Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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Loft de Sora Sansei

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum -> ~¤~ La ville du Massaichuu ~¤~ -> Appartement
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Sam 8 Déc - 16:05 (2007)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

>> La Mer Traîtresse face au Ciel Trompeur (Ruelle Asaguroi, Ville du Katou)

En général, dans les immeubles, les Lofts sont au dernier étage car ils s'étendent sur les deux derniers niveaux. Mais celui du plus réputé médecin de l'hôpital de Kyouri ne suivait pas cette logique. Il était situé au rez-de-chaussée et le deuxième niveau correspondait à une cave aménagée. On entrait directement dans une pièce assez spacieuse qui servait de Salon et de Salle à Manger avec des canapés, une télévision, une bibliothèque (en grande partie scientifique et médicale) et une grande table pour les réceptions. Sur la droite de l'entrée, l'une discrète qui semblait être une porte de placard, l'autre menant à une cuisine totalement aménagée de manière moderne. Face à l'entrée, on pouvait voir deux autres portes, l'une en retrait menant vers la chambre d'amis à laquelle était ajouté un cabinet de toilette, l'autre, plus centrale ouvrait sur la chambre du maître des lieux. Une petite salle de bains avec tout le confort possible et imaginable (baignoire jacuzzi, par exemple) jouxtait la chambre.
Revenons dans la salle principale, cette porte faisant penser à un placard et, en général, fermée à clé. Elle ouvrait sur un petit escalier de bois qui descendait vers les sous-sols. C'est là que le médecin, à peine arrivé chez lui chargé du corps inconscient de son frère, se dirigea directement. Il dévala donc précautionneusement les quelques marches et aboutit dans une pièce assez spacieuse au plafond bas au milieu de laquelle trônait un grand lit double à baldaquin dont la tête de lit était constituée de barreaux en métal. Ignorant tout cela, il s'avança vers une petite pièce qui n'était autre qu'une salle de bains. Sans vraiment réfléchir, il posa le corps sur le dallage froid et arracha sans aucun scrupules les vêtements de son frère pour mettre la blessure à nue. Il se releva et se défit des habits superflus qu'il portait avant de se laver les mains avec beaucoup de professionnalisme, allant jusqu'aux coudes. Il entreprit ensuite de désinfecter et refermer la plaie à l'aide de matériel médical qu'il avait à disposition dans ce lieu. Une fois la blessure propre et recousue, il retira ce qu'il restait d'habits sur ce corps si beau et si doux et il alla le déposer avec beaucoup d'attentions sur le milieu du lit. Aussitôt, il referma des bracelets de fer sur les poignets du jeune homme. Ceux-ci étaient reliés par un chaîne qui passait entre les barreaux du lit. Il se dit qu'il attacherait les pieds plus tard et déposa délicatement les draps et la couverture sur le corps tant convoité.

Il quitta alors la pièce pour s'enfermer dans la salle de bains, jeter les vêtements souillés de sang et se laver intégralement. Sortant le l'eau, il s'emmitoufla dans un peignoir rouge sombre orné de symboles asiatiques d'un blanc pur. Il termina de ranger le tout en mettant tous les objets "dangereux" hors de portée et dans des armoires fermant à clé et impossibles à fracturer. C'est donc presque une demi heure après que l'homme retourna dans la chambre où son frère était censé être inconscient. Il n'avait plus qu'une idée en tête: explorer et faire sien le corps de Kaito.
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MessagePosté le: Sam 8 Déc - 16:05 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 13:36 (2007)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Ses sens étaient brouillés et il ne vit pas venir le coup, une douleur au niveau du poignet le fit lâcher son arme, quelle erreur, mais il n'eut pas le temps d'attraper le deuxième poignard glissé dans son dos qu'il se crispa en sentant des doigts dans la blessure toute fraîche. Kaito serra les dents, la douleur était intenable. Incapable de bouger, paralysé par la souffrance et la voix implacable de son aîné, il frissonna. Comment pouvait-il encore l'appeler 'petit-frère', après ce qui lui avait fait endurer ? Et maintenant, que comptait-il faire ? L'achever ? Non... Sora n'était pas aussi prévisible ...il était bien trop calculateur. Malgré tout, Kaito avait appris à se méfier de lui et à le connaître, et il en était venu à le redouter. Ses pensées avaient dérivées et il ne vit pas venir l'infime geste si adroit qui lui soutira un râle étranglé avant que, devant le supplice trop lourd pour lui, son corps ne s'éteigne. Les dernières forces qui le tenaient debout abandonnèrent ses muscles tendus de nervosité, et ses yeux s'écarquillèrent en réalisant qu'il était à sa merci. La dernière vision du tueur à gage vu celle du visage de son frère en contre-plongée, il avait l'air si grand qu'il ne voyait que lui, et ses iris sombres où brillait une lueur indéfinissable.

Trou Noir.

Les heures qui suivirent n'étaient plus que sensations furtives.
L'air frais de la nuit, je le reconnaît. Le lointain claquement de pas sur les pavés, aussi. Tiens, une agréable chaleur tout à coup. Comme quand j'allais encore au collège et que je rentrais à la maison les soirs d'hiver. L'apaisement d'un foyer. Vide. Glacial.
La sensation est glaciale. Une douleur au ventre. Je l'ai déjà connue, mais où ? Je crois que j'ai poussé un grognement, ma tête s'est détournée. Je n'aime pas qu'on me soigne, je peut le faire moi-même, tout seul.
Ce n'est rien grand-frère, je suis juste tombé dans la cour. Non, il n'y à personne qui m'embête à l'école. Personne. Je peut me débrouiller. Tout seul.
Je suis désolé maman, je ferais attention la prochaine fois. Oui. Je suivrais l'exemple de Sora. Sora.
Grand-frère, tu peut m'aider pour mes devoirs ?
Je ne le ferais plus.
Oui.
Je ferais de mon mieux. Je sait qu'il est parfait. Que je ne serais pas à la hauteur.
Toi.
Regarde-moi.
Aide moi.
Pourquoi reste-tu là à observer ? Froid. Grand. Immobile.
Leurs regards sont tous posés sur Toi.
Tu n'as rien fait.
Je te déteste. Le mot est trop faible.
Je te hais.

Kaito ouvrit les paupières dans un sursaut. Ce n'étaient que les bribes d'un rêve. Le passé. Leur passé. Un frisson glacé le parcourut. Il était couvert de sueur, la fièvre ajoutée aux évènements récents. le jeune homme secoua doucement le visage, ses cheveux bleus collaient légèrement à son front et sa mâchoire moites. Ce qu'il s'était passé ne devait être qu'un de ses cauchemars, il avait du faire une crise, comme d'habitude. Il croyait alors voir ses parents revenir d'entre les morts, mais le pire était quand son aîné lui apparaissait, couvert de sang. Le sang qu'il avait versé. Mais pourquoi son image lui revenait-elle avec une telle insistance ? Il était pourtant certain d'en avoir fini avec lui cette soirée-là. Et comme à chaque fois après ses attaques, il avait beaucoup de mal à reprendre ses esprits; Kaito s'était déjà plusieurs fois retrouvé dans des endroits inconnus suite à ses problèmes mentaux, ce n'était pas une nouveauté et il avait appris à se calmer quand de telles situations se présentaient à lui.

Tâchant de reprendre un souffle moins saccadé, le tueur ouvrit complètement les yeux. Mais où diable se trouvait-il ? Il n'avait pas le souvenir d'une telle pièce. L'esprit encore embrumé, il détailla les meubles longuement. Allongé sur un lit de très bonne facture. Pas de fenêtres, aucune lumière naturelle ne filtrait ici. Une cave ? Personne à l'horizon, aucun détail qui pourrait lui rafraîchir la mémoire ou lui donner une quelconque indication. Une légère douleur à l'abdomen, mais très atténuée. Il releva le torse pour vérifier l'état de sa plaie mais quelque chose le retint dans son ascension. Le choc du métal contre le métal. Il tenta encore quelques mouvements pour se redresser et parvint à s'adosser à la tête de lit, non sans comprendre que ses poignets y avaient été rattachés par une chaîne. Le frôlement extrèmement doux du tissu contre la peau de son ventre et de ses cuisses lui indiqua qu'il était désormais nu sous les draps. Impossible de s'enfuir et entièrement désarmé. La tension commençait à naître en lui alors que ses yeux étaient désespérément à la recherche d'indices. Il n'allait pas moisir ici. Et qu'est-ce qui était passé par la tête de son agresseur ? Que comptait-il faire exactement maintenant et où était-il ?

Un mouvement sur sa droite le fit détourner la tête vivement alors qu'il avait instinctivement ramené ses genoux contre lui, vaine tentative pour reprendre contenance dans l'état pathétique où il se trouvait. Il fusilla du regard l'homme qui s'était avancé dans la pièce, vu d'en bas il avait l'air si grand que sa fureur redoubla alors qu'il susurrait de sa voix grave et rauque.

-Sale chien...

Ses bras avaient beau tirer sur leurs liens, ravivé à la vue de son kidnappeur, ils arrivaient tout juste à soutirer des tintements froids dans la chambre au silence pesant, un glas qui n'eut pas pour effet de calmer Kaito dont le visage, si froid à l'ordinaire, semblait exprimer la haine alors que seuls les sourcils s'étaient légèrement froncés.

-Où m'as-tu traîné ? Tu va me détacher immédiatement et me rendre mes vêtements connard.

La politesse n'était pas son fort, Kaito avait terminé son éducation dans les rues de la basse-ville, il ne fallait pas lui en vouloir pour son vocabulaire grossier et déplaisant. Le jeune tueur voulu donner des coups de pied, s'évertuant à sortir du lit par tous les moyens, mais ses gestes désarticulés eurent pour seul résultat de faire voler les draps autour d'eux, et son corps ne fut qu'un peu plus exposé à la vue de celui qu'il désirait tuer plus que tout.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Dim 16 Déc - 22:52 (2007)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Alors qu'il sortait de la douche, pensant pouvoir faire tranquillement la découverte du corps inconscient de son frère, Sora se fit insulter à la seconde où il arrive dans la pièce qui servirait désormais de chambre au tueur. Celui-ci, replié sur lui même, tentait de se débattre d'entre ses liens tout en criant sur son aîné. Le chirurgien prononça doucement le nom de son petit frère mais celui-ci était dans une telle rage que le ton calme du médecin ne le touchait pas. Sora vint alors s'asseoir aux côtés du jeune homme dont la nudité était peu à peu révélée par ses mouvements brusques et quand un coup de pied prit la direction de son visage, il se saisit sans sourciller de la cheville et la plaqua fermement sur le matelas, maintenant la jambe de son frère tendue par dessus les draps. Le regard calme de Sora ne s'était pas détaché du visage de son frère. Il tentait de le calmer en lui parlant comme à un enfant turbulent, avec une douceur exacerbante.

"Kaito, calmes-toi... Arrête de crier, Kaito… Tu vas rouvrir ta blessure... Cesses de t'agiter ainsi, petit frère…"

Mais cela ne faisait pas vraiment d'effet. Sous sa poigne, il sentait bien que le jeune homme tentait de reprendre le contrôle de sa jambe. Il essayait même de lui faire lâcher prise avec l'autre pied. Malheureusement, Sora n'avait pas autant de patience qu'il donnait l'impression d'en avoir. Brusquement, violemment, sa voix raisonna dans la pièce, imposante et autoritaire.

"SILENCE !!!"

Et Kaito se tut.

Sora eut un sourire doux et immobilisa les jambes de son frère avant de s'asseoir à califourchon dessus. Presque aussitôt, les protestations reprirent. Pendant la manœuvre, le contact visuel avait été rompu et cela avait suffit pour que le prisonnier reparte dans ses protestations, mais, maintenant encore plus immobilisé, il ne pouvait plus faire grand chose. Sora était las de cette attitude et plaqua violemment sa main sur la bouche de son frère pour le faire taire. La tête du jeune homme fut poussée en arrière et percuta un peu fort les barreaux, mais le médecin ne s'en émut pas.

