Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Ven 8 Fév - 23:56 (2008)    Sujet du message: Nouveau chapitre... Répondre en citant

ARRIVALS
SHANGHAI--------- 16 :30------------ IN TIME

C’était ce que l’on pouvait trouver, telle une information perdue parmi un grand nombre d’arrivées pour la fin de l’après-midi. Voilà une bonne nouvelle, l’affichage électronique n’avait pas menti. Seul, vêtu d’un manteau noir et d’un costume cravate de la même couleur, il slalomait entre les personnes descendant du même vol que lui. Cette masse uniforme donnait l’impression d’une armée d’hommes d’affaire près à dévaler sur la ville. D’autres avaient leur attaché-case au bout de leur bras, certains à peine descendu de l’avion étaient scotchés à leur téléphone portable. C’était aussi son cas. L’air neutre, il écoutait les messages vocaux encombrant son téléphone, parfois son pouce appuyait frénétiquement sur des touches dans le but d’effacer un message indésirable tant par la faible importance, qu’il revêtait que par l’indifférence qu’il lui procurait. Au final, un message avait survécu au nettoyage draconien et encore le passage à la trappe n’avait pas été loin. Que voulez-vous toutes les habitudes ne se perdaient pas. Affichant son absence de sourire habituelle, il s’était dirigé vers la douane avant de pénétrer enfin dans le hall de l’aéroport. Une nuée de paroles, de sons vint se perdre dans ses oreilles. Malgré son voyage, le sentiment de n’être jamais parti prédominait. Les voix électroniques scandaient les vols au départ. Les vigiles patrouillaient, l’ennui peint sur leur visage, parmi la foule mouvante. Un petit peu d’animation les aurait bien détendus… Ils ne demandaient que cela de coincer une personne qui n’avait rien à faire ici ou qui n’était pas en règle. Remettant une mèche folle en arrière, Reishin accéléra subtilement le pas.

A cette période de l’année, les enfants et les adolescents brillaient par l’absence dans les rangs des voyageurs. Quelques groupes de jeunes se faisaient remarquer par le raffut provoqué ou par des tenues tranchant singulièrement avec le code vestimentaire extrêmement sérieux. La plupart des usagers essayaient de trouver la place miraculeuse près des bornes wi-fi dans l’espoir de consulter leurs courriers professionnels. Ce monde-là était dénué de couleurs éclatantes et si une couleur devait flamboyer, il ne s’agirait que de la plus belle à la robe carmine. Celle qui teintait les mains des hommes, celle dont certains se délectait, celle qui s’étalait sur leur visage carnassier. Mécaniquement, Reishin, puisque temporairement il gardait encore ce prénom, se dirigea vers l’endroit pour récupérer les bagages. Un amas de valises et de sacs étaient déposés auprès des tapis roulants. Eviter la perte de temps d’attendre le sac… Dépassant un homme rondouillard dont les petites mains graisseuses tenaient fermement une valisette rouge, il se baissa pour attraper d’un mouvement sec un sac en cuir beige. Les longues poignées étaient d’un marron plus soutenu. Bien qu’aucun sigle ne soit visible, il était aisé de deviner la qualité et le prix qu’il avait pu coûter. La main droite dans le manteau, la main gauche fermée comme une serre d’aigle sur les poignées, ses pas le guidaient vers l’une des sorties de l’aéroport. Son visage, son expression étaient inchangés. La même mâchoire volontaire semblait empêcher toute apparition de sourires. Les mêmes traits redessinaient inlassablement cette absence indicible d’émotion. Les changements doivent-ils se voir sur le visage d’un homme ou dans son cœur ? Le cadenas protégeant son cœur n’avait pas éclaté en mille morceaux, mais les chaînes l’enserrant s’étaient légèrement déliées. Néanmoins tout le monde ou peut être même personne ne pouvait voir ceci.

