Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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Le début de ?

 
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Lun 2 Juil - 18:13 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

(=> Une nuit parmi tant d'autres )

A vrai dire, ce jeu lui plaisait de plus de plus…Toutefois, il n’y avait pas que le plaisir du jeu, mais celui offert par le jeune homme. Si cela avait été avec un autre que Zéphyr, l’impression n’aurait pas été la même. Sentir la faible pression sur son poignet le fit sourire doucement. Ce geste, il aimait le qualifier d’adorable. Ses yeux continuaient à suivre le tracé de son visage semblant y chercher quelque chose avec insistance. Son souffle chaud continuait à caresser les lèvres du jeune homme, attendant patiemment une quelconque réponse. Ainsi, son avis avait changé entre temps. Pourquoi donc… Avait-il peur de ce qui pouvait apprendre ? Cette marque d’esprit perturbé semblait illustrer l’état du jeune homme. Tant mieux, si l’atmosphère dans la voiture le consumait comme jamais, il n’en avait eu l’occasion… Tant mieux, s’il mettait encore un peu d’ardeur à résister, car Reishin ne supportait pas de passer un moment agréable avec un homme facile. Cependant avant que le jeune homme ne s’échappe de leur proximité, d’un geste rapide, il attrapa une de ses mains. Y déposant un baiser sur sa peau, il concéda enfin à le relâcher temporairement.

Le trajet devenait long à son goût, mais il savait que la fin approchait enfin. Laissant le silence reprendre ses droits, il fixa la route défilant devant lui jusqu’au moment, où la voiture s’immobilisa. Sa tête bougea en direction de Zéphyr sous son exclamation. N’aimant pas se laisser aller à montrer ses émotions, il le regarda simplement, mais au fond de lui, il était vraiment amusé de le voir ainsi. Son attitude suggérait celle d’un enfant, à qui on venait de faire une surprise, somme toute assez réussie. Après la déduction du jeune homme tendait-elle vers la vérité ou le mensonge ? Cela ne le souciait guère, surtout pour un tel sujet. Le chauffeur se tourna vers lui, pendant que le jeune blond s’empressait de quitter la voiture. Après un échange de mots bref, il fut convenu que la course serait payée par le mode habituel. Reishin aurait tout simplement pu se servir de sa carte, mais l’idée que son numéro de carte puisse aider une quelconque personne à remonter jusqu’à lui, faisait parti de ces détails, qu’il ne négligeait pas. S’extirpant de l’habitacle, il se rendit aux côtés de Zéphyr. Il ne réagit pas lorsque le jeune homme prit possession de son bras ou plutôt, il tenta de masquer une possible réaction, qu’il aurait pu avoir. A vrai dire, Reishin aurait été tenté d’avoir un geste de recul, mais il se retint cette fois-ci. Toutefois, en le voyant tendre la veste, il passa simplement une main dans ses cheveux et se contenta d’avancer en chemise.


- A vrai dire, je n’en ai pas besoin…

Il était loin d’être frileux et il n’y avait pas beaucoup à marcher avant de pénétrer au cœur de l’hôtel. Zéphyr en aurait surement plus besoin que lui. Aux abords de l’hôtel, des voituriers s’affairaient autour de certains modèles luxueux qui coûtaient des sommes indécentes. Des grooms essayaient de porter tant bien que mal d’énormes valises, pendant que les clients les suivaient en parlant affaire ou de leurs dernières performances sur le terrain de tennis ou le golf de leur club très privé. Marchant tranquillement, il alla jusqu’à la réception. A l’intérieur, le hall était remarquablement fleuri. Des gerbes de fleurs égayaient les canapés de couleur sombre, où un groupe d’hommes avaient choisi d’attendre, apparemment, une compagnie très spécifique. Certains échangeaient leur carte de visite et parlaient à demi-mots des affaires de la ville. Le réceptionniste dut être momentanément gêné par la sensation d’avoir un individu qui le surplombait, puisqu’il releva la tête un sourire aimable sur son visage. Puis, il eut un étrange sursaut de surprise et se redressa soudainement, ayant enfin reconnu son interlocuteur.

- Oh monsieur, que puis-je faire pour vous ?

- Comme à l’accoutumé…

En d’autres termes, cela signifiait qu’il souhaitait avoir la même chambre que d’habitude pour une nuit. Reishin appréciait aussi, que le personnel ne mentionne plus son identité. Ils le connaissaient soit et bien que cela reste ainsi. Dans le passé, il avait déjà eu la mauvaise surprise de devoir faire face à des gens, qui connaissaient son prénom, son activité, mais qui avaient été dans l’incapacité d’associer un visage au reste. Une brève phrase capturée au vol dans l’hôtel et sa tranquillité avait été brisée par des hommes qui en avaient après lui pour diverses raisons. Souhaitant laisser ce genre d’ennui derrière lui, l’homme avait trouvé un arrangement avec le personnel.

Le réceptionniste tendit un passe magnétique à son client, puis après un hochement de tête, il se rassit jetant tout de même un coup d’œil perplexe à Zéphyr. C’était la première fois, qu’il le voyait avec une autre personne ici. Sa première impression passée, il haussa les épaules et repartit dans ses dossiers. Pendant ce temps, Reishin continuait à mener sa vie, bien que de temps en temps, sa tête bougeait légèrement pour voir s’il n’avait pas perdu le jeune homme. Son corps s’arrêta au niveau des ascenseurs. Son index appuya sur l’une des touches pour en appeler un, ce qui le forçait aussi à attendre le jeune japayuki-sah min'wa. En haut, une lumière passait de chiffre en chiffre pour montrer la progression de la boite métallique. Le niveau zéro fut enfin atteint et un faible tintement marqua l’ouverture des portes. Les lumières agressives, qui illuminaient l’intérieur du rectangle, se propagèrent un peu. Doucement, il passa sa main autour de la taille de Zéphyr et l’attirant contre lui, il le fit entrer.

Leur destination finale était le tout dernier étage de l’hôtel. Celui où se trouvaient les chambres les plus chères, mais avec la plus belle vue et avec un confort proche d’un appartement privée. On comprenait aisément pourquoi certaines personnes choisissaient cet hôtel comme une sorte de pied à terre confortable. D’ailleurs, en y séjournant plus longtemps, Reishin était persuadé qu’au bout d’un moment, il aurait été familier des autres individus y venant régulièrement. Les portes s’ouvrirent sur un couloir aux murs beiges et à la moquette vermillon. Des tableaux, copies d’œuvres d’art pour la très grande majorité, ornaient avec soin les murs. Une main dans la poche, l’homme avançait tranquillement. Il avait délaissé la taille du jeune homme pour se saisir du passe. Se figeant devant une porte, il glissa la carte magnétique dans la fente. Un voyant rouge changea pour devenir vert indiquant, qu’ils pouvaient entrer. Reishin ouvrit la porte et fit signe au jeune blond de passer


- Après vous, jeune homme…

Puis à la suite de Zéphyr, Reishin entra dans le lieu refermant soigneusement la porte sur eux. Une grande baie vitrée permettait d’admirer le vue de la ville. Des lumières colorées clignotaient dans le noir de la nuit comme pour essayer d’attirer des gens vers elles. Parfois, un éclair rouge traversait une rue à une vive allure, alors qu’il ne s’agissait que d’une sirène de police. Une première pièce confortable faisait office de salon. Un sofa faisant face à un fauteuil était séparé par une table basse en verre. Le tout était disposé sur un épais tapis tissé à la main. Les teintes étaient volontairement naturelles pour garder toute la douceur de la pièce. Au plafond, un lustre floral diffusait la lumière dans cette première partie. En avançant un peu plus, on arrivait dans la chambre. Un énorme lit trônait dans une pièce elle-aussi immense. Le blanc et la couleur caramel s’y mélangeaient harmonieusement. Quant à la salle de bain, de taille déraisonnable elle-aussi, le décorateur avait privilégié des matériaux métalliques renvoyant à une atmosphère urbaine. Des peignoirs soigneusement pliés et rangés sur une étagère attendaient une utilisation.