"Désormais, tu vivras ici, petit frère. C'est chez moi, tu y seras en sécurité, je te protègerai. Tu n'as plus rien à craindre. Je ne te ferai pas de mal, Kaito. Je t'aime bien trop pour te faire du mal. Tu es tellement fragile…"

Alors qu'il parlait, maintenant toujours l'une de ses mains sur ma bouche de son cadet pour le faire taire, son regard plongé dans le sien, il laissa ses doigts glisser doucement sur la peau fine du torse de son frère. Avec une douceur infinie, il explora chaque parcelle de cette peau, contournant la plaie bandée, laissant son regard errer sur ce corps bien dessiné. Puis il laissa glisser celle de ses mains qui immobilisait Kaito. Il la plaça sous la mâchoire de manière à libéré l'accès des lèvres sans pour autant permettre au jeune homme de cracher sa verve. Il se pencha alors et effleura les lèvres douces de son frère. Il les pressa un peu plus. Il désirait tellement montrer au jeune homme à quel point il l'aimait ! Sa main baladeuse avait continué à migrer vers le sud et elle s'était perdu dans la toison de l'entrejambes du tueur avant de glisser vers les cuisses musclées et, maintenant, elle revenait pour se saisir du membre qui commençait à gonfler entre ses doigts. Il passait sa langue sur les lèvres tant désirées tout en caressant langoureusement l'objet de ses désirs. Sora ne prenait plus en compte le regard haineux de son frère, seules les réactions de son corps le guidaient. Kaito était prisonnier, immobilisé, il ne pouvait plus rien faire. Leurs bouches se séparèrent doucement et Sora eut un murmure:

"Je t'aime tellement, petit frère, si tu savais… Si tu savais…"

La mains qui exerçait les va-et-vient avait pris un peu plus d'amplitude et de vitesse et l'autre main libéra enfin la mâchoire du jeune homme pour explorer ce doux visage alors que Sora, se collant un peu plus à son frère, glissait ses lèvres dans le cou dénudé pour le marquer de suçons. Ses doigts experts effectuaient sur la verge de son frère ce que maintes fois il avait fait sur lui même en pensant à lui. Cette pensée lui donna une idée et sans cesser ses mouvements, il ouvrit son peignoir et se rapprocha encore jusqu'à ce que leurs deux membres se touchent. Ils les prit ensemble et redoubla d'attention alors qu'il retenait à peine un gémissement de plaisir dans le cou de son frère. Après quelques minutes de cette torture, il décida qu'il était temps de montrer à son frère à quel point il l'aimait. Alors que ses doigts relâchaient leur pression, il murmura:

"Je vais te donner la preuve de mon amour, petit frère, t'offrir quelque chose qu'aucun autre n'a jamais obtenu de moi…"

Lentement, il se laissa glisser le long des jambes de son frère, les maintenant toujours fermement avant de s'appuyer carrément dessus avec ses bras puis il pencha son visage vers le sexe dressé de son frère. Il le regarda un instant puis observa le visage du plus jeune.

"Regardes moi, Kaito, regardes comme je t'aime…"

Et sa langue remonta toute la longueur de la verge jusqu'à atteindre le gland qu'il laissa glisser entre ses lèvres gourmandes. Pendant qu'il agissait ainsi, détournant un peu l'attention de son frère, il fit migrer l'une de ses mains sur les fesses rondes et inséra doucement un puis deux de ses doigts dans l'intimité tant convoitée du prisonnier. Il commença alors, sans cesser ses douceurs à l'étirer et à la préparer à son intrusion prochaine. Maos avant tout il avait l'intention de donner à son frère un premier plaisir. Il voulait sentir couler dans sa gorge la jouissance de son frère, sa moitié, son amour…
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Mer 19 Déc - 16:05 (2007)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

La douceur, il ne la voyait pas, trop évertué à hurler sur son aîné, ses yeux noirs n'exprimaient que rage. Il le lui ferait payer. Kaito frémit en le sentant s'asseoir près de lui, il le fixa brèvement avant de tenter de le frapper à l'aide de ses pieds, il n'avait pas d'autre moyen de se défendre, hormis ses dents, qu'il utiliserait sans doute si son frère était à portée d'incisives. Néanmoins l'autre eut tôt fait de le maîtriser, plaquant ses jambes avec force sur le matelas. Il sentit monter en lui une vague de fureur sans bornes. Un instant, il le détailla. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait vu, et il n'avait pas changé. Les traits étaient résolument plus marqués par l'âge adulte, mais ses cheveux aux reflets auburn, ses iris aussi sombres et opaques que les siens, étaient les mêmes qu'autrefois. Il y avait toujours cette aura étrange autour de Sora, si mystérieuse. Il n'était jamais parvenu à le comprendre.

Après cette petite observation, qui ne dura que quelques secondes tout au plus, il s'était remis à l'insulter, les mots fusaient tout seuls sans qu'il ne les maîtrise; cet homme le mettait hors de lui, et la colère le rendait sourd aux répliques qui se voulaient apaisantes. Sa blessure, il n'en avait que faire et il le lui dit clairement. Ses muscles se crispaient. Il ne pouvait pas rester immobile et tenta de se débattre, mais son frère avait toujours été le plus fort à ce petit jeu. Cependant, un cri déchira ses propres paroles, et il resta muet de stupeur, se renfrognant comme un enfant. Kaito se cala un peu plus contre le haut du lit, se reculant comme il le pouvait pour s'éloigner de cette personne, cet être qui avait beaucoup trop de prise sur son esprit. Il tremblait légèrement, réaction due à la pression, mais Sora souriait déjà. Le cadet se dit qu'il était fou, peut-être plus que lui finalement. Des cuisses s'installant sur ses jambes le firent tressaillir et il essaya de s'en dégager en remuant des hanches. Qu'est-ce qui lui passait par la tête ?


-Dégage de là le vioque, je vais te-

Mais sa révolte verbale fut de courte durée, le temps de sentir une paume ferme sur sa bouche , une douleur aigue lui traversa le crâne alors qu'il était balancé en arrière et Kaito étouffa un gémissement dans cette grande main pâle. Il rouvrit les yeux et fusilla le grand-frère du regard. La haine pure se lisait au fond de ses pupilles, toutefois, à mesure que la voix grave du plus âgé s'insinuait dans son cerveau, ce sentiment se mêlait à autre chose. Ses yeux s'écarquillèrent. Il n'avait pas bien entendu, ce n'était pas possible. Dans sa tête, il traduisait le discours avec sang-froid. Vivre ici ? Venant de Sora, cela signifiait plutôt survivre. En sécurité ? Il serait enfermé ici, séquestré sans aucune chance d'y échapper. Pas de mal ? Il se préparait d'ores et déjà à souffrir comme jamais. La suite le laissa plus décontenancé encore. Je...t'aime .. ? Fragile ... ? Il aurait voulu lui hurler que ce n'était pas le cas, qu'il ne débitait que mensonges et qu'il ferait mieux d'aller à l'asile le plus proche, mais cette partie là, il ne parvenait pas à l'intégrer comme le reste. Et cela ne lui inspirait rien de bon.

La tueur tenta de mordre les doigts du chirurgien, mais sa mâchoire était tellement comprimée qu'il ne parvint qu'à donner un coup de langue sur les phalanges, tout en grognant à l'adresse des prunelles qui le sondaient. Quelque chose l'interpella. Une caresse sur sa peau. Son torse. Que se passait-il bon sang ?! Il remua, cherchant à s'y soustraire, ses muscles se tendaient sous ce contact, mais le poids sur lui était bien trop lourd pour un homme attaché. De plus, il sentait bien que son frère l'observait, détaillait son corps nu, et un mal-à l'aise indescriptible le prit. Il déglutit. La bouche de Kaito fut libérée mais une poussée sous sa mâchoire l'empêchait de l'ouvrir. Ses yeux d'onyx parlèrent pour lui, sourcils froncés, ils fixaient l'autre intensément, comme un loup prêt à lui sauter à la gorge quand il se pencha sur lui. Les cheveux d'ébène frôlèrent son front et il ferma les yeux en sentant des lèvres presser les siennes. Il chercha à les déchirer de ses dents mais ne parvint qu'a se convulser davantage sous ce corps trop imposant.

Une nouvelle information le fit sursauter. Un effleurement sur son bas-ventre, ses cuisses. Il porta un regard incompréhensif à Sora. Qu'attendait-il de lui ? Il ne comprit pourquoi ses reins le réchauffaient doucement, pourquoi quelque chose le démangeait dans cette zone, et cette excitation s'accentua quand des doigts entourèrent son membre dur, lui soutira un gémissement plaintif. Qu'est-ce que c'était ? L'esprit de Kaito s'affolait maintenant, il perdait sa maîtrise de lui-même et ce n'était pas bon, pas bon du tout. Jamais il n'avait connu pareilles sensations. Jamais il n'avait touché, jamais il n'avait été touché. Mais il ne perdait pas le nord. L'homme qui l'électrisait n'était autre que son frère, quelqu'un qui partageait son sang et à qui il vouait une aversion sans bornes. Ses baisers, ses gestes, étaient une aberration. Mais le pire étaient les hanches de Kaito qui, instinctivement, s'étaient mises à suivre le rythme imposé.

Si tu savais à quel point je te hais, si tu savais.

Quand il fut enfin apte à laisser aller ses injures, ce furent des gémissements incontrôlés qui glissèrent de la bouche du tueur à gages. Cette pression rapide sur sa verge. Ce corps contre le sien. Ces lèvres avides dans son cou. C'était si bon. Toutefois, une lueur de bon sens subsistait encore et il murmurait pour la deuxième fois le nom de son aîné, entre deux geignements.


-Sora...nh....arrête ... tu ne peut pas me faire ça ... Tu as oublié.. tu es mon..mon frère...ah...

Il répugnait à évoquer ce lien entre eux-deux, mais l'envie que tout s'arrête était plus forte que l'honneur. Cependant, une nouvelle initiative de la part du plus grand lui fit hausser un sourcil. Il se déshabillait devant lui, exposant un corps des plus pâles aux courbes délicieuses, mais ce qu'il vit entre les cuisses le fit frissonner.

-N'approche pas ce truc de moi !!

Mais c'était trop tard et il sentit 'la chose' tendue se presser contre la sienne. Ce contact terriblement chaud lui faisait perdre la tête, et ses petits cris redoublèrent malgré ses dents serrées, à chaque fois que la sensation se faisait plus forte, dans la main experte de Sora. Le gémissement indécent de son aîné au creux de son oreille le plongea un peu plus dans la démence de ce moment. Tout s'arrêta soudainement et Kaito soupira de frustration; haletant, il chercha à savoir ce qui se passait à présent en redressant légèrement le torse qui avait glissé sur le matelas.

-Je ne veut.. rien de toi... garde tes cadeaux pour celui qui en aura envie !

Il l'observa en rassemblant les morceaux épars de sa raison, son entrejambe le brûlait et il détourna le regard de sa verge dressée, honteux. Cet homme le rendrait plus fou qu'il ne l'était déjà. Ce n'est que pendant ce bref moment de répit qu'il remarqua que la sueur perlait sur sa peau , ses joues ardentes devaient être rouges, elles. La voix grave le rappela à la réalité, et son attention se posa entre ses cuisses où allait se dérouler un étrange spectacle. Une exclamation plus forte que les autres franchit ses lèvres quand la langue humide parcouru son membre.

-Et moi je te hais ! Relâche-moi ! Détache-moi !!

