Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas Index du Forum
Kyouri Zen'kei : Ville natale des Yakuzas
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Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage

 
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Mar 19 Juin - 23:56 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

L’immeuble est… Simple. Très simple même. Fait de briques rouges et bâti sur trois étages, l’entrée principale ne comporte qu’une simple porte de verre anti-balles à deux battants. Du côté des ordures, on peut trouver un vieil escalier qui mène à chaque fenêtre d’étage. Un peu dans un style américain, à vrai dire. Peut-être est-ce pour cela que Blake a souhaité habiter cet endroit… La sortie arrière mène droit vers le Snack. Deux routes à traverser et hop, nous y voici !

Le hall de l’immeuble est des plus simple et pourtant, si l’on prend garde, on comprend que tout est d’une raffinerie subtile. Le carré de tapis à l’entrée est mou et absorbe correctement en cas de pluie. Il est d’un rouge foncé, presque comme le sang séché. Les murs sont d’un blanc rendu impur par la lumière tamisée. Seules les boîtes aux lettres osent se montrer : elles scintillent doucement dans la pénombre à l’aide de leur peinture argentée. Deux ascenseurs ont leur place malgré le peu d’étages : un possède un compartiment plus petit tandis que l’autre, plus long, sert énormément pour les déménagements.
Mais pour les adeptes de la marche, un escalier grimpe jusqu’au toit de l’immeuble. Toit possédant d’ailleurs un coin pour les enfants et quelques petits arbustes pour égayer tout ce béton gris. Quel propriétaire attentionné…

Mais si l’on passait à ce qui nous intéresse réellement ? Bien. Montez au troisième étage. Il n’est cependant pas recommandé d’essayer d’y parvenir en empruntant les escaliers de dehors, le propriétaire de l’appartement n’est pas très accueillant lorsque l’on utilise ce chemin et il y a donc des risques de contusions sévères à l’aide de bouteille, de chaussures et même…de balles. La porte d’entrée est d’un simple bois clair aux sombres rayures. Sur la sonnette, vous lirez « A. Owen » et sur la porte…

« Amen »

Le couloir principale est relativement court et également très sombre. Seul la lueur d’une fine bougie éclaire ce chemin et lorsqu’on le dépasse, on rejoint immédiatement un impressionnant salon. A l’instar des demeures européennes, l’entrée garde encore son habituel coin à chaussures et chaussons japonais. Si le début n’est que du carrelage froid, la suite est un tapis moelleux à la simple couleur rouge foncé. Des papyrus adultes et assez grands masquent jalousement le salon. Dépassé ceux-ci, un long canapé au blanc crémeux fait face à une table basse en verre très stylisée. Un siège transparent et rond, pouvant facilement accueillir trois personnes, est à l’écart et est suspendu au-dessus du sol par de solides attaches au plafond. Une somptueuse chaîne Hi-Fi, un téléviseur plasma et un lecteur DVD hors de prix… Seul bémol ? Rien de personnel. Si ce n’est la veste qui traîne avec flemmardise sur le canapé, l’endroit ne semble pas abriter quelqu’un. Et pourtant…

Revenons un peu en arrière. Face aux quelques plantes : une cuisine américaine. Contrairement à la pièce précédemment décrite, la cuisine est lumineuse. Le bar est un assemblage de marbre blanc dont les sièges noirs à l’armature grise s’associent merveilleusement. Un plateau d’argent trône fièrement et possède plusieurs bouteilles de cognacs et scotchs coûteux ainsi que les verres nécessaires. Le reste des alcools se trouve dans les armoires, juste au-dessus du bar. Armoires d’ailleurs entièrement remplies.... De même qu’à la place des habituelles et nombreuses casseroles, vous n’en trouverez que deux et une poêle ainsi que…des bouteilles. Des bouteilles de toutes sortes d’alcools. Impressionnant. Le frigo est remplie à moitié de bière et autres vins et ne comporte que quelques aliments.
En priant que le propriétaire de ce lieu ne se nourrit pas uniquement de boissons, ne ?

Passons. Pour accéder au reste de la demeure, il vous faut monter deux petites marches depuis le salon. L’architecture de cet endroit est pour le moins surprenant, compte tenu de l’apparence du bâtiment. Vous accédez immédiatement à une pièce immense mais surtout, ronde. Un assemblage surprenant de rideaux cache un lit à la même forme et aux draps blancs, immaculés. Les murs sont masqués par d’épaisses tentures. Ce qu’il y a derrière ? Sa Collection. Sa collection de membres. Seul une imposante armoire à vêtement est visible dans cet antre sombre et étouffant.

A droite de l’entrée à la chambre, une porte coulissante mène à la salle de bain. Nouveau changement. L’endroit est d’un habituel carré mais les couleurs changent du tout au tout. Avez-vous déjà pu humer le délicieux parfum mentholé d’un hammam ? L’endroit est humide, les couleurs sont chaleureuses. Le lavabo et les toilettes sont accessible dès l’entrée et à nouveau, quelques plantes sont là pour rafraîchir l’endroit. Mais ce qu’il y a de plus surprenant est très certainement cette baignoire intégrée au sol. La vapeur émane d’ici. Le doux liquide enivre les sens follement et sa chaleur enveloppante nous plonge dans une brume de rêveries. Oh bien sûr, il n’y a pas toujours cette eau, mais la plupart du temps, le Freelance remplit la baignoire dès qu’il doit partir pour être ainsi sûr que l’endroit baigne dans cet atmosphère.
Et plus loin, la douche. Une douche aux portes coulissantes dont la première est transparente, laissant apercevoir l’intérieur avec netteté.

Que de changements et d’étrangetés mais en même temps, ce décor et cette ambiance sied parfaitement à cet homme et seuls ceux qui le connaissent pourraient le dire réellement.

Soyez les bienvenue chez le Diable.



Note: Oui il ne met pas son prénom au complet... Ce serait un comble que d'avertir les gens qui le connaissent de sa présence! Et je ne mets pas sa demeure dans le territoire des Freelance, ce serait trop risqué pour certaines choses.
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MessagePosté le: Mar 19 Juin - 23:56 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Jeu 21 Juin - 21:27 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

=> Hôtel Nami - L'inconvénient d'une poupée


Quelle ballade… Mais quelle ballade ! Un sourire satisfait flottait sur ses lèvres tandis qu’il se rappelait la saveur de ce sang, de cette bouche, de ce sexe… Il observa attentivement ses mains dépourvues de leur protection habituelle en cuir. Dans une sorte de transe, il ferma et ouvrit le poing, plusieurs fois de suite avant de se mettre à ricaner. L’après-midi était déjà bien avancé et en se rappelant n’avoir rien dans sa demeure si ce n’est des bouteilles d’excellents alcools, un soupire déçu franchit ses lèvres encore rouges. Elles semblaient réellement absorber le sang pour se teindre de sa couleur…

« Bien. Va falloir passer acheter un truc… »

Jetant les deux sabres dans sa voiture à la place du mort. Il prit comme à son habitude le temps de caresser du regard sa Lotus Elise 111R, appréciant comme toujours sa couleur argentée. Un petit rire lui échappa tandis qu’il regardait la seconde place occupée par ses armes.

