Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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Les ravages d'une tornade

 
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Mar 25 Mar - 18:23 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

-Non c'pas amusant, et en plus de ça t'es vraiment pas original !

C'est vrai quoi, pas dur à son attitude de la rapprocher de l'image d'un singe. Contrairement à ce qu'on pourrait penser cependant, ça ne le dérangeait pas d'être surnommé ainsi, ou alors il l'aurait fait savoir bien plus tôt. En réalité, Suô se foutait royalement de ce qu'on pouvait bien penser de lui, de l'étiquette de dégénéré que chaque personne croisée lui collait dessus; il y avait longtemps que le regard des autres avait été relégué à un rang très insignifiant dans ses priorités sociales. Une priorité qu'il venait d'accomplir justement, était celle d'obtenir le numéro de son petit protégé, ça pouvait toujours servir ça. Servir à ses idées débiles bien sûr, vous aviez cru quoi ? Vu la tête du gamin, ce dernier devait vraiment le prendre pour le pires des cons, et le rouquin ne trouva rien de mieux a faire que de répondre avec un large sourire.

- Ah ouiiii ? Parce que tu compte appeler ton papa si tu te sens pas bien peut-être ? Ou bien ta maman !

Il avait le chic pour mettre les pieds dans le plat quand il voulait, enfin après tout, le garde du corps n'était au courant de rien en ce qui concernait les raisons de la venue du garçon ici, et il n'aurais jaais pu deviner quoique ce soit concernant les relations, sérieuses ou pas, du père du blondinet. Pas que ça l'intéressait pas, les ragots c'était son truc, mais il faut dire que l'Otoosan ne laissait pas passer grand chose concernant sa vie privée. Et tant mieux pour lui soit-dit en passant.

Le temps s'était écoulé dans la voiture, il fut très long pour le macaque qui ne cessait de sautiller sur place, autant nerveux par le fait de rester enfermé, qu'excité à la perspective de frôler le territoire très caché de la résidence du grand patron. L'amusement et le stress se lisaient dans son regard, tant et si bien qu'une fois la voiture stoppée le long d'une allée qui donnait sur l'imposante résidence,il ouvrit la portière en grand et se jeta dehors, entraînant Akiyoshi d'une main et, sans lui laisser le temps de réagir et oubliant de détailler la complexité et l'étendue du parc entourant la propriété, il cria au chauffeur en s'éloignant:


-Le compte est sur la banquette arrière mon brave, nous sommes pressés vous pouvez garder la monnaie !

Et il disparut dans le hall d'entrée suivi de l'enfant, qui n'avait pas vraiment le choix a vrai dire. Suô se mit à rire nerveusement, une main plaquée sur la bouche.

-J'espère qu'il aime les chewing-gum à la banane le mec !

Car bien évidemment ce n'était pas avec quelques billets que le délinquant allait payer quelque chose. Cele faisait partie des petites ristournes qu'il s'accordait toujours, même à présent qu'il avait un boulot fixe si on pet dire. Son regard se posa sur les éléments décoratifs, sans vraiment les voir. Il s'était désintéressé du luxe d'un lieu, et ce type d'endroit n'avait rien de spécial à ses yeux, contrairement à ce que devrait penser un type de son âge. C'est qu'il avait vécu dans une demeure de ce genre, il y à bien longtemps...mais ceci est une autre histoire. Conscient que le pavre homme qu'il avait enquiquiner risquait d'apparaître au pas de la porte d'un seconde à l'autre, le singe se décida à traîner Akiyoshi dans la première pièce adjacente, pour aussitôt refermer la porte coulissante. Les yeux brillants, il le lâcha et se posta alors devant lui pour demander.

-Je veut voir ta chambre ! Allez allez alleeeez !

C'était à peine s'il ne sautillait pas sur place d'impatience.
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MessagePosté le: Mar 25 Mar - 18:23 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 22:58 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Akiyoshi ne répondit pas. Il ne s’en sentait pas l’humeur, et se sentait plus que dépressif. Toutes les pitreries de Suô n’auraient peut-être pas suffit à le ramener à la dure réalité, et il se contenta alors pendant le reste du trajet à s’imaginer des fantaisies, se plonger dans un monde parallèle, où les choses ne s’étaient pas déroulées de la même façon, où elle était encore là. Il s’imaginait rentrer à la demeure de son père, et alors il pourrait sentir son parfum sucré l’accueillir au pas de la porte. Quand il se déchausserait, il entendrait ses petits pas précipités, son petit bruit qui l’accompagnait, et elle serait là, devant lui, souriant avec douceur, l’embrassant sur le front comme s’il était encore un enfant, et lui la repousserait, plus par gêne que par autre chose, et elle rirait. Un goûter serait déjà prêt dans la cuisine alors qu’il s’y dirigerait, et il mangerait avec lenteur, dégustant chaque bouchée le gâteau au chocolat qu’elle lui aurait préparé, tout spécialement pour lui.

Mais son rêve fut coupé par leur arrivée abrupte. Sans même que l’adolescent ait eu le temps de compter jusqu’à trois, ils étaient devant la résidence, la grande porte. Interloqué, Akiyoshi regarda son nouveau garde du corps. C’était… stupide. Il n’avait quand même pas laissé les chewing-gums à la place de l’argent, si ? Et le jeune garçon éclata de rire, d’un rire si clair que lui-même en fut étonné. Il se sentait coupable pour le pauvre chauffeur qui les avait conduit jusqu’ici, en faisant un énorme détour auparavant, mais en même temps… en même temps, la situation était trop grotesque, stupide.

S’essuyant les larmes qui pointaient au coin des yeux, il laissa Suô le traîner dans une pièce, et bien évidemment, il n’y avait ni parfum, ni pas précipités. Juste le silence. Lui-même ne s’était pas vraiment attendu à ce qu’elle soit là. Se déchaussant, il regarda autour de lui. Non, il n’était pas encore habitué à cet endroit. Rien. Il ne ressentait rien quand ses pas frôlaient le parquet, quand ses doigts touchaient les meubles. Ce n’était pas chez lui, mais il devait appeler cet endroit sa maison à présent. C’était une grande demeure, trop grande et trop vide. Il y avait nombre de domestiques, ainsi que le majordome et puis cet animal bizarre, Inu… Mais Akiyoshi ne pouvait s’empêcher de penser qu’il était tout simplement arrivé dans un endroit vide.


- Ma chambre ? Si tu veux, oui…

Il commença à marcher à travers les longs couloirs, se dirigeant vers l’endroit où devait normalement se trouvait sa pièce à lui, entre ces dizaines de pièces. Les premiers jours, il se perdait plus d’une fois, et ce fut à l’aide du majordome qu’il retrouvait son chemin. A présent, il savait où se trouvaient les pièces principales de la maisonnée : sa chambre, la cuisine, la salle de bain, les toilettes. Il n’avait besoin de rien d’autre. Une question se présenta à lui à ce moment, et il se tourna vers le rouquin, se sentant étrangement apaisé d’être en sa présence, dans la demeure. Peut-être s’était-il sentit trop seul ces temps-ci ?


- Est-ce que tu vas dormir ici maintenant ?

