Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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home sweet homeeee

 
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Ven 5 Oct - 22:21 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Depuis quelques-mois, le lieu de vie principal avait accueilli un nouvel arrivant. Si Reishin s’était étonné de la nature du cadeau, il ne l’avait pas renvoyé à son expéditeur comme il aurait normal, qu’il le fasse. Après tout, il refusait chaque petite chose offerte par son père. Mais là, c’était un cas un peu différent … L’homme semblait avoir eu une raison tout particulière pour le faire sans pour autant la dévoiler son fils. Reishin était installé dans le salon, les yeux rivés sur la nature. La pièce était particulièrement bien ensoleillée et quelques rayons de soleil venaient glisser sur sa peau encore légèrement humide suite à la douche prise. Des ouvrages quelconques et un bouquet de fleurs à la teinte violacée trainaient sur la table en verre du salon. Son pied était une étrange sculpture… Une femme repliée sur elle-même, la tête à peine relevée portait sur son dos un large cercle verré. Des mains surgissant du sol l’aidaient dans cette tâche, comme pour alléger la dureté du supplice. L’expression du visage se trouvait entre la douce souffrance et une douloureuse béatitude. Ses longs cheveux de pierre descendaient sur sa poitrine la soulignant de façon indécente. Le tout reposait sur un sol en bois, qui au premier abord devait être du bambou. Pour les plus curieux, celui de la cuisine avait été réalisé à partir de pierres d’église… Des bibliothèques, où des romans côtoyaient des recueils de photographies et des essais sur la guerre, aux formes diverses étaient disposées le long d’un des murs du salon. En face de lui, trônait avec majesté un sublime panorama en noir et blanc d’un temple et de ses alentours. En y prêtant attention, on devinait des silhouettes se dirigeant vers la construction. Une photo de famille perdue dans l’immensité d’un paysage. Dans un coin des piles de disques semblaient se fondre dans le décor n’osant montrer leur présence. Pas de télévision dans la pièce, seul un Beosound9000, chaine hi-fi au design élégant et au prix onéreux, était la trace d’une présence high-tech dans le salon.

Regarder la télévision signifiait avoir le temps pour et l'envie, et puis, il ne voyait pas l’intérêt d’en avoir une. Un ordinateur des plus modernes lui suffisait amplement. Son corps se leva doucement du confortable canapé en cuir et se dirigea vers la baie-vitrée qu’il fit glisser avec soin. Il faisait un peu frisquet et Reishin referma bien vite la baie abandonnant son idée. Le calme régnait dans la maison et il s’en délectait… C’était son îlot de paix dans cette ville assourdissante. Se traînant lentement au bar, ses yeux se posèrent sur les bouteilles, les examinant chacune avec soin, caressant le verre avant de se décider pour de l’eau finalement. Il avait l’intention de travailler et pour cela, cela nécessitait d’avoir les idées claires. Du moins, était-ce recommandé. Après deux allers-retours, les livres encombrant la table du salon avait cédé la place à des dossiers, un ordinateur portable et un portable neuf, le dernier en date ayant rendu l’âme dans un autre accident contre un mur. Bien sur, il aurait pu faire la même chose dans le quartier général des freelances, mais certaines affaires étaient un soupçon privé et il préférait éviter que l’on sache ses autres relations avec d’autres organisations mafieuses… Ou même d’ouvrir la porte vers sa vie… C’était le moment, où il pouvait réellement recevoir des coups de fil personnel et parfois entendre une voix, qui avait bercé l’enfance, faisait du bien. Sa chemise déboutonnée dévoilait son corps finement ciselé, alors qu’en bas, il ne portait qu’un simple pantalon de toile beige. Une de ses mains étala la paperasse tout en lui jetant un air songeur.

- Par quoi commencer...

A voix basse, il avait murmuré ces quelques mots pour remettre de l'ordre dans ses idées. Décidant de laisser le hasard faire les choses, il tira un dossier et le feuilleta. Rien de bien urgent, ni de très compliqué, mais ce qui serait fait, ne serait plus à faire...


Dernière édition par Reishin Lan le Mer 10 Oct - 11:40 (2007); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 5 Oct - 22:21 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Inu
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MessagePosté le: Ven 5 Oct - 22:55 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Depuis combien de temps était-il là ? Il ne savait pas trop, plusieurs jours, plusieurs nuit... plusieurs semaines... il ne comptait pas, il se doutait que ce devait être quelques mois mais la notion de temps ne lui était plus familière. Il n'avait plus à se préocupper du temps depuis longtemps, il faisait juste ce qu'on lui disait. Et de toutes façon, on ne lui disait pas la date. Il n'était qu'un animal après tout, ça n'était pas important. Pourtant il bailla dans son coin, redressant son corps maigre pour s'étirer félinement. Il s'ennuyait... il avait passé la journée à attendre... il en avait marre. Il se gratta la joue et tourna finalement la tête à gauche et à droite, comme s'il regardait autour de lui. Pourtant il en était incapable... le large et épais bandeau en cuir qui recouvrait ses yeux l'en empêchait... tout comme accessoirement le fait que ses paupières soient cousues...

Pourtant il tournait la tête, ses narines reniflant l'air. Il était capable de sentir tellement loin... il se redressa, se mettant un peu maladroitement debout. Il avait entendu du bruit... c'était un peu lointain mais il l'avait entendu... les bruits de pas de son maître. Inu eut un sourire et avança en direction du salon. Il voulait le voir... il se sentait seul... au pire il se ferait gronder et renvoyer plus loin, mais là, il avait envie de le sentir, d'être au moins près de lui. Il alla donc dans le couloir et marcha lentement d'un pas félin et lent vers la source du bruit et de l'odeur. Ce n'était pas loin, il pouvait le sentir... il aimait tellement son odeur...

Il entendit des bruits de pas s'approchant de lui et qui finalement s'arrêtèrent non loin. On le regardait, il le savait... il eut un sourire et tourna la tête vers l'odeur de la personne qui s'était arrêtées. Il crut entendre son coeur battre plus vite de surprise et les bruits de pas reprirent pour se faire plus lointain et disparaître. Kau reprit lui aussi sa route, sa main posée sur le mur comme pour servir de fil conducteur. Il s'arrêta pourtant finalement devant une porte et hésita. Il sembla la fixer un long moment et mis ses bras gantés derrière son dos, une moue indécise sur le visage. Est-ce qu'il allait se faire rejeter ? Il sembla réfléchir une seconde mais haussa les épaules. Il n'aimait pas réfléchir, c'était un peu dur pour lui... alors il tendis sa main de cuir vers la porte et donna deux petits coups brefs avant de passer une partie de son corps par l'entrouverture.

Est-ce qu'il pouvait entrer ? Il renifla l'air et senti que l'air n'était pas hostile. Il se permit alors d'entrer et plia ses genoux pour avancer à quatre pattes en direction de son maître. Marcher debout pendant aussi longtemps lui faisait mal au dos, il n'était pas habitué. Il s'avança donc sans se cogner nulle part avant de s'arrêter devant le canapé, relevant timidement la tête, s'asseyant sur ses pieds. Est-ce qu'il pouvait rester ? Il s'ennuyait un peu... il était souvent seul... et dès qu'il voulait sortir dans le jardin on le ramenait dans la chambre et on l'attachait pour qu'il ne sorte pas... aujourd'hui il n'avait presque pas bougé... alors on l'avait laissé tranquille... mais il s'ennuyait maintenant. Est-ce qu'il avait le droit de juste rester là ? Sans faire de bruits... Juste pour avoir une présence, sentir son maître auprès de lui... peut-être une carresse dans ses cheveux... sur son cou... son torse... voir plus ? Mais ce ne serait qu'au bon vouloir de son maître. Alors il resta juste là, en face de lui, prêt à juste se coucher sur le sol avec son odeur juste là, à ses côtés...
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 18:04 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

- Hm ?

Rei avait crû entendre la porte bouger mais son attention se reporta bien sur les papiers. Le contenu assez varié allait des lettres en pensant par des factures et des relevés de compte bancaire. D’abord éplucher le courrier, ensuite, il verrait la tournure des évènements et le comportement à adopter. Le dossier était un problème purement familial… Des malversations entre oncle et neveu dans une partie de la famille. Le fait est, qu’il ne savait pas pourquoi, il se retrouvait avec cette affaire entre les mains, mais elle était belle et bien arrivée jusqu’à lui. Se calant dans le canapé, ses yeux commencèrent à parcourir les différentes missives envoyées. Pour l’instant, les détails n’étaient pas très intéressants… Il semblait y avoir un différent à cause d’une histoire cœur… Reishin décrocha petit à petit. Son goût pour les drames passionnels n’avaient jamais été très développé et il avait toujours très bien vécu ce non-développement. Alors qu’il se redressait pour poser la correspondance, ses yeux rencontrèrent une silhouette à laquelle, il n’avait pas fait garde. Un sourire presque doux se forma sur ses lèvres et une de ses mains vint glisser doucement dans les cheveux blancs.

Inu… Voilà qui avait débarqué un jour à la résidence. Plus homme qu’animal ? Plus animal qu’homme ? Allez savoir… Même lui ne savait pas vraiment… Ses mains caressèrent pensivement les mèches blanches, puis se rapprochant de lui, il le souleva et le fit s’allonger sur le canapé. Inu avait de nombreux avantages, dont le plus important était qu’il ne parlait pas. Il pouvait se passer n’importe quoi en sa présence, il ne le répéterait pas… Tout le monde ne pouvait pas en dire autant. Et puis honnêtement, même s’il ne comprenait toujours pas la raison de ce cadeau, il l’aimait bien. C’était une présence assez simple, apaisante… Ses doigts glissèrent avec délicatesse sur le visage du jeune homme de compagnie. Puis laissant sa tête reposer sur l’une de ses cuisses, Rei se saisit d’un nouveau dossier et s’y plongea. Ses doigts n’avaient pas quitté la chevelure de neige. Il les tortillait doucement semblant nettement plus attentif à sa lecture. Cette fois-ci, l’affaire concernait le trafic d’organes, qu’il connaissait si bien. Comment pouvait-il réussir à intervenir sans faire remontrer les traces jusqu’à son identité actuelle… Un intermédiaire était la solution parfaite, s’il se montrait trop gourmand, il suffirait de simplement l’éliminer et personne ne songerait à lui. On penserait à un bête règlement de compte…

Satisfait de cette idée, il tendit la main vers son téléphone portable pour appeler une personne, qui trouverait le pantin idéal, dont il serait facile de se débarrasser. Au même moment où ses doigts effleuraient la coque en plastique, le téléphone se mit à vibrer. Sa main recula, ses doigts se plièrent, ses sourcils se froncèrent. L’écran s’éclaira et une petite icône apparut. Vous avez un nouveau message. Le mauvais pressentiment passé, Rei prit enfin son téléphone et lut le message. Une première fois, une deuxième fois, une troisième fois. Ses lèvres s’entrouvrirent comme s’il s’apprêtait à parler, mais un simple soupir s’échappa de ses lèvres. « Aujourd’hui est une journée spéciale, un changement vous attend ». Le numéro ne lui était pas inconnu, mais que signifiait ce message…
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Inu
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 18:36 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Inu avait l'avantage d'être discret, souvent il avait entendu son précedent maître sursauter lorsqu'il venait le voir à l'improviste. Il lui arrivait de venir lorsqu'il avait des gens dans son bureau, il se glissait lentement auprès de lui et se laissait câliner ou bien restait sagement aux pieds de son maître. Maintenant il en avait un nouveau... il sentait bon... c'était un peu pareil que le dernier mais... moins âpre... plus doux... il préférait, ça lui attaquait moins les narines. De toutes façon ce n'étiat pas comme s'il avait trop le choix. Il était un animal de compagnie après tout, rien d'autre... oh... il pouvait faire chien de garde aussi, son ouïe n'était pas aussi développée pour rien, ni son odorat d'ailleurs... il connaissait à peu près toutes les odeurs de poisons existent, on lui en avait fait sentir des centaines jusqu'à le rendre malade...

