Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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Matthew Coleman
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 20:24 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Toujours à cause de ce putain de manque d’effectifs, même s’ils étaient le clan le plus affluant pour le moment, il devait se déplacer lui-même, au moins une fois par jour. Il allait devoir en toucher un mot ou deux à Reishin pour qu’ils engagent plus de personnel, mais comment en trouver de confiance, et d’assez fiables ? La voiture dans laquelle il se trouvait roulait rapidement, sans non plus dépasser la limite autorisée, se faufilant dans des rues sombres et sales, comme si elle ne souhaitait pas se mettre sous les feux des lampes à réverbères des grands boulevards. Elle filait tout droit vers le chantier naval, endroit de prédilections pour les transactions. Il y avait pas mal de sécurité, et pourtant, les différents clans de yakuzas pouvaient aller et venir sans aucun problème. Comme quoi un soupçon de corruption à l’aide d’un pot-de-vin, ça marchait toujours.

Matthew vit les grilles entourant le chantier naval se profilaient au loin, et il laissa échapper un soupir lasse. La nuit était tombée depuis un moment déjà. C’était toujours le meilleur moment pour agir, et la journée durant, il était bien trop occupé à lire les rapports et autres conneries de ce genre. Bref, maintenant il fallait qu’il voie l’autre débile de Blake pour lui donner des ordres de mission. Et forcément, c’était urgent alors on pouvait pas l’envoyer par la poste. Et c’était pas fini, parce que en plus c’était important, alors on pouvait pas envoyer un petit commis au risque de perdre tout ça. La vie était vraiment une putain des fois. Il n’avait aucunement envie de voir Blake. Ce gars était un dégénéré, un psychopathe… Il ferait mieux de se jeter dans un ravin, le monde serait meilleur ! Le conseiller n’était pas vraiment une femellete, mais le Smiling Devil comme on l’appelait était vraiment dérangé, et n’importe qui avec un esprit sain savait qu’il ne fallait pas se frotter à lui.

La voiture finit par s’arrêter sur un des quais. Il sortit, claquant la portière d’un coup sec et regarda en l’air un moment. Il y avait un faible éclairage, provenant d’un réverbère à quelques mètres de lui. En attendant que l’autre arrive, le jikkei décida de se griller une clope, comme à son habitude, et coinça l’enveloppe avec les instructions sous son bras. Il n’y avait personne mis à part lui, et le chauffeur accessoirement mais lui était resté dans la voiture. Le bruit des vagues lui arriva, comme une personne lui murmurant à l’oreille, et il jeta un regard aux alentours, se demandant où était le Freelance.


- Putain…

S’il lui foutait un lapin, il allait s’en prendre une, surtout qu’il ne faisait pas spécialement chaud. Matthew n’avait pas prit de veste, il s’était habillé comme à l’accoutumée, costume trois pièces, avec une cravate dont le nœud serrait presque étroitement son cou, comme s’il menaçait de se resserrer davantage et de l’étrangler à tout moment. Un bateau était à quai, et il se demanda vaguement à qui il appartenait. Les lumières étaient éteintes là aussi, et tout était mort. Encore cinq minutes, et après, il repartirait. Tant pis pour la mission, on s’en foutait, on la filerait à quelqu’un d’autre ou il s’en chargerait lui-même. En gros, le conseiller n’avait pas envie de rester une minute de plus ici. Pourquoi se donner rendez-vous sur un chantier naval d’abord ? Il pouvait pas venir chercher tout ça au quartier général, tout simplement ? Non, il foutait trop les jetons aux gardes et si une envie de trucider tout le monde le prenait… qui sait ce qui pouvait arriver.

Bref, tout ça dit, il regarda sa montre, tapant légèrement du pied d’un air impatient. La fumée de sa cigarette et sa buée se mêlaient l’une à l’autre. Toutes les vingt secondes, il jetait un coup d’œil aux aiguilles qui avançaient, ne perdant jamais le cap, sauf quand il y avait plus de piles mais ça…Bon il arrivait oui ou merde ? Sinon il allait balancer la foutue enveloppe dans l’eau. Affaire classée, et il pourrait rentrer chez lui et boire une tasse de café, ou un verre d’alcool, ça réchauffait bien les tripes ça aussi.


- Bordel. Je me casse…

Encore trois petites minutes et il pourrait s’en aller. Qui avait dit qu’il était un gars patient ? Tirant une bouffée de sa cigarette, il fit quelques pas, histoire de se dégourdir un peu les jambes avant le trajet du retour, et s’éloigna de la voiture. Il y avait des dizaines, voire beaucoup plus en fait, de contenaires devant lui, et probablement un sur dix devait contenir des armes et de la drogue, toutes cachées avec soin. Les flics ne venaient même plus contrôler au risque de se faire buter par la suite. En somme, les affaires allaient bien, très bien même…
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 20:24 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 22:06 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Il se pourlécha les babines. Il y avait beaucoup de choses...intéressantes...ces jours-ci. Des jours comme il aimait en avoir, bien remplis, passionnément...intenses.

Chantier naval, fin septembre. Etrangements, les transactions, c'était souvent à cette période. Il ne savait pas pourquoi mais... Il ne se plaignait pas. Il n'était pas adepte des grandes chaleur. Il préférait de loin quelques flocons, ou un bon vent. C'était agréable. Et puis, le froid conserve mieux les choses. Il ne ferait donc pas honneur à son surnom en préférant à la chaleur le froid glacial d'un Paradis débile.
Sa langue glissa le long de la lame, recueillant un nectar rouge et épais. Mais délicieux. Tout juste quelques mouvements, des spasmes, derniers signes d'une vie à peine dérobée, et il se laissa aller. Du foutre, de l'alcool, du sang, de l'acide... Il se défit d'un homme sans tête, se caressant le ventre pour y recueillir son sperme, léchant ses doigts distraitement tandis qu'il observait les corps entassés mollement les uns sur les autres. Six. Il lui en avait fallu six. Six hommes pour le satisfaire. Un rire clair, innocemment dégueulasse, retentit dans la chambre mis à mal par des coups de sabres et de silencieux. Ses cuisses étaient griffées jusqu'au sang, des marques de mains un peu partout sur le corps et du sperme qui coulait le long de ses cuisses, de ses fesses. Il se dirigea lentement vers un fauteuil, épargné de justesse. Des égratignures ici et là, rien d'important qui ne nuise à son confort. Il se laissa tomber dessus, attrape une bouteille de cognac.

Oh. Il se tendit brusquement. Des gémissements, des sanglots, arrivaient jusqu'à lui, rendus étranges par une montée de sang, très certainement. Un violent fou-rire le secoua durant de longs instants et les sanglots devinrent plus fort, plus désespérés.