Après tout, il y avait de nombreuses chambres d’ami, et s’il était son garde du corps, il fallait qu’il soit près de lui à tout moment, non ? Sa voix n’avait été qu’un murmure, mais cela avait été suffisant pour se faire entendre. Un calme irréel était présent, et de temps à autre le bruit d’un carillon pouvait se faire entendre, quand le vent se sentait d’humeur à souffler dessus. Ils arrivèrent finalement devant une porte, avec une poignée, et le lycéen l’actionna, entrant dedans. La pièce était vaste. Un lit double, une télévision dans le coin, sur un meuble où se trouvait en son sein diverses consoles et jeux vidéo. Tout était propre et bien rangé. Les couleurs principales étaient le bleu et le vert, et de nouveau, il se sentit étranger. Un domestique avait dû passer pour ranger le désordre qu’il avait provoqué…

- Voilà, c’est ma chambre. Rien de très spectaculaire, et ce n’est pas moi qui range… Tu veux faire quelque chose en particulier ? Peut-être que tu as faim ?

Un léger sourire frôla ses lèvres. Il ne sut pourquoi il était en train de sourire, seulement qu’il se sentait un peu mieux aujourd’hui, que quelque chose avait changé, mais Akiyoshi ne pouvait pas mettre le doigt dessus, pas pour l’instant.


Dernière édition par Akiyoshi HuaXiang le Dim 20 Avr - 17:07 (2008); édité 1 fois
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Lun 31 Mar - 18:46 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Et bien. Entendre enfin rire l'enfant désormais sous sa garde était très satisfaisant, surtout que le rouquin ne s' attendait pas vraiment. Mais c'était un peu déstabilisant aussi, car rarement on riait pour autre chose qu'une moquerie, et trouver un compagnon de jeu avec lequel s'amuser simplement était devenu un défi bien trop difficile à présent que la renommée du singe avait fait le tour des bas-quartiers. Il ne sut pas vraiment comment se comporter face à ça, et avait réagi au quart de tour en les emmenant à l'intérieur, en partie aussi pour ne pas se faire choper par un chauffeur en colère. Le majordome se chargerait bien de payer ce qu'ils devaient, la demeure était assez riche pour ça.

Suô était entré, oubliant de se déchausser, il ne retira ses vieux tennis pour les porter à bout de bras qu'une fois arrivés dans la pièce d'à côté. C'était pas très joyeux l'ambiance. Nobody à l'horizon. Aucun son spécial ne troublait l'ordre. Rangement et propreté. Espace gigantesque, et si peu de possibilités. Restrictions. Il les imaginait déjà. Ne pas courir, ne pas crier, pas chahuter, baisse le volume. Fais-toi petit, qu'on ne te remarque pas. Mêle-toi au décor. Reste et fond-toi dans les murs et les choses inanimées. C'étaient ces impressions qui lui venaient à l'esprit, ajoutées aux souvenirs qui renaissaient à détailler ces longs couloirs, des portes, une continuité d'entrées qu'il ne fallait pas franchir sans permission, des meubles et des objets de décorations, juste bons à être admirés, de loin.

Son sourire léger avait disparu de son visage,pensif. Sur ses gardes. Comme si, à chaque détour, pouvait ressurgir une haute silhouette vêtue d'un costume impeccable. Ses sourcils s'étaient froncés, son imagination lui jouait des tours. Il n'était pas là. Pas ici. C'était impossible, il fallait qu'il se calme. Et pourtant son poing s'était resserré dans le vide, prêt à chaque instant à glisser dans son dos pour se munir de la lame. Cependant ce ne fut pas une voix grave et autoritaire que s'était adressée à lui, mais un ton plus doux et innocent. Aki venait de lui poser une question, et à vrai dire il n'avait pas vraiment écouté. Son visage fermé se rouvrit aussitôt et il repassa l'interrogation dans son cerveau. Dormir ici ? C'était un truc qu'il ne s'était pas encore demandé et il parut hésiter un instant, portant une main à sa nuque.


-Heu..ch'ais pas, t'en avais pas parlé avec Reishin ? Parce qu'il m'a rien dit à ce sujet en fait... ben, je suppose que j'vais rester là où tu es, jusqu'à ce qu'il rentre de son voyage au moins, après on verra bien ce qu'il en dira. T'es partant ?

Et il fit un grand sourire en donnant un léger coup de poing sur le torse du gamin. Ca pourrait être marrant, et lui ne perdait jamais une occasion de s'amuser. Il continua de briser le silence apaisant de sa voix mélodieuse, le suivant toujours, et ramenant ses bras croisés derrière son cou.

-Par-contre je te préviens, si je m'installe ici je veut la chambre de meilleur ami ! Compris ?

Qu'entendait-il par là ? Lui seul le savait. Mais on pouvait peut-être y comprendre quelque-chose en sachant qu'ici, les chambres d'amis, il y en avait à la pelle. Il entra à la suite du gamin en sifflotant gaiement, et, au lieu de répondre d'abord au blondinet, il jeta ses chaussures dans un coin et traversa la pièce en courant, plus rapide que l'éclair, pour se jeter littéralement sur l'énorme lit.

-My goood qu'est-ce qu'il est graaaand !!

Un vrai cri du coeur. Il se tourna et se retourna sur le matelas, appréciant son confort en écartant grand bras et jambes. Mais il redressa bientôt le torse, tout excité: un énorme sourire empreint de perversité malsaine ravageait son visage et il attrapa un des nombreux coussins pour le balancer sur le garçon. On pourrait faire des batailles de polochons rêvées ici, c'était ce qu'il se disait en bombardant Akiyoshi des autres oreillers. Il envoya même valser le traversin en se tordant de rire, les draps volaient déjà à terre. Après ce petit aperçu de la tornade qu'il provoquait dans le Q-G des freelances, il n'attendit pas la réaction de l'enfant et se jeta au sol, près du meuble télé. Ramenant des mèches rouges en arrière pour mieux y voir, il fixa avec intérêt les consoles et délia une manette.

-T'as quoi comme jeux de bourrin ?

On ne l'avait pas vu si frénétique depuis...une semaine au moins. Et la chambre était en bordel depuis 10 secondes chrono. Les employés auraient du travail dans les jours à venir, mais il ne leur laisserait même pas le temps de faire le lit dans cette pièce, que le singe serait déjà en train d'en mettre une autre sans dessus-dessous.
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 14:17 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Akiyoshi n’avait pas remarqué le changement de comportement de son garde du corps. Lui-même était bien trop perdu dans ses pensées. Reishin était parti, il ne savait pas où, ce dernier ne lui avait pas dit, et lui n’avait pas demandé. Dans quel intérêt de toute manière ? Chacun vaquait à ses occupations, et ils étaient étrangers l’un à l’autre. C’était presque de l’indifférence, car malgré tout, l’adolescent aurait quelque part aimé qu’ils puissent se rapprocher, et qui sait, partager leurs souvenirs ? Tournant son attention sur Suô, il secoua la tête.

- Non, je ne savais même pas que j’aurais un garde du corps, et il ne m’a laissé aucune instruction. On verra quand il rentrera, comme tu l’as dit.

Un léger sourire, et il le regarda d’un air indigné quand il lui tapa le torse, lui faisant un geste obscène. On ne l’appelait pas sale gosse pour rien non plus. Continuant de longer les couloirs en direction de sa chambre, le rouquin à ses côtés, il ne croisa personne, bien entendu. Les domestiques qui les entendaient arriver devaient probablement s’écarter, et se faire le plus silencieux et discret possible, histoire de ne pas déranger le fils du patron.

- La chambre du meilleur ami ?