Il était le parfait petit animal, aveugle et muet... tout pouvait se passer à côté de lui... jamais on ne pourrait lui faire dire quoique ce soit. Et Dieu seul savait toutes les choses qu'il savait et qu'il gardait dans un coin de sa tête. Mais il n'avait aucun moyen de communication évolué, il savait, il comprenait un peu, mais rien ne pourrait servir de source pour les autres. Mais de toutes façon ça lui était égal de connaître tout ça, la plupart du temps il n'écoutait même pas... il était, comme en cet instant, juste à la recherche de la proximité de son maître.

Et ce fut ainsi, docilement assis sur ses pieds, qu'il attendis le verdict. Il avait entendu les feuilles bouger... son maître travaillait... il n'avait pas du faire attention à lui... puis les feuilles furent reposées et son visage en suivit le chemin, comme s'il pouvait les voir au travers de ses paupières et de l'épais bandeau. Il se demandait souvent à quoi servait ces feuilles... il avait quelques vagues souvenir de ce à quoi ça ressemblait... qu'il y avait des choses écrites dessus... mais sans plus.

Kau sembla tout d'un coup porter son attention sur ses feuilles, sa curiosité reprenant le dessus. Mais finalement une main qui se glissa dans ses cheveux le ramena à la réalité et il se frotta contre cette main, ses paumettes se haussant un peu, ses lèvres aussi par la même occasion. Il aimait tellement ça... il adorait quand on lui carressait les cheveux... il se senti frémir et frissonner puis il senti des mains contre son corps frèle. Il ouvrit un peu sa bouche en signe de surprise et se laissa faire, attérrissant sur le canapé aux côtés de son maître. Il voulait bien de lui alors ? Et tout à côté en plus ? Inu eut un petit sourire innocent et ses lèvres bougèrent un peu, comme s'il essayait de dire quelque chose. Ca lui arrivait de temps en temps... ses lèvres bougeaient même si aucun son n'en sortait....

Il se laissa allonger et ramena ses jambes contre lui, laissant sa tête reposer sur les genoux si chaud de son maître. Il aimait bien être comme ça... il se sentit immédiatement totalement comblé et s'il avait pu il en aurait sans doute ronronné ou couiné de plaisir. Il laissa ses mains et ses jambes se placer en chien de fusil, ses longues et fines mains gantées de cuir retombant dans le vide ainsi que ses pieds bottés. Il était bien comme ça...

Est-ce que son maître allait travailler longtemps ? Il espérait un peu que oui... il aimait sentir ses doigts dans ses cheveux... il aimait le contact du tissus de son pantalon contre sa joue... on aurait pu croire qu'il puisse avoir froid avec seulement son boléro en cuir qui laissait tout son torse et son ventre visible... mais il suffisait d'un seul contact de la part de son maître pour qu'il ne ressente que de la chaleur... il avait été dressé comme ça... et puis il était habitué... ce n'était pas comme s'il était nu, comme aux débuts de dressage...

Inu aurait presque pu s'endormir, mais il était vigilant... et puis son maître se pencha un peu et il se décalla un peu pour ne pas le géner. Quelque chose vibra et il se recula un peu en faisant la moue. Il n'aimait pas ce bruit là... il le détestait... sauf lorsque c'était celui des jouets qu'utilisaient son maître... çà il aimait bien... c'était signe de jeux... mais ce vibrement là... il n'aimait pas, ça lui faisait mal aux oreilles. Mais il ne s'en plaignait pas, de toutes façon ce n'était pas comme s'il le pouvait. Il reposa tranquillement sa tête lorsque les vibrations s'arrêtèrent et il entendit à travers le tissu le coeur de son maître battre un peu plus vite. Qu'est-ce que c'était ? De l'inattendu ? De la surprise ? Il ne savait pas... mais cela se calma presque aussitôt, alors Inu ne bougea plus et se mit à l'aise en profitant de ce petit moment de paix...
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 21:12 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Un jeune garçon, pas plus âgé de quinze ans suivait un domestique d’un pas lent. Son regard se posait sur chaque objet qu’il pouvait trouver. Les vitres, les portes, les quelques décorations… Pouvait-on vraiment qualifier ça de ‘maison’ ? Ca ressemblait plus à une villa immense qu’autre chose, enfin, à quoi s’attendait-il donc ? Etant le chef des Freelances, on ne pouvait pas en attendre moins de ce fameux ‘Reishin’. L’atmosphère y était agréable, et cela l’avait grandement surpris. Il s’attendait peut-être à une maison en pleine effervescence, des serviteurs s’agitant de partout, des téléphones sonnant dans chaque recoin de la maison… Rien de tel. En fait, on pourrait même se croire à la campagne. Le domestique marchant devant lui ne parlait pas, et lui-même, d’habitude si bavard, ne prononça pas un seul mot. Il était anxieux, impatient, soucieux… Quel genre de personne était-il ? Et s’il ne pouvait pas rester ici et devait retourner dans sa famille maternelle ? Non. Il était arrivé jusqu’ici alors ce n’était pas le moment de rebrousser chemin.

Les vêtements dépareillés, déchirés à quelques endroits, les cheveux en bataille, quelle belle première impression avait-il fait en arrivant dans la résidence. De toute manière, il n’avait pas eu le choix. Balancé au beau milieu d’une ville dont il ne connaissait strictement rien sinon la langue, ce qui était un avantage non négligeable certes, il avait dû survivre pendant presque deux semaines, essayant de dénicher la cachette du père des Freelances. Ensuite, quand il l’avait trouvé, il avait encore fallu trouver l’entrée. Au départ, on ne voulait pas le faire entrer, et il s’énerva, étant de court tempérament. Pourquoi les adultes devaient-ils donc toujours compliquer les choses ? Et puis, un membre de la famille arriva, ou quelqu’un d’autre, il ne savait pas qui c’était, et se tint garant de sa personne. Etonnant, bizarre, normal, coup de chance ? Aucune idée, et c’était bien le cadet de ses soucis. Sans même un mot de remerciement, il avait suivi le domestique.

Il était si proche du but à présent. Son cœur palpitait, se cognant contre sa poitrine comme s’il voulait se libérer de sa cage. Ses mains étaient moites et il les essuya sur son pantalon. Une besace usée frappait contre sa jambe à chaque pas. De quoi avait-il peur, si c’était bien de la peur ? Du fait qu’il allait rencontrer une personne si proche et pourtant si loin de lui ? Ou tout simplement parce qu’il était quelqu’un possédant une influence énorme ici ? Akiyoshi ravala sa salive et passa nerveusement une main dans ses mèches blondes et noires. Le couloir semblait s’étendre à l’infini. Il tourna alors ses pensées vers sa mère. Pouvait-elle le voir en ce moment même ? Que pensait-elle si c’était le cas ? Etait-ce le bon choix, ou était-elle déçue de son attitude, triste, heureuse ?

Et puis, le domestique s’arrêta devant une porte. Déjà arrivé ? Non, il n’était pas prêt, il avait besoin d’un peu plus de temps. Se calmer, montrer de l’assurance dans son attitude, et dans sa voix. Mais déjà, le serviteur toquait à la porte trois fois, bien distinctivement. Ils attendirent. Son cœur s’emballa davantage encore. Fermant les yeux, il prit une grande bouffée d’air, la bloquant un instant, avant d’expirer. Tout allait bien se passer, personne n’allait le trucider, non ? Du bruit, à l’intérieur de la pièce… Est-ce qu’il arriverait à le reconnaître du premier coup ? Est-ce que lui le reconnaîtrait ? Non, il n’était même pas au courant de son existence…

On pouvait appeler ça le début d’un nouveau départ.
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 22:42 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Un message sans queue ni tête voilà ce qui ponctuait la journée… Ses pensées s’éloignèrent encore plus du travail. Qu’est-ce que cela signifiait ? Ses doigts tracèrent des formes abstraites sur la joue d’Inu avant de gratter doucement la nuque de l’être allongé à ses côtés. Cela ne signifiait rien de bon de son point de vue, mais il pouvait très bien se tromper. Un soupir s’envola perçant le silence de la pièce. Reishin se baissa et déposa un baiser dans le cou de son animal domestique. Au même moment, il y eut un bruit contre la porte. Il n’attendait aucune visite et encore moins à cette heure de la journée. D’ailleurs qui pouvait venir lui rendre une petite visite et pour quelle raison ? Rei jeta un dernier œil à son téléphone portable comme si la réponse à toutes ses interrogations allait se faire entendre, mais le silence restait de mise. Qu’y avait-il derrière la porte ? Cela devait être important, mais important comme très important ou comme d’une importance relative ? Quittant le canapé, il donna une dernière caresse à Inu avant d’aller se poster devant la fenêtre. Finalement après un léger soupir, il lâcha d’une voix lasse

-Entrez !

Il se retourna pour faire face à son visiteur, s’attendant à un visage connu… La première personne qu’il vit entrer fut le majordome… Jusque là, tout était normal… Puis, il vit une silhouette plus jeune, celle d’un adolescent. Le vieil homme s’inclina poliment murmurant du bout des lèvres comme si le mot était trop sacré pour être dit ‘monsieur’. La silhouette disparut dans un coup de vent avec seule preuve de son ancienne présence, le bruit de la porte. Le silence s’installa immédiatement laissant Reishin face à ses questions qui venaient de se matérialiser. Il avait envie de crier ‘est-ce que quelqu’un peut me dire ce qui se passe ?!’, mais il resta à le détailler mal à l’aise. Depuis combien de temps n’avait-il pas fait face à une personne aussi jeune ? Toutefois, il ne put cacher sa surprise et son masque d’habitude si neutre, si froid, semblait avoir éclaté en mille morceaux. Recoller rapidement les bouts éparpillés allait une être tache difficile et Rei opta pour agir d’une façon naturelle et spontanée. Il passa une main dans ses cheveux remettant quelques mèches en place.