« Pi...Pitié... Pitié... A... ez... »

Son rire redoubla. Des tambourinnements incessants le sortirent malheureusement de son fou-rire. Oh. C'est vrai. Un équipage de vingt personnes. Correct. Donc encore quatorze. Que de mathématique aujourd'hui... Il se redressa lentement, allant chercher son sabre et son silencieux. Ah. Ses fléchettes. Juste. Il ricana doucement, secouant la fléchette qui possédait un compartiment en verre épais contenant un étrange liquide jaunâtre. Pas ragoûtant, hein? Mais il s'était bien amusé à faire ce petit bijou. Il lui suffisait juste de voir s'il avait fait les bons mélanges, à présent.
La porte allait être défoncée. Elle commençait à trembler dans ses gonds, la poignet tremblait, comme si elle allait être dévissée. Blake bondit sur le lit, attrape le fusil qu'il chargea rapidement. La porte explosait tout juste que le chant de son arme retentit avec puissance, ayant pour écho son rire innocent. Mais il ne devait pas rester trop longtemps dans cette position. Les trois quarts des munitions entamés, il bondit en avant, le sabre sortit. Il sentit sa cuisse s'ouvrir en une fine bouche écarlate. Une balle frola son bandeau, emporta quelques cheveux d'argent à son passage.

Le mur d'un blanc crémeux se teinta vivement de rouge tandis qu'une large gueule s'ouvrait dans le cou d'un homme. Les cris, les coups de feux et les ordres de replis affluaient, largement couvert par un rire tout bonnement jouissif; sa bouche grande ouverte mangeait son visage. Il se laissa retomber au sol, sur un dos ensanglanté, observant le couloir, tâtant le tapis regorgeant de litres de sang. Dimitri gisait un peu plus loin, rampant au sol, les jambes tranchées. Blake se redressa d'un coup, sortant la fléchette et la faisant danser entre ses doigts.
Il se frotta la cuisse, observant l'entaille sans plus lui donner d'importance avant de commencer à se diriger vers le pont. 18h03. Matthew devait déjà être là. Il rit doucereusement, laissant la pointe de son sabre gratter le tapis.

Dwayne n'avait pas voulu venir ici, à la base. Ce n'était pas lui le chauffeur de Coleman. Il s'occupait de l'entretien de quelques voitures, lui! Il n'était pas chauffeur. Pourtant, c'était sur lui que l'ordre était tombé. Il avait dû être maudit. Conduire Coleman pouvait s'avérer être tranquille, seulement, rien que la présence de cet homme était dérangeant en soi. Et puis, apparemment, il y avait un truc en rapport avec Smiling Devil. Il ne l'avait jamais croisé, celui-là. Il n'en avait aucune envie. Il aurait pu vivre encore longtemps sans avoir à connaître cette personne. L'air renfrogné du Jikkei lui en disait déjà long. Et puis ils étaient arrivés au chantier. Un pot sombre aux airs d'un mauvais film de vampires. Le truc, c'était que Dwayne était d'un naturel nerveux et donc, il ne regardait jamais les films d'action ou d'horreur.

Il se mordilla le pouce avec nervosité, jetant des coups d'oeil furtifs partout où il pouvait. Son paquet de clopes le démangeait. Il en sortit une, les mains tremblements et le front couvert par une sueur froide et inconfortable. Puis quelque chose se planta dans son cou. Le briquet tomba, la cigarette avec. Une intense chaleur se propageait en lui. Douloureuse, acide, dévastatrice, affamée. Il sortit de la voiture en titubant, des borborygmes s'échappant de sa bouche.


« Gg... Gu... Oole... Gole... »

Ces pas raides le menèrent à quelques mètres du Jikkei avant qu'il ne s'effondre au sol, à genou. Une odeur acide se dégageait de son corps, comme s'il venait de vomir. C'est ce qu'il fit: il gerba. Il gerba ses tripes, une viande cuite et brunâtre, comme si elle avait crâmé. Il continua, vomissant des bouts méconnaissables de son corps. Et avec tout ça, il continuait de parler -ou tenter de parler-. Et les bruits devenaient immondes, moitié d'un éventrage avec vidage d'un porc et d'un homme s'étouffant. Un grand rire éclata depuis le pont. Blake s'y tenait, se tenait le ventre, l'autre main appuyé sur son front, comme s'il tentait de reprendre ses esprits après un fou-rire monumental. Une infecte odeur d'acide gastrique, de vomi, de divers choses et de merde commençait à se faire sentir. Le démon applaudit alors.

« Génial... Génial! »

Il se désinterressa totalement du chauffeur pour se fixer alors sur Matthew. Un large sourire déchira son visage, avant qu'il ne relève une tête découpée. Il observa ce sublime visage, les traits fins et asiatiques, le regard bridé et l'oeil bien noir. Son pouce, index et majeur plongèrent dans l'oeil, arrachant de sa place chaleureuse le globe occulaire. Il le fit éclater dans sa main, léchant alors le liquide qui en coula. Il jeta finalement tout cela au loin.

« Longtemps qu'on ne s'était pas vu, Matthew... » susurra-t-il avec délice.

Il s'appuya sur la rembarde, exposant sans honte sa semi-nudité. Une chemise blanche, déchirée par endroit, des taches de sang. Sublime. Morbide. Il adorait. Il sourit.


« Je t'offre un verre? » siffla-t-il en dévoilant une bouteille de champagne. Il était un adepte de la bonne boisson, tout le monde le savait, of course...

Il n'attendit pas la réponse de Matthew et partit du pont. Si ce dernier voulait remplir sa mission, il devrait le suivre... Il s'installa dans la chambre du capitaine, fort propre. La moquette y était délicieusement moelleuse, comme il les aimait, et le lit ni trop mou, ni trop dur. Juste parfait. Les draps de satin n'étaient pas sans le laisser indifférent... Dans cet amas de luxe, Blake détonnait de son rouge et blanc assez pétant. Il déchira d'un coup sec sa chemise de soie, la laissant trainer au sol tandis qu'il se glissait sous la douche... Une délicieuse vapeur de fleur de pommier se propagea jusque dans la chambre; il n'avait pas fermé la porte de la salle de bain. Et puis... Il y aurait une surprise pour Matthew.
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Matthew Coleman
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 23:09 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Encore une minute. Autant retourner à la voiture, et ce n’était pas plus mal que Blake ne soit pas venu. Les rares fois où Matthew l’avait vu, il ressentait un fort dégoût envers l’homme, et un certain malaise. Qui pouvait savoir ce qui se cachait derrière le bandeau de ce démon au rire si innocent par moments ? La vie du Smiling Devil était pire que n’importe quel film d’horreur, gore à souhait, plein de tripes dégoulinant de partout et des litres de sang. Il faisait toujours son boulot, et on pouvait le compter parmi les bons éléments, mais quant à sa méthode de travail… Elle n’était pas toujours des plus propres. Il ne venait pas. Cela voulait donc dire qu’il était occupé à faire autre chose, peut-être bouffer une victime qui avait malheureusement croisé son chemin. Tout pouvait lui être associé : cannibalisme, nécrophilie…

Plissant les yeux alors qu’il arrivait à la fin de sa cigarette, il la jeta par terre et l’écrasa sous sa semelle. C’est alors qu’il entendit des pas derrière lui, et se retourna, relevant la tête pour voir son chauffeur, Dwayne s’il se rappelait bien de son nom, qui était tombé à genoux, comme s’il était en train d’agoniser. Fronçant les sourcils, le conseiller scanna rapidement s’il avait une blessure quelconque, et remarqua la petite piqûre à son cou. Une odeur dégueulasse, putride, parvint à ses narines, l’écoeurant. Il se crispa, serrant les poings. C’était presque insupportable, comme de la chair brûlée… sauf que c’était de l’intérieur. Et pourtant, Matthew ne pouvait détacher son regard de cette scène, aussi violente et gore soit-elle, comme s’il était fasciné, fasciné de dégoût. Le chauffeur essayait probablement de prononcer son nom, mais qu’est-ce qu’il voulait qu’il fasse franchement ? C’était fini pour lui, game over. Il n’avait pas eu de chance, voilà tout, et le chauffeur attitré de Matt’ devait se frotter les mains lui.