Déboussolé et interloqué, le jeune garçon ne pensait pas qu’une telle chambre existait, sauf s’il accordait à l’une d’entres elles une valeur sentimentale. Plus tard peut-être, s’ils étaient plus proches, mais là, tout de suite, cette chambre du meilleur ami était non existante. Il n’espérait pas grand-chose, et ne savait pas où sa rencontre avec Suô pouvait le mener, alors il se tut, ne préférant pas promettre des choses qu’il ne pourrait peut-être pas tenir. En tout cas, le rouquin semblait bien apprécier sa chambre à lui, vu la façon avec laquelle il s’était jeté, affalé dans le lit double. Riant, Akiyoshi referma la porte, allant ouvrir la fenêtre. C’est alors qu’il sentit quelque chose le frapper de plein fouet, juste à l’arrière de son crâne, et il se retourna rapidement. Il voulait jouer à ça, hein ?

Ramassant le pauvre oreiller, il le renvoya en pleine face à Suô, évitant avec peine la foule d’oreillers qu’il lui balançait, se faisant toucher de temps à autre. Il riait aux éclats, et quand la bataille fut terminé, s’arrêta pour reprendre son souffle, les joues légèrement rouges. Cela faisait longtemps qu’il n’en avait plus fait, et un sentiment de contentement l’emplit. D’un air désolé, il regarda l’état de sa chambre, mais ne s’en offusqua point. Si seulement elle pouvait rester ainsi tout le temps… Peut-être devrait-il demander à avoir un verrou, de façon à ce que seul lui puisse entrer.

S’asseyant sur le lit en tailleur, il regarda Suô s’activer sur les consoles. Des jeux de bourrin ? Il en avait, mais cela dépendait de ce qu’il voulait dire par ‘bourrin’. Ramenant ses cheveux en arrière, les recoiffant au passage, il tapota le matelas avec ses doigts.


- Mmh tu veux dire des jeux de baston ou bien ? Car sinon j’ai Tekken, Street Fighter, Soulcalibur… Après il y a aussi les jeux de voiture bourrins comme Burnout ou Need for Speed !


Et autant dire que ce petit fils à papa avait bien entendu toutes les consoles dernier cri. L’avantage tout de même d’avoir un père qui était dans la mafia… Souriant jusqu’aux oreilles, il descendit du lit d’un bond, et s’accroupit près de Suô, déliant une deuxième manette qu’il brancha. Il n’avait jamais invité qui que ce soit ici depuis qu’il était arrivé, pas même un camarade de classe, ce qui expliquait que cette manette était neuve. Attrapant ensuite quelques boîtiers de la pile de jeu bien rangée à côté, il les disposa devant le Freelance, lui laissant le soin de choisir ce qu’il lui plaisait.

- Choisis ! Moi j’aime particulièrement celui-là et celui-là, mais les autres me vont aussi.


Son index se posa sur un jeu de courses, et un de baston. Allumant la télé, il chercha la télécommande pour mettre la bonne chaîne, avant d’allumer la console. Prenant délicatement le jeu que Suô avait choisi, il le glissa dans la console, avant de s’installer par terre, dos contre le pied du lit, manette entre les doigts. Le regard pétillant, il regarda le rouquin d’u air narquois.

- Je parie que je vais te battre !


Dernière édition par Akiyoshi HuaXiang le Dim 20 Avr - 17:07 (2008); édité 1 fois
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 13:44 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Il s'en était pris plein la gueule à jouer au con, mais peu importait, après tout il était le plus fort et c'était Aki qui était débordé par les jets de coussins, pas lui qui se roulait sur le lit pour éviter comme il pouvait, étouffant un juron contre les draps quand il se recevait un truc sur la tronche. Le plus étonnant était sans conteste les rires emplissant la chambre, et le boucan provoqué par les deux monstres. Mais Suô n'en avait pas terminé, loin de là, il venait à peine de commencer.

-T'es nul aux jeux de bataille, comme on vient de le constater, et j'vais recommencer en te battant à plate couture ! On joue a Soul Calibur, gamin, c'est le seul que j'connais à fond !

Lui avait bien une console chez lui, sous les toits, mais vu qu'il l'avait volée, tout comme les jeux, il n'en avait pas énormément et se contentait d'un jeu de baston, un de course, et deux ou trois rpg cultes bien sûr. Le garde du corps, ou devrait-on dire peut-être, le baby-sitter, désigna la boîte ornée du logo "Soul Calibur III" et d'un guerrier fantastique tenant une énorme épée, avant se s'exciter tout seul sur la moquette, appuyant déjà frénétiquement sur les boutons alors que le jeu avait même pas commencé. Autant dire que la cinématique d'introduction fut vite zappée au profit du menu principal, et comme c'était le rouquin qui avait la manette du joueur 1, il choisit vite fait le mode combat libre, puis l'écran dévoila les personnages disponibles. Il tourna alors la tête pour toiser sournoisement le blondinet et répondre à la provoc'.

-Tu rêves, j'vais t'écraser !

Et Suô avait sa petite technique, bien évidemment. Choisissant Yun-sung, un coréen muni d'un sabre, à la chevelure aussi pourpre que la sienne et à l'expression sans conteste pareille à celle que le singe avait en toute circonstances, un jeune effronté moqueur, il laissa tout de même Aki choisir son perso, s'impatientant malgré tout.

-Dépêcheeee, on n'a pas toute la journée !!

Et quand ce fut fait, l'arène fut choisie à la vitesse de l'éclair, tant et si bien qu'ils tombèrent, au pif, sur la réplique d'un bateau pirate. Une clameur blasée s'éleva.

-Hannn 'chiant ! Ca va faire que bouger c'truc !


Et oui, tout le monde sait que l'arène en question était un bateau assailli par les flots sous une tempête.

Three, two, one, fight !

Yun-sung se jeta sur le perso adverse pour faire son coup combo et autant dire que la technique du singe se résumait à une chose : la triche, et les coups bas. Sa stratégie actuellement, se limitait en effet a donner des coups de bourrins et enchaîner les combos pour tenter de virer son adversaire au fond de l'océan, gagnant ainsi parce que l'autre était sorti du terrain délimité. C'est ainsi que Suô gagna le premier round, puis le second. La victoire lui fut rapidement proclamée, et il arrêta de s'exciter sur les boutons de la pauvre manette pour faire un grand sourire à Akiyoshi.


-Hey, j't'avais dis que j'étais le meilleur !

Il n'écouta pas les protestationset délaissa l'objet entre ses mains pour ebourrifer copieusement le garçon. Certes, il n'avait pas été loyal, et alors ? Rien a cirer, comme il dirait. Et si pencha sur lui, mimant le geste de lui faire un bisou dans le cou, avant de s'exclamer près de son oreille.

-J'ai la daaaaaalle Aki-chaaaaan !! Comment on fait pour manger ici, faut tirer une clochette ou aller se servir ?

Sa question était posée avec un regard sans conteste avide. S'il avait pas bientôt à bouffer il serait de mauvaise humeur, ce qui équivalait à la puissance de la tornade multipliée par deux. Le freelance redressa le torse, étirant ses longs bras pour les faire craquer ses os et détendre ses muscles. En fait, il donnait tellement de travail à ces derniers qu'il avait sans cesse besoin de les délier en bougeant continuellement.

-On pourrait aller nous-mêmes en piquer, qu'est-ce t'en dis ?

Regard complice et grand sourire.
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 17:06 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

- Quoi ! N’importe quoi ! C’est quoi qui utilises toujours des coups bas !