- Zéphyr, si tu as faim, téléphone à la réception, ils t’apporteront ce que tu désires…

A ce prix-là, ils se mettaient en quatre pour satisfaire le moindre désir de leurs clients. Et oui, il se permettait de le tutoyer. Pour le moment, Reishin se tenait dans la chambre. Ses mains dénouaient avec hâte sa cravate. Le bout de tissu finit sur le dossier d’un fauteuil se trouvant dans un coin de la chambre, juste à l’entrée du dressing. Avant de passer aux choses plus sérieuses, il avait décidé de laisser au jeune homme le temps de se restaurer et pour sa part, d’aller prendre une douche. Des froissements de vêtements indiquaient qu’il était entrain de se finir de se dévêtir, puis il y eut des bruits de pas, une porte que l’on ouvre et enfin le son de l’eau… Zéphyr était toujours présent dans son esprit, mais ils avaient tout leur temps…
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MessagePosté le: Lun 2 Juil - 18:13 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Zéphyr Huy
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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 22:11 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

Zéphyr ne savait plus vraiment où donner de la tête. Au départ, il avait souhaité rester en retraite lorsque Reishin avait fait sa demande de chambre. Il avait alors jeter de bref coup d’œil au réceptionniste lorsque son regard croisa le sien. Pendant un court instant, ils ne s’étaient pas lâcher du regard avant que celui-ci ne hausse les épaules pour reprendre son occupation première. Ceci avait un peu plus détendu le jeune homme qui avait lâché un faible soupire, tout en continuant son expédition. Bien qu’il avait envie d’aller visiter le moindre recoin de ce magnifique hôtel, il préféra suivre Reishin qui déjà, se dirigeait vers les larges ascenseurs de l’immeuble. Les mains dans les poches de la veste de Reishin, il s’approcha jusqu’à lui pour fixer son reflet dans le cuivre des portes d’ascenseurs. Il avait l’air d’un jeune gosse à coté de cet homme d’affaire qui se tenait prêt de lui. Redressant alors le visage vers lui, il eut un léger froncement de sourcil lorsqu’un faible tintement sonna dans le hall désert de hôtel. Se laissant faire, il s’appuya légèrement contre lui alors qu’un de ces bras passait autour de sa taille, le faisant avancer dans la cabine de l’ascenseur. Retirant ses mains de ses poches, il n’osa briser le léger silence qui venait de s’installer, glissant discrètement une mèche blonde et rebelle derrière son oreille.

Le trajet lui parut presque interminable, tant le silence le dérangeait. Lui qui était en temps normale tellement bavard, il avait bien du mal à garder le silence, si bien qu’il en devenait nerveux lorsque celui-ci s’imposait. Zéphyr n’osait le rompre, alors, silencieux et droit comme la justice, ce fut presque avec soulagement qu’ils atteignirent le dernier étage de l’hôtel.

Si quelqu’un l’avait croisé à cet instant dans les couleurs, il l’aurait sûrement prit pour un enfant, totalement perdu dans un endroit tel que celui-ci, mais lorsque Reishin l’invita à pénétrer dans la chambre, son angoisse et sa fébrilité s’envolèrent d’un seul coup. Il était souvent venu ici, alors que les disputes à la maison se faisaient de plus en plus fréquentes et violentes, mais jamais il n’avait atteint de dernier étage. C’était vraiment magnifique ici, si bien qu’il ne sut quoi dire. Restant silencieux, au milieu du salon, il se contenta de regarder la grande baie vitrée qui s’étendait devant lui, dévoilant une ville illuminée de mille nuances. Attiré, comme un papillon attiré par la lumière, il s’avança vers cette dernière pour y regarder de plus prêt. Ne préférant pas regarder en bas, souvent prit de vertige dès qu’il grimpait sur une chaise pour changer l’ampoule de sa cuisine, Zéphyr se contenta de fixer avec une certaine fascination, les gratte-ciels de la ville. Ce fut la voix de Reishin qui le fit sortir de sa contemplation. S’arrachant de la baie vitrée, le tutoiement de l’homme ne le dérangea absolument pas, ce ne fut que la prononciation de son prénom qui le fit tilter. Ca lui faisait tout drôle tendre Reishin l’appeler de la sorte. Et si Zéphyr en faisait de même ?

Secouant la tête, trouvant cette idée complètement folle, il s’exécuta et débrancha le combinait. Il jeta un bref coup d’œil aux numéros d’inscrit alors que le bruit de la douche s’élevait dans la pièce. Tournant le regard vers la chambre, il coinça le téléphone contre son oreille et son épaule pour retirer la veste de Reishin, tout en composant le numéro de la réception.
    - Hôtel Shareru, bonsoir.
    - … ce serait pour commander à manger. Une – quelque part, Zéphyr se doutait bien qu’ils n’avaient pas de salade végétarienne. Maudissant son mode alimentaire, il opta pour autre chose. Plissant alors le nez, il balança la première chose qu’il lui vint à l’esprit à cet instant là – glace ? Vanille ? Enorme ? Avec un tas de chose dessus ?
    - Quel étage monsieur ?
Quelque peu déstabilisé par la rapidité dont les réceptionnistes avaient de répondre et de comprendre aux demandes des clients, Zéphyr bafouilla le numéro de la chambre avant de raccrocher précipitamment. Ne sachant plus vraiment quoi faire, il resta un moment à fixer le téléphone, avant de ce décider à bouger. Explorant la pièce, il s’enhardit et alla jusqu'à la chambre. Le lit était complètement surdimensionné, ce qui eut pour effet de le faire rire, nerveusement. Nerveusement car, c’était bien la première fois qu’il se retrouvait dans ce genre d’endroit avec un homme qu’il connaissait à peine et qui allait sûrement se termine après qu’il aurait eut ce qu’il était venu chercher auprès de lui. Ce qui été dommage et qui désola le jeune homme plus qu’il n’aurait voulut le croire. Poussant un soupire et attiré pour le bruit de la douche, il s’approcha à pas feutrer de la porte, tendant l’oreille pour écouter ce qui se passait dans cet espace clos. Alors qu’il posait la main sur la poignée, des coups frappés à la porte le firent sursauter. S’écartant vivement de la salle de bain, il alla ouvrir la porte, le rouge aux joues.

Une énorme glace se trouvait sous son nez, recouvert d’un nappage au chocolat, le tout orné de chantilly. Adressant un sourire, il prit la glace et y trempa un doigt avant de le porter à ses lèvres, couvert de chantilly. Il avait décidemment trop faim ! Allant directement s’asseoir sur le matelas plus que confortable du lit et la cuillère dans une main, il était enfin prêt à se faire péter le ventre. Toutefois, son geste fut stopper mais le son de l’eau que l’on coupe, indiquant clairement que Reishin avait finit sa douche. Déposant sur un meuble sa glace, tout en prenant son courage à deux mains, il se rapprocha une nouvelle fois de la salle de bain. Frappant un coup contre la porte, il la poussa doucement.
    - Monsieur Lan ?
Avant la buée, il avait du mal à y voir très clair. S’avançant sagement dans la pièce, il préféra s’arrêter prêt du lavabo, plissant les yeux, histoire de pouvoir distinguer sa silhouette. Zéphyr détestait pénétrer dans la salle de bain alors que quelqu’un y prenait sa douche. Il trouvait ce genre d’endroit très intime et il avait un peu l’impression de violer l’intimité de quelqu’un. Se secouant mentalement, il en avait oublié la raison de sa venue alors qu’il le distinguait enfin. Restant planté là, il chercha par tous les moyens une excuse à sa présence dans la salle de bain, alors qu’il n’arrivait à pas à détourner son regard du sien. Zéphyr écarquilla légèrement les yeux, il indiqua la chambre d’un doigt, balançant la seule chose qu’il lui venait à l’esprit :
    - Vous aimez… les glaces ? J’en ai une énorme, enfin grosse ! et… il va mettre difficile de la finir seul.
Ne revenant pas qu’il venait de lui dire qu’il avait une énorme glace à partager, c’est rouge de confusion qu’il tourna le dos à Reishin, raide comme un piquet…
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 17:22 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

Sous la douche, il sentit ses muscles se détendre. Malgré la trentaine passée, les tracés de ses muscles n’avaient pas changé du temps, où il passait plus de temps à frapper qu’à parler. L’eau chaude vint plaquer ses cheveux de jais contre son visage. Les gouttes glissaient le long de ses joues puis de sa mâchoire, elles roulaient sur ses biceps et ses pectoraux… La condensation l’engourdissait lentement et la buée cachait légèrement son corps d’une vue trop curieuse. Enfermé dans cet endroit, Reishin n’avait rien entendu du passage du garçon d’étage. Il se doutait vaguement que si Zéphyr avait faim, il avait du appeler la réception, mais il n’était pas préoccupé par ce genre de choses. Passant une main dans ses cheveux, il finit par couper l’eau. Attrapant deux serviettes au passage, il quitta la douche. L’une finit nouer autour de sa taille, tandis que l’autre finit autour de son cou. Derrière lui, il referma la cabine de couche et s’avança jusqu’au lavabo. Si une voix ne s’était pas élevée, il aurait pensé être seul dans la pièce. Lentement, Reishin s’approcha de la porte, pendant qu’il se frottait doucement la nuque en fixant le jeune blond. Ses yeux allèrent se planter dans ceux du jeune homme à la recherche d’une réponse. Ses lèvres bougèrent laissant échapper faiblement