« Vraiment… On dirait de vrais princes ! »

Il se hâta de monter dans son auto, , replaçant des lunettes noires par-dessus le bandeau, lunettes qui d’ailleurs cachaient totalement le tissus rouge sous sa largeur régulière. Il démarra au quart de tour, ne se gênant pas de dépasser plusieurs voitures tout en montrant aux chauffeurs de sympathiques doigts d’honneur. Un coup de fil chez le traiteur chinois pendant qu’il conduisait et cela régla son problème de nourriture. Et oui, même les grands méchants de ce monde devait se nourrir d’autres choses que de sang ! Ce n’est qu’après avoir effectué plusieurs détours qu’il daigna montrer le bout de son nez au restaurant asiatique pour chercher sa commande.

Il passait pour Monsieur tout le monde ainsi et c’était parfait.

Ce ne fut que vers dix-neuf heures qu’il inséra la clef de son appartement dans la serrure, sabres dans une main ainsi que le sacoche contenant son repas. Claquant la porte, il déposa ses lunettes de soleil sur le comptoir à l’entrée et se déchaussa pour rapidement déposer ses trésors sur le bar. Aujourd’hui, il n’avait ramené aucune pièce de collection. Mais il se consola au souvenir de Rin Seyan. Jetant sa veste sur le canapé, il alluma dans un geste trahissant son habitude la télévision et se dépêcha de rejoindre sa chambre après avoir pris un verre de martini.

Ses vêtements s’éparpillèrent le long du chemin et arrivé à la salle de bain, il n’avait plus rien hormis son bandeau. Un sourire de joie ourlait ses lèvres alors qu’il sentait la moiteur de la salle l’envelopper. Il se glissa dans l’eau tout juste tiède, ouvrant les vannes du robinet d’eau chaude et se prélassa ainsi, la tête sur le rebord, son verre à la main.

Tout était calme. Il aimait cette petite tranquillité après un boulot agité. Il avait là son intimité et personne ne venait le déranger, personne…


« Le paradis sur Terre… »

Une bonne heure plus tard, il ressortir de son bain, se séchant tout juste avant d’enfiler une simple chemise. Trop grande, celle-ci lui chatouillait facilement les cuisses et cachait ses bijoux de famille efficacement. Pourquoi s’encombrer de vêtements alors qu’il était chez lui ? Le confort ! Laissant son verre dans l’évier, il fit réchauffer son plat de nouilles en même temps qu’il se dirigeait vers son siège transparent…

[Privé - William Fujita]
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William Fujita
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MessagePosté le: Dim 15 Juil - 02:14 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Rustique. Rustique et élégant à la fois… oui. Oui, c’était bien ça. Blake semblait mieux se connaître que William ne l’aurait cru ! C’était tellement dur de trouver un logis à la hauteur de sa personne, de nos jours ! Enfin, Blake semblait avoir tout ce qu’il voulait… ou presque. Etrange chose que l’être humain, n’est-ce pas ? Will n’avait pas même cherché à résister une seule seconde face à cette oppressante envie de revoir le visage déformé par la colère de son ancien amant, de ce cher Blake, de ce Freelance adoré. Un petit sourire naquit sur les lèvres de William, Fire As, tandis qu’il montait inexorablement l’escalier qui devait le mener à un divertissement des plus mémorables. Pourquoi cet étrange personnage souriait-il ? Tout simplement parce que ses souvenirs étaient encore vivaces… plus précisément CE souvenir… le visage de Blake, horrifié, écoeuré… presque blessé. Comme il était mignon !
Mais c’était plutôt bon à savoir : même Blake n’était pas tout à fait à l’abris de tout.

Ah ! Bon sang ! Ces escaliers semblaient interminables ! Finalement peut-être que William aurait-il dû prendre l’ascenseur ? C’est que… ça vieillit vite, ces petites choses.
Mais au fond ce n’était pas plus mal. Il voulait faire une entrée magistrale, surprendre Blake, lui imposer sa présence, l’en oppresser. Oui, ça lui manquait. Mais jamais il ne l’avouerait clairement ! C’était juste la fin d’une sale journée. Il avait besoin de se détendre. Enfin, le troisième étage s’offrit tout entier au regard du Yakuza. Ce dernier ne mit guère longtemps à trouver la bonne porte. Comment aurait-il put la manquer ? Non seulement il connaissait le nom de son ex-amant de Freelance, mais aussi sa philosophie.
Lentement, comme par peur de les briser, William s’autorisa à effleurer les quelques lettres qui ornaient la porte de Blake. « Amen ». Comment interpréter ce simple mot ? Etait-ce la manière de Blake d’accueillir ses victimes aux enfers ? Vraiment… étrange… ou plutôt… non ! Vraiment fascinant.

« Quel gamin… »

Un simple marmonnement grave, qui résonna faiblement dans les couloirs déserts, suffit à William pour redescendre sur terre. Il était sans doute le mieux placé pour dire que Blake n’était pas docile… mais après tout ce n’en était que plus amusant ! Un nouveau sourire amusé éclaira quelques instants le visage du trentenaire, tandis que ses doigts glissaient lentement sur la poignée de la porte. Ils l’effleuraient, la touchaient, comme une danse, presque comme une hésitation. Ce n’était qu’une impression. L’homme ne trembla pas alors qu’il abaissait la poignée dans un silence assourdissant. Il ne cilla même pas. Il se contenta de sourire. Seulement… c’était assez embarrassant… la porte était ouverte. Blake ne semblait pas avoir songé à la verrouiller. Oh, bien sûr, au fond c’était une chance ! En fait… William ne s’y attendait pas. Vraiment très embarrassant !
Bien vite, il ravala son expression des plus déconcertées pour adopter une mine plus… solennelle.
Blake était décidément trop sûr de lui.

Un petit ricanement mourut dans la gorge de Fire As, à l’endroit même où il avait vu le jour. Ce n’était pas le moment de se faire chasser à coups de silencieux dans les fesses.
Silencieusement, le Yakuza sortit son arme et s’engouffra dans l’antre du démon. Blake… allait s’étouffer de joie, en le voyant. Autant prendre ses précautions, nee ?

Quelques secondes suffirent à William pour deviner que Blake était occupé à autre chose, mais au fond ça l’arrangeait. Ainsi, il pourrait prendre ses aises en toute sûreté. Enfin, quoique… n’oublions pas qu’il était chez Blake, chez Smiling Devil, et sans carton d’invitation ! Lentement, Will s’avança dans le salon. Blake… que de goûts étranges… au moins aussi étranges que lui. Ce n’était vraiment pas le style du Yakuza. Ce dernier, dans un petit soupire, se résigna à adopter le fauteuil transparent… pour l’instant du moins. Il était certain que le lit de Blake lui conviendrait beaucoup mieux ! Un nouveau sourire, aussi pervers qu’amusé, égaya le visage de Fire As. D’un geste à l’arrière goût automatique, il chassa quelques mèches de cheveux noirs. Et maintenant ? Que faire ?
Attendre. Il en avait bien peur.