Akiyoshi commençait à comprendre le fonctionnement du rouquin, et il s’attendait au pire pendant la partie de jeux vidéo. Après tout, il n’avait pas encore oublié le petit coup avec Ren. Soul Calibur était un de ses jeux préférés, l’un des premiers qu’il avait découvert à vrai dire, en excluant toute la flopée de Final Fantasy, Mario et Zelda. Enfin bon, maintenant qu’il avait déclaré qu’il le battrait à plat de couture, autant se donner à fond et ne pas avoir l’air trop lamentable face à la défaite. Regardant l’écran qui affichait pour le moment le logo de Playstation 2, il n’eut même pas le temps de dire ouf que cinématique, menu et choix avaient été zappés, laissant place à la liste des personnages, tous débloqués bien entendu. Il avait eu du temps à perdre, et finir le jeu avait été une de ses activités principales.

Regardant tous les personnages, il bougea le joystick, hésitant. Suô lui mettait déjà la pression, le trouvant trop lent dans son choix, et poussant un soupir, l’adolescent prit Kilik. Il aimait bien son style de combat, avec son bâton Kali-Yuga. Avec ça, il pouvait se battre à distance, un peu près. Il y avait des techniques et combos qui permettaient de lancer le bâton à distance, et vu que Yun-Sung utilisait plutôt le combat rapproché avec son sabre…


- J’aime pas cet arène !

Le bateau pirate n’était visiblement pas le monde préféré des deux joueurs. Le combat commença, et Akiyoshi eut le réflexe de parer un ou deux combats que lui balançait son baby-sitter dans la gueule. Et il le poussait toujours de plus en plus vers le bord. Appuyant sur tous les boutons à une vitesse effrénée, le blondinet émit un gémissement de lamentation en perdant le premier round. Jeté hors de l’arène. Se jurant de ne pas tomber dans le piège une seconde fois, le jeu ne fut pas du même avis que lui et rapidement, il fut de nouveau projeté. Tenant la manette à une main, il regarda Suô.

- Tricheuuuuuur ! C’est pas du jeu !


Faisant une mine boudeuse, il posa la manette par terre, regardant l’écran qui s’était à présent remis au menu de sélection. Il sursauta en voyant Suô se pencher vers lui et plaqua par réflexe une main sur son cou, lui jetant un mauvais regard avant de se faire exploser les tympans par une voix geigneuse qui se plaignait d’avoir faim. Soupirant, il secoua la tête d’un air exaspéré devant l’attitude de l’adulte et se leva également, s’étirant alors qu’il regardait par la fenêtre. La nuit était à présent tombée. Il se demanda vaguement où était son père, et si lui aussi regardait le ciel sans étoiles. Tournant la tête vers le rouquin de nouveau, il haussa un sourcil. Ils pouvaient aller en ‘piquer’ eux-mêmes, mais de toute manière personne ne leur ferait la morale vu qu’Akiyoshi avait la plupart des droits dans la maisonnée. Souriant, il hocha la tête.


- Ok, allons-y ! La cuisine n’est pas très loin.


Vu qu’il y avait plusieurs ailes dans la résidence de Reishin, il était parfois difficile de s’orienter. C’était également pour cette raison que le blond avait choisit une chambre pas très loin de la cuisine, pour quand il aurait des creux pendant la nuit, ou la journée. Enlevant sa veste qu’il jeta sur le lit déjà bien assez bordélique comme ça, il resta donc en tee-shirt, et entraîna le rouquin hors de sa chambre. Gardant un léger sourire aux lèvres, il murmura tout bas, comme s’il ne voulait pas qu’une tierce personne entende leur conversation.

- Tu préfères manger quoi ? Y a un peu de tout ! On peut ramener des snacks et des bonbons, et il y a aussi pas mal de chocolat ! Ou bien des plats cuisinés, mais je sais pas trop m’en servir, moi, de la cuisine.

Auparavant, c’était sa mère qui cuisinait toujours. Aujourd’hui, c’était une simple cuisinière qui restait tout le temps dans la résidence, disponible à tout moment donc. Il y avait également de aide-cuisiniers lorsqu’il y avait plusieurs invités, invisibles selon Akiyoshi car il ne les voyait jamais, ou peut-être son père ne voulait-il pas qu’il les voie. Marchant d’un pas rapide vers la cuisine, ne rencontrant personne, il atteignit une porte blanche d’où venaient quelques bruits de vaisselle et de casserole. Kyoko devait être là, et elle ouvrit d’ailleurs la porte, un instant surprise de voir quelqu’un d’autre accompagné le fils de son maître.

- Oh ! Vous êtes accompagné aujourd’hui ! Entrez, entrez ! Vous voulez que je vous prépare quelque chose ?


- Hello Kyoko !

Un grand sourire ornait les lèvres de l’adolescent, et il s’engouffra dans la cuisine, prenant Suô par la main pour qu’il vienne également.
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 18:02 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Il avait gagné, trop simple quoi ! Pour lui tricher était aussi normal que de respirer ou de mentir. C'était devenu naturel ! Et après la partie il fit mine de s'être ennuyé en poussant un long baillement, pire que le rugissement d'un lion paresseux.

-Ouais, ouais, allez, tais-toi et accepte la défaite mon tout petit ! Faut assumer être dominé par des gens supérieurs hein ! C'pas ta faute, p'têt que quand t'auras pris 20 centimètres en plus on en reparlera !

Et il partit d'un rire moqueur avant de se jeter sur lui, affamé. En plus le gosse était trop chou à tirer la gueule, c'était hilarant de le voir dans cet état. Vu que d'habitude le rouquin n'avait affaire qu'avec des adultes, il avait oublié combien il pouvait aussi faire chier les plus jeunes. Différemment. Suô s'était relevé après le garçon, encore amusé par la réaction du gosse. Il aimait pas les bisous ou quoi ? Tordant, il allait se faire un plaisir de le câliner. Mais avant ça, le plus important: manger. Il était déjà tard et pourtant le singe ne ressentait aucune fatigue; il continuait de faire le con jusqu'à épuisement total avant de tomber de sommeil, ce qui arriverait encore ce soir, sans doute. Le garde du corps avait employer un terme se rapprochant du vol à l'étalage, tout simplement parce qu'il en avait l'habitude.

-J'te suis !


Sautant du lit sur lequel il avait pris place, il suivit le gosse en souriant, de bonne humeur. Découvrir de nouveaux endroits était toujours jouissif, tout comme quand on se retrouve sur une nouvelle carte dans un RPG, Suô aimait à explorer chaque recoin pour connaître par coeur et ne rien omettre. De plus la complicité s'établissait doucement, et il s'en réjouissait. Le baby-sitter croisa ses bras derrière la tête en énumérant.

-Alors, alors, moi j'aime les fruits, le chocolat, les barres au chocolat, le nutella, les céréales, les trucs au caramels et..hum.. ben pour le reste on verra, des sandwichs ça devrait être bon, non ? J'sais pas trop faire à manger non plus, à part quelques trucs de base.

Il n'était pas dans le genre compliqué. Un plat simple suffisait à combler ses envies culinaires, du moment qu'il y avait un peu de chocolat, le reste importait peu. Quand à jouer les chef cuistot, il avait appris rapidement auprès de ses potes après avoir fugué. Il avait bien su apprendre à se débrouiller seul à ce moment de sa vie. Encore aujourd'hui, Suô se bourrait de cochonneries, de riz, de pâtes et de pizzas. Ils arrivaient devant une porte et le singe sortit de sa rêverie quand une femme se retrouva devant eux.

-...euh...bonjour madame...

Il n'y avait pas plus maladroit quand il s'agissait de parler à la gente féminine. Petit blocage du au traumatisme d'une enfance sans mère. En réalité il n'y avait qu'une jeune fille avec qui il se sentait à l'aise, cette dernière lui ressemblait tellement. Le singe sembla se calmer, ne faisant pas une entrée détonante cette fois, il se fit traîner dans les cuisines par le plus jeune appréhensif, allant par la suite s'asseoir à une table avant de prendre la parole.