Bien qu’il eût laissé un message à la résidence et sur le portable de Matthew, car prévenir le Jikkei lui avait paru une chose convenable à faire, au sujet de son retour, Reishin n’attendait personne à l’aéroport et cela était tant mieux. Il préférait que les hommes restent à leur poste et travaillent correctement. Quelque part, il savourait encore le calme relatif qui avait engourdi son esprit durant ces quelques semaines. Malgré le bruit de l’aéroport, la sensation de sérénité dominait… C’était comme être seul au milieu d’une foule, sauf que cette solitude se révélait bienfaisante. Ainsi s’engouffrant dans la file d’attente des taxis, il jeta un bref coup d’œil aux autres personnes attendant l’une des voitures. Sa main lâcha son sac le posant entre ses pieds, puis elle s’affaira dans la poche à la recherche de son briquet… Le rectangle métallique lui renvoya son regard, comme s’il lui murmurait « c’est toi. ». Lui à un autre moment de sa vie, lui qui avait refait le même chemin que celui qu’il avait emprunté 6 ans auparavant, lui qui avait fini par rejoindre le pays de la personne qu’il rejetait en bloc, lui qui se trouvait à un moment charnière de sa vie… De sa main libre, il sortit son paquet de cigarettes et glissa entre ses lèvres un long bâton de nicotine. Les volutes blanches s’échappant dans l’air le replongèrent dans ses souvenirs, qu’il laisserait derrière lui pour en construire de nouveaux.

En 6 ans, il en avait vu du monde passé… Toutefois, il ne regrettait personne. Regretter des collaborateurs reste toujours d’une profonde inutilité… Malheureusement des fois, les plus mauvais ne meurent pas forcément les premiers et il est nécessaire de leur donner un coup de main. Après tout qu’était la ville à part un énorme terrain de jeu mortel ? Rien. Pour maintenir, un clan, il ne fallait pas obligatoirement faire usage de la violence, mais savoir choisir les personnes avec qui travailler au moment importun, s’en débarrasser quand elles devenaient gênantes, faire tourner les vents en sa faveur… Pourtant, l’homme se rendit compte, qu’il n’avait pas attendu de mettre les pieds à Kyouri pour savoir tout cela. Il avait grandi avec ce système de relations, ce système qui voulait qu’on ne voit que ce que les autres pouvaient apporter… Qui plus est même chez les mauvais du bon pouvait être trouvé… Oui qui serait utilisé comme chair à canon sinon ? Il faudrait sacrifier les bons éléments à la place… Tout bonnement inconcevable… S’il se permettait toutes ces réflexions, c’était tout simplement parce que la queue n’avançait pas ou peu… Trois hommes devant lui échangeaient des propos teintés d’inquiétude en se demandant comment ils pourraient gagner leur hôtel avant l’heure de leur séminaire. Un homme plus jeune vêtu d’un costume noir prêt du corps arborant fièrement une cravate blanche et ayant des piercings parsemant son oreille gauche tapotait nerveusement le clapet de son téléphone portable. Ses cheveux châtain foncé tombaient dans sa nuque lui donnant un petit air négligé et en même temps sérieux…

Pourquoi l’observer ? En fait, son regard s’était posé sur lui à cause de son côté singulier, mais bien vite son esprit l’avait mis à l’écart et il en sortit encore plus rapidement quand les corps se mirent à bouger dans la queue. Des berlines noires, blanches, des breaks métallisés, des 4x4 puissants, une pléiade de véhicules se succédait petit à petit et la file d’attente diminuait… Comme si le besoin de rester en transit encore un peu se voulait plus fort que tout, Reishin finit par quitter la file. Celui qui le suivait, cligna des yeux en le fixant, comme s’il avait affaire à un fou… Le brun sentit ce regard se poser sur lui, mais il ne fit rien. Il n’avait que faire de cet homme, comme il se moquait de quasiment toute la population de Kyouri. S’il commençait à se préoccuper de ce qu’autrui pensait de lui, il n’en finirait surement pas. Après avoir écrasé sa cigarette dans l’un de ces cendriers publics remplis de sable, ses pas l’emmenèrent vers le café de l’aéroport. Mais n’avait-il pas eu la même attitude la première fois… Près de la fenêtre donnant sur la route empruntée par les taxis, une place s’était libérée. Sans chercher une autre table, l’homme s’installa à celle-ci plaçant son sac sur la chaise à côté de la sienne. Un homme étriqué dans son costume de garçon de café s’approcha de lui. Ses mains tremblaient légèrement et avant qu’il eût le temps de prononcer le moindre mot, Rei lança d’un ton sec.


- Un café.

Et pas de s’il vous plait, tout cela était encore en option, le modèle n’ayant pas été configuré pour même durant son voyage, mais il y aurait surement un petit pourboire, si le café était bon. Mais comme Rei avait rarement goûté un excellent café… L’homme ouvrit la bouche sans doute pour protester face à l’impolitesse de son client, pourtant aucun son n’en sortit et il se contenta de faire demi-tour pour aller chercher la commande. Reishin ne le regardait déjà plus… Ses yeux s’étaient perdus dans le vide, alors que ses lèvres bougeaient murmurant de façon inaudible.