- Oui…

Juste une réponse à son nom prononcé… D’ailleurs, il se demandait, ce qu’il voulait… Si Zéphyr avait voulu prendre une douche avec lui, il aurait du lui dire bien avant… Malheureusement ou heureusement, Reishin ne s’attendait pas à la suite. Avançant presque à côté de Zéphyr, il se contenta de le dévisager une pointe d’amusement dans le regard. Son torse dénudé ne pouvait se dérober à la vue de son interlocuteur et à vrai dire, il ne cherchait même pas à se cacher. Un sourcil se leva discrètement à la raison de la présence, puis un rire très léger succéda àl’étonnement. C’était bien la première fois, qu’il vivait ce genre de situation. Toutefois, Reishin n’était en aucun cas énervé, mais plutôt ravi. De la glace, c’était parfait… Il n’aurait jamais imaginé rien de mieux pour se divertir… Qui plus est, il n’avait même pas eu besoin de bouger le petit doigt. Finalement, il avait eu raison de prendre sa soirée. Doucement, son torse se glissa contre le dos du jeune homme. L’eau encore présente sur son corps vint mouiller la chemise de Zéphyr. A l’aide d’une main, il fit basculer la tête de ce dernier en arrière, tandis qu’il approchait ses lèvres des siennes. Les glaces n’entraient pas dans la catégorie de ses plats préférés, mais là, il pourrait faire un effort. Son index descendit le long de la gorge du jeune homme la caressant avec sensuellement.

- Je t’aiderai volontiers… Je m’occuperai de ce que tu laisseras…

Sa voix restait faible et enveloppée d’un voile de mystère. Il aurait pu même ajouter, qu’il allait tout savourer… Car il savait, où le dessert allait finir… Ses lèvres déposèrent un léger baiser dans le cou de Zéphyr, alors que son torse se décolla du dos du jeune homme. La chemise était suffisamment trempée et c’était parfait. Prenant un peignoir, Reishin le lança à l’attention de Zéphyr, sans se soucier de savoir si ce dernier allait l’attraper ou non.

- Mets-ça ou tu vas attraper froid…

Sous ses airs attentionnés, il se rapprochait insidieusement du moment, qu’il attendait… Evidemment, le peignoir n’était qu’un prétexte… Il voulait juste avoir un aperçu de sa consommation future, bien qu’il fût assez satisfait de ce qu’il avait. Retournant dans la chambre, Reishin plia son pantalon, rangea sa chemise et surtout prit sa cravate avec lui. L’homme alla s’asseoir dans un canapé dans la pièce qui servait de salon. Il n’avait même pas jeté un œil à son téléphone. Son esprit s’était éloigné des obligations professionnelles qui régissaient normalement sa vie. Une fois n’était pas coutume. Du regard, il chercha la glace. L’apercevant, il constata que le contenu avait l’air d’être terriblement appétissant ou plutôt l’image qui rôdait dans son esprit. Zéphyr avait tout intérêt à prendre des forces…
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Zéphyr Huy
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MessagePosté le: Sam 21 Juil - 18:52 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

>> Pour te souhaiter un bon retour parmi nous, voici un joli post de 3 pages XD Soit à la auteur de ton imagination créative dans ta réponse prochaine ! KissouX ! <<

Zéphyr eut une moue faussement contrariée alors qu’il pouvait voir de l’amusement ce peindre sur le visage de Reishin. Ce fut sûrement à cause de ça qu’il avait préféré lui tourner le dos, alors qu’il se tenait devant lui, torse nu, magnifique dont sa beauté farouche et… presque animal, si bien que le blondinet s'était brusquement sentit intimidé. Il pouvait même sentir une douce chaleur se répandre sournoisement sur ces joues mais également dans ces tripes, si bien que sa main droite se mit à enserrer douloureusement le bord du lavabo, lourd, fait de cuivre et de marbre. Tout en fixant la lourde porte de la salle de bain, sa respiration c’était pour le moins accélérer, en émoi et complètement affolé. Depuis qu’il avait pénétré dans la pièce, Zéphyr avait eut l’impression d’avoir effectué un long sprint. Le jeune homme se frotta discrètement le bras, dont une affreuse chaire de poule l’avait secouer lorsque Reishin avait laissé échappé un rire léger mais terriblement sexy. C’était la première fois, oui, la première fois qu’il ressentait ce genre de chose pour un individu rencontré un soir, dans le Night Club. La première fois (ou la deuxième fois ?) qu’il se sentait complètement ramollit sous un regard aussi intense que pouvait être le sien. Zéphyr avait par moment envie de lui demander d’arrêter de le regarder ainsi, car il pouvait sentir ces yeux posés sur son dos.
Mais un soupire, léger, s’échappa de ses lèvres lorsque l’homme de ses pensées vint se positionner juste derrière lui, son torse dénudé et humide se collant contre son dos. Il pouvait sentir chaque courbe délicate, mais bien présente, de son torse solide et dur. Frissonnant, un long frisson lui parcourut l’échine, provoquant un bref tremblement chez le blondinet. Zéphyr ne souhaitait que une seule chose… que la soirée puisse durée le plus longtemps possible. Il fixait toujours la porte de la salle de bain, essayant de retrouver un semblant de respiration alors qu’il pouvait entendre les battements de son cœur raisonner dans ses oreilles. Ce qui l’agaçait beaucoup, car il n’arrivait pas à comprendre ce que lui disait Reishin… mais lui avait-il seulement parler depuis qu’il avait plaqué son corps contre le sien ?

N’osant plus vraiment bouger, il suivit le mouvement lorsque Reishin lui inclina le visage vers l’arrière. Touchant son épaule de l’arrière de son crâne, son regard c’était fait plus sombre, le bleu devenant d’un gris argenté, tel du métal en fusion. Son regard se baissa vers les lèvres de Reishin et les siennes s’entrouvrirent légèrement, ne tenant vraiment plus de ne pas pouvoir goûter pleinement ces lèvres purpurines qui semblaient les narguées depuis qu’ils avaient quittés le Night Club. N’écoutant pas vraiment ce qu’il disait, l’index qui descendit le long de sa jugulaire avec une lenteur et une sensualité calculée, lui fit perdre ses dernières parcelles de « défit » qu'il s'était lancé quelques instants plutôt. Oui, il n’avait plus aucune envie de résister et de jouer au jeu du chat et de la souris avec lui. Là, il n’avait envie que d’une seule et unique chose et celle-ci s’appelait Reishin Lan. Il s’agissait d’un homme mystérieux qui intriguait Zéphyr, mais cela faisait tout son charme et grisait le jeune homme, plus qu’il ne l’aurait réellement souhaité. Aussi, lorsqu’il le vit se pencher vers lui, sa respiration se bloqua dans sa poitrine qui se comprima de façon douloureuse, rendant sa déception encore plus grande. Zéphyr avait imaginé un baiser torride, voir même humide, mais là, ces lèvres qui le narguaient depuis qu’ils s’étaient retrouvés dans le taxis, ne se posèrent que dans le creux de son cou, lui arrachant un gémissement sourd qui ressemblait bien plus à un râle qu’à autre chose…
Après avoir sentit le touché doux de l’index de Reishin dans le creux de son cou ainsi que son baiser délicat, il se sentait complètement ramollit. D’autant plus que les effluves qui s’échappait de la peau de Lan lui donnait le tournis. Zéphyr était bien incapable d’émettre la moindre résistance à ce que lui faisait Reishin, pour son plus grand plaisir. Contre lui et entre ces bras, il n’était qu’une simple poupée de chiffon et cela l’effrayait quelque peu. Jamais il ne s’était autant abandonné pour un homme qu’il connaissait à peine mais celui-ci possèdait une attraction qui attirait irrésistiblement le blondinet.