Les minutes passaient, longues, assommantes. Ce n’était pas drôle. C’en était presque… décevant. Que faire ? Que faire ? Que faiiire ?? Arranger son allure ? Quel intérêt ? Enfin… plutôt… c’était déjà fait. Bouger ? Pas question, cette place lui convenait bien. Agacé, le Yakuza sortit son paquet de cigarettes, de même que de quoi l’allumer. Bientôt, l’odeur nocive de la nicotine se mêla à cette charmante odeur de renfermé qu’arborait le logis de ce cher Blake. Ce dernier y semblait trop habitué, puisqu’il ne broncha même pas alors qu’il s’offrait inconsciemment au regard du Yakuza. Charmant. Il était resté charmant. Un petit ricanement résonna dans le salon tandis que Blake vaquait à ses occupations.

« Je croyais que tu n’aimais que le sang, gaki. »

Chuchota William en s’installant un peu plus confortablement dans le fauteuil qu’il s’était attribué. Sa voix était toujours aussi grave, son timbre toujours aussi moqueur. William n’avait pas changé. Amusé, ce dernier ne manqua pas d’observer à sa guise le spectacle que lui offrait Blake. Sa peau était encore humide, vu la manière dont la chemise si large épousait sa silhouette. Charmant. Vraiment charmant.

« Ce petit air normal ne te va pas du tout, vraiment ! »

Un nouveau ricanement s’éleva dans cette atmosphère étrange qui émanait des deux hommes. Sans rien ajouter, le Yakuza aspira une bouffée salvatrice de nicotine. Il n’avait pas pris de risques : son arme reposait dans la poche de son manteau, en cas de besoin.
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Lun 16 Juil - 02:24 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Le défaut de cette bulle transparente était que, malgré sa transparence, Blake avait fait installé un imposant coussin dessus, rendant l’assise confortable et moelleuse, bien chaleureuse…

L’odeur de la fumée ne l’avait aucunement interloqué ou alerté. Mauvais point pour lui. Une espèce d’habitude qu’il avait acquise je ne sais où. Et puis, il était chez lui, dans la demeure de Smiling Devil, comment Diable pouvait-il y avoir des ennuis…n’est-ce pas ? Trop confiant. Il le savait. Il ne l’admettait pas.

Son verre de martini lui embaumait délicieusement les narines et il se permit d’en boire une gorgée avant même d’arriver au siège. Son esprit était encore empli des cris qu’avait poussé Rin Seyan, de son corps qui se tordait sous le sien. Ce dos qui s’arquait, encore et encore, jusqu’à faire craquer les os, et ces longues jambes, si délicieuses ! Et son sang avait une saveur exotique, si épicée… Etait-il métissé ? Mangeait-il des plats ayant beaucoup d’épices ? Blake siffla quelques mots incompréhensibles et prit une plus grande gorgée de sa boisson. Il aurait dû garder un verre de ce sang. Cela lui manquait…

En y repensant, il fut prêt à faire demi-tour pour aller chercher un couteau, histoire de pouvoir déguster quelques choses, mais…


« Je croyais que tu n’aimais que le sang, gaki. »

William.

« …Pardon ? »

Quelle politesse, quelle tenue ! Il aurait fait un merveilleux hôte ! Sur le moment, il fut sur le point de se frapper, mais se rappela vivement la présence du Yakuza. Cet espèce de…de connard était dans SA demeure, fumait dans SON fauteuil et surtout…le reluquait sans aucune gêne. Blake plaqua sa main soudainement sur sa cuisse puis la glissa au creux de ses reins. Merde. A poils et pas de flingue. Mauvaise idée et habitude. La prochaine, il garderait une arme sur lui.

Il hésita entre faire la grimace et rester stoïque, mais finalement, la première option l’emporta. Une espèce de rictus tordit son visage d’ange diabolique.


« Ah ah ah… »


Pour la peine, il vida totalement son martini. Il n’avait rien sur lui, vraiment rien, tout juste sa bite, mais pas bonne pour tuer des gens par contre…à moins qu’il ne l’étouffe avec ? L’idée lui remonta un peu le moral, mais un peu, un tout petit peu !


« Ce petit air normal ne te va pas du tout, vraiment ! »

Il renifla, agacé.
« T’espérais quoi, vieux débris ? M’trouver des pieds à la tête couvert de tripes ? Pour ça, l’aurait fallu que t’aies le cran de me suivre sur le terrain de chasse… »

Le Freelance observa son verre furieusement. Pourquoi n’était-il pas plein ? Il grimaça méchamment et maudit ce récipient de ne pouvoir se remplir tout seul, comme ça, rien que par la pensée. Il retint de justesse un soupire. Cette enflure. Il lui faisait perdre…la tête. Bien sûr, jamais il ne l’avouerait à haute voix, se l’avouer tout court était déjà suffisamment dur pour l’ego.

« Qu’est-ce que tu fais ici ? Visite de courtoisie ? Fallait pas, mine de rien, tu gênes… »

Il observa la place près de l’homme et pinça les lèvres. Jamais. Même si son cul l’implorait, il ne s’assairait pas aux côtés de cet homme. Il alla se placer dans le canapé, préférant ne pas prendre le risque de partir aller chercher une arme. L’espèce de renflement léger de la veste n’était sûrement pas un fouet et une tenue que le Yakuza avait préparés spécialement pour lui…

« J’croyais que j’étais ennuyeux, vieux schnock… »


Il croisa les jambes et balança le pied gauche dans un geste rapide et sec, agacé. Il se sentait…énervé, très, et excité…terriblement. Le danger qu’il courait poussait son sang à courir follement dans ses veines et l’énervement qu’il éprouvait tempérait tout juste cette excitation. Il détourna la tête, faisant mine de regarder la cuisson de ses nouilles.

18h05

« Et merde… La série a commencé. »
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William Fujita
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MessagePosté le: Lun 30 Juil - 16:53 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Ah ! Bon sang ! Délicieux… tout simplement délicieux. William ne regrettait décidément pas d’être venu. Il ne daigna répondre à la remarque du Freelance que par un ricanement moqueur. Le suivre sur le terrain ? Oui, pourquoi pas… un jour… mais ça voudrait sans doute dire que Blake aurait dépassé les bornes, et que son bourreau se nommerait Fire As. Non. Pour le moment cette éventualité n’était pas assez intéressante pour retenir l’esprit de William. Un jour, plus tard… peut-être. A nouveau, le Yakuza tira une longue, délicieuse bouffée de cigarette tandis que son regard noisette s’arrêta durant quelques instants sur le verre désormais vide de Blake. Hm. Déjà ? Peut-être que finalement cette entrevue serait moins amusante que ce que William pensait. Enfin… quoique… Enerver Smiling Devil était déjà assez intéressant en soi.
Et ce n’était qu’un début.

Lentement, William laissa son mégot de cigarette tomber au sol et l’écrasa d’un geste lent et précis, à l’aide de son talon. Des cendriers ? Il y en avait. Fire As les avait vu… mais ça l’aurait privé d’une nouvelle grimace de la part de Blake… peut-être. Le Yakuza se leva. Grand, calme, presque indifférent s’il n’avait pas esquisser cet habituel rictus moqueur… ce sourire qui faisait de lui ce qu’il était, qui le définissait. William. Il n’avait vraiment pas changé.