Les cris se transformèrent en langoureux gémissements de plaisir tandis que sa tête se laissait aller en arrière. Kaito était perdu, la haine et l'envie se déchaînaient en lui mais ne se manifestaient plus que dans ses prunelles d'acier. Une intrusion entre ses fesses le fit gigoter, ce qui n'eut malheureusement pour effet que de l'empaler un peu plus sur les doigts qui s'étaient immiscés en lui. C'était douloureux, désagréable. Il réunit toute sa force mentale pour se laisser aller en mauvaises paroles.

-Cesse ton.. petit jeu... ! Enlève ça de mon c*l tout de suite, Sora !!

Aucune chance. Et dans la bouche délicate son membre gonflait encore, attisé par les attentions que son corps ne pouvait nier. La langue râpeuse lui volait tant de ce silence qu'il aurait voulu conserver, ses cuisses s'écartaient un peu plus pour faciliter les mouvements dans son intimité et il venait de lui-même sur les phalanges actives. L'Enfer. Il serra la dents alors que sa verge devenait de plus en plus douloureuse et, alors qu'il ne s'y attendait pas, son corps se crispa entièrement et il vint entre les lèvres de son frère, accompagnant cette libération d'un râle rendu rauque par le plaisir de cette première fois. Mais aussitôt passées les quelques secondes brumeuses suivant la jouissance, le tueur repassa la scène dans sa tête et le dégoût s'empara de lui. Allongé sur le matelas, essayant de reprendre son souffle, il chuchota, plaintivement, un mot qu'il avait banni de ses discours.

- grand...grand-frère.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 10:58 (2007)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Si les mots de Kaito étaient clairs, son corps lui donnait l'ordre inverse et Sora n'écoutait que lui, redoublant d'attention à chaque fois qu'un sursaut ou un frisson répondait à ses douceurs. Quand il vint prendre entre ses lèvres le membre gonflé de son frère, le médecin ne s'attendit pas à une telle réaction et c'est avec délice qu'il s'occupa de rendre son aimé fou de désir jusqu'à lui donner le plaisir extrême de l'orgasme. Sora prit son temps pour qu'aucune goutte de ce précieux liquide ne soit perdue puis, lentement, il se redressa et posa délicatement ses lèvres sur celles du prisonnier. Peut être sentirait-il son propre goût dans ce court échange, mais là n'était pas le but de la manœuvre. Les doigts longs et fins du chirurgien passèrent doucement sur la peau du visage, dégageant du front une mèche brune collée par la sueur. Il regardait son frère et souriait tendrement. Les mots du passé avaient été prononcé comme un abandon ou une supplique.

"Tu es magnifique, petit frère, le sais-tu ? Je ne peux me lasser de te regarder… Qu'importe que le même sang coule dans nos veines, je t'aime, c'est ainsi et pas autrement."

Le ton était doux mais ne permettait aucune discussion. C'était comme ça, point, sujet clos…

Il se recula un peu pour terminer de retirer le peignoir qu'il portait encore en partie. Son corps était, lui aussi, moite de sueur, tremblant de désir. Si Kaito avait eu droit à la divine libération, Sora l'attendait encore mais il était patient, il savait que son attente ne serait pas sans fin et que bientôt… bientôt… Le tissu dévoila son torse parfait… Parfait à une exception près. Une cicatrice barrait son torse en son milieu, un peu déportée sur la gauche. Oui, Kaito avait visé le cœur dans son passé… Il avait touché un poumon. Le médecin avait failli mourir dans son propre sang, mais, par chance ou par hasard, il avait survécu… mais une partie de son poumon gauche ne fonctionnait plus aujourd'hui. Il passa doucement ses doigts sur la marque un peu rose en contraste avec sa peau pâle.

Pourquoi ?

Jamais Sora n'avait compris la raison de la haine de son frère, la raison de cet acte si violent qui avait coûté la vie à leurs parents. Mais il n'était pas temps de poser cette question, il saurait plus tard. Pour le moment, il ouvrit le tiroir de la table de chevet et en sortit un tube de lubrifiant. Il ne voulais pas blesser son frère, mais il savait que cette première fois serait certainement douloureuse. Première fois… Oui, il était certainement le premier à toucher son frère de la sorte. Les réactions du jeune homme trahissait son ignorance, son innocence aussi… Il était tellement beau aux yeux de son aîné.

Kaito était désormais étendu sur le lit, le souffle court, les joues rougies. Le médecin vint s'étendre à ses côtés et passa doucement sa main sur le torse nu et offert. Il releva la cuisse la plus proche de lui pour faciliter l'accès et, d'une main, sans cesser ses caresses, il déboucha le tube et en mit un peu sur ses doigts. Il était temps de préparer le jeune homme car son propre désir devenait difficilement contrôlable.

"Ca va être un peu froid au début, mais tu vas vite te réchauffer, petit frère. Ferme les yeux, concentres toi sur toutes ces sensations nouvelles… Laisses-toi aller…"

*Fais moi confiance*

Il n'avait pas besoin de prononcer les derniers mots, tout son être les criait. Il glissa alors ses doigts dans l'intimité de son cadet pour la deuxième fois en quelques minutes. L'une de ses mains explorait donc l'intimité du plus jeune alors que l'autre, habilement, redonnait vie à l'érection endormie. Il caressait, il allait et venait, il étirait, il serrait, il fouillait, il pressait la peau fine… Il s'activait pour que son cadet perde de nouveau pied. Puis, il cessa tout, lâcha prise, retira ses doigts… Il mit un peu de lubrifiant sur son propre membre mais il était hors de question de mettre un préservatif, il ne voulait rien entre son frère et lui, rien que leurs peau se touchant, se frottant… Rien que le plaisir et l'amour le plus entier…

Avec délicatesse, il écarta les fesses rondes alors qu'il se plaçait entre les cuisses écartées. Son membre pressa l'intimité encore inviolée et il embrassa Kaito à pleine bouche, mordillant ses lèvres, s'immisçant dangereusement entre ses dents… Il le pénétra. Son avancée fut lente mais sans arrêt, sans pause… Il entra en lui en une fois, doucement, jusqu'à l'avoir pénétré jusqu'à la garde. Puis il s'immobilisa. Il était temps de laisser le cadet s'habituer à lui, à cette présence nouvelle. Il parsemait son visage et son cou de baiser doux et tendre puis il murmura à ses oreilles:

"C'est désagréable au début… Mais prends ton temps, habitues toi à moi, à cette étrange intrusion… Bientôt tu seras mieux que tu ne l'as jamais été petit frère… Mon amour…"

Quand il serait prêt, Kaito se mettrait certainement à bouger, à onduler, plus ou moins de son plein gré… Peut être même le premier mouvement serait pour se défaire de lui… Mais par la suite, il n'allait plus du tout avoir envie que ça s'arrête… Sora était sûr de lui, il avait rendu plus d'un homme fou avec ses manières de faire. Son frère ne ferait pas exception.
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Ven 11 Jan - 17:52 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Amères et sales. Les lèvres de Sora, la défaite. Il poussa un grognement à peine audible et détourna le visage alors que des doigts parcouraient son front. Et ces mots.... quels mots. Un frisson parcourut la colonne vertébrale du tueur alors qu'il se sentait compressé dans ce corps, comme un étau qui se resserrait, un piège se refermant. San issue. Ce frère qui disait l'aimer, ce n'était qu'hypocrisie. Forcément. Implacable. Il frémit et susurra.

-Tu devrais me haïr pour ce que je t'ai fait.

C'était le but, rien d'autre n'avait d'importance. Mais non, le médecin ne semblait pas avoir compris ses motivations, son envie, ce qui l'avait poussé au fratricide. Et au contraire, tout s'inversait. Il disait l'adorer. Insupportable. Révoltant. Et pourtant Kaito ne pouvait ajoutait autre chose, les paroles empoisonnées restaient coincées dans sa gorge, paralysées par le ton doucereux mais sans appel de son aîné. Comme il en avait toujours été. Ses paupières se rouvrirent complètement alors que le froissement du tissu lourd atteignait ses oreilles. Le jeune homme redressa la nuque et se figea dans ce geste. Le corps était si beau. Divin. A tel point qu'un court instant, il ne s'attarda que sur les courbes, la teinte pâle. Une cicatrice.

Il parti d'un petit rire nerveux, ses yeux coulant sur cette parcelle de peau blessée à jamais. La seule preuve qu'une fois, il avait réussi à le surpasser. Le tueur à gages se passa rapidement la langue sur ses lèvres sèches. Bon, c'était si bon. Ce souvenir resterait à jamais gravé en lui. Cette vue seule le faisait trembler d'excitation et la chaleur au creux de ses reins s'amplifia alors que ses yeux noirs embrasés détaillaient sans pouvoir s'en détacher la balafre, synonyme de violence et de victoire pour lui.


-Tu aurais du crever ce jour-là.

Et jusqu'a cette nuit, il y avait cru. Il pensait s'être débarrassé à jamais d'un Ciel beaucoup trop grand. Kaito avait sans doute oublié qu'il ne pouvait y échapper. Le tueur cligna des yeux à plusieurs reprises, haletant. Il faisait terriblement chaud dans cette pièce. Dans ce corps. Il était temps de se concentrer à nouveau. Ne pas perdre pied. Ou il risquait à nouveau de faire une crise, et qui sait ce qu'elle donnerait s'il était attaché, enfermé dans une pièce avec Sora. Une présence à ses côtés. Il tenta tant bien que mal de s'en éloigner mais les chaînes claquaient au-dessus de sa tête, l'empêchant d'aller plus loin. Qu'est-ce qu'il racontait encore ! Qu'est-ce qui allait être froid ? Tout était tellement brûlant au contraire.

-La ferme ! Ne me touche pas, détache-moi !! Je ne veut rien de toi-

Un long gémissement termina sa phrase alors que des doigts s' introduisaient à nouveau en lui. C'était glacé, glissant. Bon dieu, il n'y comprenait plus rien et son esprit chavirait. Son frère tentait tant bien que mal de le conforter par des mots doux, tellement autoritaires, et il commençait à sombrer dans les affres du plaisir. Son propre corps commença à se mouvoir sous les caresses prononcées, donnant des coup rythmés pour mieux ressentir, à l'extèrieur, à l'intérieur. Il succombait doucement à nouveau et ses cris de protestation s'étaient changés pour devenir suppliques plaintives. Quand tout s'arrêta il eut l'impression qu'il était sur un nuage et qu'il risquait d'en tomber à chaque instant, tant il désirait la suite, plus, encore. Embrumé, il fixa son frère, perdu, le regard voilé par le désir. Et maintenant ? Encore, il en voulait encore. Ses cuisses furent écartées et quelque chose de dur se pressa contre son intimité, lui soutirant un râle à peine contenu. Cette chose, il la voulait, vite. Son corps entier frémissait d'envie, d'expérimenter toujours plus ces sensations nouvelles. Un baiser. Sans même réfléchir, les muscles tendus vers le visage, ses lèvres se mouvèrent pour s'emparer fiévreusement de cette bouche, ses dents laissèrent passer une langue avide qu'il mordilla doucement, hésitant dans ce geste inconnu et pourtant si agréable. Il perdait son souffle.