-J'suis le garde du corps d'Aki, ouais ! Pas baby-sitter hein, on confond pas !

Petit regard destiné au garçon. Y'avait pas intérêt qu'on se moque de lui parce qu'il passait du temps avec un ado. Visiblement nerveux, le singe portait un pouce à sa bouche pour en mordre l'ongle, décrétant.

-On voulait juste des sandwichs en fait, un truc rapide à faire ! D'ailleurs j'vais les faire !

Ne voulant pas surcharger de travail une femme, pour lesquelles il avait une admiration et une dévotion profonde, il quitta sa chaise pour fouiller un peu partout et rapidement, sortant le pain, le fromage, le jambon et le beurre, ainsi que d'autres trucs, pou les étaler sur la table.

-T'en veut un à quoi, Aki-chan ?

Lui ouvrait déjà un morceau de pain pour y étaler du beurre, y déposant des tranches de jambon blanc par la suite, discutant de son arrivée ici avec Kyoko. Le récit de leur entrée de tout à l'heure parut l'amuser et, sur le visage du rouquin flottait un sourire étrange. Doux.
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 19:35 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

- Tu peux parler, t’es pas très grand pour un adulte, hein !
 
Ce n’était pas vrai, évidemment. Suô devait être pas loin du 1m80, mais Akiyoshi s’en fichait. Quand on le taquinait sur sa taille, il ne pouvait pas s’empêcher de relancer, acceptant mal le fait d’être jugé à sa taille. De plus, il ne fallait jamais se fier aux apparences, non ? Ce n’était pas toujours les plus grand et baraqués qui gagnaient après tout. Et puis, il se sentait déjà assez perdu dans ce monde d’adultes. Ce n’était pas la peine de lui rappeler à quel point il était petit et insignifiant dans ce monde mafieux, dans ce monde qu’il ne comprenait pas encore, et ne voulait pas comprendre. Malgré le fait que Reishin soit le chef d’un clan puissant, il se refusait d’aller dans cette voie. Sa mère n’aurait jamais approuvé d’une chose pareille.
 
- C’est bien les sandwichs. Et puis, c’est facile à faire. On ramènera du chocolat vu que t’as l’air d’aimer ça…
 
Surtout que dans tous les trucs qu’il énumérait, une fois sur deux, il y avait du chocolat dedans. C’était une certitude même, le rouquin adorait le chocolat. Arrivés devant la cuisine, une femme d’une trentaine d’années leur ouvrit la porte, avec un doux sourire sur le visage. Parmi les employés, c’était bien la préférée d’Akiyoshi. Elle était douce, magnanime, compréhensive et le traitait presque normalement. Car les Monsieurs HuaXiang, l’adolescent en avait eu à la pelle dans la résidence, ce qui commençait d’ailleurs à l’agacer. Entrant dans la pièce toute blanche, les ustensiles étaient tous rangés. Personne d’autre n’était là à part Kyoko. C’était normal. Il n’y avait que lui à nourrir dans la résidence, ainsi que quelques autres domestique, vu que Reishin était partit.
 
- Oui, c’est mon ‘garde du corps’…
 
Ce terme le perturba, mais différemment de sa première impression. Un garde du corps, ce n’était pas comme Suô, c’était clair, et c’est pour ça qu’il n’en était pas un en fait. Un garde du corps, ça ne jouait pas à la console avec son protégé, ça ne faisait pas de batailles de polochons. Perdu dans sa réflexion, il n’écouta pas la conversation qui s’en suivit, touchant du bout des doigts le métal froid de son bracelet. Il entendit son prénom, glissé dans une question, et releva la tête, se réveillant. Clignant des yeux, il regarda autour de lui, et demanda à Kyoko où était le thon en boîte. Cette dernière lui en glissa une dans la main, et il se plaça à côté de Suô, prenant une tranche de pain.
 
- C’est bon, je peux le faire tout seul, hein !
 
Il n’était plus un gamin, même si c’était l’image qu’il donnait de lui. Etalant du beurre sur le pain, il mit de la salade, des tomates, du fromage, du thon et de la mayonnaise. Au final, il se retrouva avec deux énormes sandwichs, et resta perplexe devant son assiette. Ouvrant le frigo, il sortit un bocal de cornichons et commença à les couper en petites tranches, pour ensuite les mettre entre les tranches de pain. Satisfait, il se tourna vers le rouquin, regardant ses sandwichs d’un air curieux. Son sourire doux ne lui avait pas échappé.
 
- Ils ont une forme bizarre tes sandwichs ! Tu veux boire quelque chose avec ?
 
- Je vous ai amené des bouteilles de soda ! Et quelques tablettes de chocolat aussi.
 
Akiyoshi fit un grand sourire à la cuisinière et la remercia, s’approchant de la table où les bouteilles et le chocolat avaient été posés. Regardant les étiquettes, il y avait quelques boissons qu’il n’avait jamais vues auparavant, aux goûts assez étranges… Alors qu’il prenait une bouteille de coca pour lui, il demanda des nouvelles de Kyoko, discutant allégrement avec elle, et racontant les sottises de Suô également, leur rencontre.
 
- C’est un tricheur en plus ! Il m’a expulsé de l’arène pendant qu’on jouait à la console. C’est pas du fair-play !
 
Vu de l’extérieur, la petite bande aurait pu ressembler à une famille qui se retrouvait après une journée, pour discuter autour d’un repas. Cette pensée le fit sourire, et il attrapa une tablette de chocolat, lisant la description.
 
- Du chocolat au raisin ? Jamais entendu parler… Les japonais ont vraiment des goûts bizarres !
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 21:00 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

-Yess, y'à rien de mieux que le chocolat !

Pire mordu, il n'y avait pas, si ce n'était Maigo, son pendant, son reflet complètement opposé ancré dans le clan des Yak'. Le jour où il l'avait rencontré, Suô cherchait des cigarettes, mais pas n'importe lesquelles... des cigarettes au chocolat. Oui, ce n'était pas précisé. On n'allait pas le ridiculiser dès son premier post, hein ? Le singe avait pénétré dans l'endroit propre, un peu intimidé par la présence d'une femme. On en voyait si peu jusqu'à il y à quelques semaines encore... le vaccin avait été découvert et d'ailleurs, le rouquin avait été soulagé en apprenant la nouvelle, sachant sa copine hors de danger. Elle pourrait désormais sortir sans crainte et il s'en réjouit intérieurement, repensant à tout cela, avant de remettre les pieds sur terre.

Le jeune freelance le montrait pas trop présentement, mais il était super fier d'être garde du corps. Son rang précédent, homme de main, était beaucoup moins excitant, et même si pour l'instant sa fonction était plutôt tranquille, il espérait bien, cet inconscient, que bientôt quelque chose de grave arrive pour prouver sa valeur. Bon, il ne valait peut-être pas grand-chose, mais dans ce domaine là sa confiance à lui était tellement démesurée qu'elle touchait au déraisonnable. Suô éclata de rire à la réaction du gamin.


-Ho, t'excites pas, j'te proposais c'est tout, c'pas la mort de à faire !

Mais bientôt il comprendrait que...si. Ayant terminé de faire ses deux longs sandwick jambon-beurre, ses yeux e posèrent sur Aki...et le regardaient faire, blasé. Quand il eut terminé, Suô, imitant un baillement, lança.