Regardant les tripes de l’autre se déverser de sa bouche, le regardant agoniser d’un air froid. Charmant, vraiment. C’était justement l’accueil auquel il s’attendait. Il entendit le rire clair de Blake résonner dans l’air, ainsi que des applaudissements. Matthew le chercha du regard, le trouvant sur le pont du bateau qu’il avait remarqué précédemment, en train de se bidonner de rire comme si c’était le truc le plus marrant qu’il avait jamais vu de sa vie. Sentiment non partagé. Et pourquoi est-ce qu’il se trimballait avec une tête découpée au fait ? C’était peut-être la nouvelle déco tendance… Lui n’était pas au courant en tout cas. Bref, la tête ne fit pas long feu vu que Blake s’en désintéressa totalement après lui avoir arraché un œil. C’était franchement de mauvais goût.


- Longtemps ? Le plus loin t’es de moi, le mieux je me porte…

A en croire les tâches de sang et la tenue de Blake, ce dernier avait dû s’éclater avec l’équipage du bateau. Le jikkei pouvait facilement deviner le spectacle qui l’attendait, et il jeta un dernier regard à la dépouille méconnaissable de Dwayne, se dirigeant donc vers le bateau, grinçant des dents. N’importe quel autre homme normal serait retourné dans la voiture, l’aurait démarré et se serait barré à des centaines de kilomètres de là, mais la seule chose qui lui importait, c’était faire son boulot, et donner cette foutue enveloppe à Blake faisait partie de son travail justement. Malheureusement. Autant en finir rapidement, même si son instinct lui disait de détaler d’ici le plus rapidement possible. Se retrouver seul avec le démon lui-même ne présageait rien de bon.

Il ne répondit pas à sa question, de toute manière le Freelance avait déjà disparu à l’intérieur, dans une chambre probablement. C’était un assez grand bateau, presque un paquebot même. Rien qu’en voyant ses courbes, le raffinement avec lequel il avait été créé, c’était un truc de riches, luxueux. Il allait falloir envoyer quelqu’un pour nettoyer le massacre, car massacre il y avait eu vu l’odeur de sang qui se répandait dans l’air alors qu’il mit pied sur le pont du navire. Croisière avec aller simple pour l’Enfer ? Probablement… Regardant autour de lui, le conseiller laissa ses doigts se promener sur la rambarde, la tapotant, de nervosité peut-être ? Qui sait ce que ce fou lui avait préparé ? En tout cas, il ne voulait pas voir les restes de son passage, et se dirigea directement vers la chambre du capitaine, là où il avait vu disparaître la chevelure blanche.

Tiens d’ailleurs, en parlant de chevelure blanche, il y avait eu auparavant des rumeurs comme quoi Blake et lui étaient de la même famille. Cheveux blancs, personnalités assez dérangeantes, il n’en fallait pas plus aux gens pour aller raconter des histoires à dormir debout. Autant dire que les rumeurs avaient bien fait de cesser après un petit coup de gueule de la part de Matthew. Les blagues les meilleures étaient les plus courtes après tout, et il n’appréciait pas spécialement le fait d’avoir le même sang de dégénéré coulant dans ses veines.

Il referma la porte de la chambre, coupant ainsi l’accès aux odeurs désagréables provenant d’autres pièces. Un bruit de douche pouvait se faire entendre, et une odeur de pommes se faire sentir. C’était plus agréable en tout cas… Regardant autour de lui rapidement, la seule chose détonnant du luxe de la pièce était la chemise tâchée de sang traînant par terre. Laissant échapper un soupir, Matthew se dirigea vers un fauteuil, s’asseyant dedans en attendant que le Smiling Devil ait fini sa petite douche. Il jeta l’enveloppe sur une table, s’allumant une autre cigarette pour se détendre. Tiens, pourquoi il restait d’ailleurs ? Ah oui, toujours donner les documents en main propre. Qui avait instauré cette foutue règle à la con ?

Le conseiller croisa les jambes, regardant les flûtes à champagne posées sagement sur la table, ainsi qu’une bouteille pour leur tenir compagnie. Qui sait ce qu’il y avait dedans ? Du poison, de la drogue… Ca ne l’étonnerait pas le moins du monde. Matthew ferma alors les yeux, inspirant profondément, tirant une bouffé de sa clope. Qu’est-ce qu’il donnerait pour être autre part qu’ici… Bon, il avait pas fini sa douche l’autre là pour qu’il se barre enfin ?
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Lun 4 Fév - 00:09 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Le bandeau tomba au fond de la douche dans un bruit mouillé. Il offrit alors à son visage découvert la pluie de gouttes chaudes. Il soupira. La porte venait de claquer. Merveilleux. Matthew l'avait suivi. Son sens du travail avant tout? Hmm. C'était quelque chose de dangereux, ça. Mais remarque, au moins avaient-ils ce même point en commun. Malgré la brume de senteur, il put capter à travers la volupte de vapeur odorante une odeur de cigarette. Tss. « Ils » étaient semblables. Bande de cons. Deux cons. Oui. « Ils » se ressemblaient un peu trop selon lui... Il fallait en éliminer un, bien sûr. Mais ce ne serait pas Matthew... Il ne serait pas soulagé. Non. Il ne serait que plus agacé. Il entendait déjà la voix rauque, moqueuse, du Yakuza, résonner à ses oreilles, dans sa tête. Il soupira, agacé, se retint de donner un coup. Il attrapa le savon, le laissant parcourir son corps distraitement tandis que des yeux fermés faisaient face au mur... Inutile d'ouvrir les yeux. Il n'en ressentait pas le besoin. Il n'avait pas besoin de voir... Juste de savoir que Matthew était là, dans la pièce d'à côté, que le champagne était maintenu frais dans un bac de glace. Il sourit.

Quelques minutes plus tard, il ressortait de la salle de bain, vêtu d'un peignoir blanc en tout et pour tout, un bandeau sec, rouge, flamboyant, à nouveau sur le nez. Il lança un petit sourire coquin au Jikkei avant de se glisser dans son dos. Ses mains pétrirent les épaules tendues, se glissèrent jusqu'au torse... L'une d'elle faucha la cigarette et Blake se redressa enfin, tirant une bonne latte de ce bâton de merde. Il se dirigea vers le champagne, remarquant du coin de l'oeil l'enveloppe jetée sur la table. Il sourit. Attrapant les deux flûtes et la bouteille, il se dirigea à nouveau vers Matthew. Pété de champagne. La mousse coula abondamment le long de la bouteille, sur sa main. Il sourit. Peu après, il tendit une flûte de champagne rose à l'homme. Même couleur de cheveux, même dégénérence (?) et même âge. Des jumeaux diaboliques. Il éclata de rire, sans raison, avant de lever son verre.