« C’est vrai, gaki. Tu es lamentable et tu m’ennuie… mais… »

Laissant sa phrase en suspend, le Yakuza s’approcha. Ses pas étaient très aisément étouffés par la moquette qu’il venait de ruiner il y a quelques secondes à peine. Blake n’était pas à l’aise. Il n’était pas loin d’exploser de rage. C’était flagrant. En quoi William l’avait-il compris ? A ce pied qui s’agitait sans le moindre sens ni tempo ? A l’expression, à la voix de Blake ? Peu importe, au fond… peu importe. William le savait… tout simplement.
Le Yakuza ne daigna s’arrêter qu’après avoir contourné le canapé, qu’après avoir effleuré l’épaule de Blake (et après avoir retiré sa main pour conserver l’espoir de la garder intacte).


« Pour le moment le monde extérieur est pire que toi… j’en ai peur. »

Acheva enfin William, ricanant.
Oui, oui c’était vrai. Le monde devenait bien lassant, surtout depuis que ses derniers boulots avaient été de tuer ses partenaires de poker. Quel dommage. Blake savait-il jouer ? Tiens… Fire As l’ignorait. Mais de toute manière, ça n’aurait pas été amusant… même si pour le Strip-poker la tenue de Blake semblait des plus parfaite. Hm. Oui. Vraiment parfaite. Observer ainsi avec autant de facilité le corps de Smiling Devil était des plus amusants… d’autant que ça ne devait pas vraiment plaire au concerné.


« Tu es vraiment impoli. Tu me propose rien à boire ? »

Continua William tandis qu’il errait dans la pièce. Bien sûr, il avait déjà eu le temps de l’observer… largement…. Cependant pas d’aussi près, étant donné qu’il était resté vissé sur le siège de Blake. Lentement, paresseusement, le Yakuza effleura les murs, les meubles… tellement impersonnel. Connaissant Blake, il se serait presque attendu à voir l’appartement crouler sous une tonne de morceaux d’humains, de trophées. Bah. Sans doute cachait-il sa collection à l’étage.
A l’étage… Le regard de William caressa durant quelques instants le plafond. Il avait bien envie d’aller jeter un coup d’œil… mais ce n’était guère raisonnable, surtout avec un Blake plus ou moins nu et furieux dans le salon. Quoique… Ca pourrait bien être amusant !
Amusant et dangereux. Pff…

Très bien, mais dans ce cas il fallait stimuler encore un peu la colère du Freelance, pas vrai ? Le Yakuza s’approcha et s’appuya sur le dossier du canapé crème sur lequel s’était installé Blake. Il se pencha, doucement, silencieusement.


« Oh, et…. Pendant que j’y pense, gaki : Je n’ai jamais été vraiment courtois. »

Chuchota Will avant de ricaner. Bon sang ! Ses lèvres étaient si proches de l’oreille de Blake !
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Mar 31 Juil - 22:04 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

La situation n’était clairement pas bonne pour le Freelance. Il aurait dû garder son sang-froid… Non ! Il devait le garder ! Pourtant, les règles de survie n’existaient plus dans sa tête depuis que ses deux s’étaient posés sur le Yakuza. Pire même, son soi-disant légendaire sang-froid était parti en fumé aussi vite qu’il avait avalé son verre. Oui, William Fujita avait décidément un bien trop mauvais effet sur Blake, et tout en le sachant, celui-ci ne pouvait s’empêcher d’éclater.

Et pire, encore. Il se sentait bouillir. Si son sang-froid avait fui sa personne comme de la peste, sa colère, elle, montait inexorablement. Et avec elle, l’insouciance, l’inconscience. Le balancement continu de son pied se fit plus rapide, plus agacé. Sa patience s’effritait aussi vite que de la pâte feuilletée, c’était…humiliant. Oui, c’était humiliant de voir la pression que créait le noiraud chez lui ! Il claqua la langue bruyamment lorsque le Yakuza ruina en bonne et due forme sa précieuse moquette.


« Bordel ! Tu peux vraiment rien faire normalement, hein… ? » fit-il avec un rictus nerveux. William comprendrait.

Il croisa lentement les bras sur son torse, autant pour se calmer que pour faire au moins…quelque chose. Assis, sans arme et portant juste une chemise. Jamais il n’aurait pu être plus vulnérable. Enfin, c’était une impression. Après tout, jamais on n’avait entendu quelqu’un dire de Smiling Devil qu’il était censé…même dans les situations les plus incongrues. Mais on n’avait jamais dit non plus que Fire As avait été un jour dupé… Une petite grimace déforma momentanément son visage avant qu’il ne reprenne une expression plus neutre…au possible.

Il poussa un petit soupire agacé en entendant William lui répéter ce qu’il avait dit juste avant. Rien que pour l’énerver, hein ? Et comme un enfant – comme le suggérait si bien le surnom que lui donnait l’homme – il prenait la mouche. Un grondement sourd retentit tandis qu’il se braquait sous les petites insinuations douteuses du Yakuza. Et il pensa, fugacement, tourner la tête pour bouffer cette main qui avait osé flatter vicieusement son épaule. Heureusement qu’il l’avait ôtée…


« Dernier recours, hein ? Tu m’excuseras, j’me serai passé du fait d’voir ta gueule…le restant de mes jours ! » grogna-t-il en défroissant sa chemise, toujours assis.

Il n’aimait pas les petits regards moqueurs et pervers de William. C’était normal, non ? Il n’avait jamais rien eu contre une bonne partie de baise, même avec des inconnus, mais justement… William n’était pas un inconnu et était…et bien William. Et cela voulait tout dire pour Blake.

Préférant ne rien répondre quant aux formes de politesses qu’il « aurait dû avoir » envers William, il l’observa du coin de l’œil effleurer ses meubles, s’agaçant d’avance que ces doigts parcourent impudiquement SA demeure. Puis il se tendit. Le Yakuza avançait dans sa direction… Malgré lui, un tic nerveux releva légèrement le coin de ses lèvres. Exploser ? Oh oui, il se sentit sur le point d’exploser. Même si les pics avaient été petites et légères, en quelque sorte, Blake ne pouvait pas supporter, surtout si cela venait de William.


« Oh, et…. Pendant que j’y pense, gaki : Je n’ai jamais été vraiment courtois. »

Et ce fut la goutte d’eau. Poussant un grondement de rage, il asséna un majestueux coup de pied…à la table basse. La seconde d’après, toutes les lumières de l’appartement s’étaient éteintes. Le gaz de la cuisinière avait été lui aussi coupé. Un petit bidouillage de son crû : la table basse contenait une alarme spéciale reliée à l’alimentation en énergie de sa demeure.

Et à peine tout sombrait dans la noirceur que Blake avait déjà filé dans sa chambre. Les armes étaient cachées ici. Mais pour cela, il fallait bien chercher ! Les nombreuses choses que détenaient les murs ne rendaient pas la recherche facile pour une personne ne connaissant pas les lieux. Et dans un des « coins » du mur se trouvait justement ce qu’il cherchait. La raison de la sphéricité de sa chambre ? Justement pour fausser les sens d’orientation…en cas de problème. Bien sûr, il doutait cependant que William soit déstabilisé longtemps… Mais aucune importance. Blake était certain de s’en sortir. C’était une histoire que seul Blake Angelus Mc’Owen pouvait régler, et non Smiling Devil.