Mais le charme se brisa subitement lorsque Reishin décida de s’écarter de lui, prenant une certaine distance entre eux. Zéphyr eut la désagréable surprise de ce voir chanceler alors que la chaleur de cet homme le quittait doucement et puis… la chemise le dérangeait, lui collant le long du dos, maintenant humide à cause d’une certaine personne qui créait un énorme chaos au sein de ses pensées. Se mordillant la lèvre inférieure, il tourna enfin le visage vers le sien, encore en ébullition et eut un bref et léger froncement de sourcil alors qu’il le voyait tendre le bras pour prendre un peignoir. Le blondinet se trouva bien bête lorsqu’il le reçut en plein dans le visage, quelque peu perdu par ce que faisait Reishin. Il n’allait pas attraper froid pour si peu ? Il avait tellement chaud depuis quelques minutes qu’il n’avait absolument pas froid. Zéphyr avait plutôt envie de retirer cette chemise et tout ce qui s’en suivait ! Jetant de bref regard à Reishin puis au peignoir, il le suivit du regard alors qu’il quittait la pièce, le laissant seul dans la salle de bain. Etrangement, lorsqu’il fut enfin seul, il sentit une brusque bouffée d’oxygène frais s’engouffrer dans ses poumons. Il délaissa alors le peignoir sur le bord de l’évier et passa une main sur la vitre couverte de buée pour qu’il puisse y voir son visage. Zéphyr avait un léger rouge sur les joues et la pupille quelque peu dilaté, ce qui le fit légèrement loucher avant de ce passer une main ses cheveux blonds. Se redressant enfin, il regarda une dernière fois le peignoir avant de ne déboutonner lentement, un à un, les boutons de sa chemise humide pour la déposée sur une chaise présente dans la salle. Il devait la faire sécher maintenant et il n’avait pas vraiment envie de s’habiller, Zéphyr avait bien trop chaud pour se couvrir encore une fois.
Torse nu, il sortir alors de la salle d'eau, triturant la fine chaînette argentée qui entourait son coup. Zéphyr n’y avait jamais mit de pendentif le long de cette chaîne car aucun ne l’avait jamais réellement satisfait, au point de le montrer aux autres. Il souhaitait posséder quelque chose de personnel, de discret et qui puisse lui tenir à cœur. Et malheureusement, il ne possédait rien de tout ceci. Jetant un bref regard au lit, il nota que les affaires de l’homme avaient était soigneusement pliées avant d’être placée à part ainsi que rangée. Hum… il s’agissait alors d’une personne rangée, peut-être même maniaque ? Tout le contraire de lui qui laissait continuellement traîné ces affaires à droite ou à gauche.

Arrivant prêt de la porte, il lança un long regard appuyé à Reishin qui se tenait assit dans le canapé du salon. Zéphyr avait alors envie, en cette instant, de jouer, encore une fois, avant de ne reperdre une nouvelle fois face aux lèvres purpurines et pleines de cet homme. Alors il s’appuya contre le montant de la porte, l’une de ses mains jouant discrètement avec les chaînes délicates de son jeans qui entouraient ses hanches. Les faisant tinter et les enroulant autour de son index, il eut un petit sourire lorsque son regard rencontra la cravate de l’homme tenait entre ces doigts. Ceci eut pour effet de faire légèrement incliner la tête du blondinet sur le coté, attisant un peu plus sa curiosité.
    - Une cravate ? Pourquoi gardez-vous votre cravate avec vous ?

Après tout, il s’en fichait. Reishin faisait ce qu’il voulait. Haussant alors les épaules, il s’écarta de la porte avant de s’avancer vers la console pour y prendre la glace qui traînait. Il mourrait de faim et il avait bien du mal à rester insensible face à cette douce crème qui collait le long du pot. L’attrapant d’une main, son index glissa le long de cette dernière pour le porter à ses lèvres avant de le sucer avec attention. Décidément, elle était délicieuse et il ne regrettait en rien sa salade végétarienne. Le blondinet se tourna alors vers le canapé et s’avança d’un pas félin vers lui alors qu’un sourire lascif étirait ses lèvres sucrées. D’ailleurs il ne put s’empêcher de passer une langue sur ces dernières, histoire de retirer les dernières traces ou vestiges de la glace vanillée. Zéphyr se laissa alors tombé dans le large canapé du salon et ramena ses jambes sous lui, s’asseyant en tailleur. La cuillère dans la bouche, le regard rivé sur cette dernière comme si il l’examinait avec une attention toute particulière. Cette glace était tout bonnement délicieuse. Si son attention était portée sur la glace, ce n’était pas pour autant qu’il en oubliait l’homme qui lui faisait tourner la tête depuis le début de leur rencontre… et puis, il le rendait quelque peu fou également. Redressant alors le visage vers Reishin, son sourire s’évanouit alors qu’une moue marquait son visage.
Léchant la cuillère, il releva les yeux vers ce cher monsieur Lan, le dévisageant avec une nouvelle attention toute particulière, se demandant bien ce qui allait se passer par la suite et puis bon… pourquoi vouloir garder une cravate avec soit alors qu’il était nu (?) sous sa serviette.

Le faite d’avoir pensée qu’il pouvait être nu sous sa serviette le fit sourire et c’est avec le cerveau en ébullition que son regard caressa le corps presque dénudé de Reishin avant de s’arrêter à la naissance de la serviette blanche qui ceinturait sa taille. Le voir ainsi avec une glace dans les mains lui donnait d’étranges idées et pour la première depuis longtemps, il avait envie de « jouer ». Avant, lorsqu’il effectuer ce genre de petit « boulot », il s’agissait plus d’une galère à effectuer, vite fait avant de s’en délaisser. Mais là, tout de suite, il avait envie que le plaisir qu’il allait sûrement pouvoir en tirer avec cet homme se passe tout autrement qu’une simple galère à effectuer vitre fait bien fait. Alors Zéphyr déposa la glace sur la table basse du salon qui se trouvait juste face à eux pour ce rapprocher de Reishin. Plus il était prêt plus cela le satisfait et faisait augmenter la douce chaleur qui naissait dans le creux de ces reins.
    - Désolé de ne pas avoir mit le peignoir. J’espère que ça ne vous dérange pas. J’ai… un peu chaud en ce moment.

Se mordillant la lèvre inférieure, il se pencha vers lui et prit appuie sur l’accoudoir avant de se redresser sur ses genoux. Sa main frôla son flanc ainsi que son bras pour aller chercher la serviette qui se trouvait prêt du téléphone qui se trouvait juste à coté de Reishin. Se trouvant ainsi, juste au dessus de ces cuisses lui donnait envie de se laisser glissé contre celles-ci pour ensuite les caresser avec lenteur. Ou alors de les embrasser pour monter lentement et inexorablement plus haut… beaucoup plus haut. Mais Zéphyr n’en fit rien et se rassit sagement juste à coté de lui, sa serviette dans les mains tout en ce les essuyant lentement. Se penchant alors en avant, il récupéra sa glace et enfourna une énorme cuillère dans sa bouche, quitte en s’en étouffer mais il avait bien trop faim... enfin il avait surtout faim d’autre chose en ce moment même, et tout en plongeant sa cuillère dans la chantilly, il la présenta alors à Reishin et lui fit un sourire. Il était presque heureux de se trouver ici avec lui. Oui. Presque.
    - Vous en voulez Reishin ? … Ca ne vous dérange pas que je vous appelle par votre prénom ?
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Mer 1 Aoû - 20:27 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

[c'est moins long que toi, mais j'espère que tu seras satisfaite X3]

Silencieusement, il fixa la glace commandée par Zéphyr. Sérieusement comment pouvait-on avaler tout ça ? Et surtout où le jeune homme mettait-il tout ce sucre ? Il était prêt à parier, qu’il ne devait pas avoir une consommation énorme de sucre ou alors il appartenait à ces secrets dont Dame Nature ne souhaitait même pas évoquer la capacité. En même temps, qu’il mange, les réceptionnistes n’avaient pas l’habitude d’avoir des notes de repas de la part de Reishin. Les seules commandes, qu’il passait, concernaient des bouteilles de saké, qu’il payait suffisamment chère d’ailleurs. Glissant une main dans ses cheveux, il décolla quelques mèches qui avaient la malheureuse idée de se coller à son front. Sa peau brillait sous la lumière du lustre du petit salon. Adossé au canapé, les muscles de son torse se laissaient apercevoir. Fermes et bien dessinés, il était aisé d’en suivre le contour, mais ils étaient aussi témoins d’une pratique sportive intense pendant de longues années.En y réfléchissant, cette vie lui manquait peut-être, mais il était passé à autre chose et ce n’était pas plus mal non plus. Ses pensées allèrent et vinrent jusqu’au moment, où elles finirent par s’arrêter sur le déroulement de la soirée. C’était la première fois que Reishin passait vraiment du temps avec quelqu’un que, dans l’absolu, il ne prévoyait pas de revoir. Bien que le jeune homme fut aussi un freelance. Ne pas s’attacher et ne pas rechercher les gens étaient devenu son credo depuis plusieurs années. Cependant lui-même ne savait plus, si cela était du à des expériences passées ou bien à ce qu’il avait tiré de ses parents ? Sa nuque finit par s’appuyer contre le dossier, pendant que ses yeux observaient le plafond. Magnifiques corniches en bois sculptées qui étaient du plus bel effet sur la peinture crème appliquée. Ses paupières se baissèrent légèrement, tandis que sa tête reprit une inclinaison plus appropriée. La question de Zéphyr lui remémora ce qu’il y avait de fermement serré autour de son poignet. Son visage s’inclina alors en direction du blondinet, avant de regarder à nouveau devant lui, sans pour autant répondre à la question.

