, j'ai fait ce que j'ai pu, il était stable quand il a quitté les lieux de l'accident… Oui… Parfait… D'accord… Oui, faites donc ça… Non, je ne pense pas, ma garde se finit dans une demi-heure, je ne vais pas rentrer… Non, pas demain, je suis en congés… Voilà, après demain… Oui, bonne soirée à vous aussi, Clarence, et bon courage."

Il raccrocha. Son visage avait pris une expression soucieuse et professionnelle, mais à aucun moment il n'avait laissé son frère esquisser le moindre mouvement, son regard le maintenant en place aussi efficacement que ses mains ne l'auraient fait. Calmement, il rangea son téléphone et sortit une sorte de pochette en alu de sa poche, il l'ouvrit et en sortit une paire de gants de chirurgie stérilisés. Bien sûr, les mettre comme ça détruisait leur stérilité, mais il portait tout de même moins de bactéries que s'il ne les avait pas.

Sora était en train d'envisager de calmer son frère à sa manière. Il savait exactement quel aspect avec la plaie et comment elle était située par rapport aux organes… Et il envisageait "simplement" d'y plonger la main pour blesser son frère au point de le faire capituler. N'était-ce pas son métier de tripatouiller les entrailles des gens ? Bien sûr, il faisait ça avec une anesthésie en temps normal… et alors ? Kaito avait-il fait preuve de pitié à son égard quand il l'avait poignardé il y avait de cela huit ans ? La main droite contractée, prête à l'attaque, Sora dit avec douceur:

"Kaito, laisse moi te soigner, viens avec moi, ne me force pas à te blesser d'avantage…"

Il tendit la main gauche, celle qui n'était pas prête au combat, vers son frère pour que celui-ci la prenne et le suive. Il trouvait déjà qu'il était un peu pâle. Beaucoup de sang avait coulé et son frère n'allait pas tarder à perdre connaissance. Il lui serait alors très facile de l'emmener chez lui… et de l'y garder.
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Ven 12 Oct - 20:28 (2007)    Sujet du message: La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur Répondre en citant

Il s’était à nouveau fait avoir. Comment était-ce possible?
Ces dernières années, Kaito les avait pourtant passées a se perfectionner dans son art, à s’entraîner en vue d’affronter un adversaire aussi coriace qu’aurait pu l’être son frère si celui-ci avait survécu autrefois. Mais là, en quelques secondes seulement il avait été immobilisé. Humilié, il fusilla du regard son aîné alors qu’une sonnerie de portable brisait le silence et que quelques mots résonnèrent dans son cerveau, tels des ordres dont il ne pouvait se soustraire.

Les mains froides de Sora desserrèrent alors leur emprise mais ses yeux, eux, ne le quittaient pas et le forçaient à rester immobile; le tueur était paralysé par une force qu‘il ne comprenait pas, une angoisse qui l’étouffait. Kaito était toujours muni de son couteau, il aurait pu profiter de cet instant pour le prendre par surprise, mais il n’en fit rien. Il avait ordonné. Un brouillard enveloppait ses pensées et il entendait les bribes de phrases sans vraiment les comprendre. Alors il était devenu quelque chose comme chirurgien…quelle ironie. Tandis que l’un s’évertuait à sauver des vies, l’autre les envoyait en Enfer. Sora avait du faire une brillante carrière dans la médecine, le cadet se souvenait parfaitement de ses débuts, les longues soirées passées a étudier dans sa chambre tandis que lui peinait a enchaîner les petits boulots après avoir abandonné le lycée. Déjà à cette époque, il savait que quelque chose n’allait pas. La main de Kaito se resserra sur le poignard, ses yeux s’étaient automatiquement baissés, ne pouvant soutenir plus longtemps celui de l’homme.

La conversation close, il se plaça aussitôt en position de garde, s’attendant à une riposte, mais il haussa à peine un sourcil en le regardant enfiler des gants. Que comptait-il faire avec ça? Le mettre a terre? Non mais sans blague…
Ses mots sensés le calmer lui donnèrent un inexplicable frisson et il recula d’un pas. Il lui demandait de lui faire confiance maintenant? Il fit pivoter le manche de la lame entre l’index et le majeur de sa main gauche, prêt a l’attaque. Kaito venait juste de la remarquer mais sa respiration s‘était faite plus courte et chaque inspiration lui soutirait un râle. En se concentrant il pouvait aussi nettement entendre sa respiration cardiaque s’accélérer. Il n’avait plus beaucoup de temps à présent et il était hors de question de suivre l’individu, il déclara en le fixant à nouveau, imperturbable et bref, comme il avait toujours été.