« Santé... » susurra-t-il d'une voix qui aurait pu être sensuelle et érotique, si l'on ne le connaissait pas.

Il en but une bonne gorgée. Délicieux. Il s'assit sur la table, jambe croisée. Etrangement -oui, trèèès étrangement...- son peignoir tombait plus au niveau du dos, dévoilant un phoenix émeraude en pleine forme et flamboyant toujours autant. Sa langue frotta lentement contre une dent de sagesse. Quelque chose éclata alors dans sa bouche, laissant couler le précieux antidote sans que rien ne laisse paraître la situation. Il finit son verre et se redressa, tout sourire. Il faudrait exactement deux minutes pour que le tout fasse effet. Deux minutes. Puis il s'intéressa enfin à la lettre. Il l'attrapa, déchira lentement d'un coup droit après s'être assuré que rien d'étrange ne s'y trouvait, et en ressortit une feuille de données.


« Je t'écoute, mon très cher Matthew... »

Il se dirigea vers le lit king size et s'y prélassa tel un félin dangereux mais sublime, fascinant de dangerosité. La ceinture avait lâché, tombant négligeamment le long des draps. Il s'en foutait. Il n'était pas connu pour sa pudeur. Et puis... N'y avait-il rien de plus beau qu'un corps mouillé?

« Ca fait un moment que tu n'étais pas venu me voir... »

Il lut rapidement la feuille puis la laissa sur un coin du lit, se redressant sur ses genoux, face à Matthew.

« Tu ne repars pas tout de suite... n'est-ce pas? » Il sourit.

Il se dirigea lentement vers le Jikkei, son peignoir tombant sur ses coudes. Il se glissait le long de la moquette et malgré son bandeau, on devinait un regard... incendiaire, aussi chaud que l'Enfer, son domaine. Ses mains remontèrent le long des jambes, s'appuyant sur les genoux, glissant sur les cuisses.


« Matthew... Tu ne repars pas tout de suite, n'est-ce pas? Ca fait vraiment longtemps qu'on ne s'est pas vu... »

Et brusquement, il envoya le Jikkei sur le lit. Le peignoir rendit l'âme. Il se coulait sur le lit, s'installant près du Jikkei, jouant avec les boutons de sa chemise et détaillant sa mine... Oh, douce jouissance quand tu nous tient! Il ricana chaudement, puis roula sur l'homme, le chevauchant alors sans honte d'exposer sa pleine nudité...

« Je me suis ennuyé ces jours-ci... »

Sa main gauche glissait le long de son torse découvert, y laissant cinq longues trainées rouges. Il était pratique. La chemise était déjà ouverte.

« Ils n'étaient pas drôles... Ils ont craqué trop vite... n'ont pas tenu... Matthew... Je n'aime pas être frustré... »

Sa langue glissa lentement le long du coup. En contre-partie de cette pseudo-douceur, il mordit violemment une épaule avant de laper le sang qui coulait.

« Hein, Matthew... »

Il lui caressa doucereusement la joue. Il avait la trique. Déjà. Il était dur à en craquer, à faire exploser sa bite. C'était chiant, désagréable. Mais il aimait bien. Il aimait bien sentir le rêche pantalon caresser sa verge. Il aimait bien cette fermeture éclair qui griffait doucement sa bite. Il inspira profondément. Il attrapa la main de Matthew, en suça les doigts caleux avant de les glisser lentement le long de son bandeau. Mais il ne lui permit pas de l'agripper. Il sourit avant d'happer à nouveau ces phalanges, les suçant suggestivement.
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Matthew Coleman
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MessagePosté le: Lun 4 Fév - 01:05 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Quelques minutes étaient passées. Une dizaine peut-être ? Il n’en savait rien, ayant gardé les yeux fermés tout ce temps-là. Finalement, le bruit d’eau provenant de la salle de bain s’arrêta, et il entendit Blake bouger, enfiler quelque chose. Un peignoir probablement, sauf s’il avait prit des vêtements de rechange avec lui dans la salle de bain, mais pour quoi faire, lui qui n’avait aucune pudeur à l’égard des autres. C’était vraiment la seule personne qu’il connaissait à se balader à moitié à poil sur le pont d’un bateau après tout, surtout pendant un mois aussi frileux.

Des pas, étouffés par la moquette moelleuse, se dirigeant vers lui. Il ouvrit les yeux et vit un corps vêtu de blanc se mouvoir, pour se placer derrière lui, entamant un rapide massage comme un amant tenterait de détendre son homme après une dure journée de labeur. Mais qui cherchait-on à berner avec une histoire pareille ? Ce geste ne détendit pas le moins du monde le conseiller, qui n’en ressortait que plus tendu en sentant ses mains glisser le long de son torse. Ne prononçant pas un mot, il le laissa prendre sa cigarette, observant juste ses faits et gestes, comme s’il était aux aguets. Etre dans la même pièce que ce taré était moins sûr que de se jeter à mains nues dans une fausse remplie de lions affamés. Et c’était pour dire. Un seul homme qui pouvait en trucider une vingtaine, rien que pour le plaisir. Un seul homme capable de faire trembler une bonne partie des Freelances, et le conseiller qui restait calmement ici, ou n’était-ce qu’un masque ?

Il prit le verre qu’on lui tendit, se crispant et n’ayant aucune envie de boire le liquide plus que suspect. Tout ce qui venait de Smiling Devil était suspect en soi, et le champagne ne dérogeait pas à la règle. Le voyant boire sa propre flûte, il hésita encore un instant, ne laissant rien paraître sur son visage indifférent, et en but une longue gorgée, passant une langue rose sur ses lèvres, ses papilles se délectant de la boisson pétillante. Il n’était pas mauvais, non il était même très bon. Fronçant les sourcils, il crut sentir un arrière-goût, mais l’avait probablement rêvé. Fixant alors Blake, il vit son peignoir glisser d’une manière presque outrageante, mais n’y paya pas attention. A vrai dire, il n’avait jamais songé à passer ne serait-ce que quelques heures, même pas une nuit entière, en compagnie de l’homme.

Bon, il avait eu son enveloppe, avait lu le contenu. En gros, il était temps de se barrer, et c’était pas trop tôt. Le conseiller n’avait rien à lui dire, tout était déjà écrit en noir sur blanc sur les feuilles, non ? Haussant un sourcil, il continua à le regarder, ne détachant pas un instant son regard de sa peau laiteuse, soudainement étrangement attiré par celle-ci. Les sourcils à présent froncés, les yeux plissés et la mâchoire serrée, il comprit en un instant ce qui était en train de lui arriver, avec le peu de lucidité qui lui restait alors que la drogue commençait à se propager à une rapidité affolante dans ses veines, dans son sang, parcourant son corps. Les gouttelettes d’eau sur le corps de Blake glissaient lentement, le captivant, l’appelant à elles et il ferma les yeux, passant rapidement une main sur ses yeux, inspirant profondément. Saleté de Blake. Qu’est-ce qu’il avait foutu dans ce putain de champagne ? Des couleurs dansaient devant ses yeux alors qu’il les rouvrit, et il le vit se mouvoir vers lui, dangereusement, sensuellement.