De toute façon, Reishin vit rapidement que le jeune homme n’était pas réellement intéressé par la réponse au sujet de la cravate. Ce qui lui convenait donc parfaitement, il le saurait bien à un moment ou à un autre. Sans avoir l’air, il suivait chaque mouvement de Zéphyr avec attention. Mais sachant qu’il avait tout son temps devant lui et que son téléphone se trouvait quelque part dans l’une de ses poches sagement éteint, il réfléchissait à quel genre de fantaisie, il allait se laisser aller. Le jeune homme blond lui donnait tout un tas d’idées, qu’il ne jugeait même pas saine pour sa propre santé mentale. En songeant à cela, il mit dans un coin de son cerveau d’appeler la réception pour leur demander de monter de l’alcool. Un délicieux saké aux notes florales… Rei n’avait aucunement l’intention de faire boire le jeune homme, non il avait une toute autre idée en tête. La façon que Zéphyr avait de dévorer sa glace du regard intriguait vraiment Reishin. C’était à se demander s’il mangeait à sa faim, alors que cela pouvait être de la gourmandise pure et dure. Etant loin d’être un amateur d’aliments sucrés, il était normal, qu’il s’interroge… Pourtant lorsqu’il se rendit compte à quoi il pensait, il passa une main dans ses cheveux de jais en se disant que non justement, ce n’était pas normal. Ceci était un détail tout à fait insignifiant sur lequel il n’avait même pas à s’attarder. Les yeux de Reishin restaient rivés sur le jeune homme, l’observant en silence, comme si pour le moment, il ne valait mieux pas le toucher. La proximité lui permit de remarquer la petite chaîne. Il n’y avait pas prêté attention aux premiers regards. La seule réflexion qui vint à son esprit fut l’étrange absence de pendentif, même d’un discret. Il était fréquent de voir que les grosses chaines souffraient d’une absence d’agrément, mais une plus fine… Il finit par rapidement conclure que Zéphyr devait la préférer ainsi. Pas la peine de se faire des nœuds au cerveau pour si peu.

Bref, Reishin était toujours dans son observation studieuse. Leurs regards se croisèrent, quand le blond quitta un moment sa glace pour le regarder, mais Rei ne cilla pas. Ses yeux se plissèrent légèrement, tandis que ses lèvres esquissaient un semblant de sourire. Une expression que l’on pouvait qualifier de charmante, qui adoucissait sensiblement le visage de l’homme. De plus, elle dessinait de très légères fossettes sur le visage de Reishin, chose qui était plutôt rare à voir. La pièce était silencieuse. L’isolation donnait l’impression d’être seul dans l’hôtel, alors que tout un tas de personnes allaient et venaient dans le hall, dans les couloirs et cela à tous les étages. Ses yeux glissèrent à leur tour sur la silhouette fine de la personne assise à côté de lui. A son tour, sa langue passa discrètement sur ses lèvres. Un délice était un délice… A l’évocation du peignoir, ses yeux scrutèrent le visage du jeune homme avant de porter leur attention sur ses mains.


- A vrai dire, c’est peut-être mieux ainsi…

Il n’allait pas se formaliser pour une histoire de peignoir… Toutefois, il haussa un sourcil en l’entendant dire, qu’il avait un peu chaud. Pour le moment, il le trouvait terriblement sage pour le travail, qu’il faisait. Néanmoins, il le soupçonnait d’être bien différent sous ses airs angéliques, voir innocents. Et puis, c’était bien la première fois, qu’un individu lui demandait de l’appeler par son prénom d’emprunt. La grande majorité des gens optait pour le prénom ou le nom et ne changeait jamais avec le temps. Quant au diminutif, personne ne s’était encore permis de l’appeler Rei. A vrai dire, l’appeler ainsi aurait montré un certain degré d’intimité, qu’il n’avait avec personne et qu’il n’était surement pas prêt d’avoir. De ce fait, on pouvait donc dire que la situation était tout à fait logique. Un instant, il dévisagea Zéphyr comme s’il réfléchissait à ce qu’il devait répondre. Sur le ton de la confidence, il finit par lâcher en laissant étrangement sa voix traîner non loin d’une des oreilles du jeune homme.

- Disons pas pour ce soir…

Mais s’ils devaient se recroiser un jour, ce qui était fort probable, il était préférable que Zéphyr l’appelle autrement. Simple principe. Le mouvement du corps du jeune homme pour attraper sa serviette ne le troubla pas spécialement, ni le contact fugace de leurs deux corps. Ce fut surtout la vue des tétons d’un joli rose pâle, qui le conforta dans la perspective de la soirée. Entre temps, la cuillère proposée restait toujours entre eux, même pas consommée. Il fallait qu’il trouve un moyen pour faire passer ce concentré de sucre de façon plus agréable… Au lieu de goûter à la chantilly, il trempa un peu son index dans la crème qu’il appliqua sur les lèvres de Zéphyr. Sa langue vint lécher doucement la crème, tandis que ses dents mordillèrent légèrement les lèvres du jeune homme. Reprenant encore de la chantilly, il la déposa cette fois dans le cou et sur l’épaule du blond. Le même traitement recommença. Sa peau était si douce… Après avoir nettoyé consciencieusement toutes les traces de la crème. Son visage s’enfouit à nouveau contre le cou du jeune homme. Ses dents semblaient chercher quelque chose… Ou à faire quelque chose. Quelques petits coups dans la peau tendre et Reishin entama un suçon. Sa main gauche s’échappa dans le dos du jeune homme. Doucement, elle parcourut la naissance de sa nuque avant de descendre au niveau de ses omoplates. Puis son index glissa lentement en suivant la colonne vertébrale jusqu’au bas des reins de Zéphyr. Massant cette zone, le bout de ses doigts effleura à nouveau sa peau dessinant des motifs abstraits dessus.

Comme Zéphyr avait été particulièrement sage, il pouvait bien lui accorder ce qu’il avait soigneusement évité de faire depuis le début de leur rencontre. Ses lèvres quittèrent le cou du jeune homme après avoir passé un dernier coup de langue sur la peau rougie. Sa main droite détacha avec soin la coupe de glace des mains de Zéphyr pour la déposer sur la table basse, qui se trouvait juste en face du canapé. Ses yeux s’étaient entre temps plantés dans ceux du blond et c’était exactement comme s’ils lui disaient, qu’il n’aurait plus vraiment l’occasion de finir sa gourmandise. Cette glace finirait surement ailleurs. Puis prenant délicatement, le visage du jeune homme entre son pouce et son index, il pressa ses lèvres contre les siennes, l’embrassant avec envie. Ses doigts lâchèrent le menton de Zéphyr pour aller à la rencontre de sa jugulaire. D’un geste lent, Rei fit descendre avec une provocante douceur son index. Le plat de son doigt caressa son torse avant de venir masser avec une légère insistance un de ses monts de chair.
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Zéphyr Huy
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MessagePosté le: Mer 22 Aoû - 14:37 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