- Bonjour…


Lentement, Reishin s’approcha hésitant comme s’il cherchait à rassembler ses souvenirs. Il n’avait jamais vu ce jeune garçon, alors comment lui pouvait-il le connaitre ? Sa couleur de cheveux l’aurait rendu facilement reconnaissable, s’ils avaient déjà eu une première rencontre. Sa tête pencha doucement sur le côté droite, alors que ses yeux détaillaient avec soin le visage. Une sensation de déjà-vu s’immisçait lentement dans son esprit. Quelque chose lui rappelait des vieux souvenirs. Après réflexions, il se demanda si Inu et lui avait un lien quelconque… Dur à supposer sans aucune donnée. Ses lèvres s’entrouvrirent et spontanément, les premiers mots, qui s’échappèrent instinctivement, furent dans sa langue maternelle.

- Comment t’appelles-tu ?

Basique ? Sans doute, mais c’était la seule chose, qui lui était venue à l’esprit… Si cela se trouve, le jeune garçon serait incapable de lui répondre, toutefois, s’il était arrivé jusqu’ici, cela signifiait qu’il devait connaitre la famille. Un peu ? Beaucoup ? Jusqu’à quel point ? Et surtout pourquoi lui…
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Inu
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 23:15 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Des carresses... encore... il aimait ça... il ne s'en lassait jamais. Il roula un peu des épaules et profita, il aimait tellement sentir la main de son maître sur sa tête, sur son visage. Il frissonnait et frémissait lorsqu'il carressait sa joue. Il ouvrit un peu la bouche pour respirer un peu plus rapidement lorsque la main glissa dans son cou... il aimait ça... son sourire s'aggrandit et il se lécha les lèvres. Il ne faisait pas attention au bruit de pas dans le couloir, il voulait croire qu'il pourrait profiter un peu plus de son maître, de son attention. Il le senti d'ailleurs se baisser et il aurait couiner s'il avait pu lorsqu'il déposa un baiser dans son cou.

Encore un peu, un tout petit, rien qu'un tout petit... mais le glas sonna à ce moment là et le rêve se brisa. Inu redressa la tête en direction de la porte et fit la moue. Ce n'était pas gentil ça... ils le dérangeait. Il redressa la tête en direction de son maître et se demanda ce qu'il allait faire. Il allait congédier l'intrus ? Il allait lui dire de partir et de le laisser seul avec l'intrus ? Il se poussa un peu lorsque son maître se leva et il frémit sous la carresse avant de s'asseoir sur ses pieds dans le canapé. Il n'était pas descendu, il n'avait pas envie. Il tourna la tête en direction de son maître, puis dans celle de la porte alors que la voix grave et autoritaire de l'homme qui envahissait la pièce.

La porte s'ouvrit et deux personnes entrèrent. Inu reconnut l'odeur du majordome mais pas la seconde. Qu'est-ce que c'était ? Ca sentait la rue... ça sentait... la jeunesse... la fougue... il sembla fixer l'intrus, captivé par sa présence. Il entendait les battements de coeur... l'un était rapide et nerveux... l'autre... à la fois calme et surpris... son maître ne s'attendait-il pas à de la visite ? Kau fit la moue et attendis de voir comment tournait l'échange.

Finalement son maître s'approcha du plus jeune et Inu descendit du canapé, intrigué. L'intrus l'intriguait... son odeur était spéciale... il aimait bien... mais pas autant que celle de son maître. Il se mit à quatre pattes et s'approcha de lui, il le sentait nerveux. Pourquoi ? Ah oui... son maître était imposant. Il ne se doutait pas une seconde qu'il puisse surprendre lui aussi, il avait tellement l'habitude qu'on ne le remarque que peu. Il s'approcha, ondulant des hanches, puis il tendis le nez et renifla le pantalon. Il sentait la rue... il venait de dehors... Kau devenait de plus en plus curieux.

Il finit par s'asseoir sur ses pieds et redressa son visage bandé vers l'intrus. Il semblait jeune... il tourna la tête en direction de son maître et puis de nouveau vers le jeune homme. Puis, lorsqu'il sembla avoir terminé son inspection, il avança lentement vers son maître pour se mettre à côté de lui. Il s'assit à nouveau sur ses pieds, dévoilant un peu plus ses anneaux et sa cicatrice laissant juste sa main gantée de cuir prendre le bas du pantalon de son maître. Je suis à lui... pas touche... je le protégerais, alors ne tente rien. Il tenait le tissus du pantalon entre ses doigts mais un simple mouvement de son maître et il les retireraient, il tourna son visage en direction de l'intrus et sembla le fixer à travers son bandeau, comme s'il le jugeait. Inu était d'un caractère curieux et méfiant à la fois mais le fait qu'on l'ai dérangé en pleine séance de câlin n'aidait pas vraiment. Il se demandait ce que voulait l'intrus à son maître.
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 23:56 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Il entendit une voix leur dit d’entrer. Ce devait être la sienne, lui seul avait l’autorité pour permettre à quiconque d’entrer dans la pièce du grand chef des Freelances. Le domestique avait ouvert la porte à présent, et rassemblant tout son courage et sa détermination, Akiyoshi s’avança, ne laissant rien transparaître sur son visage. Posant à peine les pieds dans la pièce, celui qui l’avait accompagné repartit précipitamment, comme s’il était effrayé, ou alors pressé de vaquer à ses tâches. Voyant qu’il était avec Reishin à présent, le jeune garçon se tendit presque immédiatement, et releva ses yeux noirs pour rencontrer ceux de l’homme imposant. Il ne prononça aucune parole, détaillant chaque courbe de son visage, et regardant attentivement ses prunelles. Les mêmes, hein ? Bof, il ne voyait pas vraiment la ressemblance, ou alors l’anxiété lui empêchait de voir comme il fallait. Alors, c’était lui… Cela lui paraissait être une situation tellement étrange qu’il se surprit à penser qu’il était encore en train de rêver.

- … Bonjour…

Puis quelque chose se posa sur ses pieds, et il détacha son regard de Reishin pour voir un homme aux cheveux blancs, les yeux bandés et vêtu de cuir. Surpris, choqué, il se demanda qui était cette personne et surtout pourquoi elle traînait ainsi à même le sol tel un… animal. Il ne savait absolument pas comment réagir, doutant de plus en plus que tout cela était bien réel. Les yeux fixés encore un bon moment sur l’homme, si c’en était toujours un vu son comportement, il finit par regarder de nouveau le père des Freelances, ce dernier s’étant adressé à lui, d’une voix calme et grave. Tout cela était trop bizarre, farfelu. C’était quoi ce bordel ? Voulait-il vraiment voir ça ? Un homme réduit à un tel état ? Etait-il ainsi tout le temps, ou bien n’était-ce que temporaire, une sorte de passe-temps pour l’homme en face de lui ? Comment pouvait-on traiter les gens de cette sorte… ?

Il lui avait parlé en chinois, la même langue que lui, et cela fut encore plus bizarre pour Akiyoshi. Confus, il fronça des sourcils. Quel genre de personne était-il donc pour traiter de cette manière-là un homme ? Lui qui n’était encore qu’un simple adolescent, ne comprenant pas tout à fait le système et ses problèmes, cruautés, encore bercé par une enfance heureuse, bien que vide par quelques moments, il n’arrivait pas à saisir cette situation.

Il eut envie de tourner les talons et de s’enfuir.


- Akiyoshi… Akiyoshi HuaXiang…

Sa voix n’avait pas tremblé et il regardait droit dans les yeux Reishin. Etait-il le même homme que sa mère avait connu ? Qu’elle avait aimé, chéri jusqu’à ses derniers instants ? Peut-être était-il trop naïf… Qu’espérait-il trouver de toute manière ? Tout ce qu’il voulait, c’était un toit sur sa tête et de quoi ne pas mourir de faim le temps de devenir indépendant, voilà tout. Il ne cherchait pas un père, juste un soutien financier. Serrant les poings et les desserrant à intervalles réguliers, Akiyoshi ne dit rien. S’il l’avait vraiment aimé, il reconnaîtrait son nom, au moins ça. Et puis quoi ? Il n’avait pas vraiment d’obligations envers Akiyoshi, s’il le souhaitait, il pouvait le jeter hors de la résidence, sans même une autre pensée. Peut-être était-ce ce qu’il voulait enfin de compte.

Non, il fallait qu’il se ressaisisse. Qu’importe ce que fichait Reishin, ce n’était pas ses affaires, il n’était pas directement impliqué. Pour le moment, la seule chose qu’ils avaient tous deux en commun était le sang parcourant leurs veines.
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 11:29 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Reishin savait qu’Inu irait renifler le nouvel arrivant. Cette façon d’être était devenue instinctive et même si cela lui brûlait les lèvres de le reconnaître, il devait avouer que son père avait mis au point une méthode très efficace, bien qu’il doutât fortement qu’elle soit de lui. Grâce à Inu, il sentit que le jeune homme n’était pas comment dire de leur milieu. Son regard rempli d’incompréhension suggérait qu’il avait grandi dans un environnement protégé, d’autres diront sain. Sinon aurait-il été autant surpris de voir le jeune homme et serait-il resté sans voix ? Il en doutait fortement. Quant à lui, il n’avait rien à dire à ce sujet. Si aux yeux de personnes extérieures, cela semblait anormal, pour lui, cela l’était totalement. Ses yeux se posèrent distraitement sur la chevelure blanche, qui revint dans sa direction. Lorsqu’il fut près de lui, Rei laissa ses doigts frôler doucement les mèches folles avant de reporter son attention sur le jeune garçon. Apparemment ce dernier avait compris ses paroles et il lui sembla donc que le pays d’origine fut le même. Quelque part, cela le calma de voir les choses sous cet angle. Mais l’interrogation ne s’était pas dissipée, qu’est-ce qu’un jeune chinois pouvait faire ici ? Si cela avait été un enfant de ses cousins, on l’aurait prévenu à l’avance.