-C'bon, t'as fini ? Il t'en faut des truc a bouffer toi hein, en fait t'as peur de pas grandir ou quoi ? D'ailleurs ils sont parfaitement normaux les miens à côté, c'toi qu'est zarb' mon p'tit Aki !

Après avoir déposé ses oeuvres culinaires sur un grand plateau trouvé en fouillant, il le décoiffa encore, adorant faire ça, avant de courir à-travers la pièce pour éviter les représailles. Tout ça provoquait un bordel monstre, fallait espérait que le majordome se tapait pas une sieste dans la pièce à côté.

-J'veut du coca aussi, cherche pas, on prend la grande bouteille !

Il allait pas se mettre à boire de la bière ici...si ? Discrètement, alors que les deux autres étaient occupés à discuter, il avait fouillé dans le frigo. Y'avait bien un domestique qui buvait de la bonne bière ici...non ? Un sourire illumina son visage alors qu'il fourrait une desperado sous sa chemise, la coinçant entre le jean et son ventre, se retournant, style de rien. Le freelance pris l'assiette d'Aki, le chocolat et les boissons, les posant en vrac sur son plateau.

-Hey, qui à dit que j'étais quelqu'un de bien hein ? Et puis t'apprendra que pour se débrouiller dans la vie, faut user de tous les moyens à ta disposition et pas compter uniquement sur les règles préétablies !

Il les écouta discuter par la suite, ajoutant parfois son grain de sel, ou plutôt, sa pincée de piment, a chaque détour de conversation.

-Laisse tomber Aki-chan, mais d'où tu sors toi, hein ?

Évidemment, à lui, on lui avait quasiment rien raconté, ça avait été rapide, et il ne savait rien du garçon hormis le nom de son géniteur et le nom de son école. Une fois leur plateau repas plein à ras-bord, il remercia plusieurs fois la dame, prenant congé aussi poliment qu'il en était capable.

-On reviendra vous voir, c'est que vous devez vous ennuyer dans une si grande baraque !

Et, leur repas à bout de bras, il fit signe à Aki de le suivre, glissant au détour des couloirs.

-Elle est super sympa, tu devrais lui demander la date de son annif' qu'on lui fasse une fête ! Au fait, toi, c'est quand ?

Il venait de s'apercevoir qu'il n'avait pas posé LA question au blond. D'habitude il s'empressait de détenir cette information essentielle. Suô avait même eut le privilège, que dis-je, l'honneur, de choisir la date d'anniversaire de Mattounet. Le premier Avril. Autant dire qu'il l'avait fait exprès, et que le principal concerné se fouttait royal de cette info. De retour dans le chambre, le rouquin déposa leurs victuailles au sol, près du rebord du lit, pour s'adosser contre celui-ci. Ouvrant un paquet de chips qu'il avait piqué, il lança en mâchant.

-Tu met d'la musique ? C'est le bad là ! Oh, et va falloir qu'tu m'racontes pourquoi tu ramènes ta fraise tout d'un coup ! Moi j'savais pas que Reishin avait un rejeton.
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 21:39 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Suô et lui étaient au moins d’accord ensemble sur un point : le chocolat. Une vraie merveille ! Qu’auraient-ils donc fait si Hernán Cortés n’avait pas découvert l’Amérique et les indiens qui se gardaient tout le cacao pour eux, hein ? Et dire que Christophe Colomb avait pensé que ces graines de cacao étaient des crottes de chèvre… Complètement à la masse ce gars, mais vraiment ! Heureusement qu’il y avait Hernán Cortés. Il devrait d’ailleurs être considéré comme un dieu par les adorateurs du chocolat! Mais bizarrement, l’adolescent avait la nette impression que le rouquin ne savait même pas ça, et qu’il s’empiffrait chaque jour de cette délicieuse sucrerie dans l’ignorance.

Finissant donc ses deux superbes sandwichs, une œuvre d’art d’ailleurs, Akiyoshi tira la langue à son garde du corps. C’était quoi d’abord ces idées stupides, hein ! Peur de pas grandir, psychologiquement peut-être, mais en taille, jamais ! Même si il serait plus imposant s’il avait la taille d’un adulte. Le lycéen se demanda vaguement à quoi il pourrait bien ressembler, quelques années plus tard, quand sa croissance se serait achevée. Aurait-il les épaules aussi larges que Reishin ? Une main ébouriffa ses cheveux, et il allait attraper le rouquin pour se venger, mais ce dernier était déjà à l’autre bout de la pièce. Lui courant après, il s’arrêta au bout d’un moment, reprenant son souffle.

- Je t’embête d’abord ! Je suis en pleine croissance, et j’ai besoin de manger beaucoup pour compenser toutes les calories que je brûle en une journée !

Balançant une boîte de biscuits secs, une bouteille de lait et des bonbons sur le plateau que Suô avait préparé, il vérifia que rien ne manquait. Si tel était le cas, il serait probablement trop flemmard pour venir dans la cuisine, bien qu’elle fût seulement à deux pas de sa chambre. Qui avait dit qu’Akiyoshi était plein de vitalité ? Laissant échapper un soupir, il imita Suô, répétant ses paroles, exagérant ses gestes, avant d’éclater de rire. Petite vengeance pour les cheveux.

- Ah, désolée pour ta cuisine Kyoko ! Attends, laisse-moi t’aider à ranger !

La femme refusa, bien entendu, mais l’adolescent ne l’écouta pas et remit en ordre la cuisine rapidement, avant de se tourner vers Suô, un grand sourire sur les lèvres. Alors que Kyoko avait le dos tourné, il lui tira la langue, faisant une grimace.

- Je te dirais pas ! C’est secret !

 Ça ne l’était pas du tout, et une personne normale aurait pu deviner d’où il venait avec son nom, bien qu’il était probable qu’il ait déménagé dans un autre pays que la Chine. Le blond n’avait donc aucun problème pour le dire, mais ne désirait pas en parler pour le moment. Il remercia Kyoko également, se haussant sur la pointe de ses pieds pour déposer un baiser sur sa joue, et suivit Suô, courant derrière lui à travers les couloirs pour le rejoindre. En effet, la cuisinière était quelqu’un de sympathique, et de très gentil. Il fallait être exceptionnel pour supporter deux gamins comme Suô et Akiyoshi après tout…

- Oui, je lui demanderais la prochaine fois. Je suis né le 12 avril, et toi ?

Entrant dans sa chambre, toujours accompagné de Suô, il referma la porte et alluma la lumière. Traversant la pièce, il ferma les volets et la fenêtre, un vent froid s’étant glissé dans la chambre, puis il hocha la tête, allant chercher quelques cds, bien rangés en piles. N’ayant aucune idée de ce qu’écoutait Suô, il mit simplement un groupe de rock au hasard, allumant la chaîne hi-fi, et ne montant pas excessivement le volume de la musique. Il ne se sentait pas encore parfaitement chez lui, ou bien plutôt pas assez pour pouvoir déranger les autres personnes de la résidence avec de la musique à fond. S’installant aux côtés de Suô, il lui piqua les chips sans vergogne, en prenant quelques unes avant d’attraper son énorme sandwich, se léchant les lèvres d’avance.

- Lui non plus ne le savait pas à vrai dire.

Reposant son sandwich, le blondinet attrapa la bouteille de coca et prit de grandes gorgées du soda. Son regard était voilé de nostalgie et de tristesse, et il reposa la bouteille, s’asseyant en tailleur. Il ne regardait pas Suô, et réfléchissait. Il avait envie d’en parler avec le rouquin qu’il appréciait, mais ne savait pas par où commencer. Depuis son arrivée, il n’avait discuté de cela avec personne, pas même Reishin, son père. Ou plutôt oui, ils en avaient parlé, brièvement.