Il n’entendait pas ses paroles, ou non, elles lui parvenaient, mais complètement déformées, et le conseiller avait l’impression de l’entendre parler dans une autre langue. Foutu drogue. Il avait chaud maintenant, et put deviner facilement un des ingrédients qui avait assaisonné le champagne. Un moment il était calé dans son fauteuil, l’autre, il était dans le lit, à fixer le plafond, légèrement hagard et ne comprenant pas exactement ce qui se passait. Les couleurs et les formes se mélangeaient, un sentiment de liberté, de calme l’envahissait doucement, le berçant vers une béatitude sans fin. Détaché, léger… Relevant la tête, il vit Blake, sentit son poids sur lui, alors que la flamme du désir semblait s’allumer en lui.

Une légère douleur, un chatouillement alors que sa chemise fut ouverte, les ongles du démon au rire innocent s’enfonçant lentement dans sa peau, glissant le long de son torse découvert. Qui n’avait pas été drôle ? L’équipage ? Les mouettes ? Il ne comprenait rien, ne voulait pas comprendre, et laissa un rire lui échapper, riant plus fort encore. C’était étrange, cette sensation, il en voulait plus tiens, beaucoup plus. Une douleur le prit, à l’épaule cette fois-ci, mais il ria de plus belle, ne pouvant se contenir davantage, gardant les yeux fermés, se laissant entraîner dans cette danse infernale avec Smiling Devil, ne pensant même plus à partir de cet endroit clos.


- Non, non… Mon dieu, merde, bordel… C’était quoi au fait ?

Il soupira, semblant se calmer l’espace d’un instant, avant de reprendre de plus belle, éclatant de plus belle, hilare. Tout était drôle, cette situation, Blake était drôle, il était tellement con, et bête… Le monde était une merde, et il était là, dans un lit avec lui, et la soirée ne faisant que commencer, et une odeur de sang encore et toujours. Il pouvait sentir le membre dur du Freelance se frotter contre sa braguette, et lui-même se sentait étriqué dans son pantalon. Un bruit de succion le ramena un peu sur terre, et Matthew le regarda sucer ses doigts, frôler son bandeau, bien tenté de lui arracher mais sauta d’un truc à l’autre, le fixant avec convoitise. Il retira ses doigts et se redressa sur ses coudes, attrapant Blake par le cou pour plaquer ses lèvres contre les siennes, l’embrassant sauvagement, découvrant et dévorant sa bouche avec envie, le faisant saigner par ce contact brutal.


- J’ai envie de baiser, c’est normal ?

Et il l’embrassa de nouveau, furieusement, rigolant comme un dingue intérieurement alors qu’il glissait des doigts mouillés dans la chevelure blanche, l’attirant à lui, laissant son autre main pétrir la chair qu’elle trouvait sur son passage, agrippant le sexe de Blake sans aucune douceur pour le masturber rapidement. Se décollant de ses lèvres rougies par le sang, il sourit comme un maniaque. C’était bon de se laisser aller comme ça, de se sentir… quoi ? Vivant ? Oui, ça devait être ça, être plein de vie, et partout, même au niveau de son entrejambe. Il avait envie de saigner le Freelance, de le prendre, de l’étrangler, toutes ces choses à la fois.
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Lun 4 Fév - 23:41 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Il y avait quelque chose de chaud... Quelque chose qui commençait à lui remuer l'estomac, les tripes, dans tous les sens. Ca le mangeait lentement, le dégustait en commençant par la nuque, le creux des reins. Comme des picotements. Ouais. Ou quelque chose du genre. Il y avait comme de l'électricité au bougt de ses doigts. Dès qu'il parcourait la peau nue de Matthew de ses mains, un courant délicieux le secouait. Une prise électrique. Un large sourire lui étira les lèvres.
Le long frisson le secoua brutalement, lui arrachant une expiration brusque. Le gland était écarlate; sa bite pulsait douloureusement contre le pantalon du Jikkei. Il ricana, se passant distraitement la main sur le torse. Il pouvait sentir la chaleur irradier du corps du Jikkei, le chauffant agréablement. Il avait un volcan entre les jambes. Sans mauvais jeu de mots. Malgré l'antidote, les effets du champignon le taraudaient encore un peu. Il commençait...à se sentir...comme sur un bateau, balloté en tous sens par des sensations qui le prenait depuis le nombril.

Il sentait Matthew se troubler sous lui, comme pris par surprise par les drogues. Il riait, fort, de plus en plus fort. Et Blake, amusé par le comportement totalement hors personnage. Les paupières closes l'empêchaient de voir les reflets troublant son regard. Mais pas grave; ils étaient quittes. Il commença à bouger, à se frotter alors contre lui. Une bosse dure venait rencontrer son érection, ne lui laissant aucun doute - si doute il y avait - quant à l'état d'excitation de...son partenaire.


« Non, non… Mon dieu, merde, bordel… C’était quoi au fait ? »

Il ricana et mordilla les lèvres du Jikkei. Une tension courut le long du corps lorsqu'il fit frôler son bandeau de ses doigts. Hmm... Il avait envie de le lui arracher, hein? Ce n'était pas nouveau, beaucoup de gens en avaient eu envie. C'était comme le fantasme insaisissable. La jouissance ultime et l'aboutissement de quelque chose qu'il savait n'être possible que pour une personne... Et ça l'agaçait. Fortement. Parce que cette personne, ce n'était pas qu'il l'aimait, ou même l'apréciait. Au contraire justement, cette personne, il la haïssait. Mais rapidement, il oublia cette personne. Rapidement. Matthew l'embrassait furieusement. Il haleta bruyamment et se plaqua contre le Jikkei. Son corps s'emboîta dans le sien, tout bonnement. Les courbes se suivaient, les muscles se casaient les uns dans les autres.


« Nnhhh... Haan... »

Il sentait sa bouche se faire baiser. Tout simplement. Le sang les accompagnait, et ce n'en était que plus délicieux. Il gronda, poussa contre Matthew, poussa jusqu'à emboîter leurs corps en une masse de bras et de jambes. Leurs dents s'entre-choquaient.

« J'ai envie de baiser, c'est normal? »

Il cligna des yeux plusieurs fois, observant le visage rougi du conseiller, totalement hors de son image. C'en était fini de lui. Blake allait adorer lui rappeler ces instants de délices... Il sentait bien qu'il allait être content. Il ricana, bruyamment, hoquetant même de temps en temps.


« Oh oui... Oui... »

Et à peine la réponse dite que leurs lèvres s'écrasaient avec violence l'unes contre l'autres. Délicieux. Des doigts sinueux, curieux, se glissaient dans ses cheveux et il gronda, écrasa son érection contre la sienne. Ouf. Délicieux. Génial. Vraiment. L'autre main massait ses cuisses, ses hanches, une fesse... La poigne était forte. Il se tendait dès qu'il enfermait ses doigts sur lui, faisant à coup sûr rougir sa peau. Puis soudain, ce fut étroit...très...étroit...