Ses yeux s'écarquillèrent et il étouffa un cri, interminable, dans sa gorge. Imposante, cette chose déchirait ses entrailles et ravivait le feu qui le consumait d'un manière indécente. Il ferma les yeux, crispé. Quand elle eut terminé sa progression, il se dit que non, finalement il n'en voulait pas. C'était bien trop gros. Il ne pouvait pas croire son frère quand ce dernier lui assurait qu'il s'en accomoderait dans peu de temps. Kaito tentait comme il le pouvait de reprendre son souffle, fixant le plafond, ses hanches essayèrent de se dégager alors qu'il serrait les dents, empêchant des geignements de douleur de parvenir à Sora, mais ces mouvements instinctifs brisaient le silence qu'il s'imposait en lui soutirant des râles bestiaux, bien vite coupés. Pas de faiblesse face à lui. Pourtant au bout de quelques minutes, la souffrance lui parut plus supportable. Sa gourmandise n'était pas assouvie et il le savait. Le cadet, impulsivement, se mit à onduler. Légèrement au début, puis voyant que le plaisir venait le réchauffer à nouveau, plus rapidement, plus profondément, plus, plus. Et ses lèvres entrouvertes ne laissaient plus filtrer que des demandes. Encore. Encore, j'en veut encore. Peu importait la personne au-dessus de lui, il avait fermé les yeux maintenant, et allait et venait sur cette colonne de chair brûlante sans retenue, frottant son torse contre la peau délicieuse. Ses dents vinrent mordiller l'épaule dans l'espoir de recevoir ce qu'il attendait.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Sam 26 Jan - 15:32 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Et cela se passa comme il l'avait prévu. Pendant la pénétration, Kaito avait eu mal, il avait eu peur… Puis il avait tenté de faire marche arrière, provoquant lui même les frottements dans son intimité, la douleur et le plaisir… Sora l'avait laissé faire. Quoi de plus beau que d'admirer son frère se révolter et fondre à nouveau. Et voilà. Il avait réussi, il avait gagné. Son amour était de nouveau sien, plus que jamais… Il implorait ce plaisir que le médecin voulait lui donner, il donnait même l'ordre qu'on le lui donne… Mais Sora n'était pas du genre à obéir aux ordres…

Pour donner au plus jeune l'étendu du plaisir qu'il pouvait lui donner, il effectua quelques mouvements de bassin assez lents mais terriblement profonds puis il s'arrêta de nouveau. Pressant ses mains sur les hanches du tueur pour l'empêcher de bouger. Ces suppliques le rendaient fou, mais il devait se contenir…

"Non, Kaito, non… Pas comme ça… Tu vas trop vite, tu vas jouir avant moi et tu n'auras pas profité du plaisir… Calmes toi, laisses moi te donner ce que tu veux, laisse moi faire…"

Lentement, Sora ressorti presque intégralement puis entra de nouveau. Il refit le mouvement plusieurs fois allant de plus en plus vite puis il s'immobilisa à nouveau… Il s'empara des lèvres du plus jeune et recommença la manœuvre accélérant encore et encore, cueillant les gémissement de son cadet. Qu'il aimait ça ! Plusieurs coups brusques suivirent qui firent cogner le lit sur le mur, trembler les chaînes… Mais le bruit ne couvrait ni les gémissements de Kaito ni ses propres râles rauques… Et alors qu'il voulait voir son reflet dans les yeux du plus jeune, il se rendit compte que ça n'allait pas.

Soudain il s'arrêta et ressorti intégralement. Il regarda Kaito alors que sa main (pour lui montrer qu'il ne tenait qu'à lui de ressentir à nouveau cette extase) caressait avidement le membre tendu. Puis il parla à la fois mielleux et dur, presque en colère.

"Non, non, petit frère… Je ne suis pas d'accord, ça ne va pas du tout… Ouvre les yeux. Regarde moi quand je te fais l'amour. Regarde moi quand tu me supplies de te prendre. Regarde moi car je suis la cause de ton plaisir, son unique cause. Seul moi peux te satisfaire de la sorte. C'est moi et uniquement moi qui suis en toi, qui te pénètre avec autant de fougue et d'amour, qui te donne toutes ces sensations nouvelles. Regarde moi et prononce mon nom. Sora. Grand Frère. Comme tu veux… Mais dis le. Tu ne voudrais pas que je m'arrête là, j'en suis certain…"

De son autre main, il glissa ses doigts dans l'intimité du jeune, l'étirant, la stimulant. Le branlant doucement et l'excitant encore plus, il se pencha au dessus de lui et plongea son regard dans le sien. Il voulait l'entendre, il voulait le voir, cet abandon total, ce désir, cette passion… Il murmura:

"Dis le petit frère… Dis que tu me veux… Demande moi de te prendre, de te faire l'amour jusqu'à ce que ton corps demande grâce… Regarde moi quand tu me supplies d'entrer en toi. Ne quitte pas mes yeux quand tu veux que j'aille plus vite…", de ses deux mains, il accéléra les mouvements, "Ou plus fort, ou plus profond…", et ses gestes accompagnèrent encore ses paroles, "Regarde moi et prononce mon nom petit frère… Embrasse moi…"

Il voulait que Kaito cède, mais pas uniquement qu'il le laisse faire, il voulait que son cadet l'implore de le prendre, qu'il demande ce plaisir intense et qu'il se rende bien compte que c'était lui, Sora, qui le lui donnait… Il voulait que son frère finisse par ne plus jamais pouvoir se passer de sexe… Que Kaito en arrive à le lui en réclamer encore et toujours à n'importe quel moment du jour ou de la nuit… Que Kaito l'aime comme il l'aimait…

[HJ : Tu peux me faire jouer, si Kaito fait ce que son frère lui demande, Sora va le pénétrer à nouveau et lui faire l'amour comme un sauvage XD tout en retardant à chaque fois le moment de la jouissance ^^]
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Jeu 7 Fév - 13:11 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Les premiers mouvements en lui lui tirèrent des geignements non contenus de plaisir. Sora savait y faire, mais son jeune frère avait tôt fait d'oublier sa présence pour ne pas devenir plus fou qu'il ne l'était déjà. Il n'aurait pu supporter ce poids au-dessus de lui, meiux valait que tout reste anomyme, sensations tactiles et non visuelles. C'était tout bonnement incroyable. Son esprit chavirait, il se sentait tomber au fond d'un gouffre sans fin de plaisir. Mais c'était encore trop peu. Pourquoi se stoppait-il ainsi ? Il aurait tellement voulu qu'il le déchire encore de l'intérieur. Son visage fermé exprima l'incompréhension, alors que le tueur s'obstinait à garder les yeux fermés. L'autre ne bougeait plus, lui ne pouvait plus bouger. Il s'agita maladroitement, à moitié assomé par les sensations dévorantes. Et alord que sa bouche esquissait un "encore", il sentit la colonne de chair brûlante se retirer. Un instant il prit peur. Non, il ne voulait pas qu'on le laisse comme ça, innassouvi. Cependant, ce n'était pas ce qu'il croyait et, un long gémissement franchit ses lèvres alors que la chose revenait, pour repartir, revenir encore.

C'était merveilleux, il aurait pu nommer cette sensation le paradis, bien qu'il n'ait jamais cru en quelque sorte d'au-delà. Une bouche vint s'écraser contre la sienne et sans même se rendre compte de ce qu'il faisait, il s'en emparait déjà, mordant, léchant, s'appropriant l'antre humide tandis que les mouvements lui soutiraient des râles étouffés par le baiser, qu'il coupa à bout de souffle pour glisser le nez dans le cou de son aîné. Son entrejambe le brûlait, ses cuisses s'étiraient de chaque côté du matelas pour mieux acceuillir les allées-et-venues brutales. Seuls ses suppliques désordonnées et les grognements du médecin, le bruit de succion érotique provoqué par les coups de reins de son frère, et les tintements métalliques des chaines s'entrechoquant contre les barreaux, la paroi, orchestraient la scène.
Puis, tout s'arrêta.

Le souffle court, il chercha à comprendre, perdu. Ses paupières se rouvrirent enfin, dévoilant deux prunelles d'un noir insondable où brillait étrangement une lueur de vie, et il lança un regard incendiaire à celui qui le mettait à bout en testant ses limites. La langue de Kaito passa sur ses lèvres, sensuellement, alors qu'il écoutait attentivements les propos de Sora; son mental était tout de même bien embrouillé, mais s'il suffisait d'écouter pour que ça continue, il le ferait. Il ferait Tout, mais ça, il ne le savait pas encore, seul son inconscient le lui chuchotait à voix basse. Ses hanches se relevaient sous la pression autour de son sexe dur. La voix lui paraissait si lointaine, et à la fois d'une transcendance hors normes. Le ton de son frère avait le don de le faire faire culpabiliser outre-mesure, et il répétait en murmures les paroles qui s'infiltraient en lui, un doux lavage de cerveau
.

-Je te regardes ...parce qu'il n'y a que toi. Il n'y a que toi qui puisse me donner. Que toi. Il n'y a que toi. Ne t'arrête pas, grand-frère. Parce que j'en ai envie, très envie.

Mais ces paroles prononcées à voix basse furent coupées par un cri étouffé entre ses dents. Quelque chose entre ses fesses. Il se surprit à tenter de se mouvoir malgré les liens qui devenaient insupportables, ses pupilles se vrillèrent dans celles de Sora. Insoutenable. Il avait perdu toute once d'infférence, mais la honte pour l'instant ne l'atteignait pas. Il était devenu aveugle, ou peut-être avait-il recouvré la vue. Et ses mots ne faisait que décupler les gestes qui le rendaient dingue. C'était si nécessaire et pourtant, ce qu'il fit dans les secondes qui suivirent le briserait peu à peu. Ses lèvres semblèrent hésiter un instant, puis, leurs regards reliés , il prononça distintement, la voix légèrement étranglée.

-Je..te veut. Grand-frère.

Déclic. Ses épaules se soulevèrent jusqu'à ce que sa mâchoire atteigne celle du médecin, il s'appropria la bouche avec une violence peu commune, la pénétrant de la langue, l'explorant avec fougue. Jamais il n'avait ressenti un extase pareil. Essouflé, mais lucide, il vint souffler tout contre l'oreille.

-Je t'en supplie, continue ... Baise-moi encore, je ne veut pas que ça s'arrête...jamais.

Aux ordures la fierté qu'il avait bâtie à ses côtés. Son corps à l'unisson avec son esprit, ne demandait plus qu'une chose: non pas la libération, mais la délectation. C'était si sournois de la part du plus âgé d'user de règles inconnues de Kaito... Le jeune homme déposa des baisers sur la joue de l'homme, dans le cou, ses lèvres se posèrent sur le torse, contre la cicatrice. Puis il remonta pour pouvoir fixer les yeux si semblables aux siens, emplis d'envie et de luxure.

-So...ra.

Ses jambes légèrement tremblantes furent écartées et, à nouveau, il se sentit littéralement fondre sous la pénétration. Aussitôt, les demandes reprirent de plus belle, mais cette fois, le plus jeune prenait soin de ne pas quitter son frère du regard au risque que tout ne se finisse. C'est vers lui que toutes ses pensées étaient tournées, il ne pouvait plus détacher ses iris des siens, et il n'avait aucune honte à glisser entre quelques cris et frissons, des suppliques sans pareilles, des choses qu'il ne se serait jamais cru capable de dire.
Grand-frère, encore. Plus vite, plus. Encore. Sora...
Mais à chaque fois qu'il sentait que son érection allait exploser, les coups de reins sauvages cessaient brusquement pour devenir plus doux, le rendant ivre de rage et de désespoir. Et pourtant, c'était si bon. Ce qu'il ne manquait pas d'avouer dans le creux de l'oreille de son frère, quand celui-ci se penchait assez pour que leurs bouches fusionnent. Il lui semblait que cela faisait des heures qu'ils faisaient de que Sora avait nommé "l'amour", sans doute n'avait-il pas tord en s'imaginant qu'il avaient passé une nuit entière à mêler leurs corps.

Kaito était en sueur, sa poitrine se soulevait rapidement, les joues rouges de l'effort. Son corps entier ne se crispait plus, mais il frémissait constamment. Ils se demanda un instant s'il avait atteint ses limites en tant qu'humain. Son front se casait parfaitement contre celui de Sora et leurs regards ne s'étaient pas quittés depuis ce qui paraissait une éternité au cadet. Il laissait aller encore quelques cris d'une voix rendue enrouée, puis, une demande traversa les autres, il n'en pouvait plus d'être ainsi sollicité.