Silencieusement, les yeux rivés dans les siens, il avait écouté. La surprise passée, son visage était redevenu impassible, lointain. Une main dans l’une des poches de son pantalon de toile, l’autre dans les cheveux d’Inu, il était focalisé sur sa voix. Le prénom ne lui dit rien et ce fut le nom de famille qui anima un tant soit peu son visage. Ses paupières se baissèrent doucement, ses lèvres bougèrent murmurant le nom de famille sans que le son de sa voix ne s’élève dans l’air. Maintenant, il comprenait mieux comment il avait réussi à le trouver. Un visage se reforma dans son esprit… Une jeune femme belle qui attendait au bord d’un lac… Le soleil déclinait doucement et des teintes mordorées caressaient son visage, rehaussant son air rêveur… Des sons, des odeurs lui revenaient en mémoire, mais c’était loin, très loin. Ces quelques-mois en sa compagnie avaient été court, mais cette période avait du être la plus heureuse de sa vie. Rei ne regrettait rien de sa vie actuelle, non plus. C’était différent. Un très léger sourire se dessina sur ses lèvres. Son corps quitta lentement sa place entraînant son animal avec lui. Il s’arrêta devant une table et en extirpa un paquet de cigarettes à peine entamé puis un briquet. Il fit glisser soigneusement l’un des bâtons de nicotine et après l’avoir coincé entre ses lèvres, il alluma. Le temps s’écoulait paisiblement dans la pièce et une fois, la première bouffée savourée, Reishin finit par dire


- Cela faisait longtemps… Je ne savais même pas qu’elle avait eu un fils…


Son intonation paraissait à la fois songeuse, lointaine, voir amusée… La manière dont la vie avait changé l’amusait… Sa tête se tourna vers celle d’ Akiyoshi et il ajouta

- Comment va-t-elle ?

Ils avaient coupé les ponts à la suite de son départ ou plutôt Reishin avait coupé les ponts fortement conseillé dans cette voie par ses grands-parents qui voyaient mal une idylle s’installer, alors que la jeune femme choisie n’était pas dans leur propre liste. Enfin au bout du compte, il avait réussi à échapper au piège du mariage arrangé, mais le sujet était encore d’actualité dans la famille et c’était la raison pour laquelle, il n’était pas retourné chez lui au moins une fois pour aller prier sur la tombe de sa mère. Juste pour elle. Enfin, cela aussi était du passé et une partie de lui était sure, que sa mère aurait tout à fait compris. Bref, Reishin ne voyait pour le moment aucun lien entre le jeune homme et lui, si ce n’est, qu’il était le fils d’une de ses anciennes petites amies… Mais alors qu’il observait à nouveau Akiyoshi, quelque chose l’interpella. Ce quelque chose était caché par le haut du jeune homme au niveau du poignet. Un métal qui semblait ne pas lui être inconnu, toutefois il jugea qu’il devait se tromper et mit cela de côté… Se demandant tout de même ce que le jeune homme faisait ici...
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Inu
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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 14:43 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Bizarre ? Anormal ? Inu ne voyait pas ce qu'il y avait d'anormal à être lui... il était comme ça et c'était tout. De toutes façon il n'avait pas beaucoup de souvenirs de ce qu'il était avant et ne se posait pas trop de questions. Des fois il lui arrivait de s'allonge sur le dos, les bras en croix et de se demander comment il en était arrivé là... mais la réfléxion n'était pas jamais très poussée et cela se terminait invariablement par : "C'était le désir de mon maître". Il essayait de se demander aussi depuis combien de temps il étiat comme ça, car il était parfaitement conscient qu'autrefois il avait été un enfant comme les autres. Alors il rélféchissait un peu dans son noir commun devant les yeux. Il se revoyait plus jeune, beaucoup plus jeune... il avait des cheveux blond... il ne savait pas de quelle couleur ils étaient aujourd'hui, il pensait qu'ils étaient toujours blond. De temps en temps il se rappellait quelques paroles de son ancien maître... lorsque celui-ci lui disait qu'il était parfait et que bien que ça ai pris plusiseurs années le dressage avait été parfait...

Des années ? Il était un enfant à l'époque... sans doute même pas encore adolescent... il ne savait pas, il n'avait même aucune idée de l'âge qu'il avait. Est-ce que quelqu'un le savait de toutes façons ? Mais bon, il savait aussi qu'il mourrait tôt... il vivrait encore quelques années puis on l'abattrait lorsqu'il serait devenue inutile. Il le savait, il en avait conscience, mais ça lui était égale. Il était juste là, seul le présent comptait, il n'essayait pas de redevenir ce qu'il avait été, il était un animal, un animal ne devient pas aussi intelligent que son maître. Alors toutes les pensées de l'intrus à son égard.... il ne comprenait pas. Car pour lui, il était normal.

Revenu près de son maître il sourit lorsqu'il glissa une main dans ses cheveux. Alors il était toujours partant pour des carresses ? Même malgrés l'intrus ? Inu eut un petit sourire et il tourna son visage en direction de l'intrus. A... Aki....Akiyoshi... Hu... Hua... c'était trop dur à se rappeller, trop compliqué pour l'animal qui retint juste le début : "Aki"... ça irait très bien pour lui, il n'avait pas besoin de connaître la suite. Il retenait toujours au moins une partie du nom des intrus, sinon il aurait dans sa tête des dizaines d'odeur différentes pour une seule apéllation : intrus. Il aurait sans doute fait avec mais ça l'ennuyait. Alors il mettait un autre nom sur chaque odeur, chaque voix.

Mais là il y avait de la tension, il le sentait... un certain malaise... et puis... il releva son visage vers son maître et pencha la tête sur le côté. Quelque chose de bizarre dans son odeur... dans les battements de son coeur. Il ne connaissait pas ça... mais il savait que ce n'était pas normal. Il le senti se déplacer et retira immédiatement sa main pour le laisser avancer, se penchant pour poser ses mains au sol pour le suivre docilement. Il y avait quelque chose de similaire dans les deux timbres de voix... il n'aurait su dire quoi avec exactitude mais... c'était comme la sensation qu'il avait eu lorsqu'il s'était retrouvé face à son maître... sa voix avait quelque chose de similaire avec celle de son ancien maître, bien qu'il ne sache pas comment définir cela.

Enfin, il ne réfléchissait pas trop longtemps à ce genre de choses, ça le fatiguait et ce n'était pas utile. Son maître repris la parole et Kau manqua de sursauter. Quelque chose avait changé subitement... en plus de la langue, il y avait le ton... Inu pencha la tête sur le côté et se rapprocha de son maître pour frotter sa tête contre sa jambe, comme pour essayer de sentir ce qui était différent. Il tourna ensuite son visage en direction de l'intrus Aki et avança de nouveau vers lui. Il était intrigué par ce qu'il se passait, il était curieux, son maître n'était pas comme ça habituellement. Il se mit sur ses genoux et se dressa bien droit, glissant un doigt sur sa large cicatrice, jouant un peu avec un de ses anneaux, comme s'il rélféchissait. Il aimait la sensation lorsqu'il jouait avec ses anneaux, de temps en temps ça faisait mal... d'autre ça chatouillait... il aimait les deux. Il se remit à quatre pattes et renifla à nouveau Aki, cherchant ce qui pouvait faire changer l'atmosphère de la pièce. Il ne trouva rien... il haussa des épaules et retourna auprès de son maître, tournant juste une dernière fois la tête vers l'intrus. Il ne l'avait même pas carressé... d'habitude les gens aimaient bien carresser sa tête lorsqu'il approchait... ou alors ils le repoussaient... mais là, il n'avait rien fait... c'était étrange. Il s'assit à nouveau à côté de son maître et attendit de voir. Il était curieux... curieux et méfiant... il n'aimait pas lorsque les choses changeait trop autour de lui, car il ne comprenait jamais bien ce qu'il se passait dans ces cas là. La preuve, il avait été perturbé pendant une semaine lorsqu'il avait changé d'environnement. Il n'aimait pas le changement, il avait ses repères et n'aimait pas quand ils changeaient... Mais bon, ce n'était pas comme s'il avait à donner son avis. Il préféra rester près de son maître tirant un peu sur le bas du pantalon pour réclamer une carresse. Il commençait à être nerveux lui aussi...
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 22:38 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

De la surprise sur le visage de Reishin. Comme il s’en doutait, il n’avait jamais entendu parler de son existence. Akiyoshi ne se permit pas de ressentir de la déception. Il savait que cela était ainsi. Quel effet cela pouvait-il donc lui faire, d’avoir un fils ? De l’indifférence total ? Non, dans ce cas-là, il n’aurait même pas été surpris et aurait juste haussé les épaules, avant de retourner à ses occupations premières. Et puis un sourire, pas très grand, mais un sourire tout de même. Ca lui allait bien, et même s’il ne le connaissait pas depuis longtemps, Akiyoshi était certain qu’il n’était pas du genre à sourire énormément, alors le voir ainsi le rassura probablement quelque part. Savoir qu’il avait un côté plus humain, affectif… Non pas pour lui, mais pour l’image que sa mère avait conservé de lui. Son regard ne décrocha pas du visage de Reishin, et il suivit chacun de ses mouvements, les observant avec attention. Mais il reporta alors son attention sur l’autre personne présente dans la pièce quand le chef des Freelances lui demanda des nouvelles sur sa mère. Il ne répondit rien pendant un moment. L’homme, car c’en était un après tout, s’était approché de lui à quatre pattes pour le renifler. Il ne bougea pas, ne sachant toujours pas comment il devait se comporter.

- …

Pouvait-il se résoudre à dire ces mots ? Ils restaient bloqués au fond de sa gorge, formant une boule qui l’oppressait et menaçait de l’étouffer. Sa main glissa alors sur son poignet droit, ses doigts éraflant le métal froid avant de se poser dessus. Mais il avait le droit de savoir, non ? Il l’avait aimé, il en était certain après ce léger sourire. Et puis, ce bracelet en était également la preuve, peut-être même la seule qui existait. Fixant le sol d’un air vague, il cligna des yeux plusieurs fois comme pour chasser les larmes qui lui venaient. Non, il ne pouvait pas montrer une image faible de lui-même.

- … Elle… Elle est décédée.

Il avait répondu dans sa langue maternelle. Les syllabes s’étaient détachées une à une, chacune accompagnée d’un tremblement au niveau du timbre de sa voix. Il n’avait rien de plus à dire, tout était là. Un accident de voiture. C’était tellement stupide, rapide. La vie était éphémère, et il aurait voulu découvrir cela plus tard dans sa vie, mais on ne choisissait pas. Respirant profondément, le jeune garçon regarda celui aux cheveux blancs, aux pieds de son géniteur, changeant ainsi le cours de ses pensées. Qui était-il ? Pourquoi était-il ainsi, se traînant comme un animal ? Complètement irréel… Avait-il un nom au moins ? Une identité… ? Lâchant finalement son poignet, Akiyoshi laissa le temps s’écouler. C’était tellement paisible ici. Le temps ne comptait plus vraiment. Il entreprit d’étudier la pièce. La décoration était assez sobre, comme tout le reste de la résidence, et il resta un long moment sur la statue de la table en verre. Elle était belle, fascinante et en même temps horrifiante. Des livres, un panorama, une chaîne hi-fi… Rien de très anormal. Qui aurait pu croire que le chef d’un clan tant redouté pouvait vivre dans un tel havre de paix.