Zéphyr parut déçu de la réponse de Reishin. Il ne souhaitait pas qu’il l’appelle par son prénom… comment allait-il faire ? Un moment ou un autre, il allait forcément l’appeler par son prénom. En faite, ce pourquoi Zéphyr était si déçu, c’était, d’une part à cause de son refus, mais c’était aussi parce qu’il pensait que l’appeler par son prénom allait presque changer quelque chose encore eux. Se mordant alors la lèvre inférieure, il inclina légèrement la tête sur le coté pour le regarder avec une attention toute particulière. De toute façon, le blondinet savait parfaitement, que même sans l’accord de cet homme, il l’appellerait par son prénom et que, par la suite, il le retrouverait. Quoi ? Il devait normalement se faire entretenir, enfin, d’après ce qu’il avait comprit. Ce n’était pas un simplet non plus, mais par moment il avait bien du mal à comprendre ce qu’on désirait de lui… sauf lorsqu’il travaillait, et là encore, avec lui, il avait du mal à comprendre ce qu’il désirait réellement. Reishin était quelqu’un de vraiment complexe et Zéphyr aimait énormément ça. Il aimait ça parce que… ce genre de relation lui permettait enfin de respirer de vivre quelque peu normalement. Non pas qu’il ne vivait pas sans ça, mais c’était… différent, comme s’il avait prit une quelconque substance qui lui permettait de planer quelques heures. Et planer, il adorait ça. D’ailleurs, ça faisait pas mal de temps qu’il n’avait pas prit de substance. Le manque d’argent sûrement. Baissant alors les yeux sur sa glace vanillée, il lécha avec attention sa cuillère avant de le remettre dans le pot. D’ailleurs, celle-ci glissa le long de son poignet, l’obligea à le lécher avec application, son regard encore dans le vague, ne sachant pas vraiment comment réagir.

Alors que son regard prussien fixait avec attention sa glace blanche, un mouvement de Reishin attira son attention, le faisant légèrement reculer la tête. Le regardant faire, son regard suivit avec une grande attention son index se plonger dans la crème froide de sa glace avant que celui-ci ne vienne se poser sur ses lèvres entrouvertes. Barbouillant ses lèvres, Zéphyr déposa un regard assombrit par l’envie sur Reishin alors que celui-ci se penchait vers lui. Regardant ses lèvres avec attention, il passa un bras autour de son coup, l’attirant un peu plus contre lui, pour pouvoir plus le sentir contre lui, sentir sa chaleur, son odeur… son autre main, encombré par le pot de glace, il le laissa faire, savourant silencieusement cette langue mutine qui passait sur ces lèvres sucrées avant que celles-ci ne furent mordiller puis tirailler. C’était doux et sucré et… humide. Terriblement humide. Toutefois Reishin se recula et prit une nouvelle fois de la crème pour en étaler le long de sa gorge puis de son épaule, ce qui lui arracha un long frisson. Sa respiration s’accéléra, comme s’il venait de courir un cent mètres et il ne put retenir un sourd gémissement tandis que son corps s’embrasait et se consumait doucement de l’intérieur. C’était tellement bon de sentir cette bouche se poser sur sa peau… fermant les yeux, pour mieux savourer cette caresse, il eut un léger hoquet lorsqu’il sentit Reishin qui s’appliquait à lui laisser un suçon. Pour Zéphyr, un suçon, c’était comme une marque d’appartenance et généralement, il ne laissait personne lui faire ce genre de chose. La raison était simple. Une marque violette dans le cou signifiait beaucoup de chose et pour son travail, il évitait le plus souvent. Mais pour Reishin, il le laisserait faire des suçons partout et surtout, là ou il en avait envie.

Se cambrant vers lui, se mordant la lèvre inférieure pour étouffer ses gémissements, il enserra doucement le port de la glace entre ses doigts alors qu’il se cambrait vers lui, frissonnant sous le toucher de ces doigts qui parcourait son dos. Ces caresses arrivèrent sur ces reins et endroit Ô combien sensible, il lâcha échapper un cri qui mourut aux bords de ces lèvres. Frissonnant entre ces bras, il se demandait bien comment il avait fait pour ne pas lâcher sa glace tandis que celle-ci glissait entre ses doigts et le long de son poignet. Zéphyr voulut alors se redresser pour déposer le pot sur la table basse du salon main la main de Reishin vint glisser sur la sienne. Tournant le visage vers lui, les joues rougies par le désir, il le laissa faire, incapable de réellement bouger pour le moment. Son regard croisa le sien et il redressa le visage vers le sien, le cœur palpitant et cognant brusquement dans sa poitrine, prête à exploser. C’était si douloureux alors, lorsque enfin, Reishin consentit à l’embrasser, il soupira, glissant ses bras autour de son cou. D’abord un baiser chaste, ses lèvres vinrent doucement suçoter la lèvre inférieure de cet homme qui lui faisait perdre la tête depuis qu’il avait grimpé dans le taxi. Cessant de sucer sa lèvre, il écarta légèrement son visage du sien avant de ne déposer une nouvelle fois ses lèvres avec force sur celles de Reishin et leurs dents s’entrechoquèrent. Le blondinet passa alors sa langue entre les lèvres de Reishin et, lorsqu’il ouvrit un peu la bouche, la langue de Zéphyr caressa son palais avant de danser avec celle de Reishin. Sa saveur était délicieuse. N’u tenant plus, il suça sa langue lentement, savourant ce baiser avant de ne prendre fin. Un léger gémissement de frustration s’échappa de ses lèvres entrouvertes et rougies par leur baiser. Mais ce gémissement se transforma bien vite en un cri de surprise.

- Lan…

Il l’avait appelé volontairement par son nom. S’il n’avait pas le droit de l’appeler par son prénom, alors il pouvait au moins se permettre de l’appeler autrement non ? Ecartant un peu plus les cuisses, de manière lascivement pour l’attirer encore plus prêt de lui. Zéphyr avait besoin de le sentir contre lui, s’en en était presque douloureux et puis, son jean le gênait et ce peignoir aussi le gênait. Resserrant ses cuisses contre ses hanches, son bassin collé au sien alors qu’il se mouvait déjà, mais avec lenteur, l’une de ces mains glissa dans l’échancrure de son peignoir pour le faire glisser sur l’une de ces épaules. Sa main se posa sur son épaule dénudée avant de descendre le long de son omoplate pour se perdre dans ces cheveux de jets. Ils étaient encore humides sous ses doigts et l’odeur du son produit à douche lui faisait tourner la tête. Appliquant ces lèvres sur sa mâchoire, il vint la mordre doucement, avant de ne faire baisser sa bouche le long de cou, léchant sa jugulaire avant de n’embrasser son épaule. Sa peau avait un goût sucré sur sa langue et ses doigts glissaient le long de son torse, de son ventre, mais il n’alla pas plus loin, préférant dévier sur sa hanche et lorsqu’il rencontra la peau douce et ferme de lui de ces fesses, il eut un sourire. Apparemment, Reishin ne portait rien en dessous de son peignoir et ceci le faisait sourire. Redressant le visage, il vint laper ces lèvres avant d’en mordre gentiment la lèvre inférieure et de la sucer.

- Alors ? Cette cravate ? C’est pour m’attacher ? Et ma glace… je vais la manger quand ? Parce que je meurs de faim pour le moment…
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Dim 16 Sep - 17:56 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

Lan… Personne ne l’appelait ainsi. A vrai dire, appeler son chef de cette façon était trop irrévérencieux. Ils se connaissaient à peine et ne se reverraient sans doute que peu de fois… Toutefois, Reishin ne dit rien… Il préféra laisser passer ce petit écart sous silence pour s’attarder sur autre chose. Les réactions du blondinet lui plaisaient, mais surtout elles lui donnaient envie de le faire mariner, de le pousser dans ses derniers retranchements, comme s’il cherchait à le faire craquer. Chaque mimique de frustration, de petit cri plaintif le faisait sourire malicieusement. Laissant Zéphyr passer ses bras autour de son cou, Rei remonta légèrement ses mains pour le garder contre lui pendant le baiser. S’il faisait de même avec tous ses clients, le brun était à parier, qu’il devait avoir une liste de clients fidèles… Ses mains caressaient doucement, presque d’un geste innocent la peau du jeune homme. Ses paupières à peine closes fixaient silencieusement le visage en face de lui. Pas un gémissement ou un quelconque bruit de satisfaction ne s’échappa de ses lèvres. Seul un sourire troublant persistait sur ses lèvres maltraitées… Mais il posait beaucoup de questions d’un coup… Toutefois Reishin, pour ne pas changer, décida de ne répondre qu’à une des questions.