Le contact avec la manche de son sabre ivoire lui fit un bien fou. Et de sentir sous son index la crosse de son silencieux lui arracha un sourire. Bien, là, ils étaient à égalité…

Un silence pesant régnait à présent dans l’appartement. Dans toutes les pièces, une épaisse moquette régnait et étouffait vicieusement le bruit des pas. Si Blake avait l’avantage de connaître sur le bout des doigts sa demeure, il n’entendrait en revanche pas William arriver. Tout comme ce dernier. Avec lenteur, le Freelance sortit du mur, replaçant derrière lui les bocaux pleins d’organes en tous genres. Et il s’arrêta. A cinq pas de lui se trouvait son lit. L’appartement ne comportait pas beaucoup de pièces, donc William avait sûrement logiquement déduit que le cadet serait ici, dans la chambre.

Il laissa le métal froid de la lame caresser ses jambes nues avant de commencer à avancer, lentement, rasant les murs pour ne pas être pris au piège s’il avait été au centre…
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William Fujita
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MessagePosté le: Sam 4 Aoû - 06:39 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Bien entendu, énerver Blake aurait dû réjouir le Yakuza… l’entendre gronder de rage de la sorte, ç’aurait dû être des plus… agréables, pour William. Tout comme son coup de pied. En réalité, le semblant de joie qui était né de la tête du trentenaire n’eut pas le temps de se concrétiser. L’homme se redressa, lentement, perdant son sourire pourtant caractéristique. Que signifiait tout ce bordel ?! Les lumières… bon sang. Ca se compliquait. C’était parfait. Le temps de comprendre, Blake avait filé. Le Yakuza retint de justesse un grognement… chacun son tour, pas vrai ? Pourtant, c’aurait été un grognement de joie. Il avait osé dire que Blake était insignifiant ? Oui. Pour cette fois, juste pour cette fois, c’était… une erreur. Lentement, William recula et sans le moindre bruit, sans la moindre hésitation, il sortit son silencieux.
Parfait. Parfait. Tout était tellement parfait. Où était donc passé ce cher petit diable ? Oh, sans doute était-il partit s’armer… non. C’était certain. Pas de doute possible pour William. Il allait affronter Smiling Devil, armé, et à moitié nu. Amusant. Mais ce n’était pas vraiment le moment de se laisser déconcentrer par cette charmante vision de Blake. Le bougre était bien capable de le tuer. Maintenant, restait à savoir où Blake avait bien pu planquer ses armes ? La cuisine ? Trop proche de l’entrée. Stupide. Stupide. Smiling Devil ne l’était pas, la preuve en était maintenant faite. Complètement faite.

Lentement, un nouveau sourire étira les lèvres de Fire As. Un sourire… sincèrement heureux. Bien. Bien !! Mais… ils n’avaient pas encore définit ce que gagnait le gagnant… ce que perdait le perdant. Comme c’était fâcheux. Quoique, improviser ne serait pas bien difficile. De justesse, le Yakuza retint un ricanement alors qu’il pivotait lentement. L’escalier. Il devrait être juste en face, maintenant… du moins, en théorie… et les théories du trentenaire se révélaient rarement fausse. Un pas, un autre… c’était parfait. La moquette étouffait parfaitement ses pas… comme ceux de Blake. Absolument parfait.
Depuis quand William n’avait-il pas trouvé une situation aussi intéressante ? Depuis longtemps. Bien trop longtemps à son goût d’ailleurs. Lentement, Fire As gravit les deux marches qui le séparaient du « deuxième étage ». Il se baissa. Ses gestes étaient lents, précis… presque calculés… presque. En réalité, il donnait le temps à ses yeux de s’habituer à l’obscurité. Ce serait tôt ou tard chose faite. Mais il ne devait pas attendre trop longtemps. Certes, Blake portait son bandeau, comme d’habitude, mais ça ne l’handicaperait pas beaucoup.

Comme c’était jouissif ! Cette adrénaline, dans son cerveau, dans son… corps. Doucement, l’homme se mordit la langue. Quelques mèches de cheveux cendrés taquinaient ses pommettes, l’arrête de son nez… mais qu’en avait-il à faire ? Enfin, l’homme se redressa, de plaquant tout doucement contre le mur. Il y avait… deux portes. Deux. Merde. Will n’était jamais entré dans la demeure de Smiling Devil auparavant… laquelle était la bonne ? Pff ! Un nouveau sourire illumina le visage du Yakuza, tandis qu’il se glissait silencieusement dans la première pièce, flingue en avant. La salle de bains. Mauvaise pioche. Même si Blake pouvait être assez glauque pour se laver en compagnie de ses armes chéries, il ne serait pas aussi négligent… pas vrai ? Si. C’était vrai… tout à fait vrai. Il n’était pas du genre à se planquer non plus, restait donc… la chambre de Smiling Devil… Blake… ce bougre de diable.
Il devait être en possession de ses armes, à présent.
Amusant.


« Je ne vais pas perdre. »

Moins encore qu’un murmure, seules les lèvres du Yakuza remuèrent. Il n’avait pas pu s’en empêcher. Mais de toute façon, il n’y avait pas mis de voix. C’était parfait. Et c’était sincère. Il ne perdrait pas. Ce n’était pas envisageable ! Absolument pas ! Il ne laisserait pas Blake l’avoir, il refusait de se faire descendre ainsi. Quoique, peut-être qu’un jour, quand il ne servira plus à rien… oui, peut-être qu’un jour Fire As se laisserait avoir par Smiling Devil. Mais ce n’était pas encore le cas, absolument pas. Alors il ne pouvait pas perdre.
Ah. Bon sang !
Lentement, le Yakuza passa sa main libre sur son front. La salle de bains était encore emplie de chaleur, de vapeur… datant du dernier bain de Blake. Il faisait chaud. Trop chaud. Il était plus que temps de sortir, pas vrai ? Oui. Oui !
Direction la chambre… Direction Blake.

L’atmosphère devenait si délicieusement pesante, à mesure que le temps filait. Une seconde, une autre, et lentement, William sortit de la salle de bains comme il y était entré : prudemment. Lentement, comme tout à l’heure, il se colla au mur, non loin de la porte. Lentement, il ajusta son arme. Blake… Blake… que comptait-il faire ? Blake… en voilà, une rencontre intéressante… pas vrai?
Une seconde, un pas, puis un autre. Une seconde, une main qui se pose contre la porte de la chambre… celle de William… Fire As. Une autre seconde… non. Il n’y avait plus une seule seconde à perdre, pas même la plus petite. Plus une seule !! L’homme retira sa main, se redressa. Blake était dans la chambre, il ne pouvait pas en être autrement. La porte était à moitié fermée… jamais il ne pourrait entrer discrètement. Bon sang. Ce jeu de cache-cache allait donc provisoirement prendre fin. Provisoirement seulement.