Ah oui, peut-être devrait-il parler également de la raison de sa venue dans ces lieux, surtout quand on savait qu’il habitait en Chine. Un toit, de la nourriture, et un peu d’argent de poche, rien de plus. L’école, il ne voulait plus y aller. Mais ce n’était pas le moment de revendiquer tout cela. Restant silencieux par respect pour la mémoire de la personne qui était la plus chère pour lui, il ne bougea pas. Il regarda alors Reishin, voulant voir si une quelconque émotion allait passer sur son visage.
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Lun 8 Oct - 21:36 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Du regard, il chercha un cendrier, ou plutôt sa main glissa sur la tablette pour en chercher un. Il savait qu’il y en avait un pas loin. Sa main finit par toucher un objet creux métallique, qu’il connaissait bien. Ses doigts ramenèrent d’un coup sec le cendrier et Rei tapota doucement sur sa cigarette pour faire tomber les cendres dedans. Il ne se souciait pas du regard qui pesait sur lui, agissant comme il faisait habituellement. Par contre, Inu semblait particulièrement dérouter par la présence d’Akiyoshi à savoir si c’était sa présence qui le perturbait réellement ou si c’était le fait qu’il ne lui accordait même pas une simple caresse. Mais finalement, il se résolut à conclure que l’incompréhension était mutuelle, étant donné que le jeune homme le fixait sans savoir quoi faire. Après avoir reposé le métal, Rei tourna doucement la tête vers la fenêtre, pendant que l’inspection de son chien continuait. N’était-ce pas étrange d’être rattrapé par le passé de cette façon ? Qui l’aurait crû… Le soleil déclinait lentement et une teinte mordorée commençait à dévorer silencieusement le bleu céleste. Le début de soirée s’annonçait paisible. Une nouvelle qui était loin d’être un luxe. Furtivement, il jeta un coup d’œil à sa montre. Le bracelet était en cuir noir et le cadran était d’une forme radicalement carrée. Une forme qu’on ne pouvait pas arrondir ou moduler à son bon vouloir. Toutes les pièces en métal étaient en argent soigneusement travaillé… Si Reishin la retirait et qu’un petit curieux décidait de s’en saisir, il pourrait voir le nom de fabriquant imprégné dans le cuir. Du sur-mesure mais d’une élégante simplicité… Du coin de l’œil, il constata que l’adolescent restait toujours sans voix face à Inu… Comme pour répondre à une inaudible question, il souffla

- Il s’appelle Inu... Tu peux le caresser, sinon sa nervosité risque de grandir…

Joignant le geste à la parole, Il glissa sa main sur les cheveux du jeune homme dégageant quelques mèches de son front. Puis, il écrasa sa cigarette avant de soulever Inu sur le canapé. Il se rappelait parfaitement le comportement qu’il avait eu en arrivant. Cela l’avait forcé à appeler plusieurs fois la maison paternelle pour savoir si certaines choses étaient normales ou non… Petit à petit, à force de patience, son animal semblait s’être enfin adapté à sa nouvelle maison. Ses doigts effleurèrent le cou du jeune homme un bref instant… Le silence suivant sa question fit retentir son signal d’alarme… Ses yeux se baissèrent s’apprêtant à entendre quelque chose qu’il devinait. On ne prend jamais son temps pour parler de la bonne santé de quelqu’un, néanmoins on ne sait jamais formuler les mots lorsque l’on parle de mort. Reishin avait relevé son visage en direction d’Akiyoshi… Comprenant parfaitement son attitude, il voulait plutôt savoir comment surmonterait-il les mots qui renvoyaient à une vérité dure à accepter... Ne sachant comment réagir, il passa une main dans ses cheveux puis se leva pour s’arrêter net devant la baie vitrée. Aucune larme, cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas pleuré, peut-être parce qu’une femme le lui avait interdit d’ailleurs. Juste une lueur perdue brillait dans ses pupilles. Ainsi préférant se cacher, il choisit d’offrir son dos à l’adolescent au lieu de son visage. Un léger soupir marqua son détachement de son emplacement. Et lui ? Qu’avait-il avoir dans tout ça ? Le petit n’avait pas un père ? Ce mot résonna un instant dans son esprit… Il eut l’impression qu’un rouage venait de mettre en marche quelque chose. Tout s’accélérait dans son cerveau, pendant qu’une voix lui murmurait avec une intensité grandissante ‘impossible’.

Le bracelet, elle, lui, le passé, la mort, le hasard ne pouvait pas exister. Il frappait rarement à votre porte sans raison tout étant dénué de lien avec votre personne. Mais peut-être se trompait-il, peut-être n’était-ce pas le même bracelet… Ses yeux s’en étaient détachés précédemment choisissant la négation plutôt que l’affirmation. Mais maintenant, Rei ressentait le besoin de vérifier, de transformer le non-dit en vérité ou en mensonge. Il se rapprocha d’Akiyoshi et prenant doucement son poignet, il fit glisser sa manche sans un mot. Ses yeux parcoururent le bracelet semblant lui murmurer ‘dis-moi, que je rêve’, pourtant le métal le gifla froidement en lui répondant ‘non’. Les mêmes courbes gracieusement sculptées dansaient sous ses yeux. Le même reflet sur lequel le temps n’avait pas son emprise. Une partie de lui sembla se résigner, tandis qu’une autre prônait l’assurance avant de se laisser embarquer dans une résolution hâtive. Avec un calme en total contradiction avec ses pensées, il dit à l’intention du garçon

- Dis-moi, quel âge as-tu ?


Il n’y avait qu’une seule réponse de possible. Cependant était-il réellement sur de vouloir l’entendre ? Oui, il saurait ainsi réellement de quoi il en retourne.
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Inu
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MessagePosté le: Mar 9 Oct - 10:28 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Touche-moi, carresse-moi, montre-moi que tout va bien... Inu ne comprenait pas pourquoi l'air ambiant avait changé. Le calme qui reignait encore quelques minutes auparavant s'était évaporé. Pour des yeux étranger tout aurait parut normal, mais Kau était un chien, il ressentait les chose différement. Et il ressentait le malaise ambiant, il ressentait la tension et... il n'aimait pas ça. Il entendit son maître inviter l'intrus à le carresser et eu un petit sourire avant de lever son visage aveugle vers l'intrus Aki. Oui, une carresse, je veux une carresse, je n'aime pas quand on m'ignore. On ne peut pas m'ignorer... soit on me rejette, soit on me carresse. Fait l'un des deux s'il te plaît monsieur l'intrus Aki.

Il se frotta contre la main lorsque son maître la glissa dans ses cheveux d'argent, son sourire s'élargit et il ouvrit un peu la bouche comme s'il allait rire. Il entendit le bruit et senti l'odeur de la cigarette que l'on écrase. Il sorti un peu la langue et se laissa soulever avec un plaisir évident. Donne-moi un câlin oh mon maître... Il senti ses doigts dans son cou cerné de cuir et il ne put s'empêcher de baisser la tête pour léchouiller un peu les doigts. Il aimait bien le goût de son maître, il adorait même. Il se frotta contre la main, ne faisant pas attention au changement d'air qui s'opérait. Mais il dû bien s'en rendre compte à un moment donné... son maître s'éloigna, Inu fit une petite moue et se mit à genoux, les mains gantées de cuir posées sur l'accoudoir, fixant de son visage l'endroit où se trouvait son maître. Quelque chose n'allait pas ? Il ne comprenait pas...

Pourquoi est-ce que tout d'un coup, depuis l'arrivée de l'intrus, tout changeait ? Inu n'aimait pas ça, il n'aimait pas quand son maître était comme ça. Il glissa dans le canapé et s'assit, ses jambes repliées contre lui. Il ne savait pas s'asseoir correctement, alors il s'asseyait comme un chien. Il frotta son nez contre son genou, léchant un peu le cuir de son pantalon mais toute son attention était tourné vers l'échange qui se produisait autour de lui. Son maître se déplaça, il s'avança vers l'intrus, il entendit un bruit de tissus et puis il posa une question à l'intrus. Age ? Ah oui... il savait ce que c'était. Lui il ne savait pas l'âge qu'il avait et il s'en fichait. Mais pourquoi est-ce que cela semblait important pour les autres ? Il haussa des épaules et pencha la tête sur le côté.

Il se rendait compte que quelque chose d'important se produisait en face de lui mais il n'en comprenait pas le sens. Son maître si calme habituellement... il semblait... perturbé. Inu n'aimait pas ça, il descendit du canapé et vint près de son maître. Il releva la tête et se hissa du haut de ses genoux pour arriver à sa taille, il s'appuya contre lui et l'enserra de ses bras. Il ne savait pas si c'était bien de faire ça, mais il s'en fichait, il n'aimait pas sentir ce qu'il était en train de sentir. Qu'il le repousse, qu'il le gronde. Lui voulait sentir autre chose. Alors il se frotta contre lui, poussant des petits souffles comme s'il essayait de dire quelque chose. Ses lèvres bougeait un peu mais pour que seul quelques ébauche de faibles son en forme de soupir ne passe sa gorge. Un halètement. Il n'aimait pas ce qu'il se passait dans la pièce et tourna son visage vers l'intrus. Lui aussi était nerveux. Inu libéra son maître et s'éloigna un peu. Il sembla les regarder tout les deux puis il s'éloigna jusque dans un coin de la pièce, à côté du canapé. Il s'assit et ramena ses jambes contre lui. Et maintenant ? Il devait attendre. Alors il attendrait, comme le bon chien qu'il était. Car il était capable d'attendre des heures dans la même position. Alors il jouait avec certains de ses anneaux, les faisant un peur rouler dans ses doigts, frissonnant avec la sensation qui en découlait. Ils n'allaient plus se soucier de lui maintenant... il n'aimait pas l'air ambiant, il n'aimait pas qu'on l'ignore. Mais il faisait avec et il ne lui viendrait même pas à l'idée de bouder. Car c'était mal de bouder, on lui avait appris que ce n'était pas bien du tout. Car après tout, on se fichait de son avis, il était un parfait animal de compagnie, il n'avait pas à bouder. Alors il ne boudait pas, il attendait juste qu'on s'occupe de lui à nouveau...
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Mer 10 Oct - 23:11 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Les mots avaient fini par sortir, signe qu’il arrivait tout de même à admettre le fait qu’elle soit réellement morte. Reishin lui tourna le dos, et il ne put donc pas déchiffrer de quelconques signes sur son visage. A quoi pensait-il ? Il ne le saurait probablement jamais, et tourna sa tête vers Inu. C’était donc son nom… Ce dernier s’était approché de son maître et réclamait son attention, ou bien était-ce une forme de réconfort ? Pourquoi aurait-il besoin d’agir de la sorte si Reishin était parfaitement normal ? Akiyoshi savait que les animaux pouvaient sentir des choses que les humains ne pouvaient pas, mais Inu était bien humain lui, non ? Ou avait-il été entraîné à percevoir au-delà des sens humains ? Dans ce cas, l’homme en face de lui devait être troublé, malgré le fait qu’il ne montre rien. Secouant légèrement la tête, il décida de ne pas réfléchir plus profondément à ce sujet. Après tout, celui qui était son père biologique devait être le type de personne à masquer toutes ces émotions et ce dans n’importe quel situation.