« Haa ! Ah !! »

Il gronda, les yeux exorbités, et lui mordit avec violence l'épaule, son corps se contractant toujours plus. Il croisa son sourire, grogna une nouvelle fois.

« Crr... Con... Connard ! Ah !! »

Il se cambra brutalement avant de repousser brutalement Matthew, l'écrasant contre le lit. Il avait le souffle erratique, les joues explosives. Ses lèvres étaient massacrées; mais celles de Matthew aussi. Il sourit. Chacal.

« Tu es bien... rapide... »

Il soufflait; souffrait. Sa trique était dure, très dure. Elle allait craquer. IL allait craquer ! Le Freelance commença à geindre, défaisant rapidement les vêtements avec une fureur aucunement contenue. La chemise vola, la veste aussi bien sûr. Mais la cravate était encore là. C'était sexe... Il aimait que Matthew garde ce pantalon, quelque part...c'était sympa, tout simplement. Pas longtemps. Il l'envoya ballader ailleurs à son tour. La sensation de cette bite contre la sienne fut le déclencheur d'un premier frisson orgasmique. Il se cambra, tendu, frissonnant. Son sperme mouillait leurs membres tendus. Il se reposa juste le temps de quelques secondes, histoire de reprendre son souffle. Il devait avoir forcé sur l'aphrodisiaque. Tant mieux.

« J'ai faim... »

Il ricana chaudement, sa main droite triturant un téton qu'il s'amusait à tirailler de plus en plus. Sa bouche se rua sur le sexe dur, léchant ce foutre avant de commencer à profiter de ce membre dur. Ses dents cognèrent légèrement, au début, contre le gland. Puis il l'aspira, l'avala en lui. Il suçait. Vraiment. Sa langue venait frotter contre la tête du gland, ses dents caressaient longuement ce sexe. Mais l'instant d'après, il délaissa cette trique bandante pour venir se pendre au cou du Jikkei.

« Tu survis? » ricana-t-il avec ironie.

Nouveau coup de langue. Il se dégagea brusquement de leur étreinte étroite et se déplaça jusqu'à la table, frissonnant de cette perte de chaleur. Il s'assit du bout des fesses sur la table, une jambe tendue, les orteils touchant tout juste le sol, et l'autre pliée sur la table. Il mouilla abondamment ses doigts avant de commencer à pomper sa queue, s'arrachant quelques mots incompréhensibles. Il se pencha légèrement en arrière, dévoilant son magnifique fessier...et trou.


« Je dois m'en occuper tout seul? »
couina-t-il faussement avant de sourire.
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Matthew Coleman
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MessagePosté le: Mar 5 Fév - 01:33 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Il planait. C’était une description toute simple de ce qu’il ressentait en ce moment même, tenant en deux mots. Planer, flotter, sentir quitter son corps sans pour autant arrêter de ressentir les émotions fortes, les besoins, les touchers, l’appel à la chair. Cette soirée, il allait s’en rappeler, et pendant encore longtemps. Pas comme si Blake n’allait pas le tarauder à propos de ça plus tard, en ricanant, d’une voix doucereuse, moqueuse à son oreille. Ce taré serait même capable d’en garder des preuves, de planquer une caméra, de filmer le tout et de s’amuser à regarder tout ça plus tard, en se marrant comme Matthew le faisait ce moment, mais à cœur joie, hilare à s’en rouler sur le sol.

Et comment avait-il fait pour ne pas se rendre compte de la sensualité de Blake, de son corps si désirable, de ses courbes fines et musclées, de la pâleur de sa peau sur laquelle il pouvait imaginer le contraste affolant que le sang devait avoir dessus, captivant, hypnotisant tous les regards ? La folie du Freelance au bandeau devait être contagieuse, ou bien était-ce les champignons qui révélait l’instinct de tueur du conseiller, cette envie d’égorger soudaine ? Ce n’était même pas une facette de lui qu’il connaissait. Juste un truc artificiel qui le prenait, comme ça, sur le coup, dans cette situation étrange, situation qu’il n’avait jamais imaginé ne serait-ce qu’en rêve… ou peut-être cauchemar. Blake n’avait jamais fait partie de ses fantasmes les plus fous. Il était trop dérangé, même pour lui, et le voilà, dans un lit, avec le même Blake le chevauchant, complètement nu si ce n’était pour le bandeau rouge sang qui ne cachait qu’une infime partie de son corps sublime, ses yeux. Mais quels yeux y avait-il derrière ? Un truc plus beau peut-être, plus magnifique, jalousement gardé ?

Il grogna dans leur baiser, explorant sa bouche sans pitié, mordant le muscle flexible qui s’introduisait par moment dans la sienne, ne laissant rien qu’un goût métallique, agréable, qui créait une dépendance sans borne. Reprenant son souffle, haletant, il donna un grand coup de langue sur la joue de l’homme, même âge, même sexe, même couleur de cheveux. Dieu qu’il pouvait être excitant, et qu’est-ce qu’il était paradoxal de parler de dieu alors qu’il se fricoter avec grand plaisir au diable en personne. C’était bon, trop même.


- Vraiment ? Tu me fais un putain d’effet là…

Et ils s’embrassaient encore, mélangeant leurs salives, leurs sangs, leurs désirs affolés, les compteurs virant au rouge. Le conseiller joua avec le gland rougie, s’aidant de son pouce, caressant la fente se trouvant à l’extrémité, léchant ses lèvres tâchées de sang, ainsi que celles de Blake. Une étreinte presque passionnée, presque car ce n’était rien de plus qu’un rapport animalier de forces, à celui qui craquerait le plus vite, ou ferait craquer l’autre pour le mener par le bout du nez, le ridiculiser plus tard. Gagnant et perdant ? Tous deux y gagnaient pour le moment.

Sa main bougeait rapidement, ne laissant au Freelance pas un seul moment de répit, ses gestes étaient précipités mais pas maladroits, précis. Et sa poigne se desserra, relâchant le membre chaud et pulsant alors qu’il se faisait repousser dans le lit, la respiration erratique, le pouls rapide et affolé.


- C’est parce que tu es… irrésistible.

Un sourire de maniaque de nouveau, les formes et couleurs se faisaient plus distinctes à présent. Il s’habituait aux quelques hallucinations qu’il apercevait, mais concentrait tout son esprit sur Blake. Blake et sa peau pâle, ses cheveux blancs, ses lèvres rouges comme le sang, sa virilité dressée dans toute sa splendeur, sans aucune pudeur. Il l’aida à se déshabiller, avec précipitation, la chaleur l’étouffait, son membre douloureux à présent, désireux d’être libéré, ce qui ne tarda pas. A chacun sa petite pièce de toile, une cravate et un bandeau, accessoires représentatifs des deux hommes ? Se frottant allégrement l’un contre l’autre, il frémit en le voyant jouir une première fois. Qui donc était rapide à présent ? Mais rien que de voir le Smiling Devil atteindre l’orgasme aurait presque était suffisant pour le faire appuyer sur le bouton qui le ferait venir. Et il se retint. Ce n’était pas pour tout de suite, il lui fallait être un minimum patient. C’était fou comme l’esprit du jikkei était clair sur ce sujet-là, sur le moment précis où il se laisserait goûter à la douce saveur d’un plaisir décuplé.