D’un coup de pied sec et précis, le Yakuza ouvrit la porte à la volée, puis il bondit, le plus bas possible. Bien entendu, il aurait pu rester en retrait dans le couloir, mais ce n’était pas amusant ! Là, juste maintenant, juste pour ces quelques secondes, l’obscurité jouait en sa faveur… de même que la moquette qui amortit sa chute sans le moindre semblant de bruit. Lorsque le trentenaire se redressa, il était derrière quelque chose… une forme sombre, grande, imposante… sans doute le lit. Fire As se décala, lentement, silencieusement. Une seconde, puis une autre. Il ne se releva pas, pas tout de suite. Il se contenta de s’accroupire dans l’obscurité, faisant taire au mieux le bruit de sa respiration. Quelque chose clochait, avec cette pièce… mais… ce n’était sûrement qu’une impression… était-elle vraiment… ronde ?
Et Blake. Bon sang. Il fallait à tout prix qu’il repère Blake !
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Mer 15 Aoû - 04:47 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Un pas, un second. Si lent, si tendu, si silencieux…

Un doux frisson le parcourut, le figeant momentanément. Puis il reprit son étrange danse. Un pied, puis l’autre, il ne valsait pas, mais c’était tout comme. Dans sa tête résonnait une petite mélodie de guitare électrique et de piano. La batterie se synchronisait au rythme de son cœur, le menait dans un tango pourtant lent, mais intense. Sur ses lèvres souhaitaient tomber des paroles sans aucun sens pour une autre personne que lui. Il s’humecta rapidement et brièvement les lèvres. Il dansait, finalement. Et avec William, qui plus est. Une chorégraphie compliquée et connue d’eux seulement.

Boum… Boum… Boum boum… Boum… C’était une belle mélodie, oui. Très belle. Il entrouvrit la bouche, laissa passer un filet d’air brûlant, les pinça, puis sourit. Malgré lui, il s’amusait, se sentait vivre. Non. Il ressuscitait. Il ressuscitait pour accomplir ce qu’il devait accomplir. Cela concernait forcément le Yakuza. Lui seulement, et personne d’autre. Oublié Rin Seyan, Outou-san. Qui étaient ces gens, pourquoi s’étaient-ils immiscés dans sa vie ? Quelle importance avaient-ils face à William Fujita ? Aucune ! Aucune…

Des bruits de pas. Il se figea. Cela résonnait sur du carrelage, et le seul endroit assez proche pour une résonnance aussi nette n’était autre que la salle de bain. Un air mauvais déforma son visage. Ce William… Comment avait-il osé ? Se jouer ainsi de lui, de Blake Mc’Owen. Smiling Devil n’était pas de la partie, cette fois-ci. C’était une histoire entre lui et son aîné.

On aurait pu se poser des questions. Et même, rire de sa situation. Ne se devait-il pas avoir un minimum de sang froid, même lorsqu’une crasse poisseuse lui arrivait ? Il aurait dû. Blake n’était pas un amateur, mais bel et bien un professionnel. Il tuait depuis voilà quelques années, emmerdait le peuple commun et baisait les gens fortunées. Non, ce n’était pas vulgaire. C’était un fait. Il les baisait ; de sa langue, de sa queue. Dans tous les sens du therme.
Il se pressa un peu plus contre les lourds rideaux. Un pressentiment. Oui, quelque chose allait se passait, il en mettrait sa main au feu. Et soudain, un bruit mat, celui d’un corps qui tombe, retentit dans la chambre. Un large sourire fendit son visage d’une rangée de dents blanches. Ca y est, William était là. Enfin… Enfin ! Il n’était qu’à quatre pas de la porte d’entrée, il le savait. C’était lui qui avait dessiné cette chambre, payé de son argent et un peu de sa sueur. Donc il la connaissait. Il y vivait, il était elle…

William n’était pas con, il n’était sûrement déjà plus à la même place. Blake réprima son sourire, se tasse contre le rideau. Celui-ci lui procurait une agréable et douce caresse dorsale, le réchauffant cependant plus que nécessaire. Il scruta le noir de sa chambre. Bien. Sa main se tendit brusquement, fendant l’air tant son geste avait été rapide et soudain, puis tira. La balle alla se loger au pied de son matelas. Aussitôt, il bougea, changea de place.


« Je ne vais pas perdre. »

Plus qu’un cri, c’était la volonté de détrôner cet homme, de détruire ce sourire moqueur et ce regard si arrogant. A peine un souffle, juste le mouvement de ses lèvres. Avaient-ils été prédestinés à se rencontrer, à se côtoyer ? Blake ne croyait au Destin que lorsque ça l’enchantait. Et là, ce n’était pas le cas. Pourtant, dans un recoin de sa tête, enfoui timidement sous quelques sordides idées, il le pensait : oui, une quelconque foutue divinité avait dû vouloir s’amuser et les avait fait se rencontrer. Et cette divinité quelconque, il l’emmerdait et la remerciait. Parce que si elle avait placé William sur sa route, c’était très certainement pour le tester, pour lui faire passer une espèce d’épreuve totalement tordue et malsaine. Mais cela permettrait à Blake de se dépasser, il en était certain. S’il réussissait à démolir cette arrogance irritante, s’il réussissait à dépasser William, à le tuer, alors, il aurait gagné la partie. Il serait le vainqueur, le meilleur. Il le savait, il en était certain…

L’air était pesant, étouffant, mais délicieusement excitant. Dans ses veines, son sang bouillonnait de colère, d’excitation et d’impatience. Il voulait voir ce corps à ses pieds, baignant dans son sang. Et il allait pouvoir l’explorer, voir de ses propres yeux si cette arrogance avait même atteint le cœur de cet homme, ses intestins, sa cervelle. Il voulait admirer les poumons très certainement encrassés de nicotine, noircis d’horreur et de fumée. Il voulait pouvoir plonger dans les entrailles de cet homme, découvrant même son dernier repas. Et surtout, démanteler cette tête, explorer le vil cerveau de ce sombre personnage. Ainsi, il n’aurait plus aucun secret pour lui. Et Blake serait vainqueur.

Un tic nerveux lui fit fermer spasmodiquement la main sur le manche de son sabre, appréciant la tenue comme il se devait. Il l’imaginait déjà plonger amoureusement son arme dans le thorax du Yakuza. Et Dieu, il aurait pu en jouir tant cette vision était exquise !

Alors, dans un élan qui aurait pu lui coûter cher s’il n’avait pas un minimum d’expérience, il bondit en avant et, d’un coup de sabre circulaire, trancha un pan des rideaux de son lit. Un petit grésillement se fit au même instant entendre et, soudain, la lumière revint brutalement pour disparaître la seconde suivante. Alors que durant la journée aucun nuage n’avait pointé le bout de son nez, le tonnerre gronda sublimement et l’éclair qui fendit le noir ciel put presque éclairer toute la demeure. Pourtant, seul un filet de lumière atteint la chambre, et ce, par la porte. La fenêtre de cette pièce était masqué par un rideau si épais qu’il était impossible pour la moindre source de lumière d’y pénétrer.