Combien de temps cela faisait-il qu’il était dans cette pièce, comme coupé du monde ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il n’était pas à l’aise, mais ne savait pas pourquoi. A cause d’Inu peut-être, ou d’alors de l’imposante figure de Reishin, ou encore de cette situation inconfortable. Il n’y avait aucun bruit, juste le silence. C’est alors qu’il commença à y avoir du mouvement, le chef des Freelances se dirigeant vers lui. Il ne bougea pas, le laissant relever sa manche, comprenant ce qu’il désirait vérifier. Regardant droit dans ses yeux, le jeune garçon sut que le bracelet avait été reconnu. Il était unique, et portait en lui des souvenirs, imprégnés dans son métal bien qu’invisibles à l’œil nu. Découvrir qu’on avait un fils, ce devait être un assez gros choc tout de même. Parfois, lui-même se demandait pourquoi est-ce que sa mère avait décidé de le garder… Elle était trop douce, trop gentille peut-être pour ôter la vie à un être qui n’avait rien demandé… Et puis, Reishin lui posa une question. Question qui serait tellement anodine normalement, mais qui refermait bien plus à ce moment-là…


- Quinze ans, mais ça, vous l’aviez déjà deviné, non ?

Il reprenait un peu plus d’assurance, de confiance en soi. La tension qu’il avait ressentie auparavant mais qu’il avait simplement ignoré s’était un tant soit peu dissipée. La distance entre lui et Reishin s’étant réduite, il put observer de plus près les traits de son visage. En quoi est-ce que cet homme pouvait faire penser au printemps ? Il avait hérité son prénom de lui après tout. Avec lenteur, il dégagea son bras, sans brusquerie, le laissant reposer le long de son corps. Il ne savait pas quelle allait être la tournure des évènements. Peut-être l’homme qu’il pouvait appeler ‘Père’ allait désirer davantage de preuves. Pour cela, un test de paternité pouvait toujours être réalisé, ce n’était pas un problème, et la réalité le fouetterait réellement en plein visage. Akiyoshi pouvait deviner à quel point il devait être un bouleversement pour lui. D’un côté il était navré de causer tant de tumulte dans sa vie, et d’un autre il voulait que ce dernier prenne ses responsabilités envers lui, même s’il ne savait pas qu’il existait jusqu’à aujourd’hui.

- C’est vous, mon père.

Il n’y avait rien de mieux que l’affirmation verbale des choses. Qu’il le veuille ou non, c’était bien vrai. Finalement, Akiyoshi posa son sac par terre, tenant dans la main la courroie, signe que à présent il comptait rester ici, que Reishin devrait le prendre en charge à présent. Le hasard pouvait bien faire basculer les choses très rapidement. Du coin de l’œil, le jeune lycéen remarqua que Inu semblait anxieux, peut-être même mécontent de sa présence. Il dérangeait probablement la tranquillité de cette pièce. Un élément perturbateur, c’était ce qu’il était.
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Mar 16 Oct - 09:39 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Il y a des mots que l’on ne souhaite pas toujours entendre, sans doute parce que l’on préfère les réaliser soi-même avant tout. C’était le cas de Reishin par rapport à sa paternité. Tellement perdu dans ses pensées, il ne s’était même pas occupé d’Inu comme si son attention était focalisée sur une seule personne. Si, il avait senti une pression contre son corps puis cette dernière avait disparu… Sa main avait laissé s’échapper le poignet du jeune homme, ne voyant même pas pourquoi il aurait du le retenir. A ses mots, il aurait pu argumenter, affirmer que c’était faux. Néanmoins, n’y avait-il pas assez de coïncidences ? Bien sur, il restait la possibilité du test de paternité, toutefois c’était d’une, une perte de temps et de deux, Rei ne voulait pas que cette donnée figure sur l’un des ordinateurs de l’hôpital. Admettons que quelqu’un tombe dessus par hasard, bien que le hasard fut une raison passable pour ce genre d’exemple, n’était-ce pas une information qui pouvait être toujours utile ? Tout pouvait être utile dans ce bas monde… Autant se faire à cette idée sans passer par la case test pour sa tranquillité… Ses yeux se plantèrent dans ceux du jeune homme, alors qu’il souffla

- Je l’avais bien compris…

Sa voix était terriblement inexpressive… Il répondit comme si on venait de lui affirmer que le temps avait été clément en cette journée imprévue. Etait-ce ce qu’il ressentait ? Non, évidemment que non, pourtant le premier choc passé, il essaya de voir les évènements sous un certain angle. Il n’avait jamais eu l’habitude de vivre avec quelqu’un, mais il était prêt à parier qu’Akiyoshi n’interviendrait pas dans ses affaires. L’adolescent pouvait faire ce qu’il voulait du moment, qu’il ne mette pas son nez dans son travail. S’il avait besoin d’un toit, la maison était assez grande pour que chacun vive sa vie sans gêner l’autre et si Reishin devait l’entretenir, il savait très bien comment s’y prendre. Il ne s’était jamais plié à une cohabitation et ne voyait pas pourquoi, i l devait s’y plier soudainement. En fait, il était très facile à vivre, tant qu’on ne lui demandait rien. Dire qu’au bout de quinze ans, il avait fini par se faire rattraper par sa plus grande peur… Être père était la dernière chose au monde, qu’il avait désiré à cause de sa relation avec le sien. En désirant ne pas être comme lui, les évènements lui avaient joué un mauvais tour, le mettant dans une position qu’il n’aimait pas.

Son regard se posa sur le sac à terre. La façon dont il le tenait voulait déjà tout dire… Il y avait suffisamment de chambre pour s’arranger de cette situation… Doucement, il finit par s’écarter de lui pour s’occuper d’Inu. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait été loin de penser qu’un imprévu l’aurait tant chamboulé. Un de ses mains se glissa dans son cou puis elles se posèrent sur sa taille et soulevèrent brusquement l’animal. Inu était tout léger pour Rei et cela lui convenait d’ailleurs… Il remit sur le canapé après s’être assis et posant sa tête contre sa cuisse, il s’occupa à nouveau de lui, ses doigts effleurant la peau apparente. Enfin, il releva la tête et fit signe à Akiyoshi de prendre place dans l’un des gros fauteuils en cuir disposés de part et d’autre de la table en verre. Ils devaient parler de choses importantes et une en particulier qui allait concerner les emplois du temps…


- Est-ce que tu souhaites te faire scolariser ?

Honnêtement, cela aurait arrangé Reishin… Il y avait quelques établissements côtés dont il pourrait très bien les frais de scolarité. En lui, le calme était redevenu… Il avait décidé de faire comme s’il s’adressait à un de ses hommes, le ton tout de même nettement moins autoritaire, préférant attendre de voir à qu’il avait affaire.
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Inu
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MessagePosté le: Jeu 18 Oct - 16:26 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Attendre... si Inu n'était pas patient c'était paradoxalement une chose qu'il savait très bien faire. Attendre, encore et toujours, pendant des heures s'il le fallait. Il ne faisait plus attention à ce qu'il se passait dans la pièce, ça ne l'interressait pas et ça ne le concernait pas. Qu'avait-il à faire de savoir que l'intrus était le fils de son maître ? Pas grand chose... c'était quelque chose dont il ne pourrait jamais avoir l'utilité. Alors il attendait sagement, remarquant juste que l'atmopshère s'appaisait légèrement, que son maître semblait à nouveau maître de lui-même. Inu eut un petit sourire mais il ne bougea pas, il avait un peu en travers de la gorge d'avoir été ignoré par son maître lorsqu'il l'avait pris contre lui. Mais il ne boudait pas, certainement pas. Il attendait simplement. Qu'on le remarque, qu'on lui dise de partir, de rester, de se masturber... n'importe quoi, il l'aurait fait, ça voulait au moins dire qu'il existait.

Son maître se déplaça pourtant et son odeur vint tout près de lui. Inu releva un peu la tête et se demanda ce qu'il allait faire. Il senti sa main dans son cou et un petit sourire orna ses lèvres avant qu'il ne s'agrandisse lorsqu'il le prit brusquement dans ses bras. Il n'avait pas peur, Inu n'avait pas peur de grand chose, il s'accrocha juste un peu à lui et laissa ses jambes pendre dans le vide alors qu'il se faisait transporter quelques instants. Il retrouva le moelleux du canapé et sourit en se calant sur les genoux de son maître. Il se sentait bien... il était bien là où il était... il roula des épaules et se mit à l'aise. Ses bras et ses jambes se placèrent en chien de fusil, pendant à moitié dans le vide, et il sourit en sentant la main parcourir sa peau nue.

Enfin on le câlinait à nouveau, c'était déjà plus agréable. Il se sentait mieux, l'ambiance était redevenue à peu près normale et Inu se sentait mieux. Il se tortillait de temps en temps lorsque les doigts de son maître touchaient un endroit sensible, mais ça l'amusait, tout l'amusait, il aimait tout ce qu'on lui faisait... il aurait pu le frapper qu'il aurait aimé si ça ne venait pas d'une punition. Il souriait un peu et une de ses mains se plaça sur la cuisse de son maître pour la carresser un peu, espérant que cette initiative ne l'embête pas. L'autre en face semblait un peu mal à l'aise quelque part... Inu n'en était pas certain mais il avait cette impression... pourquoi ? Ah oui... son maître était impressionnant...