- Vraiment… Tu as faim…

Un charmant sourire se dessina sur ses lèvres, alors que ses yeux parcouraient le peu de la peau du blondinet, qui se trouvait juste en face de lui. Lui aussi avait tout particulièrement faim et il ne laisserait du répit à Zéphyr, que lorsqu’il aurait eu ce qu’il voulait… Pour le moment, l’homme ne songeait même pas à l’erreur qu’était d’avoir choisi un Japayuki-sah min'wa… Ce n’était qu’un jeu… Après de longues années, il était fermement décidé à ne plus laisser des sentiments étranges s’installer dans son esprit. Aussi pour ne pas devenir faible. Pour ne pas être victime de la même déchéance, qui avaient perdu des hommes qu’il connaissait. L’amour du jeu, de l’argent, de la chaire… Tout cela lui était inconnu. Et malgré son comportement aussi confiant, son calme, il savait qu’il n’était pas un homme libre, mais n’avait-il pas accepté sa situation ? Il aurait pu, à la mort de sa mère, réunir les deux clans, alors qu’il avait fait le choix de partir. D’une main ferme, Reishin redressa brusquement le blond, pendant que ses lèvres s’approchaient de son torse. Ses cheveux noirs frôlèrent la peau pâle, alors que ses lèvres fondirent sur un téton. Le bloquant entre ses dents, il le maltraita s’arrêtant avant qu’il ne finisse en sang. Une expression entre le trouble et l’autorité se peignit sur son visage. Ses pupilles brillaient mais aucune chaleur ne s’y trouvait. Au contraire, elles semblaient glacées, ne permettant pas de savoir comment l’homme considérait son interlocuteur. Puis les mots sortirent d’eux-mêmes, sa voix était, quant à elle, presque douce, amusée.

- Tu mangeras mieux demain… Ce sera un autre jour…

Une nouvelle journée s’écrirait… Avec ses pensées, ses problèmes, ses nouvelles bonnes ou mauvaises. Ce n’était qu’un recommencement. Ou tout du moins, voyait-il les choses de cette façon… Puis sa main parcourut un peu plus ses reins, semblant y dessiner ou y écrire quelque chose. Subitement, il le fit basculer et le souleva silencieusement. Tout en le portant, l’homme l’éloignait de la glace, qui serait surement fondue, quand il le relâcherait… Dans les couloirs, tout était extrêmement calme. Les gens de passage semblaient avoir fini leurs allées et venues, quant au personnel, il devait rester sagement dans le hall, prêt à satisfaire le moindre désir d’un client capricieux. Doucement, Rei déposa Zéphyr sur le lit. Il approcha son visage du sien, mais celui-ci glissa et ses lèvres se posèrent sur son torse. Au lieu de doux baisers papillons, elles laissaient derrière elles autant de petites traces rouges qu’elles pouvaient, puis sa langue passait sur la peau légèrement maltraitée comme pour apaiser. Lentement, il descendait vers le bas-ventre lui faisant subir le même traitement. Bientôt un suçon disgracieux naquit à niveau… L’une des mains de Reishin descendit lentement vers l’entrejambe du blond. L’effleurant, avec son index, il commença à suggérer des caresses sur son membre. La pression de sa main se fit lentement de plus en plus forte, alors que ses lèvres se posaient délicatement sur ses hanches.
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Zéphyr Huy
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MessagePosté le: Mer 3 Oct - 17:19 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

[je n'ai pas le temps de me relire ^^ désolée si y'a des fautes ma tite Aya ♥ ! Bisous ><]

Le blondinet ronronnait pratiquement à ces moindres touchés. Sans vraiment savoir pourquoi, il se sentait grisé par son odeur, son touché, son souffle chaud prêt de son oreille… le tout le grisait d’une délicieuse façon, le rendant pratiquement ivre de plaisir. Ces cuisses se resserrèrent autour de ces hanche découverte tandis que Reishin répondait d’une délicieuse manière à son baiser. Coller contre lui, il se cambrait légèrement contre son bassin pour mieux le sentire contre lui, frissonnant de tout sont être. Il n’était pas du genre à se comporter de la sorte avec tout ces clients… non, mais certains clients qui lui donnait chaud et le ramollissait, avaient le droit à ce genre de ‘relation’ et Reishin en faisait partit. Il était bel homme, de magnifique cheveux sombres, une peau délicieusement douce et chaude, une bouche qui embrassait décidément trop bien et des mains aux longs doigts effilés qui arrivaient, avec une simple caresse, à le faire trembler de la tête aux pieds. Zéphyr soupira contre sa bouche et lorsque le baiser prit fin, il se mordit doucement la lèvre inférieure, venant caresser les siennes d’un geste lent et doux du bout des doigts. Toutefois son sourire le troubla quelque peu, bien plus qu’il ne voulait se l’avouer et son silence à ses questions le mettait quelque peu mal à l’aise. Décidément, cet homme avait un dont inné pour mettre les gens mal à l’aise et une aura de mystère flottait autour de lui, donnant au blondinet de pousser le jeu encore plus loin… peut-être allait-il l’appeler par son prénom ? Histoire de se venger de lui avoir retirer se repas des mains. Secouant doucement la tête, en lui affirmant qu’il avait toujours faim, le regard assombrit par le désir, les lèvres un brin rougie entrouverte, il le dévisageait, silencieuse, le cœur battant la chamade.
C’est alors que Reishin partit dans ses pensées, restant un instant silencieux, le regard posé sur lui, Zéphyr laissa échapper un plainte lorsque l’homme se redressa, en faisant de même avec lui. Glissant ses bras autour de son cou, il vint se coller à lui tandis que ses jambes s’enroulaient d’elles même autour de sa taille. A ce moment précis, Zéphyr s’avait qu’il n’était plus possible de faire marche arrière et quelque part, ça lui plaisait, énormément et tant pis pour Reishin, qui ne devait sûrement pas se douter de ce qui se passait dans la petite tête du blondinet.

Quelques instant plutôt, il s’était montrer quelque peu violent envers lui et le blondinet en avait hoqueter de surprise. La caresse de ses cheveux sombres contre sa peau blanche, lui avait donner bien des sensations, mais cela avait été vite balayer par une caresse beaucoup moins douce. Pourtant, il n’avait rien dit, n’avait fait que gémir, la tête renversée en arrière, les mains profondément enfuit dans ces cheveux, tout en enserrant de longues mèches entre ses doigts. Le jeune homme avait doucement tirer dessus et lorsque la douleur se mêla au plaisir, Zéphyr poussa une plainte, son regard posé sur le plafond. On ne pouvait pas dire que ce n’était pas désagréable, mais il s’était tout de même passé une main sur sa poitrine maltraitée avant de ne planter ses yeux dans les siens. A ce moment là, son visage reflétait l’autorité et Zéphyr voulut se faire encore plus doux et plus ronronnant qu’un chat. Maintenant, que Reishin le tenait contre lui, tout en l’emmenant vers la chambre, il cherchait à faire glisser le peignoir sur ses épaules, histoire l’avoir complètement nu avant que lui ne le soit. Mais il fut vite déposé sur le matelas doux de la chambre d’hôtel et Huy soupira d’aise, se tortillant légèrement pour mieux s’installer parmi les coussins, prenant soin de toujours son bassin de ses hanches. Puis il re-glissa ses bras autour de son cou et inclina légèrement le visage pour l’embrasser de nouveau… avant que celle-ci ne décline pour descendre plus bas. Celles-ci s’attaquèrent alors à son torse mais étrangement, les baisers étaient bien moins doux que ceux qu’ils déposaient sur ces lèvres.