Alors, Blake se permit enfin de faire un peu de bruit. Sa respiration était erratique, son corps tendu, braqué vers William et en sueur. Ses cheveux emmêlés retombaient follement sur son visage et sa chemise si lisse auparavant était froissée, pendant étrangement sur son corps. Dans une valse surprenante et étrange, il tourna autour du lit pour donner un grand coup, ayant entraperçut William durant la brève apparition lumineuse.


« William ! »

Il cria, une seule fois, d’un coup et puissamment. Et comme si les cieux étaient en accord avec lui, le tonnerre rugit une nouvelle fois, encore plus fortement. Et de brèves apparitions d’éclairs filtraient tout juste dans la chambre, créant d’étranges effets.
William disparaissait, apparaissait tel un fantôme le hantant. C’en était affreux…


« William !! »

Il l’appela, encore une fois, comme si par la force de sa voix, il le ferait venir à lui. Puis il tendit son sabre, son silencieux et braqua ceci en direction du noiraud. Ses yeux voyaient perpétuellement un sourire ironique accroché aux fines lèvres de l’homme, le tentant, le testant, criant muettement l’amusement qui habitait cet homme. Un délicieux tremblement le parcourut et précipita son souffle…
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William Fujita
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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû - 00:49 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Une valse ? C’est ainsi que Blake voyait les choses ? Une putain de danse ? Ah… si William l’avait su… bon sang, jamais il n’aurait pu l’oublier ! Une valse… qu’est-ce qu’il faut pas entendre –lire dans ce cas- ! Will lui n’y voyait ni bien, ni mal. Pas de batterie, pas de guitare. Juste ce putain de silence… ce délicieux et précieux silence. Après tout, c’était bel et bien lui qui mettait de l’ambiance, non ? Ne rien entendre, faire attention à chaque froissement, chaque bruit de pas, de respiration. Faire attention à tout. Oh oui, c’était tellement étourdissant. Mais si le Yakuza avait dû mettre le silence en musique, c’aurait sans doute été un savant mélange entre classique et rock. Classique pour le fond, rock pour toutes ces petites interventions qui font battre actuellement le cœur des deux hommes. Un souffle, une note de guitare… une détonation, une impro de batterie. Mais qu’importe, qu’importe. Ni Smiling Devil ni Fire As ne pouvait se prétendrent musiciens… seulement assassins. Et c’était bien mieux ainsi.

Lentement, comptant les secondes, le Yakuza retira son manteau devenu bien trop encombrant à son goût. Il ne daigna évidemment pas lâcher son arme, d’autant plus lorsque Blake tira. Le trentenaire retint son souffle durant de longues, très longues secondes. Il avait tiré. Blake avait tiré. C’était vraiment… ainsi, Smiling Devil voulait vraiment venir à bout de Fire As ? Non. C’était plus personnel. C’était Blake contre William. Et l’avantage était encore pour Blake. Tant pis. C’en était beaucoup plus captivant. Un sourire amusé et moqueur à la fois étira progressivement les lèvres de William, mais il ne daigna pas répondre à cette provocation. Toujours aussi lentement, il se releva. L’obscurité était parfaite. Où était Blake ? Comment le repérer dans son élément ? Que faisait William dans cette putain de chambre à chasser le fauve ? Chasser ? Oui. C’était ça. Il chassait Blake, le traquait jusque dans sa propre tanière.
William en était bien conscient. Il s’était littéralement jeté dans la gueule du loup.

Que comptait faire Blake ? Ce tire n’avait servit strictement à rien. Avancer à l’aveuglette… demandait un certain doigté, et de la patience. Oh. Bingo. La patience. Blake ne devait guère en regorger, à ce moment. Songeait-il à ce qu’il ferait subir à William ? Un rictus déforma le visage du Yakuza, caché par l’obscurité parfaite. Pff. Vraiment. A ce stade, ce n’était plus une question d’honneur. Non. C’était plus… tellement plus.

Lentement, le Yakuza fit un pas sur le côté. Lentement, oui. Il prenait son temps afin de ne laisser aucune piste à Blake. La moquette aidant, William se fit bientôt complètement silencieux. C’était calme. Trop calme. A l’extérieur, à l’intérieur… partout. C’était donc parfait. Mais cette pièce elle-même représentait un obstacle à la réussite du trentenaire. Il ne la connaissait pas, il ne faisait pas partie d’elle. Il ignorait quelle distance le séparait des murs, de la porte. Si. De la porte, il pouvait encore juger… mais à quoi bon ? Jamais William ne fuirait devant Blake. JAMAIS. C’était parfaitement inconcevable.

Une seconde, deux secondes, trois secondes, un nouveau pas, puis un autre.
Finalement… peut-être que son petit manège ressemblait vaguement à une danse. Vaguement. De très loin. Mais ce n’était pas le plus important. Le Yakuza se vit interrompu dans sa manœuvre par un froissement de tissus bien distinct. Tout proche. Le lit ? Blake était-il si près de lui ? Une seconde. Il n’en fallu pas plus à William pour obtenir sa réponse ; oui. Blake était tout proche. Et comme le Yakuza avait aperçu Smiling Devil, le Freelance avait sans nul doute repéré Fire As. De justesse, Will retint un juron… mais bientôt un nouveau sourire ironique illumina son visage.
Il en était certain, maintenant. La pièce était ronde.

Blake !! Il arrivait. William pouvait clairement entendre sa respiration, maintenant ! Quelle erreur stratégique ! Trop pressé… trop pressé. Smiling Devil perdrait-il le contrôle à la seule utopie de pouvoir gagner ? Oh ! William ne pu s’empêcher de ricaner. Merde. Il s’était trahit. Bah, peu importe. Le Yakuza s’autorisa alors à aller un peu plus vite. Il tendit le bras et à force de pas et de détours ne tarda pas à effleurer un mur. Parfait. Il avait ses repères, maintenant.
Cependant… bon sang !! A quoi jouait Blake ?! Le cœur de Fire As manqua un battement, à cet appel. William… William !! William ?! Comment… Comment Blake osait-il user de SON nom de la sorte ? Non. Ce n’était pas le moment de perdre le contrôle, ce… trop tard. Un nouvel éclat de lumière trahit la position des deux hommes. William… William… comment le décrire à l’instant présent ? Et bien… il ne souriait plus. Oh non. En réalité, le visage du Yakuza était rongé d’une colère indescriptible. Cette petite touche de bestialité rendait son expression si … froide… si différente.

Fire As avait cessé de joué. Par cette simple et unique provocation, il allait passer aux choses sérieuses. Unique ? Non. Plus maintenant. Ca alors ! Jamais William n’aurait pensé que Blake était ce genre de personnes… ce genre à commettre deux fois les mêmes erreurs. Il ne pouvait pas le tolérer. Alors, le Yakuza se remit à avancer dans l’obscurité. Il s’approchait, s’approchait de Blake, le contournait, le… braquait. Du moins, il ne pouvait que braquer sa position présumée.
Blake… avait eut raison. Par ce simple appel, il attirait Will à lui… mais plus que la force de sa voix, c’était bel et bien ce prénom qui faisait perdre au Yakuza tout bon sens, toute retenue.
Bingo.
Un nouvel éclair confirma à William qu’il braquait bel et bien au bon endroit. Seul problème ? Et bien Blake ne tarda pas à le prendre comme cible lui aussi. Pff ! Vraiment ! Qu’espérait-il ? Avait-il déjà vu le Yakuza en colère ne serait-ce qu’un instant par le passé ? Non. Contrarié, sans doute. En colère, jamais.