-Grand-frère..ah... s'il-te-plait...libère-moi.. !
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 17:21 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

C'était une victoire totale et un plaisir incommensurable. Non seulement Kaito ne résistait plus mais en plus il en redemandait. Sora, lui, profitait pleinement de ce bonheur bien mérité. Il était enfin à la place qu'il avait toujours voulu occuper depuis tant d'années. Il était dans les bras de son frère (enfin, façon de parler) et il lui faisait l'amour. Il avait de plus en plus de mal à se retenir tellement cette joie décuplait son plaisir. Il savait qu'il ne tiendrait plus longtemps et pourtant il continua à jouer avec les nerfs et le corps de son cadet jusqu'à ce que celui-ci demande grâce. Quand la supplique vint enfin, seuls quelques mots y répondirent :

"Je t'aime, Kaito… Je t'aime…"

Incapable de garder plus longtemps le contrôle sur ses pulsions et sa passion, il ferma les yeux et son visage prit une expression de plaisir intense. Il cessait enfin de se contenir et profitait pleinement de sa jouissance. Ses mouvements s'étaient fait encore plus rapide, plus profonds et plus brutaux jusqu'à ce qu'il sente, autours de son membre tendu à l'extrême, que les parois de chair se resserraient. Ses doigts s'emparèrent du sexe de son frère et, gémissant, râlant, grognant, haletant, il commença à le masturber avec un enthousiasme incroyable. Le corps de son frère, sous lui, se contracta et au moment où il senti le liquide chaud couler sur ses doigts, il émit un râle terriblement puissant alors qu'il se libérait dans l'intimité de son aimé.

Sora se tenait toujours au dessus de son frère, immobile. Il ouvrit lentement les yeux en souriant tendrement. Son corps était couvert de sueur et tremblait à cause de manque de force. Délicatement, il quitta l'intimité de Kaito et se laissa glisser contre lui, à son côté pour ne pas l'écraser. Il glissa son visage dans son cou et ferma les yeux. Il était aux anges, au paradis. Jamais il n'aurait pu rêver d'unir aussi parfaitement à son frère. Délicatement, il posa ses lèvres sur la peau fine. Sa respiration était encore courte mais le discret bruit des chaînes lui rappela la situation et il se ressaisit. Doucement, il se releva et alla chercher la clé. Il détacha Kaito et passa sa main dans les cheveux du jeune homme.


"Une bonne douche s'impose…"

Kaito semblait encore un peu dans les vapes [HJ : je me permets de dire ça pour expliquer qu'il ne s'attaque pas à Sora et le laisse faire ^^] alors le médecin le prit dans ses bras comme on porte une princesse et le déposa dans la baignoire avant de l'y rejoindre. Il les lava tous les deux. Il mit un peignoir bleu nuit à son cadet et le porta de nouveau dans la chambre. Lui même avait mit un peignoir rouge sombre car le blanc était toujours près du lit. Il déposa son frère à moitié somnolent sur un fauteuil et entreprit de changer les draps avant d'y déposer à nouveau son cadet. Précautionneusement, il banda les poignets de son frère car les chaînes les avaient un peu éraflés et il l'attacha de nouveau… Mais pas de la même manière. Effectivement, seul le poignet droit était enfermé dans un anneau de métal et celui qui était à l'autre bout de la chaîne était fixé au montant du lit. Quand il aurait repris des forces, Kaito aurait alors la possibilité de marche un peu dans la chambre car la chaîne était assez longue, mais il n'avait tout de même pas assez de longueur pour atteindre la salle de bain ou la porte.

"Dors petit frère."

Ce n'était qu'un murmure. Il glissa ses doigts dans les cheveux encore humides et déposa un chaste baiser sur les lèvres douces."

"Merci."

Kaito avait-il entendu le murmure ou dormait-il déjà ? Sora se leva et rangea la chambre rapidement avant de remonter dans "sa" partie de la maison. Il dormit une petite heure pour récupérer un peu et quand il se réveilla, il se demanda s'il avait rêvé. Mais le peignoir qu'il portait encore était la preuve que ce n'était pas le cas. Il se leva, s'habilla rapidement d'un simple jean avec une chemise blanche qu'il ne ferma pas complètement (sa cicatrice n'est pas visible). Il alla préparer de quoi grignoter. Il était tard, il faisait encore nuit, mais il se disait que Kaito n'allait certainement pas dormir toute la nuit. Il descendit le plateau et s'assit dans un fauteuil où il somnola en attendant que le plus jeune se réveille. Quand il l'entendit bouger, il se redressa dans le fauteuil et le regarda tendrement. Il laissa à Kaito le temps de se réveiller et de chercher où il était. Quand les yeux de son frère se posèrent sur lui, Sora posa la question qui attendait une réponse depuis tant d'années :

"Kaito… Pourquoi as-tu voulu me tuer ?"
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Ven 7 Mar - 18:34 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Ses mots lui parvenaient comme une litanie sacrée, ils s'incrustaient en lui comme le poison ronge l'acier. Il avait vu le visage haï, prendre des expressions inattendues: la jouissance. La sensualité. la volupté. La satisfaction. Autant de choses qu'ils n'aurait jamais désirer voir, connaître. Le corps de Kaito c'était crispé entièrement, il la sentait venir une seconde fois, cette jouissance de tout à l'heure. L'extase à son plus haut point. Il gémit de plaisir en sentant son membre raide se libérer sous les caresses actives de son frère, et la semence brûlante glissa entre ses cuisses la seconde d'après, le laissant légèrement surpris. Couvert de sueur, le souffle court, sa nuque était retombée mollement sur les draps sitôt la fin venue.

La suite ne fut qu'un vague sentiment de confusion, il était embrumé. Sentir cette personne collée a lui. Il faisait encore chaud. Ses yeux restaient fermés, il n'en pouvait plus. Et maintenant que tout s'était arrêté, la douleur venait se mêler a la délectation précédente. Les chaînes tombèrent, ses poignet furent déliés mais il ne sembla même pas s'en rendre compte, le jeune homme ne sentait plus ses deux bras, inutiles depuis qu'il s'était réveillé ici. Il grogna quelque-chose d'incompréhensible au plus âgé en réponse aux quelques mots.

Docile, il l'était parce qu'il ne se rendait pas encore bien compte de ce qu'il s'était passé, de plus, la fatigue , autant physique que psychologique, l'avait terrassé. Seuls les sensations les plus tactiles l'atteignait. Les bras puissants. La chaleur apaisante d'un bain. Un tissu doux qui enveloppe le corps. Encore la chambre. Fauteuil. Il risqua un mouvement pour se passer une main dans les cheveux, s'assurant par là qu'il pouvait encore se servir de ses doigts. Pas un regard ne venait croiser son hôte. Ses écorchures furent bandées. Allongé sur le lit. Une main immobilisée. Retour a la case départ.

Il se dit vainement que son ambidextrie lui serait certainement utile au moment de trouver un moyen de sortir de là. Quand il pourrait penser correctement à nouveau, il y réfléchirait. Il évaluerait tout cela plus tard. Plus tard. Durant tout ce temps il avait gardé les yeux rivés au sol, l'esprit comateux et embrouillé. Une phrase tomba a nouveau, comme un ordre. Il avait fermé les yeux pour ne pas le voir alors qu'il s'était rapproché. Qui sait quelle genre de folie aurait pris Kaito à ce moment. Le cadet ne put vraiment songer a somnoler qu'une fois qu'il fut certain que Sora fut parti, la porte, verrouillée. Il tomba alors dans une moitié de rêve, qui lui sembla durer des heures, alors qu'une seule s'était écoulée.

Du bruit sur la droite. Il ouvrit aussitôt les yeux, étonné de n'avoir rien entendu alors qu'il était resté sur ses gardes tout ce temps, même a moitié endormi. Car tout cela n'était qu'un cauchemar. Il ne pouvait en être autrement ... Rien n'avait eu lieu. Cette perspective se forma dans sa tête, et il en décida ainsi. Son inconscient s'était dit que ce serait mieux pour sa santé mentale après tout. Enfin, tout ne pouvait être faux, puisque son frère se tenait assis, non loin de lui. Le silence protecteur fut brisé, et il crut entendre la question se répéter en écho. Ses yeux noirs jaugèrent le plus grand, des jambes fines et musclées, au visage bien dessiné.


-Pourquoi... Tu me demande pourquoi toi ... ?

C'en était fini du "grand-frère", du regard pétillant ou suppliant. Quelque-chose s'était brisé chez le plus jeune, entraînant une réaction en chaîne qui ne manquerait pas de faire des étincelles. C'était une de ses crises quotidiennes, mais cette fois, l'adversaire, le témoin, était de taille. Des moments de sa vie repassèrent rapidement devant ses yeux. Tout petit déjà, il le suivait partout, admiratif. Non Kaito, ne t' approche pas. Au collège, il restait en retrait. Non Kaito, laisse-ton frère s'épanouir avec des élèves de son âge. Au lycée. Non Kaito, il étudie en ce moment, tu devrais faire pareil. Ses pupilles s'étaient dilatées, et une rage indescriptible pouvait s'y lire, attisée par le ressouvenir de ce qui s'était passé cette nuit, alors que sa main libre partit donner un coup sur le sommier métallique, provoquant un grand fracas qui s'estompa dans le silence.

-Toi...tu as pourri toute mon existence. Tu es la cause de tout mes malheurs ... ! Et le pire... c'est que tu n'as jamais rien remarqué !! Tu as tout fait pour que te déteste ! Toi...toujours Sora par-ci, Sora par-là... je n'existais pas ...

Il approuvait légèrement du visage, ses propres paroles. Kaito se parlait presque à lui-même, se libérant du poids de la parole cachée, tout ce qu'il n'avait jamais su exprimer, et qui l'avait poussée a la folie toute entière. Il tremblait légèrement en repensant a tout ça, dans un état second. Et un sourire machiavélique se dessina sur son visage d'habitude si fermé, comme s'il n'était plus lui-même.


-Je n'existais pas. Alors je me suis dit.. oui... je me suis dit.. si il disparaît, peut-être que moi, j'aurais le droit d'exister. Tu comprends... ? Moi ! Mais papa et mamen n'auraient sûrement pas été d'accord.. non, non, non... il fallait s'en débarrasser aussi...

Il releva les yeux pour offrir un regard glacé, contrastant étrangement avec une expression sournoise.