« Je ne te crois pas une seconde, et pour rien au monde je ne reviendrais près de toi comme tu semble le croire. »

Mais à cet instant la douleur était tellement forte qu’il avait du mal a se tenir debout, il optait donc pour la provocation, sans la moindre considération pour la main tendue vers lui.

« Allez, amène-toi. J’ai pas fini mon travail la dernière fois, j’espère au moins que mon cadeau t’a plu? »

Il se souvenait de cette soirée sinistre comme si c’était hier. Une veillée de noël dans la maison familiale, quoi de mieux pour leur dire ‘Adieu’?

Le visage toujours impassible, droit, il se tenait prêt à parer et à transpercer la chair ferme et pâle de son frère.
A l’imaginer agonisant, les tâches de sang comme des pétales de roses pourpres, éclatantes sur le magnifique corps d’albâtre, Kaito se sentait déjà revivre.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Sam 8 Déc - 16:05 (2007)    Sujet du message: La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur Répondre en citant

Sora encaissait sans un mot la haine de son frère. D'un côté cela le blessait car, lui, aimait son cadet plus que de raison. D'un autre côté il se moquait un peu de ce que Kaito pensait. Maintenant qu'il l'avait retrouvé, il était hors de question de le laisser partir. Pendant ces huit ans, le chirurgien avait préparé ces retrouvailles. Il avait appris à se défendre efficacement contre les armes blanches, en particulier celle qu'utilisait le jeune homme. Il avait travaillé pour les yakuzas en échange d'informations sur Kaito Sansei. C'est ainsi qu'il avait appris que son frère avait changé de nom mais il ignorait encore la nouvelle identité qu'il avait prise. Il avait aussi perfectionné ses connaissances en médecine pour pouvoir efficacement le blesser et le soigner mais aussi pour pouvoir se soigner lui-même si besoin était. Il ne voulait plus revivre cette angoisse de sentir venir la mort avec lenteur en même temps que son fluide vital quittait son corps. Etre médecin lui avait aussi permis de faire construire sa maison selon des plans dessinés par lui et il avait ainsi préparé une chambre spécialement meublée pour Kaito… Et c'était là qu'il comptait l'emmener ce soir. Le tueur ayant choisi la provocation, Sora acquiesça comme s'il était déçu et ce fut son tour de fondre sur sa proie. Il s'avança sur lui, sa main tendue s'emparant de la main armée pour l'immobiliser et la tordre de manière à faire tomber la lame et, dans un même geste, son point près à combattre se détendit et ses doigts pénétrèrent avec assurance dans la plaie ouverte précédemment. La peau fut un peu plus déchirée qu'elle ne l'était déjà, mais pas trop pour que la blessure soit aisée à refermée. L'homme parla alors:

"Je n'avais pas l'intention de te faire plus de mal, petit frère, mais tu ne me donnes pas le choix… Tu vas venir avec moi…"

Sa voix, bien que douce, ne permettait aucune discussion. Au moment où le métal raisonna en touchant le béton de la rue, les doigts experts du médecin pressaient doucement une artère importante provoquant une douleur insoutenable. Le tueur perdit connaissance.
[HJ: je me permets de te faire jouer un peu pour que ça avance plus vite. Si ça ne te convient pas, je peux éditer]

"Le corps humain est tellement prévisible", murmura-t-il, "Il suffit de lui donner trop d'informations alarmantes et il se déconnecte. Il suffit d'atteindre les limites de ce qu'il peut supporter pour en avoir le total contrôle… Allez, viens avec moi, Kaito, on rentre à la maison…"

Soutenant le corps inconscient, il sortit sa main de corps meurtrit et retira les gants en les retournant l'un dans l'autre de manière à ne laisser traîner aucune goutte de sang. Il les jetterait plus tard, pour le moment, il les fourra dans sa poche. Il retira ensuite son manteau pour en recouvrir le corps blessé et cacher la plaie saignante. Enfin, il pris son frère dans ses bras comme on porte un princesse et il entama la route vers sa demeure. Il devait, pour cela, traverser le quartier Katou, ce qu'il fit d'un pas rapide, et de pénétrer dans le Massaichuu. Il s'enfonça alors dans les ruelles du quartier des logements et arriva enfin en bas de chez lui.

>> Loft de Sora Sansei (Appartements, Ville du Massaichuu)
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