Au printemps le sommeil ne cesse dès l'aurore
Partout se font ouïr les gazouillis d'oiseaux
La nuit s'achève enfin dans le souffle des eaux,
Qui sait combien de fleurs seront tombées encore ?

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MessagePosté le: Ven 8 Fév - 23:56 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Eiji Lacio
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 21:10 (2008)    Sujet du message: Nouveau chapitre... Répondre en citant

L'après midi était déjà bien entamée et dans quelques heures le nuit recouvrirait la ville de ses voiles. Alors les vagabonds chercheraient un endroit pour être au chaud et en sécurité si c'était possible dans cette ville. La porte du bar de l'aéroport s'ouvrit silencieusement, de toute façon même si la clochette avait résonnée qui l'aurait entendu dans tout ce brouhaha ? Une ombre se glissa refermant la porte de verre rapidement. Se glissant vers une banquette, le jeune homme cligna des yeux, éblouis par la lueur violente des spots. Immobile, il ne releva pas la tête lorsque on lui indiqua qu'il devait se lever pour passer sa commande. Lentement il finit par lever les yeux vers la carte affichée au mur, puis regarda piteusement la monnaie qu'il tenait dans sa main. Pas de quoi faire un grand festin, juste de quoi se payer un thé et un beignet. Rien n'était donné dans cet endroit, mais au moins au milieu de la foule il passait inaperçu. Comment voulez-vous remarquer quelqu'un au milieu de cette masse vivante ? Et avec un peu de chance il pourrait trouver quelques portefeuilles bien garnis. Il n'aimait pas voler, toujours la peur de se faire prendre par quelqu'un qui le reconnaîtrait.

Poussant un léger soupir, il se décida à se lever et se dirigeant vers le comptoir où sans lever le regard, il demanda un thé et un beignet nature. Ce serait le repas le plus substantiel qu'il aurait pris depuis quatre jours. Pendant l'hiver les gens n'étaient pas très généreux, trop pressés d'aller se réchauffer dans leur voiture chauffer et leur appart à vingt cinq degré. Lorsqu'il posa la monnaie sur la petite coupelle prévue à cet usage, il se crispa un court instant c'est le serveur qui le ramena sur terre. Eiji, prit son gobelet et la pâtisserie industrielle et se remit dans son coin, sans essayer de nouer le contact avec quiconque. Surtout ne pas se faire remarquer. Car malgré tout, il était heureux comme cela. Certes il avait froid, il avait faim, il n'était peut être pas très à la mode dans ses vieilles frusques mais au moins il était libre. Ici personne ne pouvait décider à sa place. Le métis se perdit dans la contemplation de sa tasse laissant les souvenirs remonter.

Sohebi............Un ange au premier regard. Des cheveux noirs comme les ténèbres, des yeux gris perçants et un corps à se damner...........Mais c'était tout ce qu'il y avait de beau chez lui. C'était un trafiquant sans pitié. Armes, drogues, personnes, organes, tout se qui pouvait se vendre il le proposait. Eiji travaillait pour lui, sans jamais le voir, il était au bas de l'échelle, un des nombreux chiens que l'on sifflait pour exécuter les basses tâches. Mais c'était ça ou le cercueil. Et à réfléchir vu ce qui lui était arrivé ensuite, il aurait préféré rester dans les déchets. Mais un jour le boss était descendu pour faire un rappel à l'ordre et ce jour là, Eiji aurait préféré ne pas être là. Lorsque le regard de Sohebi se posa sur lui, un frisson le prit et pour un peu, il se serait enfui. Il aurait peut être du. Une balle entre les omoplates aurait été moins douloureuse que........ Mais non il était resté planté là comme un idiot alors que le trafiquant glissait un mot à l'oreille d'un de ses molosses, sans le lâcher du regard. Il n'avait rien faut lorsqu'il s'était retrouvé dans l'appartement de Sohebi, rien dit lorsqu'on l'avait enfermé dans une chambre...........