-Mais si je suis resté aussi seul tout ce temps depuis, c'est encore de ta faute ! C'est parce que tu n'étais pas mort à réalité... car la vérité, c'est que je te déteste grand-frère. Je te hais toujours autant, même encore plus qu'auparavant. Mes mains ne demandent qu'à se refermer autour de ton cou. Ma bouche s'impatiente de déchirer tes tripes.
Je vais te tuer grand-frère.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Jeu 13 Mar - 12:54 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Sora était assis à quelque distance du lit. Il avait enfin posé cette question qui brûlait ses lèvres et occupait son esprit depuis des années… Et le regard glacé de son frère détourna son attention de la peau nue de son cadet. Il écouta les paroles assassine sans dire un mot. Son visage n'exprimait rien pourtant une larme coula dessus mais, dans sa rage, Kaito ne la remarqua peut être pas. Les mains de Sora, accrochées aux accoudoirs, tremblaient. Il baissa le visage, fuyant cette réalité qu'il ne comprenait pas, replongeant dans ses propres souvenirs… Les paroles de son frère le faisaient souffrir et le tuaient aussi sûrement que s'il avait de nouveau planté une lame dans son corps. Quand le silence revint, il se mit à parler d'une voix faible et triste :

"Je t'ai toujours aimé, Kaito… Du plus lointain souvenir que j'ai de toi, je t'aimais déjà… Ton sourire me rendait heureux, ta présence m'apaisait… Eux, ils voulaient que je sois parfait, que je sois aimé, que je sois… Tout ce qu'ils n'étaient pas… Et si je les avais déçu, c'est toi qui te serrait retrouvé avec cette pression sur tes épaules… Alors j'ai tout fait pour les satisfaire. Je travaillais plus que de raison, je souriais aux gens sans conviction, je suis devenu brillant, j'ai fait tout ce qu'ils voulaient de moi…

Mais à chaque fois que j'étais dans ma chambre en train de travailler je m'imaginais que tu venais me déranger, je rêvais que tu viennes me voir pour qu'on sorte se balader ou pour jouer… Mais tu ne venais jamais. Plus j'étais ce qu'ils voulaient que je sois, moins je pouvais voir ton sourire qui me rendait si heureux… Au début, je voulais juste aller au cinéma avec toi de temps en temps ou discuter ou quoi que ce soit d'autres que font des adolescents… Je me moquais de tous ces amis qui n'en étaient pas, ces gens qui ne s'intéressaient à moi que parce que j'étais brillant… Je les aurais tous abandonné pour t'avoir en échange…

Mais peu à peu je me suis rendu compte que je ne voulais pas que ta présence et ton sourire… Je voulais ton amour. Je voulais… ton corps… J'ai beaucoup souffert à cette époque… Si tu savais les rêves que je faisais… Je me disais que je n'étais pas normal, qu'il ne fallait pas que ça se sache… Alors je me suis trouvé les petites amies les plus belles qui soient… Ils ont été contents eux… Mais quand je couchais avec elles c'est à toi que je pensais… Combien de fois me suis-je endormi en sueur ou en larme en pensant à toi… Je ne voulais plus que toi, je voulais faire un avec toi comme… comme tout à l'heure… Je n'arrivais plus à penser à autre chose… Mais tu ne venais pas, je n'arrivais jamais à pouvoir passer du temps avec toi…

Et puis tu as fait basculer mon monde… Ils me pesaient, tu sais… Quand tu les as tué, j'ai cru que tu me libérais, que tu étais enfin venu me chercher… Comment aurais-je pu t'en vouloir d'éliminer ceux qui me séparaient de toi… Mais au lieu de me prendre dans tes bras, au lieu de me sourire et de m'embrasser…


Le silence ce fit pendant un moment. Sora pleurait en silence, tête baissée, ses cheveux cachant son visage. Il avait tellement mal. Ses doigts vinrent se poser, par dessus le tissu, sur les cicatrices de ce soir là… Il reprit.

"Je suis mort, tu sais… Cette nuit là… Mon cœur s'est arrêté, je suis mort… Oh, pas longtemps, les mauvaises herbes sont les plus résistante, la machine est repartie assez vite, mais pendant quelques secondes, j'ai été mort…

Ils m'ont posé plein de questions… Sur toi, sur eux, sur l'endroit où tu pouvais être… J'ai menti… Je ne voulais pas qu'ils te trouvent. Je ne voulais pas… Et après je ne t'ai pas cherché… J'avais peur… J'avais peur de ta haine, moi qui t'aimais tant… J'ai appris à me défendre, je ne voulais pas que tu puisses m'attaquer une deuxième fois… Mais je n'ai jamais eu la force de te recherche… Jusqu'à ce que tu viennes te jeter dans mes bras… Si tu as été seul tout ce temps, Kaito, ce n'est pas ma faute… Je ne suis pas revenu dans ta vie parce que tu m'avais chassé de la tienne… Je…

Mais quand je t'ai vu… Je t'aime tellement… Je te demande pardon…"


Il se plia en deux en cachant son visage dans ses mains et il resta ainsi un long moment. Il ne bougea plus, ne dit rien. Puis, lentement, ses larmes se calmèrent. Lentement il se redressa et regarda son frère. Ses yeux étaient rougies, son expression triste au possible et, d'une voix presque implorante, il murmura :

"Je t'aime Kaito."

Puis, se levant, il prit le plateau et le posa sur le lit pour que son frère puisse manger et il se dirigea vers la porte pour quitter la pièce…
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 14:14 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Rien. Il n'avait rien remarqué de l'état de son frère aîné. Pas seulement à cet instant où, se délestant de mots cachés bien trop longtemps, il se libérait d'un secret lourdement gardé, mais également depuis le début. Et une vérité lui était dévoilée à mesure que les paroles s'évanouissaient dans la pièce et que Sora laissait entrevoir d'étranges sentiments. Les chaînes qui retenaient la folie du tueur se brisaient doucement, mais sûrement, l'une après l'autre. Le fait de revoir son frère, vivant, et que ce dernier décide de l'initier à la sexualité sans avis de sa part, avait été le déclic du rouage qui le ferait chavirer cette nuit. Kaito ne voyait pas les larmes de son frère, pas plus que la tristesse qui le submergeait, qui l'avait sûrement ravagé toute sa vie. Et il ne voulait pas les voir.

En réalité, l'idée que son aîné était coupable de tous ses malheurs était tellement ancrée dans son esprit depuis toujours, qu'il n'aurait pu changer de jugement à son égard. Plus maintenant. La marche-arrière était impossible pour lui. Car le jeune Sansei, petit garçon timide et renfermé, était mort il y à bien longtemps, laissant place à un être torturé, aux pulsions primitives. Attaquer pour se défendre, c'était ainsi qu'il vivait à présent, une bête traquée, constamment sur ses gardes, éliminant tout ce qui pouvait être néfaste à sa survie. Et ses sens l'alertaient du danger que représentait cet homme. L'envie de voir couler son sang se faisait plus forte, seconde après seconde. Pourtant il tentait vainement de contenir la colère qui l'envahissait, pour écouter le discours de cette personne qui, pour la première fois, lui parlait à coeur ouvert. Mais il semblait que son cerveau n'accepte pas d'assimiler que de telles informations soient possible. Son frère aîné, le coupable, celui qui avait été aimé, tenait à lui depuis des années ? Mensonge. Il avait souffert d'une pression parentale ? Foutaises. Il avait longtemps fantasmé sur lui, sur son petit frère ? Inventé de toutes pièces.

Kaito rejetait mentalement, automatiquement, chaque motif que pouvait présenter le médecin pour leur comportement passé. Et ces larmes, qu'était-ce donc ? Il ne comprenait pas la signification de ces gouttes d'eau salées roulant sur un visage. Cela faisait tellement longtemps qu'il avait oublié qu'il pouvait pleurer, tellement de journées passées a assister à de tels épanchements alors qu'il allait trancher le gorge d'une victime, que ce genre de réactions ne le touchaient plus. Voir Sora ainsi attisait au contraire son envie carnassière, il lui rappelait ses meurtres innombrables, l'injustice, la violence qui l'animait quand il prenait la vie. Des excuses, des excuses encore. Son frère ne proférait que cela. Ses poings se resserraient sur les draps propres. Se retenir, attendre son heure. La petite faille, la faiblesse du moment qui ferait tout changer. Mais, alors que le silence s'était fait finalement dans la pièce, les yeux noirs de Kaito s'étaient relevés et il croisa celui, désespéré, de Sora. Les mots le touchèrent en plein coeur, inutile de nier le contraire. Cependant, ils ne provoqueraient pas l'effet d'apaisement qu'ils quémandaient.

Alors que le corps du médecin s'était redressé, prêt à s'éloigner, à disparaître, Kaito fut aussi rapide que l'éclair: sa main gauche empoigna fermement le couteau de cuisine qui reposait sur le plateau que son frère avait déposé près de lui, et, se redressant de toute sa hauteur, il s'était jeté sur l'homme,les faisant tous deux rouler sur le sol. Il cogna tout d'abord une fois la tête du chirurgien contre le carrelage pour l'assommer légèrement. Attaquer quelqu'un dans le dos n'était pas un problème pour lui, qui n'avait ni honneur ni fierté. Il se servit ensuite de la chaîne qui reliait son poignet droit au sommier pour entourer le cou pâle de ces carcans de fer, profitant de la confusion provoquée, et, serrant exagérément les anneaux de métal, il sourit comme un dément en fixant son aîné dans les yeux, caressant la peau douce d'une joue de la lame luisante.


-Je n'avais pas le droit... tu comprends Sora, ce n'est pas de ma faute... on m'interdisait de monter te voir pendant que tu bossais. C'était toi qu'on regardait, toi qu'on admirait... j'étais à vrai dire... si jaloux de toi grand-frère. Je t'ai haï chaque jour un peu plus. Et bientôt, si je t'évitais, ce n'était plus à cause de l'interdiction, mais parce que me venais une folle envie de te frapper, de voir du sang rouge tâcher ton si joli visage.

Il tremblait. Ses mains tremblaient, son corps entier tremblait. Pourtant il ne lâcherait prise, ça non. N'attendant pas que l'homme essaie de renverser la situation, il planta sans remords le couteau dans le ventre de l'homme, à l'endroit même où ce dernier l'avait entaillé. Il tourna le fer dans les tripes, accentuant la douleur, et ressortit l'arme complètement afin que le sang coule à flots. Son regard se fit d'acier, alors qu'il glissait tendrement sa main armée dans la chevelure d'ébène, se délectant de la vision de son frère qui, incontestablement, venait à manquer de souffle. Et, pour le tenir tranquille, il se pencha sur lui et l'embrassa, un baiser violent et passionné. Un petit aperçu. Doucement, en gardant le contact visuel, il sourit. Un sourire doux et innocent.

-Grand-frère. Désires-tu que je t'aime comme tu m'aimes ? Tout ce que tu m'a fait ressentir, je pourrais te le donner à mon tour.

Et ses doigts tâchés de sang, son autre poigne tenant toujours fermement la chaîne autour de la gorge, vinrent s'insinuer entre les pans du peignoir de Sora, frôlant une cuisse.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 20:42 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Tout s'était passé trop vite. Abattu, Sora avait baissé sa garde, ne voulant plus se battre contre son frère. Il se retrouva projeté à terre et assommé avant même de comprendre ce qu'il s'était passé. La chaîne qui retenait Kaito au lit n'était pas si longue que ça, mais elle l'avait été assez pour qu'il l'atteindre et maintenant ils étaient étendus à même le sol à quelques centimètres du lit. Sora avait les yeux ouverts mais il ne voyait rien. Une douleur à l'arrière de son crâne monopolisait ses pensées et l'empêchait d'analyser la situation.

Tout d'un coup, il eut le sentiment d'étouffer, de manquer d'air. Pourtant, Kaito était juste assis sur lui… Mais quand il monta ses mains à sa gorge, il senti la chaîne en métal qui enserrait son cou. Ses doigts s'y agrippèrent pour tirer dessus, pour se faire de l'air. Il ne pensait plus correctement, il n'anticipait rien. Il n'était plus que sensations et pulsions… Douleur dans le crâne. Manque d'air. Tirer sur la chaîne. Besoin d'air… Il sentait qu'il avait besoin d'air… Ses yeux étaient posés sur Kaito mais il ne le voyait pas vraiment. Il avait mal. Il étouffait. Il avait déjà ressenti ça. C'était quelques années auparavant. Il allait mourir. Il se mit à paniquer. Ses mains se blessèrent sur les maillons de métal. Il avait peur et ça se lisait dans son regard perdu…

Et les paroles arrivèrent à son esprit malgré tout cela. La haine de son cadet lui arriva en pleine face. Des larmes se mirent à couler de ses yeux. Il ne savait pas quoi faire… Devait-il le laisser le tuer ? Devait-il se battre ? Le nom du plus jeune fut murmuré dans un râle douloureux. Il voulait son amour et il avait une haine qui le submergeait sans qu'il puisse gérer. Jusque là, il n'avait pas compris à quel point le sentiment qui habitait son frère était fort. Il pensait que ça ne serait que passager, qu'il pourrait le résonner, passer de haine à amour… Mais là, il avait peur. Il fallait qu'il s'éloigne de Kaito. Il fallait… Mais il manquait d'air. Il manquait de force. Il manquait de volonté.