- Ma mère et Reishin se sont rencontrés au printemps, il y a quinze ans de cela. Ils se séparèrent pour des raisons diverses, bien qu’ils s’aimaient encore je pense, et elle était déjà enceinte de moi à ce moment-là. Lui ne le savait pas. Puis il y a quelques mois, elle est… décédée. Je ne voulais pas être une charge, et suis donc partit de Chine pour venir rejoindre Reishin ici.

Akiyoshi fit une pause. Il avait buté sur le mot, bien entendu, mais acceptait la réalité. Reprenant son sandwich, il fit un léger sourire à Suô, et commença son dîner, prenant une grande bouchée histoire de ne pas avoir à parler pendant un moment, et pour ravaler les larmes qui lui venaient.
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Lun 21 Avr - 21:54 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Suô avait croisé les bras, se détournant, faisant mine d'être vexé quand le petit l'imita de manière totalement loufoque à son goût. Il ne ressemblait pas du tout à ça en vrai, non mais. Bref, le rouquin s'était surtout barré rapidement pour ne pas que la femme remarque qu'il manquait une ou deux bouteille de bières dans le réfrigérateur...

Le Singe n'étais vraiment pas quelqu'un de cultivé. Jamais il n'aurait su dire d'où venait telle ou telle personne à ses traits ou à son nom, pour lui le p'tit Aki était le p'tit Aki, un blond décoloré fils de son père, point barre. Il ne se posait pas de question, enfin pas pour l'instant, d'ailleurs quand il en avait posé une on n'avait pas daigné lui répondre. Suô adressa un grand sourire au garçon, fier de lui.


-Moi c'est le 21 Juin, le jour de l'équinoxe d'été ! C'est le jour où on doit changer d'heure et où tout est chamboulé !

Il resta pensif un moment cependant.

-14 Avril...haaan... t'es du même signe que Mattounet ! Parce que lui c'est le premier Avril, il à pas eu le choix j'ai décidé pour lui, parce qu'il avait pas d'annif', tu te rends compte ? Au fait, ton nom ça à rapport avec ta date de naissance alors ? C'trop mignon ! Est-ce que les cerisiers étaient déjà en fleurs quand t'es né ? Parce que t'as quel âge en fait ? Tu dois avoir dans les douze ans non ? Moi je vais bientôt avoir 22 ans, t'imagines !

Il parlait de choses et de personnes que peut-être l'enfant ne comprendrait pas, et ne chercherait pas à comprendre, mais peu importait, sa curiosité touchait aussi le gamin et il désirait apprendre encore plein de choses sur lui. Les deux larrons étaient retournés dans la tanière du garçon où régnait un avant-goût du chaos qui s'y établirait définitivement par la suite, et le garde du corps s'était installé au pied du lit, comme chez lui, écoutant les réponses qu'on lui accordait, avec grand intérêt, tout en donnant son avis sur la musique.

-Comment ça il savait pas ? Tu va pas me dire qu'il savait pas qu'il avait un gosse, ça craint.... les Red hot, c'est trop bien, tu connais ? Même qu'on m'a dit que leur nom de groupe en entier ça signifiait: les chauds piments rouges du Chili ! C'est débile, mais qu'est-ce qu'ils sont doués !

Sa tête dodelinait sur le rythme et son pied s'était mis à tapoter tout seul sur la moquette, suivant l'air. C'était instinctif. Mais quand il se rendit compte du silence soudain du garçon, il se tut, tournant toute son attention vers lui, qui s'était assis près de lui pour grignoter. Ses gestes cessèrent doucement alors que le récit lui parvenait et sa mine se fit plus sérieuse que d'habitude. Jamais il ne s'était imaginé une seconde qu'Akiyoshi n'était pas un fils reconnu jusqu'ici. Que sa mère n'étais plus de ce monde, où que l'enfant avait du passer seul de nombreuses démarches pour atterrir ici, de si loin. La Chine, comme tout autre pays, était pour le rouquin un lieu inaccessible, alors dans sa bêtise, il s'imaginait que l'endroit se trouvait à l'autre bout de la planète.

Troublé, ses doigts jouèrent avec la moquette, ne sachant pas vraiment quoi faire. Un point particulier le liait à cet enfant, et accentua l'envie qui naissait doucement, celle de le prendre sous son aile. Mais dans sa maladresse, il ne sut que dire, et dans un premier temps, son bras partit entourer les épaules frêles du gosse qui avait l'air sur le point de craquer, l'attirant contre lui.


-..'tain. Excuse. Ça à du être très dur.

Sa main glissa dans les cheveux blonds, les lissant lentement, alors que le garde du corps songeait à ce qu'il pourrait faire, là, pour remonter le moral du chinois. Au bout d'un moment il finit par se redresser, soulevant Aki dans ses bras pour le porter sur le lit, avant d'aller chercher les boîtes de gâteaux et la bouteille de coca, et sortant ses bières de sous sa chemise, pour étaler le tout sur le lit. Il s'assit en tailleur sur le matelas, décapsulant le Despe' de ses dents, et la tendit eu plus jeune.

-Goûte. Ça va te faire du bien.

Il espérait surtout qu'il puisse s'endormir serein ce soir. Lui même avait ouvert la seconde boisson alcoolisée et la buvait en grandes gorgées, commençant à raconter sa vie, du moins en partie.

-Je sais pas ce que c'est de perdre un parent proche. Ma ... mère est décédée à ma naissance. J'étais fils unique, et ma famille paternelle était plutôt riche, plongée dans la mafia jusqu'au cou. Je me suis barré quand j'ai eu ton âge, et c'est là que j'ai rencontré ton père, et atterri ici.

Il lui sourit, sa bouteille à moitié vide. S'il continuait il finirait par tomber de fatigue. Ouvrir son coeur n'est pas de tout repos, surtout quand on est un Singe.
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Lun 21 Avr - 22:41 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

La date d’anniversaire correspondait donc parfaitement au rouquin, lui qui rendait les choses chaotiques et qui mettait les choses sans dessus dessous. Il était un être tumultueux, qui ne semblait pas se fatiguer, et quelque part, Akiyoshi trouvait qu’il lui ressemblait. Pas énormément, bien entendu, mais il avait l’impression qu’ils pourraient bien s’entendre, si cela continuait ainsi. Devenir amis même peut-être.
 
Ecoutant le blabla de Suô, il se demanda vaguement qui était Matthew. Un ami à lui ? Un employé de son père ? Un supérieur ? Il ne l’avait jamais rencontré, ne rencontrait personne qui faisait partie des Freelances, mis à part lui, son garde du corps, son baby-sitter attitré. Et là, il y eu un déluge de questions, sans aucun réel lien entre eux, et pourtant avec un enchaînement presque logique. Débordé par ce raz de marée, l’adolescent fut piqué au vif quant à son âge. Il tira une mine boudeuse, indigné et offusqué à l’âge qu’on lui donnait. Douze ans ?! Paraissait-il donc si petit que cela ? Si jeune ? Jurant dans sa barbe quelque chose du genre ‘J’vais grandir’, il entreprit la lourde tâche de répondre à toutes les questions du rouquin, sans en oublier une seule.
 
- Oui, mon nom a un rapport avec le printemps. Ca signifie ‘Bon Printemps’. Je sais pas s’ils étaient en fleurs à cette époque, je m’en rappelle plus. J’ai quinze ans ! Quinze !! Et toi, t’es super vieux !
 