- Faim ? Moi aussi. Affamé même...

Il ria de nouveau, rire coupé par un gémissement alors qu’il laissa sa tête s’enfoncer dans les coussins, fermant les yeux. Un râle de plaisir alors que son corps s’électrifiait, le picotait par certains endroits en sentant cette caverne chaude et humide l’entourer alors qu’une main glissa dans les cheveux blancs, aux reflets bleus parfois. C’était grisant. Matthew aurait aimé que cela dure plus longtemps, bien plus, mais tout avait une fin, et ce détachement, cet abandon lui laissait un goût amer. Le chauffer de cette façon, et le délaisser. C’était tout bonnement impardonnable.

- Survivre ou se laisser crever, même combat.

Aucune cohérence et logique dans ses paroles, et c’était bien normal. Il se redressa une nouvelle fois, suivant Blake du regard, un air carnassier sur le visage, une lueur de folie au fond des yeux. Le spectacle était tout simplement trop, et il bondit hors du lit, se jetant sur le démon au visage si angélique, le plaquant contre la table en frottant sa virilité dressée contre la raie des fesses de l’homme. Non, il n’allait certainement pas le laisser s’occuper de cela tout seul. Le jikkei glissa sa langue le long du torse de Blake, happant au passage une de ses billes de chair, mordant dedans cruellement, le malmenant, pinçant le second avec ses doigts, tirant dessus. Il n’allait pas tenir longtemps, Blake avait été trop provocant, avait tout manigancé pour qu’il perde son calme, son esprit rationnel.

Le baiser comme un animal était une perspective alléchante, sur la table, dans cette position. Pas comme s’ils n’auraient pas le temps de faire plus après, vu l’état d’excitation dans lequel était Matthew. C’était quoi cette dose d’aphrodisiaques ? C’était assez fort pour un éléphant, mais le bon côté était que les effets duraient plus longtemps, bien plus…

Il délaissa les tétons malmenés, écartant les jambes de Blake, enregistrant son tatouage de rose sur l’intérieur d’une de ses cuisses quelque part dans sa tête, passant sa langue dessus, sensuellement, amoureusement, avant de dévier vers son membre d’ores et déjà gonflé, malgré son précédent orgasme. Il le lécha de long en large, le goûtant pour la première fois, caressant avec douceur mais fermeté ses cuisses, les griffant. Mais le conseiller se délaissa rapidement de ce jeu. Il lui en fallait plus, et tout de suite, immédiatement, ou il allait finir par exploser. Relevant les jambes de Blake, il le prit d’un coup sec, le pénétrant sans aucune préparation, n’ayant pas la volonté et la patience de faire cela, et Smiling Devil devait bien être capable de supporter une douleur si légère après tout. C’était étroit, chaud, et bien mieux que sa bouche. Le conseiller s’était plongé jusqu’à la garde, et resta immobile un instant, savourant la manière dont l’intimité de Blake l’entourer.
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Dim 4 Mai - 18:17 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

L'esprit embrouillé? Peut-être pas à ce point-là... Il rit à gorge déployée lorsque Matthew se rua sur lui, comme un homme assoiffé sur une fontaine. Il grogna en sentant le gland humide taquiner son anus, lui arracher des loopings dans l'estomac. Ses tétons étaient en feu, brûlés par une langue taquine, des dents cruelles et des lèvres voraces. Le Freelance gronda, attrapant le Jikkei par les cheveux pour le serrer contre son torse. Chaque mouvement était comme un électrochoc, lui secouant le corps. Son dos se soulevait, ne touchait plus la table avant de la rencontrer avec violence sous un nouveau coup de dent, de langue.
Blake pouvait sentir ce phallus qui le caressait, humide et prêt à exploser. Il se cambra, offrant son torse marqué à un homme affamé.

Le coup de langue lui arracha un grognement. La chair de poule couvrait sa peau, le faisait plus encore frissonner. Cette langue qui le dégustait, il eut envie de l'arracher pour la passer avec plus de passion sur sa bite en feu. Son sexe pulsait, couvert des fluides de son précédent orgasme. Il riait en se passant les mains sur le visage, emporté par l'élan de l'homme.
Puis ses jambes furent relevées. Il sourit, maniaque, en observant le conseiller se montrer soudainement bien moins patient. Il craquait? Arrivait-il à saturation? Il cria à la pénétration, montrant des dents à son supérieur. Il savourait, hein? Il allait lui faire perdre la tête... Il commença à sourire, à gronder, en se cambrant, serrant les fesses.


- Déjà fatigué? susurra-t-il doucement, moqueur.

Les mouvements le faisaient hurler de plaisir. Il se tordait sur la table, se masturbant avec fougue. Matthew était déchaîné. L'aphrodisiaque avait fait encore plus d'effet que ce qu'il pensait. Il pouvait le mordre, le griffer, déguster son sang et le mélanger au sien, cela ne semblait que faire plus d'effet au Jikkei... Il s'arqua brutalement, les reins en feu et le corps en berne.

-Hm... Hnn !! Tu... Haa-Aaahh !

Il repoussa brusquement Matthew, l'emportant jusqu'au lit. Il ouvrit rapidement un tiroir, sortant trois objets dont il cachait la nature, souriant avec amusement et sadisme...

- J'espère que tu aimes jouer...

Blake glissa l'anneau autour du pénis gonflé et dur, le serrant sans pitié avant de glisser autour du gland un second anneau muni de picots en silicone. Il s'empala dessus en gémissant, tremblant en sentant les jouets érotiques le caresser de l'intérieur. Il gémissait, se redressant lentement pour s'empaler à nouveau. Le frottement des picots était un supplice qui lui soutirait des gémissements brisés. Mais il se redressa à nouveau, tournant le dos à Matthew avant de s'empaler à nouveau. Il plia les jambes de l'homme, s'appuyant sur ses genoux en grognant longuement...et attrapa le petit vibro-masseur en silicone. Il ricana, le prenant en bouche, le lubrifiant de sa salive avant d'écarter légèrement les jambes du Jikkei pour introduire l'objet dans son anus. Attrapant la télécommande, il commença à faire monter le niveau, petit à petit. Et plus le niveau montait, plus le Jikkei semblait se montrer bien plus passionné.

Il hurla, hurla en griffant les genoux de l'homme, cambrant à s'en briser les reins tandis que les coups de butoir enflammaient son corps. Il pouvait sentir le phallus épais sortir de lui avant de replonger. Il pouvait sentir les mouvements rendus fluides par son sang et les fluides intestinaux, lui arrachant un hoquet de plaisir à chaque fois que son partenaire butait sur sa prostate.

- Nom d... Nom de D-DIE-AAaahh !!