La suite avait été une horreur absolue. Eiji s'était retrouvé dans le lit de Sohebi à devoir subir toutes les envies de l'homme toujours sans rien dire. Il ne sortait plus, sauf lorsque son "maître" voulait montrer sa poupée. Il ne s'appartenait plus. Il décidait de tout pour le métis : comment il s'habillait, ce qu'il mangeait, quand il dormait............. Un jour Sohebi l'avait traîné hors de sa chambre vraiment excité. Eiji avait bien cru que l'homme allait sauter partout en tapant des mains tant il semblait content. Malheureusement le bonne idée n'était rien d'autre que d'imposer un tatouage au jeune homme qui l'accepta en silence comme le piercing à l'arcade qui lui avait été imposé quelques semaines plus tard. . Maintenant il était marqué, plus rien ne le différenciait d'un animal domestique. Et le jour où Sohebi se lasserait, il le ferait abattre comme un chien.

La chaleur de la tasse finit par lui brûler la peau et le ramener à la réalité. Sohebi était mort, et lui s'était enfui, refusant de rester là pour être récupéré par le successeur de son tortionnaire. Aujourd'hui il vivait dans la rue mais au moins, il était libre. Goûtant le thé le métis ne pu que grimacer devant son amertume. Machinalement son regard se porta sur la salle, s'attardant un cours instant sur un homme d'affaire qui fumait, avant de revenir sur sa tasse.
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Suô Saruahô
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MessagePosté le: Ven 28 Mar - 22:01 (2008)    Sujet du message: Nouveau chapitre... Répondre en citant

Mais qui donc avait ouï dire que l'Otoosan, après d'interminables jours d'absence, revenait sur scène pas plus tard que... cette après-midi ... ? Pas loin de l'heure du goûter en plus, et c'était d'ailleurs la raison pour-laquelle le singe, toujours vêtu de sa maintenant très célèbre chemise pourpre malgré le vent froid de ces prémices de printemps, et d'un vieux jean délavé, marchait rapidement le long de la grande avenue, mains dans les poches, un carambar coincé entre les dents. Il souriait allègrement à quiconque croisait son regard, et pour cause: il n'aurait normalement même pas du le savoir, mais le retour tant attendu du chef des freelances était plus que proche à présent. Mais, me direz vous, comment se fait-il que ce débile de rouquin ait pu être tenu au courant ? Rien de plus facile. Le jeune homme avait tellement bassiné le Jikkei pour obtenir cette information, qu'il avait presque fini par se prendre des coups, mais heureusement pour lui, avant ça, il avait eu le temps de piquer le téléphone portable de Matthew pour y découvrir, dans un message bref, la date et l'heure d'arrivée de l'avion de Reishin.

C'est donc tout ragaillardi que la silhouette se frayait un chemin parmi d'autres, cette foule incessante qui se déversait dans les allées les plus populaires de la cité. L'aéroport de Kyouri, c'était pas la porte à côté, surtout quand on passe son temps au repère du clan, à l'autre bout de la ville, et quand on à pas de fric pour choper un taxi. A moins de payer en chewing-gum. Ses pensées dérivaient et un petit rire franchit ses lèvres en repensant à la scène qui s'était déroulée, la première fois qu'il pénétrait dans la demeure de l'Otoosan et de son fils. D'ailleurs, en y repensant, la pilule avait l'air de passer de mieux en mieux avec le gamin et ce, même après une première rencontre plutôt mouvementée: à vrai dire, Suô s'amusait plutôt bien depuis quelque temps, entre le fait d'avoir un gosse provocateur à taquiner, plus un majordome, plus une femme de ménage, plus... on ne comptait plus le nombre de ses victimes, assommées par ses pitreries. Ah, et puis cela faisait quelques nuits qu'il squattait une chambre adjacente à celle d'Akiyoshi. Vu que le garde du corps n'avait pas reçu d'ordres précis concernant ceci, il s'était permis tout seul, comme un grand, de passer plus de temps près du blondinet. Les absents ont toujours tord, c'est une devise qu'il aimait à pratiquer, quand ça l'arrangeait bien sûr.

Le rouquin jeta un oeil à sa montre. Mince, c'est qu'il allait arriver en retard avec ça ! Pourtant ça faisait bien deux heures qu'il marchait sans s'arrêter, et il avait pris ses précautions : il portait un sac en bandoulière, orange vif, avec le nécessaire pour cette longue et épuisante expédition: trois tablettes de chocolat, des schoko-bons, des caramels, une banane, sa cabine téléphonique (cf: son cellphone), une carte téléphonique, vu qu'il avait rarement du crédit pour appeler ou envoyer des messages, mais il avait également un petit carnet, et surtout un mp3 bleu électrique, que Ren lui avait filé quand il s'était acheté le modèle dernier cri. Le freelance s'arrangeait pour télécharger des musiques directement depuis le bureau du secrétaire au Q-G, et en ce moment même, tandis qu'enfin il arrivait au bout de son périple et poussait la porte vitrée de la cafétéria, sa tête dodelinait toujours sur le rythme entraînant du récent album des Red Hot, malgré une moue déçue sur le visage.