Et un cri déchirant résonna dans la pièce.

La lame était entrée dans son ventre avec une assurance qu'il avait oubliée. Il s'était tordu en hurlant de surprise autant que de douleur. Il n'avait même pas essayé de cacher ce qu'il ressentait. Kaito avait tourné le couteau sur lui même pour déchirer les tissus un peu plus. Sora ne contrôlait plus rien. Il avait rejeté tout ce qu'il lui restait d'air en criant. Il tentait de trouver de l'air et il entendait son souffle sifflant à cause de la chaîne qui obstruait le passage de l'air. Il fixait le plafond. Les yeux exorbités. Lui qui pensait avoir vaincu la peur que son frère avait provoquée, le voilà qui était replongé dedans. Il essaya de se calmer, de contrôler la douleur, de maîtriser sa peur… Mais le manque d'air était trop handicapant… Il n'arrivait pas à ralentir son rythme cardiaque, ni à retenir ses larmes, ni à rien d'autre… Son souffle, pour le peu qu'il y en avait, était douloureux et rauque. Il était rapide aussi, aspirant continuellement un oxygène inexistant… Ses doigts n'avaient pas lâché la chaîne mais ils étaient désormais incapables de tirer dessus…

Et son frère l'embrassa.

Lui qui n'arrivait déjà pas à respirer, on lui bloquait encore plus la possibilité de le faire. Il voulu fermer les yeux mais fut capté par le regard de son cadet. Le baiser était passionné, violent… Et Sora était partagé. D'un côté, il avait envie de répondre à ce baiser qui était spontané… D'un autre il avait peur de son frère… Il ne bougea donc pas mais quand le jeune homme s'écarta de lui, il demanda d'une voix étouffée que son frère lui laisse un peu d'air… Il sentait déjà la chaleur envahir son corps. Il transpirait. Il avait l'impression que son cerveau allait exploser, ça bourdonnait dans sa tête…

Une idée idiote lui vint à l'esprit. Les clés de la chaîne étaient en haut. Il ne les avait pas sur lui. Si Kaito le tuait, il serait condamné à mourir de faim dans cette cave… Mais il est difficile d'être cynique quand on est en train de se faire tuer alors Sora garda cette constatation pour lui même. Il ferma les yeux, tentant de se calmer au maximum. Chaque inspiration forcée tirait sur la peau de son ventre, il sentait qu'il perdait du sang à flots…

Et la main de Kaito se posa sur sa cuisse. Il ouvrit brusquement les yeux en poussant un gémissement. Comment était-ce possible ? Il était en train de perdre son sang, il manquait d'air, il mourrait… Et il arrivait encore à bander ! Il tenta de se dégager de cette caresse mais il était incapable de bouger. Il devait arrêter son frère… Il devait… Alors qu'il cherchait Kaito du regard, il se rendit compte qu'il ne voyait plus. Tout était noir alors que ses yeux étaient grands ouverts. Son esprit de médecin ne put s'empêcher de tirer des conclusions. Son cerveau manquait de sang oxygéné. Dans peu de temps, les séquelles seraient définitives.

Instinctivement, il leva un bras pour attraper son frère. Il arriva sur l'épaule… Un peu plus haut que ce qu'il souhaitait, mais ça ferait l'affaire. Avec sa force faiblissante, il attira Kaito près de lui, il voulait sentir son souffle pour être sûr que sa voix arriverait à son oreille. Il ne voulait pas mourir. Quel qu'en soit le prix, quoi que Kaito veuille lui faire subir… Il avait peur de la mort. Il sentait qu'il tremblait, il sentait qu'il allait perdre connaissance… Kaito ne pourrait même pas lui faire tout ce qu'il avait prévu en fait… Dans un souffle, Sora demanda :


"Fais ce que tu veux, Kaito… Fais ce que tu veux de moi… Mais ne me tue pas… Je t'en supplie…"

Ses doigts se relâchèrent et sa main tomba à terre. Il ferma les yeux et cessa de se débattre, essayant uniquement d'inspirer un maximum d'air… Il ne voulait pas mourir…
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Dim 13 Avr - 10:58 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Quelle délectation, tant de souffrance peinte sur un visage d'ordinaire inébranlable, impassible. Les muscles qui se bandaient sous son corps, tentant en vain de se dégager de l'emprise, l'excitaient plus qu'il ne l'aurait pensé, à un point inimaginable. D'ordinaire la folie le possédait et il ne prenait plus rien en compte, mais cette fois... cette fois, rien n'était semblable. Il s'en prenait à la personnification de ses démons, ce géant maître de ses cauchemars. Oh...il pleurait. C'était le comble. Le doux sourire ne s'effaça pas du visage du tueur, serein malgré la scène. Et Kaito assena la lame dans le ventre de son aîné.

Le cri de souffrance pure qui s'échappa de la gorge de cet être échauffa ses sens, faisant naître un nid de chaleur brûlante entre ses cuisses. La vision de l'homme agonisant était pure jouissance. Son frère était mourant déjà, entre ses mains, livré à la mort. Paralysé sous le manque d'air. Et il l'avait embrassé, ne résistant pas à l'envie bestiale de reproduire sur lui ce qu'il venait de lui faire subir. Oh oui, il lui montrerait ce que c'était que l'humiliation et la défaite. Un ton sarcastique et amusé s'éleva dans la pièce, alors qu'il s'était écarté des lèvres et qu'une supplique lui était parvenue.


-Tu veux respirer ? Tu veux vivre grand-frère ? Nous allons voir à quel point tu désires t'accrocher à la vie quand tu auras tout perdu.

La main tirant sur la chaîne qui pétrifiait Sora se détendit, et il délia un peu le carcan, laissant le médecin reprendre son souffle à grandes bouffées, le laissant croire peut-être, qu'il avait eu pitié, ou qu'il avait changé d'avis. Mais il n'en était rien. Tout ceci n'était qu'une mise en scène, le plus jeune voulait lui montrer l'étendue de ce qu'il perdrait en expirant pour de bon. Ses doigts avaient frôlé l'érection, dessinant des cercles sur la peau musclée du ventre, des hanches, et il partit d'un rire amusé, retournant susurrer sous la mâchoire de son frère.

-Cette situation t'excites, Sora ? Tu ne l'à pas avoué dans tes discours, mais je suis certain qu'au fond de toi, tu aimerais que je te baise comme tu m'as baisé.

Il défit le kimono tâché de la sombre couleur pourpre, étendant chaque pan de tissu d'un côté et de l'autre de l'homme. Ses yeus à la lueur folle contemplèrent alors ce qui s'offrait à lui. Un corps magnifiquement sculpté, encore palpitant d'une flamme de vie, celle qui subsiste juste avant le décés. Kaito avait encore le temps... l'épais liquide chaud se répandait sur le sol sous eux, en grandes flaques noirâtres, lentement. Lentement il tuerait l'amas de chair, aussi sûrement qu'un mesquin poison, sous ses coups de reins.
Il se passa une langue sur les lèvres pour les humidifier.

Se penchant en avant, sa bouche avide parcouru une jambe parfaite, remontant au creux des hanches, avant de lécher le membre tendu, sur toute sa longueur. Le goût amer de la peau le fit frémir. Il se consumait de l'intérieur, il n'y avait plus une seconde à perdre maintenant que le chirurgien pouvait se reprendre et renverser la situation malgré sa blessure. Car il avait eu le temps de reprendre son souffle. Ecartant son propre kimono, aussi bleu que ses cheveux délavés, il écarta durement les cuisses pâles, ramenant les hanches à lui, pour entrer d'un coup ample dans ce corps. Un gémissement rauque s'éleva. Son souffle se faisait haletant. Dieu que c'était bon. Pourquoi n'avait-il rien expérimenté de la sorte auparavant ? Sa bouche se posa sur une épaule pour le mordre, extériorisant la pression exercée autour de son sexe dur.

Mais il n'avait pas oublié, malgré les effluves du plaisir qui le submergeaient, ce qu'il devait faire. Sans plus attendre, ses hanches se mouvèrent, écartant les chairs étroites qui le compressaient, entrant plus profondément dans cet être. L'atmosphère était moite et sulfureuse, des grognements, des geignements emplis de luxure. Le point de non-retour. Ses coups brusques et répétés, de plus en plus rapides alors que son envie grandissait, déchirait la plaie et les entrailles de son frère, faisait couler le sang à flot sur leurs corps, à terre. Il se viderait entièrement. Peu importait quelle serait sa dernière pensée, peu importait s'il avait le temps de jouir avant de sombrer. Kaito avait pourtant les yeux rivés dans ceux du plus âgé, fixant la vie qui quittait doucement l'enveloppe charnelle.


-Je t'avais dis...que je te tuerais, grand-frère.

Les mots étaient sortis sans même qu'il les commande. Mais l'étrangeté, alors qu'il violait son aîné, drainant ses dernières forces, était que les mots étaient teintés de reproche. Comme s'il cherchait à se prouver qu'il n'avait pas tord en agissant comme il le faisait.
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Sora Sansei
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MessagePosté le: Mer 23 Avr - 21:35 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant

Quelques années auparavant, Sora s'était noyé. La lame assassine de son cadet avec perforé son poumon gauche et il s'était noyé dans son propre sang. Cette nuit là, il avait été sauvé de justesse. C'était uniquement parce que son cœur s'était arrêté et qu'il avait cessé de respirer pendant un moment que son deuxième poumon avait pu être sauvé. Mais le gauche était inutilisable. On vit très bien avec un seul poumon. Certes, Sora était censé avoir vu sa constitution diminuer avec cette perte mais il était un battant et cela en s'était pas vraiment vu. Il avait aussi toujours fait en sorte d'utiliser le moins d'énergie possible, le moins d'oxygène… Mais se faire étouffer quand on n'a qu'un seul poumon, ce n'est pas vraiment une bonne idée. Il commençait déjà à avoir des suées, il ne voyait plus, il savait qu'il allait finir par perdre connaissance. Le manque d'air ajouté à la perte de sang lui faisait craindre le pire… S'il survivait, il risquait de terribles séquelles. Et pourtant il voulait vivre. Alors que son frère lui disait qu'il allait tout perdre, il savait qu'il voulait vivre.

L'air revint brusquement et le corps du médecin de cambra dans une inspiration profonde. Sa main avait quitté l'épaule de son frère. Tenant cette chaîne enfin libérée partiellement, cherchant de l'air, la tête en arrière, la bouche grande ouverte… lentement, ses yeux se remirent à voir et il ferma les yeux devant l'intensité de la lumière. Sa respiration était rauque, mais il avait de l'air. Il ouvrit de nouveau ses paupières et regarda son aimé. Le jeune homme n'avait pas compris. Sora n'avait rien à perdre. Sa vie n'était qu'un faux semblant et son frère ne pourrait pas lui enlever la seule chose à laquelle il tenait : l'espoir d'être un jour aimé par lui. Il se disait à ce moment là que peut-être fallait-il que son cadet le détruise réellement avant de l'aimer enfin… Il n'avait rien à perdre, rien à quoi il tienne plus que ça.