Et voilà, il avait réussit sa mission. Lâchant un soupir, la chambre était toujours aussi bordélique, étant restée telle qu’ils l’avaient laissés. Assis par terre avec Suô, commençant son dîner vu que la faim tiraillait son ventre, il l’écouta parler de tout et de n’importe quoi, passant du coq à l’âne sans complexe. Comment trouvait-il la salive nécessaire pour débiter tant de trucs à la fois en fait ?
 
- Ben non, il savait pas… Ma mère lui a jamais dit, et ils ne se sont jamais reparlés.  Et oui, je connais les Red Hot ! C’est un de mes groupes préférés ! J’aimerais bien les voir en concert un de ces quatre.
 
Mais le ton de la conversation finit par prendre un ton plus lourd, plus chargé et triste. Akiyoshi n’avait pas complètement vidé son sac, mais s’était déjà délesté d’un sacré poids. Il y eut un silence. Sentant un bras autour de ses épaules, l’adolescent se laissa faire, posant sa tête sur le torse de Suô, fermant les yeux. Passant la paume de sa main sur ses yeux, il renifla, cachant ses larmes, les arrêtant rapidement. Il ne voulait pas avoir l’air misérable, surtout devant quelqu’un qu’il ne connaissait pas à peine. Et dire qu’il pensait avoir déjà suffisamment pleuré. La peine qu’il ressentait ne partirait donc jamais ? Un deuil était long, mais il était encore plus long si la personne concernée était jeune, et sans autre lien d’attache que sa mère. Et dire que ce n’était même pas la maladie qui l’avait enlevé, mais une stupide voiture, un tas de ferraille monté par des hommes.
 
Un cri de surprise s’échappa de ses lèvres alors qu’il se fit soulever, pour être ensuite posé sur le lit moelleux. Clignant des yeux, il vit le rouquin ramener toute la nourriture qu’ils avaient prise dans la cuisine, étalant le tout sur les draps, et une bouteille d’alcool apparut devant ses yeux. Il n’avait jamais bu de sa vie, étant resté assez sage de ce côté-là, et prit la bouteille d’un geste hésitant, ne sachant pas trop s’il devait oui ou non en boire. Regardant Suô faire, il fit de même, et but de grandes gorgées. L’alcool passa à travers sa gorge, réchauffant ses cordes vocales, lui procurant une sensation de flottement, de douceur. Il se détendit, et écouta le Freelance parler.
 
- Ca… n’a pas dû être facile non plus, hein ?
 
Ils étaient deux pauvres gosses malheureux, qui ne voulaient pas grandir au fond. Sentant son moral remonter, il finit rapidement le reste de la bouteille, se sentant somnoler doucement. Attrapant les sandwichs, il les mangea à une vitesse fulgurant, n’en laissant pas une miette, et pris ensuite la bouteille de lait qui traînait quelque part pour la boire. Sa tête dodelinait doucement, et ses paupières avaient à présent du mal à rester ouvertes. Souriant, un peu bêtement, à Suô, il lui serra la main, et lui fit un câlin, l’embrassant sur la joue.
 
- J’ai… sommeil. Je pense que je vais dormir…
 
Sans plus attendre, il se glissa sous la couette, encore habillé de ses vêtements de la journée, et ferma les yeux, se laissant entraîner dans un sommeil aux rêves agréables, dans le monde des songes, où rien ne pouvait l’atteindre. Demain serait un autre jour, et il se sentait étrangement content aujourd’hui.
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Mar 22 Avr - 11:47 (2008)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade Répondre en citant

Aki devait avoir une taille normale pour son âge, mais notre rouquin avait si peu de fréquentations du côté de la jeunesse adolescente qu'il n'avait aucun repère de temps. Les plus âgés que lui étaient séniles, les plus jeunes, des gosses. Et puis il faut dire qu'il avait un peu exagéré juste pour embêter le garçon. Quinze ans... mh, il serait bientôt mur et bien foutu alors, pensa le garde du corps. Il commençait tout juste d'ailleurs à se demander si Reishin l'avait pas choisi pour faire mumuse avec le gosse en plus d'être censé le protéger...bon ok, il avait pas eu trop le choix, franchement on ne donnait pas cher de la peau de l'enfant si la tâche aurait incombé a des types comme Blake ou Matt'. Il en serait sorti traumatisé. Le choc aux côté de Suô était différent, moins dangereux et imprévisible.

Mais malgré tout les langues commençaient à se délier, doucement. Des points communs les liaient sans qu'ils le sachent, un caractère insupportable pour leur entourage aussi. Enfin, le freelance se doutait bien qu'Aki pouvait être un bon garçon des fois, seulement, pas avec lui, pas encore. Son histoire était peu banale. Comment de telles choses pouvaient elles arriver ? Soucieux, la Singe changeait subtilement le ton de la conversation, calmant l'atmosphère nostalgique qui commençait à les prendre, tout deux. Car il n'en montrait, mais les paroles réveillaient des souvenirs qu'il aurait préféré laisser derrière lui. Enchaînant gaiement, il promis au blondinet d'aller en concert bientôt, dès qu'un groupe chouette passerait en ville.


-Et même qu'on se battra dans la fosse pour être tout devant, et je tabasserais tous les fans pour qu'on aie la meilleure place !

Mais il semblait que c'était la soirée des aveux, et Suô fit ce qu'il put pour réconforter cet adolescent qui retenait sa peine depuis trop longtemps. Il souffla en caressant ses cheveux, pensif.

-C'est quand on retient ses pensées et ses émotions qu'on souffre le plus. Le chant de la douleur pure est le silence. Faut te laisser aller, gamin...

Mais il avait sa pudeur le garçon, et c'était normal. Ils ne s'étaient rencontrés qu'à peine quelques heures plus tôt, mais déjà, le rouquin s'était pris d'affection pour la tête blonde. C'était pas normal, se disait-il, et il mit tout cela sur le compte du transfert de sentiments qu'il effectuait sur la petite personne. Après, ne lui faisait-il pas songer au fils perdu qu'il avait été ?

Il l'avait déposé sur le lit, l'initiant à l'alcool Bon, c'était pas comme si il lui faisait boire de la vodka pure, mais c'était tout de même un début pour Akiyoshi, qui semblait encore détenir la pureté de l'enfance. La bière était sensé le calmer et l'endormir pour le reste de la nuit, et Suô observa avec un sourire les paupières papillonner après quelque minutes.


-Non, c'était pas facile. Mais on s'en sort toujours quand on à un but dans la vie.

Le sien était malsain. Devenir fort pour se défendre, apprendre à se battre, tout cela dans une seule optique. La vengeance. Jamais il n'en avait parlé à quiconque durant toutes ces années, mais ce souhait restait ancré en lui, dévorait son mental sans qu'on ne puisse le remarquer. Le baby-sitter avala ses sandwichs, alternant avec ce qu'il lui restait d'alcool. Allongé sur le matelas il rendit son câlin au chinois en riant doucement. Il l'avait assommé avec la boisson, mais au moins il fermerait les yeux tranquille.

Suô ne prit pas la peine de virer les affaires du lit, il retira simplement sa chemise, la laissant choir à terre, avant de se glisser sous les draps sans se poser de questions. Finalement, il n'aurait pas de chambre d'ami tout de suite. Restant un moment à observer l'enfant, ses doigts glissaient entre les mèches décolorées, détaillant cette mine adorable. Il se pencha et déposa un baiser sur le front du gamin, susurrant avant de s'endormir près de lui, épuisé.


-Que tes rêves soient emplis de couleurs.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:00 (2018)    Sujet du message: Les ravages d'une tornade

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