La discussion reprit mais Inu n'y préta pas plus grande attention. "Scolariser" ? Ca voulait dire quoi ça ? Souvent son maître utilisait ce genre de mots compliqués. Inu n'était pas habitué... il n'était qu'un enfant lorsque tout avait commencé et il avait à moitié perdu la tête... alors c'était de temps en temps difficile pour lui de comprendre ce qu'il se passait autour de lui. De toutes façon il ne s'en souciait pas... le principal c'était que la main vagabonde de son maître parcours son corps chétif, faisant frissonner le jeune homme aux cheveux de lune qui haletait un peu de temps à autres. Il aimait tellement lorsqu'il lui carressait les cheveux, lorsqu'il gratouillait son ventre... sa cicatrice et ses anneaux pouvaient faire peur et rebutter plusieurs personnes à le toucher à cet endroit mais il était tellement sensible que ça ne faisait que l'exciter et le faire frissonner de désir. Il aimait la chaude sensation de son maître contre lui, il aimait lorsqu'il le carressait, le câlinait... oui... il aimait son maître et lui était entièrement dévoué...
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Lun 22 Oct - 17:51 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

C’était tout. Le moment était passé, et il n’y eut rien de spécial. Il ne s’attendait à rien, mais avait été tellement anxieux à l’idée de rencontrer son père pour la première fois… C’était passé comme une lettre à la poste. A présent, il n’avait plus de raison à s’inquiéter. Il pourrait vivre tranquillement, du moins un peu près étant donné les activités de Reishin, mais de toute manière, il ne pensait pas qu’il serait mêlé à ses affaires. Après tout, il était un fils illégitime, il ne succéderait donc pas au chef des Freelance. Un poids avait comme été enlevé de ses épaules. Peut-être avait-il été plus nerveux sur la possibilité qu’il soit rejeté et renvoyé dans sa famille que d’avoir rencontré un homme d’une telle importance. Pour lui, c’était quelqu’un comme les autres, il n’y avait pas d’exception. Et puis, il n’était pas si froid qu’il en avait l’air vu son comportement avec Inu, ou bien il n’accordait que cela aux animaux, Inu ayant été dressé comme un chien.

Baladant de nouveau son regard sur la pièce, s’arrêtant plus longtemps sur chaque objet, Akiyoshi ne porta plus beaucoup d’attention à Reishin. Il n’y avait plus grand-chose à dire de toute manière. Ce n’était pas comme s’ils allaient s’installer à une table en buvant du thé et se racontant des trucs divers comme leurs goûts ou autres. C’était futile dans leur cas. Le jeune adolescent attendit donc que l’homme parle, alors que ce dernier s’occupait de Inu, la situation ne le perturbant pas plus que cela vraisemblablement. Qu’il lui dise d’aller dans une chambre s’installer, qu’il appelle un serviteur, qu’il parle, qu’importe. Lui ne voulait pas rester éternellement dans cette pièce, debout, à regarder cette peinture bizarre qu’était Reishin et Inu. Ca le troublait, le mettait toujours un tant soit peu mal à l’aise. Puis on lui parla. Il ne répondit pas, regardant vers l’extérieur, les yeux dans le vague. L’école, c’était important du moins c’est ce que les gens disaient. Il n’aimait pas y accorder une grande importance, c’était plus ennuyeux qu’autre chose. De plus, s’il allait à l’école, le fait que Reishin Lan soit son père serait-il tenu un secret ? Il préférait cela car dans le cas contraire, cela pourrait attirer l’attention et qui sait, de mauvaises choses peut-être.


- Si je suis scolarisé, personne ne saura que vous êtes mon père ?

Il l’avait demandé abruptement. On aurait pu considérer cela comme un réel rejet du nom de Reishin, mais il n’y avait aucune relation entre eux, alors pourquoi devoir porter ce nom sur ses épaules tel un fardeau ? La mafia et tout ça, Akiyoshi n’en avait que faire. Tout cela principalement n’était qu’une histoire d’avantages et de profit. De plus, s’il était scolarisé, il ne souhaitait pas être dans un établissement privé avec des fils à papa et des bourges. Autant aller dans un endroit public, mais est-ce que Reishin l’accepterait ? Laissant échapper un léger soupir, il se tourna vers lui, lâchant son sac pour mettre ses mains dans ses poches. La légère tension qu’il avait ressentie auparavant n’était plus présente.

- Et ce serait dans un établissement public ou privé ? Ah, et puis, ma carte téléphonique ne semble pas marcher ici vu que je suis plus sur le même territoire, alors il m’en faudrait une nouvelle. Autant vous dire tout de suite, je refuserais d’aller dans un établissement privé, et si vous me laissez pas aller dans le public autant engager un tuteur dès maintenant. Sinon je peux juste devenir apprenti et apprendre un métier et quand je serais majeur et indépendant, je vous lâcherai les basques, pas de soucis. Je traînerais pas dans vos pattes, ni dans vos affaires, je m’en tape un peu à vrai dire de ce que vous faîtes. Bref, on vivra chacun dans notre coin. Ca vous convient ?

Son assurance était revenue. Il devait paraître arrogant avec ses demandes, mais Reishin avait les moyens, alors pourquoi s’en priver ? Et s’il n’était pas content, et bien, tant pis pour lui, il n’avait tout simplement pas de chance d’être tombé sur un gosse comme lui. Comme quoi, il valait mieux ne pas concevoir d’enfants. Bon il était vrai que ce n’était pas voulu au départ, mais voilà, il faut se protéger au lit si on ne voulait pas se retrouver avec des mauvaises surprises de ce genre. Les sourcils légèrement froncés, Akiyoshi se demanda s’il avait oublié d’omettre quelque chose d’important, mais rien ne lui traversait l’esprit. Ah oui, ça… Se retournant, il s’agenouilla pour ouvrir son sac, sortant ainsi un fin classeur où il gardait les papiers importants. D’une pochette plastique il sortit une enveloppe, blanche, avec une écriture élégante, à l’encre noire. Se dirigeant vers Reishin, il la lui tendit.

- C’est à vous je pense. Elle ne comptait pas vous l’envoyer, et je ne l’ai jamais lu. J’ai pensé que…


Il s’arrêta là. Que ça lui ferait peut-être plaisir ? Que ça l’intéresserait ? Il ne savait pas, et lui donna simplement la lettre, se reculant alors de quelques pas pour lui laisser en lire le contenu. S’il était trop près, il aurait été tenté de lire également ce que sa mère avait laissé à cet homme, mais c’était une histoire privée, ne les concernant qu’eux. Lui n’avait pas existé dedans, même s’il était aujourd’hui présent matériellement.
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 13:55 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Sur la famille, il n’avait rien dit, mais à la moindre incartade, au moindre problème, il renverrait Akiyoshi d’où il venait sans aucun remord. Peut-être même les appellerait-il tout de même pour leur dire où leur petit-fils avait atterri. Mais cela était tellement évident, qu’il n’avait pas besoin de le dire, si ? Reishin ne se souvenait même pas avoir eu ce genre de discussion avec son propre père. Tout avait déjà décidé d’avance, même bien avant sa naissance. Quels avaient été ses réels choix ? Des choix, aucun, mais des obligations, énormément. Être cultivé, être fort, être le meilleur… Quand, il quittait la classe, ce n’était pas pour retrouver un tant soit peu la maison familiale, entendre la voix de sa mère, pouvoir parler… Non, l’univers ne changeait pas. Les mêmes visages réapparaissaient, les mêmes voix. La salle de classe semblait être le seul espace physique dans cet étrange univers. Les caractères s’étaient révélés avec le temps. Les amitiés s’étaient défaites et les haines s’étaient créées. Le schéma de qui les attendait pour la suite. Sans doute était-ce triste de se dire que tous ces jeunes garçons âgés d’à peine 13 ans pensaient déjà cela ? Deux ou trois âmes égarées pensaient le contraire, qu’ils pouvaient s’échapper de cette voie, mais les souvenirs de ceux-là étaient figés à jamais dans leur corps pâle et mutilé reposant dans leur dernière demeure. Au moins étaient-ils morts avec leur conviction… Mais Reishin n’avait jamais imaginé sa vie en-dehors de la mafia et les graines semées avaient poussé…

Là, il allait faire l’inverse, laissant le jeune homme seul ou presque. Qu’avait-il à lui dire ? Rien. Il aurait pu faire l’effort de s’intéresser un peu plus au jeune homme, mais bien vite, l’ombre des rendez-vous le rappela. Etait-ce nécessaire de s’encombrer l’esprit avec tout un tas d’informations pour le moment ? La question de l’adolescent le fit revenir à la discussion, mais il n’y répondit pas. Il voyait clairement qu’il avait besoin d’être rassuré, dans le sens où ses affaires ne devraient pas lui retomber dessus. La ressemblance physique était très faible à ses yeux, leurs noms différaient, personne ne pouvait deviner aussi facilement qu’ils avaient le même sang dans les veines. Et quand bien même, quelqu’un découvrait cette information, il y avait toujours le risque que Reishin ne se préoccupe absolument pas de lui, choisissant sans doute plus la sécurité de ses hommes, qu’il connaissait depuis longtemps pour certains, que celle d’un enfant qui venait de débarquer dans sa vie. Le reste aussi, il l’écouta silencieusement. Un tuteur signifiait amener un fouineur potentiel dans cette résidence, donc hors de question. Pour le reste, tout lui convenait parfaitement et de toute façon, il s’en moquait un peu. Rei traitait cela avec une étrange distance… Il semblait être à la fois concerné et à la fois ne pas être impliqué par la discussion. Ses yeux regardaient de temps en temps Inu, les mêmes caresses continuant inlassablement.


- Si tu as pris la décision de venir jusqu’ici, tu es capable de savoir ce qui est le mieux pour toi.

Dans cette phrase, tout était dit. Apprenti, lycéen, ce n’était pas à lui de choisir, mais à Akiyoshi. On ne pouvait même pas dire qu’il fuyait ses responsabilités, puisqu’il n’avait pas le statut de père au sens sentimental du terme. Déjà, il répondrait à peu près à ses exigences pour avoir la paix. Mais là aussi attention, l’abus pouvait très bien amener à un renvoi au pays, là aussi. La lettre apparut dans son champ de vision et il la regarda pensivement. Les caresses à l’attention du jeune homme cessèrent brusquement, puis après la confusion passée, elles reprirent mais de manière plus irrégulière. Cette écriture avait toujours été semblable à sa voix. Les lignes courbes rappelaient la douceur, les gestes mesurés que l’on devinait derrière les lettres tracés, son élégance naturelle qui se reflétait parfaitement… Il songea silencieusement à la raison pour laquelle, elle n’avait pas envoyé la lettre. Raison personnelle, qui pouvait tout aussi bien une raison plus technique… Reishin savait que la lettre aurait été interceptée par sa famille et qu’il n’en aurait jamais connu l’existence. Faiblement, il souffla

- Merci…

D’une main, il prit l’enveloppe l’examinant sous toutes les coutures. Ce n’était pas évident de surpasser la douleur d’un premier et unique amour perdu… A moins d’appeler cela de la passion, ce qui expliquerait tout. Un léger soupir se fit entendre et il décacheta l’enveloppe comme s’il avait finalement décidé de se jeter dans le vide. La lettre dépliée comportait une succession de caractères tracés avec précision… Il se souvenait de sa silhouette assis près de la fenêtre… Un pinceau en main, un petit réceptacle contenant de l’encre non loin de la feuille et ses yeux mi-clos plongés dans une étrange méditation. Généralement, elle s’exerçait en soirée. Les rayons or déclinant caressaient avec douceur son visage, pendant qu’il l’observait silencieusement ses gestes minutieux. Ses lèvres bougeaient de temps, pendant qu’il lisait, mais rien d’audible n’en sortait, juste des murmures feutrés. Pendant la lecture, ses doigts s'étaient arrêtés de bouger dans la chevelure de neige, ils semblaient rester posés là comme la main était figée. Il a lu la lettre jusqu’à ce que ses yeux tombent sur le sceau vermillon marquant la fin de la missive. Un sourire rêveur flotta l’espace d’un instant sur ses lèvres, qui chuchotèrent.