Les doigts de Kaito frôlèrent son érection et ses paupières qui étaient en train de tomber lentement sur ses prunelles s'ouvrirent subitement en grand. Les paroles du jeune homme lui firent peur, pourtant il ne chercha pas à se débattre. Il regarda son frère avec douleur. Son souffle était encore sifflant, il perdait beaucoup de sang. Il avait mal, il n'avait plus le courage de faire semblant d'être fort. Il souffrait autant physiquement que psychiquement. La haine de son frère le détruisait bien plus sûrement que tout le reste. Et il était incapable de s'empêcher de frissonner sous les doigts malhabiles de son frère. Pourtant, les mots prononcés le glacèrent. Comme par automatisme, il répondit :


"Je ne t'ai pas… baisé, Kaito… Tu es bien… la seule personne… que je ne veux pas baiser… Je t'ai.. fait l'amour… Je t'aime…"

Les pans de son peignoir furent retirés. Il senti le froid de la chambre. Il se sentit glacé. Le regard de son frère était malsain. Lentement, tremblant, il tendit une main vers le visage de son aimé mais il n'eut pas le temps de le toucher que sa cible s'était déjà déplacée. Un gémissement lui échappa quand les lèvres de son frère se posèrent sur sa peau. La langue remonta sur son sexe et il prononça sans s'en rendre compte le nom de son frère. Plusieurs fois, il avait fait ça… Dit ce nom pendant qu'une fille le suçait… Mais c'était la première fois que c'était réel. Peut lui importait qu'il ne sache pas y faire… Pourtant il savait que ce n'était pas l'amour auquel il avait tant rêvé qui guidait les gestes du jeune homme, non, c'était une haine tellement puissante qu'il ne savait pas comment faire pour l'endiguer, la contrôler, la calmer… Les larmes lui revinrent alors que, les yeux clos, il murmura :

"Je te demande pardon, Kaito… Je t'aime… Pardonne moi… Pardonne…"

Il ne fut alors plus capable de former un mot. C'est un cri déchirant qui emplit la pièce. Ce n'était plus des larmes de culpabilité qui coulaient de ses yeux mais bien révélatrice d'une douleur insoutenable. Ses yeux étaient grands ouverts, ils fixaient le plafond comme s'ils avaient envie de s'y accrocher. Il ne s'était même pas rendu compte qu'un corps aussi chaud que le sien devenait froid s'était penché sur lui. Il ne sentait pas la morsure. Seul le membre de son cadet lui déchirant littéralement les entrailles occupait son esprit. Il n'y avait que la douleur. Aucun plaisir possible, aucune participation non plus… Il savait qu'il saignait. C'était la première fois qu'un homme entrait en lui. Il ne l'avait jamais expérimenté, étant un dominateur né. Il ne voulait pas qu'on le prenne. Mais il se moquait que son frère le fasse, il s'en moquait… Mais cette douleur… Cette douleur qui le brûlait qui le déchirait…

Et Kaito se mit en mouvement.

La douleur le transperçait. Il n'était plus que douleur. Son anus, son ventre… Tiens, pourquoi avait-il mal à l'épaule ? Son unique poumon explosait, son crâne le torturait… Il haletait. Etrangement, il se rendit compte que son frère prenait du plaisir. Instinctivement, prenant conscience que ça ne s'arrêterait pas avant l'éjaculation de celui-ci ou sa propre mort, il tendit les bras pour s'accrocher à son amant. L'une de ses mains entoura son bras et l'autre s'agrippait au tissus molletonné du peignoir bleu. Ses cris répétaient continuellement le prénom de son amant. Il sentait ses forces le quitter, il suppliait encore son frère de lui pardonner. Il avait besoin de se pardon. Il pensait que ça permettrait au jeune homme de l'aimer. Il voulait un pardon pour toutes ses choses qu'il avait faites sans le savoir mais aussi pour toutes celles qu'il n'avait pas faites… Ses suppliques, pourtant, ne se résumaient qu'en un mot, le seul qu'il soit capable de prononcer, le seul qui lui permette de supporter cette torture.

Tout devint flou encore une fois. Trop de sang avait quitté son corps, pas assez d'oxygène alimentait son cerveau. Il avait cessé de crier, se contentant de gémir de douleur à chaque coup de buttoir, ses yeux n'avaient pas quitté ceux de son cadet même s'il ne les discernait pas. Puis Kaito parla. Sora fut surpris, non pas par les mots mais par leur ton. Il se rendit compte qu'il allait mourir, qu'il ne pouvait en être autrement. Il était trop tard pour demander un pardon qu'il n'aurait pas de son vivant. Pourtant l'espoir ne le quittait pas, il se disait qu'il l'obtiendrait post-mortem. Pourtant il ne voulait pas mourir. Il ne voulait pas que son frère se retrouve enfermé dans cette pièce avec son cadavre pour seule compagnie. Mais il n'avait plus peur. Il se sentait partir, il planait, les coups de rein ne lui faisaient plus mal… Il partait. Il commençait à faire noir. Il se rendit compte qu'il avait été égoïste, ne pensant qu'à lui, ne demandant les choses que pour lui, ne voyant pas d'autre déroulement que celui qui lui convenait… Il était grandement temps de penser un peu à Kaito. S'il ne le faisait pas maintenant, il ne pourrait plus jamais le faire, il serait trop tard. Il ne savait pas si ses mots pourraient sauver son frère mais il savait qu'il ne devait pas les garder pour lui. Dans un ultime effort, il prononça donc ces dernières paroles :


"Je te pardonne, Kaito…"

Puis il sombra dans le noir.


[HJ : a toi de voir s'il est juste inconscient ou s'il meurt. Les deux me vont. Si tu veux que je te réponde, par contre, il faudra que Kaito fasse au moins quelques chose pour arrêter les hémoragies…]
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Kaito Sansei
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MessagePosté le: Ven 2 Mai - 12:25 (2008)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei Répondre en citant


Je t'aime, je t'aime. Il ne cessait de susurrer ces mots sans aucun sens, aucun. Comment pouvait-il assurer de pareils sentiments après ce qui s'était passé, après leur enfance où, tellement différents l'un de l'autre, ils s'était éloignés jusqu'à devenir de parfaits étrangers... ? Et l'entendre prononcer ces paroles alors qu'il était au seuil de la mort le glaçait.


-La ferme ...tais-toi !! ... Connard...tu m'a baisé. ..de force... j'avais rien demandé bordel !!

Sa colère contre cet homme, contre lui-même, se muait en rage. Combien il avait envie de sentir ses tripes sanglantes entre ses doigts, la moiteur de ses entrailles encore chaudes. Sa langue s'aventurait sur le sexe de son aîné, le découvrant. Le gémissement de Sora le révulsa. Il avait envie de lui hein ? A quel point ? Et comment avait-il osé lui faire une chose pareille avec ce pieu de chair ? Il le regretterait amèrement avant de tomber.

-Crève avec tes remords.

La douleur qu'il pouvait lire sur le visage d'ordinaire si froid et vide de sentiments, lui procura une excitation sans pareille. Le tueur pouvait sentir son membre se tendre encore sous la vision qu'il avait toujours rêvée de réaliser. Les cris de souffrance qui emplissaient la pièce décuplaient son envie primaire de dépecer le corps sous lui, de le déchirer de l'intérieur alors que ses coups de reins se faisaient plus brutaux et profonds. Une effervescence qu'il n'avait que peu connue jusqu'alors emplissait le cerveau du jeune homme, et il ne pouvait détacher ses yeux noirs du visage crispé du médecin. Toujours. Encore. Des bras s'agrippaient à lui. Son nom était scandé. Des supplications se faisaient entendre sous le ton fané de la voix grave et rauque. Un sentiment de puissance envahissait les veines de Kaito, ses nerfs, brûlant son propre corps avide. L'homme était si étroit, si chaud, et au bord de la mort. Il n'en fallait pas plus pour qu'il se sente venir en lui, avec un râle de bête assouvie.

Haletant. Embrouillé, son esprit ne lui permettait pas encore de prendre en compte ce qu'il se passait. Un souffle court près de lui. Il s'était penché sur le visage pâle dont les yeux fixés au plafond, semblaient indiquer qu'il n'y voyait plus. Quelques mots furent soufflés. Son coeur manqua un battement.


-Par...donné...

Ses pupilles rétrécies discernèrent alors clairement la vue qui s'offrait à lui. Le corps allongé, dénudé. Les tâches de sang sur le ventre immaculé faisaient songer à des pétales de rose. Si jolies. La poitrine cependant, ne se soulevait plus. Les paupières s'était figées, les bras étaient retombés, mollement, sur le sol. Seul la respiration saccadée de Kaito troublait le silence lourd.

-Grand...frère ?

Il se retira de ces cuisses, tremblant légèrement, Ses mains partirent agripper les épaules larges, les secouant doucement, alors que ses lèvres, inlassablement, répétaient ce surnom.

-Grand frère...réveille-toi...

Son front se posa contre celui, froid, de la victime. Il n'avait pas le droit. Pas le droit de crever maintenant que le tueur avait obtenu ce qu'il désirait le plus. Être lavé de ses pêchés. Du sang versé par ses mains. De la douleur apportée par ses lames. De la destruction qu'il avait semée, depuis ce jour saint.

-Tout ce que je désirais....ce que je voulais... Sora...

Une mer sans le ciel qui l'éclaire, redevient aussi sombre que les abysses des enfers. Il perdait la raison. Après être apaisé par la violence, son âme sombrait à nouveau dans une démence. Il se rendit compte que sa vue était brouillée. Qu'était-ce ? Frôlant sa joue glacée, il se rendit compte qu'elle était mouillée. Pourquoi ?

-Grand frère...

Il avait redressé le torse, observant la créature inanimée. Sa main gauche, maculée de sang et de larmes, partit écarter quelques mèches d'ébène de ce visage. Passant sa paume sur les tempes, il ferma ces paupières. Le dernier regard d'un mort était dur à supporter. Cependant, il savait qu'il n'était pas parti. Pas encore. Il y aurait encore un moyen de le sauver, n'est-ce pas ? Ses jambes se soulevèrent, mas un détail se rappela à lui, alors que le son du métal contre le métal se faisait entendre. La chaîne. Ce maudit lien le tenait prisonnier ici. Le regard de Kaito se posa à nouveau sur le corps étendu. Même s'il stoppait l'hémorragie, Sora n'aurait certainement pas la force de retourner chercher la clé qui permettrait au cadet de l'aider. C'était l'évidence même.

Alors que ses pensées se faisaient plus vives, cherchant un moyen, peu importe lequel, de sortir et d'appeler les urgences, les prunelles pensives avaient dérivées, s'arrêtant sur le couteau de cuisine, laissé près de la flaque de sang qui prenait de l'ampleur, minute après minute. La lame brilla un instant sous le reflet du néon. Il restait une solution.



Une quinzaine de minutes plus tard, le corps de Sora déposé sur une civière disparaissait à l'arrière d'un véhicule des urgences. Il était encore temps de le sauver, avaient murmurés les médecins présents sur les lieux. L'écoulement de sang avait été arrêté, et le masque à oxygène permettrait au blessé de survivre jusqu'à l'hôpital de la ville, où il serait alors mis sous respiration artificielle. Le pauvre homme, disaient-ils, était malheureusement tombé dans un coma profond. Nul ne saurait quand il se réveillerait. Quelle malchance. Un de leurs meilleurs chirurgiens. D'ailleurs, lui seul aurait été capable de s'occuper du cas du tueur aux cheveux azurés.

Kaito les écoutait d'une oreille, au loin. Entouré par des agents de police, des questions lui étaient posées. Il irait en prison, lui disait-on, après être passé devant le juge. Ses droits lui étaient dictés, mais il ne les entendait plus.
On avait tenté de lui passer les menottes avant de constater que son bras droit se finissait par un moignon sanguinolent. Les muscles pendaient en lambeaux sur un os brisé. Et la chair avait était entaillée à vif, d'après les enquêteurs.






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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:40 (2018)    Sujet du message: Loft de Sora Sansei

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