Comme ça, Suô n'avait pas l'air, mais il venait de fouiller du regard la longue file d'attente à l'extérieur et, s'il ne se trompait pas, Reishin devait déjà avoir pris un taxi pour faire exactement le chemin inverse qu'il venait de parcourir. C'était frustrant. Juste parce qu'il avait "un petit peu" traîné en route. Alors tant qu'à faire, autant s'amuser un peu avant de faire demi-tour dans le froid extérieur ... n'est-ce pas ? Ses yeux bruns parcoururent rapidement la salle, et il faut croire que rien qu'en le voyant on devinait qu'il n'était pas un jeune à fréquenter, car rapidement, un serveur alerté par son manager, s'approchait de lui, un air empreint de pitié sur le visage.


-Qu'est-ce qu'il me veut ç'ui-là...

La réponse, il la connaissait. Le rouquin le laissa s'approcher avec un grand sourire, et s'adresser à lui. Il ne voyait en réalité que les lèvres se mouvoir, les sons étant remplacés par le volume incroyable de musique plaquée contre ses tympans. Le pauvre monsieur s'évertuait à lui expliquait qu'on n'acceptait pas les mendiants dans l'établissement, s'il avait entendu ça, Suô serait certainement tordu de rire, mais il se contenta d'offrir un énorme sourire au garçon avant de reculer pour tenter d'échapper à ce pot de colle.

-Oui, oui, j'sais que j'dois commander mec, tu veut pas attendre un peu et me laisser un petit temps d'adaptation ? Tu sais, dehors y gèle, et là vous avez mis le chauffage trop fort mec, si j'me prend un coup de froid à cause du changement de température, ça va barder pour toi mon gars, j'te l'dit ! J'porterais plainte ! Ouais !

Mais, en plein dans son discours, il n'avait pas calculé la distance qui le séparait d'un meuble, et il trébucha sur un pied de chaise pour finir par s'affaler sur la table d'un client. Avant qu'il ne comprenne ce qu'il se passait, le bruit d'une tasse explosant à terre retentit dans la salle, suivit du boucan de la table et du rouquin, renversés à terre.

-... heu...

Le freelance, atterré, releva les yeux pour rencontrer ceux du pauvre homme qui était tombé sur lui. Un blond, déjà c'était zarb', et en plus c'était un type de la rue, ça, il pouvait le voir au premier coup d'oeil. Et ce n'est qu'après avoir étudié le visage surpris par la scène qui venait de se passer, qu'il saisit qu'il allait falloir.... rembourser ? Il leva aussitôt les mains en l'air en signe de paix, toujours assis à terre.

-J'ai pas de fric !

Ce n'est qu'alors que ses yeux croisèrent le regard, visiblement blasé, d'une personne bien connue qui se trouvait à la table juste à côté. On n'eut pas le temps de dire "ouf" que le pauvre Reishin se retrouvait avec un rouquin pendu à son cou, tout excité.

-Otooosaaaaaan !! T'es rev'nu ! Pourquoi tu m'as pas prévenu, hein, hein hein ? Tu m'as même pas dit au-revoir avant de te barrer, je suis déçu !

Il ne se recula que pour le regarder, ne croyant pas qu'il se trouverait encore ici à cette heure.

-T'as pas trouvé de taxi ou quoi ? Je croyais être arrivé en retard, t'arrivais bien vers 16h30 ?

Suô jeta un rapide coup d'oeil à sa montre avant de se souvenir de la présence du jeune homme qui avait du subir ses excès il y à a peine quelques minutes, et une idée germa dans son esprit, alors qu'il sautillait presque sur place, debout près des deux personnes.

-Otoosan, j'te présente heu... comment tu t'appelles ? Bref, j'te présente le blond ! Dis, tu veut pas me dépanner ? S'te-plaît, j'ai pas d'sous et je lui dois un café ! J'te les rendrais, c'est promis !

Et il fixa le chef , une lueur d'impatience non dissimulée au fond de ses pupilles.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:39 (2018)    Sujet du message: Nouveau chapitre...

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