- Ah ! Reishin…

C’était étrange et Zéphyr n’eut qu’à baiser le regard pour s’apercevoir qu’un autre suçon venait d’apparaître, mais cette fois-ci, sur son aine. Il allait falloir qu’il lui dise ce que signifiait pour lui un suçon… d’ailleurs c’était pour cela qu’il n’en faisait rien. Se mordant alors la lèvre inférieure, il passa ses bras par dessus sa tête pour aller enserrer les draps entre ses doigts. Tendus, il grogna légèrement lorsqu’une caresse, plus appuyée que les autres vint se poser sur son désir. Se redressant, il inclina un peu le visage sur le coté, la respiration laborieuse. On lui avait toujours appris à lui donner du plaisir et en recevoir seulement après… prenant ses mains, il entrecroisa ses doigts aux siens pour les porter à ses lèvres, embrassant le dos de ces mains avant de les relâcher. Il hésita un instant sur ce qu’il devait faire avant de se mettre à genou sur le matelas pour se pencher vers lui. Déboutonnant le bouton de son jean, il déposa un léger baiser dans le creux de son cou, une de ses mains se glissa dans l’échancrure du peignoir, pour caresser sa peau et descendre plus bas, toujours plus bas… rencontrant alors la ceinture qui l’empêchait de déshabiller complètement Reishin. D’abord, hésitant, il leva les yeux vers lui et lui fit un tendre sourire avant de tirer doucement sur la ceinture, la dénouant avec lenteur, son regard ancré dans le sien. C’était rare, mais Zéphyr s’amusait et prenait un certain plaisir à se retrouver avec cet homme, dans une magnifique chambre, d’un magnifique hôtel. Dénouant complètement la ceinture, il défit la fine chaînette qui entourait ses hanches avant de n’abaisser légèrement son pantalon.
Un sourire taquin étira ses lèvres et il soupira avant de se redresser sur ses genoux et de venir se glisser contre lui. Les bras passés autour de son dos, la joue posée sur sa poitrine, juste au niveau de son corps, son bassin coller au sien… il était tout simplement bien avant de ne décider d’embrasser sa poitrine, au niveau de son cœur et de venir lécher, lentement, l’un de ces tétons. Une de ces mains glissa le long de son dos, large et chaud, avant de se glisser sur l’une de ses fesses, avant de remonter le long de sa colonne vertébrale, tandis que son autre main repassait devant. Il en profita pour caresser son torse, son autre tétons, tandis que ces lèvres s’occupaient de l’autre. Ses doigts en firent le contour avant de descendre, suivant le trait de ses muscles, de son ventre tendu pour venir s’échouer sur le bas de son ventre. Sa main ne resta pas bien longtemps immobile car, doucement et lentement, son index continua son avancer pour venir longer, sans aucune hésitation, le long de sa verge. Sa bouche vint alors se poser prêt de son oreille tandis qu’il répétait la même chose de son doigt.

- En fait… je crois que j’ai toujours faim… mais j’ai plutôt faim de vous Mr. Lan…

Mordillant délicatement son oreille, il s’écarta enfin de lui, pour le regarder avec attention aucune émotion n’apparaissant son visage… seul son regard sombre et brillant trahissait son état.
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Reishin Lan
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MessagePosté le: Dim 21 Oct - 12:46 (2007)    Sujet du message: Le début de ? Répondre en citant

[c'est pas très long et pas top, désolée, mais l'était vraiment temps que je le fasse =.=]

Aucune remarque ne souffla par rapport au fait que Zéphyr venait de prononcer son prénom. Les nuits de Reishin n’avaient jamais été ainsi… Il avait du mal à trouver ses repères face à ce trop entreprenant japayuki-sah min'wa. Le contrôle où était-il ? Que contrôlait-il ? Rien du tout. Sa relation aux autres s’était muée ainsi et le reste lui était devenu petit à petit étranger. Tellement hors-norme à ses yeux, qu’il ne le concevait pas… Oui, l’attitude de Zéphyr lui paraissait étrange. Toutefois, cela ne le dérangeait pas vraiment, tant que cela ne durerait pas. Ses mains se posèrent sur les hanches du jeune homme, ses paupières se baissèrent légèrement, une expression réellement indicible sur le visage. Il eut l’impression que son corps réagissait lentement aux gestes du blond, mais son esprit ne s’abandonnait pas… Quelque chose l’en empêchait… Les caresses le maintenaient entre la réalité et un univers cotonneux dans lequel, il se refusait à pénétrer. Les mots du jeune homme le tirèrent de ses songes et un sourire mesuré, masquant parfaitement ses desseins, se peignit sur ses lèvres. A son tour de s’amuser… Doucement, Reishin le fit s’allonger, ses lèvres se plaquèrent contre les siennes, tandis que ses mais remontèrent le long des bras du jeune homme pour les redresser au-dessus de sa tête. Ses doigts enserraient fermement les poignets, toutefois il dut libérer une de ses mains pour se saisir de la cravate et attacher solidement, mais sans trop serrer pour éviter des marques trop voyantes, le blondinet à la tête du lit. Les nœuds n’avaient plus de secret pour lui et il songea qu’il devrait probablement couper le tissu pour le détacher…

A moins qu’il ne laisse cette tâche au garçon d’étage. Après tout, n’y avait-il pas plus déplaisante surprise ? Il aurait même parié que ce membre du personnel ne se serait pas étonné. Cela n’aurait pas été la première fois, qu’il aurait laissé ce genre de cadeaux à l’hôtel. Généralement, Reishin usait de manières peu cavalières pour faire oublier toutes traces de rencontres à ses amants d’une nuit… Le souvenir peut toujours desservir. Néanmoins pour le cas de Zéphyr, il avait du mal à se décider. Son corps quitta la couche pour aller en direction de la chaise. Pensivement, il fouilla sa veste posée sur le dossier. Il cherchait quelque chose… Quelque chose, qui allait servir. Son attitude semblait dire, qu’il avait délaissé le jeune blond mais il n’était rien. Finalement, ses mains saisirent une pochette en soie noire. Ses pas le ramenèrent vers le lit. Alors qu’il s’assit à côté de Zéphyr, ses yeux se plantèrent dans les siens, pendant qu’un sourire énigmatique réapparut. La seule image, qu’il aurait de lui, jusqu’au réveil ? Jusqu’à la prochaine rencontre ? Déjà y en aurait-il une seconde… Le voile noir vint se poser délicatement sur les yeux du japayuki-sah min'wa et leur contact visuel fut ainsi coupé. Tout allait basculer dans le domaine de l’imagination lié à la sensation… Quant aux mots, ils allaient se montrer bien superflu pour ce qui allait suivre…

Reishin se décida enfin à se concentrer sur ce qui l’appelait. Ses doigts achevèrent d’enlever le pantalon du jeune homme et par-là même le mirent à nu faisant glisser aussi son sous-vêtement. Il avait faim hein… Sa langue passa sur l’un des tétons du jeune homme avant de descendre lentement vers son nombril et encore plus bas… Elle caressa, effleura furtivement le membre, alors que ses mains couraient contre ses cuisses, dessinant des formes dessus. Puis elles passèrent sous ses genoux et écartèrent brusquement ses jambes. Sa tête se baissa et sa langue continua son parcours vers son intimité. Ses lèvres remontèrent déposer un baiser sur le gland avant qu’il ne pose les jambes sur ses épaules lui donnant ainsi une plus grande liberté de mouvement. Sa langue se glissa doucement en lui comme pour le taquiner. Elle bougea lentement en lui dans de petits vas et viens, comme pour lui tirer des premières réactions, tandis que ses doigts vinrent caresser toujours furtivement l’entrejambe du jeune homme. Leur manège s’arrêta au bout de quelques minutes et son pouce massa avec insistance le gland. Sa langue soupesait ses bourses dans une indécente impudeur. Les caresses étaient irrégulières, devenaient régulières… Leur rythme se cassait soudainement ne sachant quelle mesure suivre. Quelques mèches brunes vinrent caresser la peau du blondinet, alors qu’il était très concentré.

L’occupation de ses doigts et de sa bouche s’inversa. Sa bouche s’empara de son membre, alors qu’un de ses doigts massa son intimité avant de s’insérer en lui et de se mouvoir effleurant son point sensible. Ses mouvements de nuque étaient tout aussi irréguliers et semblaient savourer la sucrerie offerte. La peau de Zéphyr était indécemment douce et Reishin ne se laissait pas de ce contact… Arrêtant ce qu’il était entrain de faire, ses lèvres déposèrent des baisers papillons sur les cuisses, avant de suçoter malicieusement la peau. Puis, il rebaissa le visage et son souffle chaud balaya le bas ventre. Son membre fut à nouveau emprisonné dans sa bouche… Les mouvements se firent plus saccadés. De temps en temps, selon ses envies, ses dents glissaient contre la chair sensible, ses joues se creusaient comme pour accentuer le plaisir. Que se passait-il dans l’esprit de Zéphyr ? Il aurait bien aimé le savoir, par curiosité. Un second doigt vint rejoindre le premier, esquissant un mouvement de ciseau en accord avec le premier. Plus en lui, ils allèrent, jouant plusieurs fois avec son point sensible… Il avait l’intention de jouer toute la nuit, jusqu’à temps, qu’il soit lassé du corps, qu’il surplombait… Si Zéphyr souhaitait quelque chose, qu’il demande pour voir… Ses mouvements s’accélérèrent, préoccupés à arracher du plaisir…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:11 (2018)    Sujet du message: Le début de ?

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