Il se pencha en avant, tournant la tête vers l'homme pour l'observer avec un sourire mutin. Cambrant ses fesses, il écarta les deux chairs fermes pour dévoiler un anneau de muscle tendu avalant un sexe gorgé de sang. Il s'enfonçait en lui, lui faisait du bien... Blake grogna, claquant la langue avant de se coucher sur Matthew, écartant largement les jambes et clouant ses talons au matelas pour soulever son bassin, laissant tout le loisir au conseiller de le faire hurler de plaisir.

Une fine pellicule de sueur le couvrait, rendant sa peau scintillante. Comme si la chambre était dotée d'une intelligence propre à elle-même, la lumière se tamisa, rendant leurs ébats plus...bluffant encore. Malgré son antidote, la dose d'hallucinogène qu'il avait mis dans la bouteille était apparemment trop forte. Il voyait malgré tout quelques gouttes de diamant couler du plafond, frôlant son corps. Son ventre se contractait sous une perle scintillante, lui arrachant un râle rauque...
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Matthew Coleman
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MessagePosté le: Mer 14 Mai - 14:32 (2008)    Sujet du message: Au goût du jour... Répondre en citant

Matthew pouvait se sentir se noyer dans le plaisir provoqué par le Freelance. Ses bas instincts et ses pulsions meurtrières avaient été éveillés en lui, et la drogue lui faisait perdre tout semblant de rationalité. La froideur qu’il avait habituellement s’était envolée, évaporée sous la chaleur du corps en dessous de lui. Il avait perdu toute contenance, et ce masque qu’il portait sur son visage, ainsi que sur son cœur, était tombé.

Un frisson lui parcourut l’échine, et il commença à se mouvoir en lui, doucement au début, non pas par compassion, mais plutôt pour savourer l’instant présent. A vrai dire, il ne s’était jamais imaginé avec Blake, n’avait jamais fantasmé sur lui, et en temps normal, n’aurait jamais rien eu à faire avec lui excepté travailler. Mais quand il aurait retrouvé ses esprits, il n’allais pas pardonner aussi facilement à l’argenté de l’avoir manipulé de la sorte. Un sourire moqueur apparut sur ses lèvres, et ses mains se posèrent sur les hanches fines de l’homme, l’immobilisant.

- Pas plus que toi.

Léger moment de cohérence, ou bien s’était-il d’ores et déjà habitué aux effets de drogue ? Il était difficile de savoir, mais tout ce qui était sûr était le fait qu’il avait entamé des coups de butoir plus profonds et violent, écartant les chairs étroites cruellement, dans un râle étouffé de plaisir. Il écouta les cris presque sauvages que poussait Blake sous lui, et continuer à pilonner son intimité. Ses gestes étaient brusques, désordonnés, mais semblaient satisfaire le Freelance. Un grognement de plaisir s’échappa de sa bouche. Douleur et plaisir devenaient la même chose pour lui. Son pouls s’était accéléré, son cœur menaçant de sortir de sa poitrine.

Un sentiment de frustration le prit quand Smiling Devil le repoussa, et il se retint de justesse de lui tordre le cou afin de continuer son activité précédente. Qu’il soit mort ou vivant n’y changeait rien, il voulait simplement assouvir son appel à la chair.

- Pas vraiment…

Néanmoins, il se laissa être guidé jusqu’au lit, s’y installant. Il pouvait sentir l’odeur du sang, qui lui provenait d’une autre partie du bateau probablement. Avec les montagnes de cadavre qu’il y avait, et le goût particulier que Blake avait pour les effusions de sang, cela n’avait rien d’étonnant. Cependant, celle-ci ne fit que l’exciter davantage, lui qui avait toujours baigné dans ce monde.

Ses sourcils se froncèrent en voyant l’autre homme attraper quelque chose dans le tiroir, et il gronda doucement en sentant un anneau l’enserrer à la base. L’attirail qu’avait Blake avait le don pour le déplaire, mais il n’eut pas le temps de les retirer que déjà ce dernier s’était à nouveau empaler sur lui, lui arrachant un gémissement de plaisir. Rejetant la tête en arrière, il le laissa alors se mouvoir de lui-même sur son membre dressé et pulsant. On pouvait dire que Blake avait des goûts étranges pour le sexe, et à première vue ne semblait pas vraiment être un masochiste. Comme quoi…

Faisant à présent face au dos de Blake, il put voir le grand tatouage qui ornait son dos. Il ne comprit pas immédiatement ce qu’il se passait, et émit un long grognement digne du gardien des enfers en sentant un petit objet s’insérer en lui. Le conseiller n’était pas friand des sex toys, surtout si c’était sur sa propre personne qu’on les utilisait. L’effet produit n’était pas désagréable en somme, et il laissa donc faire le Freelance sur ses genoux, se contentant de donner des coups de rein en lui, de plus en plus rapides. L’accélération du vibromasseur en lui ne fit que le déchaîner davantage, et c’était sans pitié aucune qu’il s’enfonçait durement en Blake. Il pouvait sentir du sang couler le long de son membre, son odeur lui parvenir avec plus de force encore.

- Pu… tain !

Traitait-il Blake de prostitué, ou jurait-il simplement dans sa barbe ? Le Freelance était à présent allongé sur lui, et ses mains allèrent retrouver de nouveau ses hanches, la position lui permettant de toucher avec plus d’aisance la prostate du subordonné. Il voulait venir, mais l’anneau autour de son membre lui empêchait une quelconque jouissance. Frustré au plus haut point, il rejeta Blake, le laissant de côté et retira les jouets, avant de plonger de nouveau en lui, le prenant par derrière. Ils auraient très bien pu passer pour des animaux déchaînés, seulement avec des visages humains.

Reprenant un rythme rapide et aussi saccadé que sa respiration, il mordit violemment dans l’épaule de l’homme, avant de finir par se déverser en lui, un cri de plaisir sortant du fond de sa gorge. Essoufflé, il se retira de lui, et retomba sur le matelas moelleux, une pellicule de sueur présente sur son corps brûlant. Il ne savait pas si Blake était venu ou non, et s’en fichait bien maintenant qu’il avait assouvi son propre plaisir. Après tout, Matthew n’était pas connu pour sa générosité.

Se passant une main sur les cheveux, les hallucinogènes continuaient à circuler dans ses veines, mais étaient moins présents. Le contour des objets se faisait plus précis, et il se leva rapidement, vacillant légèrement, avant d’aller s’enfermer dans la salle de bain.

De la chambre, il était possible d’entendre le vacarme qu’il faisait, renversant tous les objets alors que ses mains fébriles cherchaient un quelconque truc pour remédier à son problème. Il finit par se couper avec un rasoir, la douleur le ramenant fugacement à la réalité. Voyant que cela ne servait à rien, il alluma le jet d’eau de la douche, la prenant glacée. La sensation embrumée qu’il avait semblait se dissiper, et une seule envie lui restait : celle d’égorger Blake. Refoulant cette envie, il décida simplement de partir le plus rapidement possible. Il ne savait d’ailleurs pas quelle heure il était, ni même où il se trouvait encore. Chez Smiling Devil ? Dans un hôtel ? Pressant son front contre un de murs de la cabine, il lâcha un soupir.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:08 (2018)    Sujet du message: Au goût du jour...

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