- Tu n’as jamais changé.

Comme quoi, des gens pouvaient garder la même ligne de conduite, le même d’esprit au fil du temps. L’homme se sentait mou, touché par quelque chose d’inattendu et de doux. L’affluence de ses souvenirs. Soigneusement, Reishin replia la lettre et la plaça à nouveau dans l’enveloppe… C’était du passé. La nostalgie était certes bien agréable, mais il ne devait pas s’enfoncer dedans. Sa tête alla en direction de l’adolescent, au même moment où le majordome entra. Parfait, la question du logement allait être réglée pour le reste chaque chose viendrait en son temps. Son visage se posa finalement sur l’homme plus âgé, qui attendait patiemment les directives.

- Montrez-lui les chambres disponibles et qu’il en choisisse une.


Puis, il tourna la tête vers Akiyoshi et décida de passer à un second point.

- Il y a un autre bureau avec un accès libre à un ordinateur, regarde l’école ou la formation qui t’intéresse et nous verrons ce qu’il faut pour t’inscrire.

De toute façon, le bureau de Reishin était fermé à double-tour et y entrer était donc des plus difficiles. Il attendit qu’ils soient tous les deux partis pour s’occuper d’Inu. Pas le moment, qu’il devienne nerveux avec tout ce qui s’était passé. Etant donné, qu’il avait été sage, Rei estima qu’il méritait bien une récompense… Son pouce caressa doucement ses lèvres, alors que les siennes glissèrent lentement dans le cou du jeune homme. Puis ses doigts suivirent le parcours de sa jugulaire avant d’effleurer son torse, tiraillant parfois les anneaux. D’ailleurs, il s’était souvent demandé l’intérêt d’avoir placé de tels objets métalliques, mais maintenant c’était trop tard. Le besoin de se changer les idées et il savait pertinemment qu’en animal de compagnie idéal, Inu avait été éduqué pour. Sa langue frôla l’un des tétons de l’animal avant de descendre jusqu’au nombril. Pensivement, il s’arrêta… Pas ici… Se redressant, il souleva à nouveau Inu pour l’emmener ailleurs… Reishin avait besoin d’un cadre, qui l’aiderait davantage à se détendre, et la salle de bain en était le lieu parfait…
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Inu
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 16:11 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant


Ca discutait toujours, mais Inu n'en avait rien à faire, les doigts si agiles de son maître parcouraient sa peau fine, le faisant frémir et frissonner. Il aimait ça, il aimait lorsqu'il le câlinait de la sorte. Il respira un peu plus rapidement, sans prêter aucune attention à l'intrus, son maître avait retrouver tout son calme et c'était la seule chose qui lui importait réellement. Oh oui... grattez encore ici... un peu plus bas... un peu plus à gauche... Inu bougeait de temps en temps pour guider légèrement les doigts de son maître, sans jamais oser le diriger ou prendre le dessus. Une main carressa ses cheveux et il se mit à haleter silencieusement se frottant à elle. Oui... encore, encore... là... vers les oreilles, vers l'arrière...

Finalement il se rendait à peine compte qu'il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce. Il s'en fichait, il se tortilla un peu, sursautait de temps en temps lorsque ça chatouillait. Et puis finalement tout s'arrêta. Inu perdit son petit sourire mais ne protesta pas. C'était déjà fini ? Il était prêt à se pousser pour laisser son maître se lever mais finalement la main repris le cours de ses carresses. Pourtant elle semblait différente... bien moins interressante. Que se passait-il ? Il y eut un bruit de papier. Son maître lisait, c'était pour ça. Kau se calma un peu et se frotta aux genoux sans pour autant déranger l'imposant homme qui le gratifiait toujours mais de manière plus absente, de carresses.

Inu attendis sagement la suite et sa respiration se ralenti, si ça continuait comme ça il allait véritablement s'endormir... mais un son l'interpella. Quelqu'un venait... il reconnaissait le pas du majordome. Lui qui avait redressé la tête la rebaissa immédiatement, ce n'était pas un danger, c'était un serviteur de son maître, c'était celui qui lui donnait à manger. Pas de quoi s'inquiéter. De nouveau un échange. De nouveau du mouvement. Inu sembla fixer l'intrus derrière son bandeau et soupira lorsque la porte se referma. Voilà une bonne chose de faite. Est-ce que son maître allait lui dire de partir ou de rester ? Il se redressa un peu et frémit en sentant son pouce contre sa bouche. Oh oui... les carresses qu'il avait commencé à faire un peu plus tôt... il haleta et frissonna lorsque la bouche de son mettre se trouva contre son cou. La main glissa sur son torse et il frémit en se cambrant, rejettant un peu la tête en arrière. Pourquoi ces anneaux ? Parce que sa sensibilité était multipliée par dix, parce qu'avec ça il réagissait désormais au quart de tour. Les mains gantées de cuir de l'animal se posèrent sur le dos de son maître et il le carressa doucement alors qu'un petit bruit s'échappa de sa gorge lorsqu'un de ses tétons fut frôlé. Si Inu n'avait plus de cordes vocales, il poussait néanmoins des petits bruits de temps à autres, surtout lorsque son désir était exacerbés. On aurait pu regretter le manque de gémissement de sa part mais c'était ça ou la langue... et ça aurait été dommage de priver ses maîtres d'une langue aussi bien dressée...

Il se crispa lorsque son maître atteignit son nombril, il était tellement sensible à cet endroit là... pourtant ce fut tout. Il se sentit redressé et il s'aggrippa finalement au cou de son maître lorsque celui-ci le souleva. Il plongea près de son oreille et l'embrassa, souffla dessus, la léchouilla. Il ne comprenait sans doute pas les conversations de son maître mais ça... il le comprenait parfaitement. Il avait besoin de détente et Inu allait lui en donner, il avait été dressé pour cela et il était doué. Son autre mains carressait l'autre côté de son cou et son dos, passant parfois sur le bras. La seule chose qui pourrait arrêter Inu en ce moment était un ordre explicite de son maître, mais tant que ce n'était pas le cas il continuait son petit manège, embrassant son cou, laissant une main glisser vaguement sur ses hanches. Rien qu'à l'idée de ce qui allait lui il était excité. Il avait hâte, tellement hâte...
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Akiyoshi HuaXiang
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MessagePosté le: Sam 27 Oct - 23:56 (2007)    Sujet du message: home sweet homeeee Répondre en citant

Le jeune garçon regarda simplement l’homme lire la lettre, secouant légèrement la tête pour dire que ce n’était pas la peine de le remercier. Il ne savait pas lui-même pourquoi il avait enfin de compte décider de prendre cette lettre et de lui donner. Après tout, ils ne se connaissaient pas, et Akiyoshi ne lui devait rien. Peut-être qu’il s’était dit que ce serait en guise de réparation pour tous ces problèmes qu’il engendrait ? Non, il ne pouvait pas mettre au statut de marchandise les précieux mots de sa mère. Il avait juste eu le pressentiment que c’était du droit de Reishin de pouvoir lire ce que cette femme qui l’avait aimé de tout son cœur et de son être voulait lui dire. Il put entrevoir son écriture, et lui aussi se perdit pendant quelques instants dans les souvenirs du passé, se remémorant son sourire, sa grâce… Il avait toujours dit et pensé que c’était elle la plus belle des mères, et elle lui répondait par un rire, lui touchant avec tendresse les cheveux.

Il revint sur terre assez rapidement, ne voulant pas penser à la suite, trop douloureuse pour lui qui n’avait encore jamais auparavant fait face à la mort d’un être cher. Gardant ses yeux fixés sur Reishin, il ne put s’empêcher de remarquer le sourire qui frôlait ses lèvres, mais n’entendit pas les mots qu’il prononça, jugeant que de toute manière, ils n’étaient adressés ni à lui, ni à Inu. A présent, toute discussion était close. Toute cette rencontre était en quelque sorte inutile émotionnellement, bien qu’il était content intérieurement de voir que le chef des Freelances avait un côté… humain. Gardant cette joie pour lui, il devinait qu’à présent, s’ils se voyaient, ce serait par hasard, dans les couloirs. Il n’y aurait jamais rien de spécial entre eux, et c’était tant pis.

Au même moment, il entendit le bruit d’une porte qu’on ouvrait, et se retourna pour voir le majordome. Sans qu’on lui dise rien, il alla ramasser son sac, le remettant correctement sur son épaule. Il avait deviné juste, maintenant, il fallait qu’il dégage le plancher. Regardant le majordome, il ne dit rien, écoutant simplement les paroles de son père biologique. Hochant simplement la tête, il lui tourna le dos et se dirigea vers la sortie, suivant l’homme plus âgé qui le conduirait à ses nouveaux quartiers. Avant que la porte ne se referme sur lui, il jeta un dernier coup d’œil à Reishin, n’ayant prononcé aucune parole depuis la lettre, et s’aventura dans les longs couloirs.

Perdu dans ses pensées, il réfléchit à ce qui venait de se passer, à l’impact que cela aurait dans sa vie, mais y avait-il réellement un impact ? On pouvait même dire que Reishin n’était pas son père du tout, quelqu’un de très éloigné dans sa famille qui avait décidé de le prendre en charge financièrement. C’était déjà beaucoup demander, même trop. Ne faisant pas trop attention à où il allait, il se demanda s’il y avait peut-être un plan de la résidence, car il allait probablement se perdre, et il se doutait que certains endroits ne lui seraient pas autorisés. De toute manière, il ne voulait pas voir tout ce qui se déroulait ici.

Il commença alors à fredonner un petit air, un que sa mère lui chanter souvent. Le début d’une nouvelle vie ? Mais y avait-il vraiment du nouveau ? Il continuait sa vie, simplement, aucun changement si ce n’était l’endroit et l’entourage. Lui, il restait le même, stable.

Tout était bien dans le monde.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:53 (2018)    Sujet du message: home sweet homeeee

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