Maintenant.
William n’attendit guère alors que l’obscurité remplaçait une lumière éphémère et trop vive pour vraiment les avantager. Il lança son manteau sur Blake. Pourquoi ? Pourquoi un geste aussi stupide ? Devait-il vraiment y avoir une raison ? Oui… et bien disons simplement que ce fut pour gagner un peu de liberté de mouvements. Là encore, William n’attendit pas. Il s’écarta brusquement et… tira.
Le temps sembla se suspendre, la musique interne des deux hommes s’arrêta brusquement. Et là… là… le bruit… d’un verre qui se brise. Mauvaise pioche. Fire As l’avait manqué. C’était… mieux ainsi, d’ailleurs. Encore une fois, le Yakuza recula jusqu’à ce que son dos rencontre un mur. Parfait. Il allait jouer.

William s’accroupit. Encore une fois, le temps sembla durer une éternité. Un nouvel éclair zébra la nuit, illumina faiblement la chambre du Freelance… et une fois encore, le Yakuza tira. Sa balle écorcha à peine le mollet de Blake. C’était parfait. Parfait ! Oh oui, il allait jouer… il allait jouer au fantôme.
Le trentenaire ne se redressa qu’à peine et fit quelques pas rapides pour s’écarter de sa dernière position. Il était maintenant devant la porte. Nouveau flash de lumière, nouveau changement de position. L’obscurité ? Oh, ça allait très bien à William. Le but de la manœuvre ? Peut-être n’y en avait-il pas. Perdre Blake dans son propre univers. Simplement s’amuser. Allez savoir.

Maintenant, il en était certain : il allait dépouiller Blake de sa fierté. Il allait ruiner son amour propre encore et encore, écorcher son corps jusqu’à lui faire passer le goût du sang.
Il allait définitivement l’empêcher de l’appeler William à nouveau.
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Mar 4 Sep - 21:58 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Quelque chose…qui vous excite, qui fait palpiter votre cœur à un rythme totalement démesuré. Votre souffle se fait rauque, perdu dans une danse folle lui aussi. Il brûle, consumant les autres sentiments pour ne laisser qu’une extase issue de cette excitation. La tête se vide, se vide de tout ce qui n’est pas ce sentiment. Un grand vide, il nage, il vogue, solitaire, sur une mer aimé et rarement vue…

Ses doigts se crispèrent sur son arme. Sa paume était moite et il ne cessait de replacer ses doigts correctement sur la crosse de son arme. Presser, pour en finir avec cette exaltation. Ce sentiment que lui procurait le Yakuza l’énervait, le ravissait, le comblait horriblement et il ne pouvait s’empêcher de vouloir…plus.

La chambre avait goût de tension, goût de sauvagerie maîtrisée, de froideur. Quelque chose que Blake n’avait jamais connu, et qu’il savait ne pouvoir goûter qu’avec cet homme horripilant qui se trouvait dans cette pièce avec lui. Le visage criant et suppliant d’un homme disparut finalement de son esprit, remplacé par celui narquois du Yakuza. Ses poils s’hérissèrent, ses cheveux se dressèrent sur sa nuque. Sa peau pâle se couvrait de chair de poule et sa respiration prit un tournant qui lui fit perdre la tête.

Il gémissait, ouvertement, incapable de retenir sa voix. Ses mains moites caressaient avec passion le corps au-dessus de lui.
Il était fou…


Son visage se crispa. Plus que la joie d’imaginer à ses pieds un corps sanguinolent et meurtri, il voyait un homme le dominant de toute sa hauteur. Il aurait souhaité effacer ces images de sa tête à l’aide de balles, tout comme il allait effacer par la suite ce sourire moqueur. Le ricanement qu’il entendit ne fit que lui faire perdre la tête plus encore. Sa patience qui n’existait déjà plus il y a quelques secondes arriva au point de non-retour. Impossible de la recouvrer. Le sentiment d’être à la merci de cet homme, de savoir qu’il lui faisait un effet pareil… C’était dégoûtant. Tout simplement affreux.

Ses cuisses bien écartées accueillaient entre elles un autre corps, qui se pressait, qui se pressait…
C’était si bon.


Peu lui importait les techniques, l’expérience, la prudence. Il ne voyait que son horreur, ses frissons, sa colère, sa frustration… Celle de n’avoir eu qu’une nuit avec ce connard, celle de n’avoir jamais éprouvé autant de plaisir qu’en cet instant.

Ses yeux scrutaient attentivement le visage de William. Il avait hurlé comme un fou, amenant à lui cet homme…et sa fureur. Il voyait ces traits qui se tendaient brusquement, puis qui se figeaient dans une moue gelée, polaire. Sa bouche n’était plus qu’une ligne fine et méprisante tandis que son regard… Oui, ses yeux, eux, étaient en vie. Il y régnait une telle colère froide qu’elle lui brûlait la peau. Et malgré lui, bien malgré lui, il en frissonna. Il sut que quelque chose s’était produit, qu’il avait activé une fonction inconnue. Intérieurement, il sut qu’il allait détester…et aimer.

Si bon… Ces mouvements étaient si bons, en lui, sur lui. Partout. Ses jambes maintenaient désespérément ce corps contre lui.
Il en avait encore envie…


Ca commençait. Leur petit jeu…prenait une tournure bien plus importante à présent. Il pivota et trancha d’un coup sec le vêtement jeté vers lui. Et il entendit, ce bruit de casse, de verre brisé. Malgré lui, ses yeux s’écarquillèrent, derrière son bandeau. L’odeur de l’alcool inonda la chambre et lui paraissait être devenu du poison. Et son cœur cognait, cognait plus fort. Son corps le picotait tandis qu’une colère enivrante et folle l’envahissait. Etait-ce seulement parce que William avait détruit un de ses précieux trophées ? Allez savoir… Au fond, il y a juste l’équation « colère » qui compte.

Il se déplaça, à son tour. La palpitation de son cœur le rendait fou. Il n’y avait que ce bruit là, il tambourinait à ses oreilles. C’était affreusement excitant.

Ce visage plongé dans son cou… Cette peau qui sentait la sueur, le mâle. Il la mordit, la lécha, la dégusta.
Seigneur, il avait envie de rester ainsi pour toujours…


Sa langue humecta brièvement ses lèvres. La tension dans son corps faisait comme monter sa chaleur corporelle. Il lui semblait vaguement que la chambre avait pris quelques degrés. Il eut un rictus entre la colère et l’ironie. Le voilà qui divaguait complètement, alors qu’un homme, un tueur, était dans sa chambre. Le jeune homme se glissa avec prudence sur la moquette, pour se déplacer silencieusement. Le moindre chuintement de tissus, la moindre respiration de travers, et William ferait feu. Puis il sentit une balle l’effleurer. Blake se figea, retint sa respiration. Il sentait couler le long de son mollet une fine ligne de sang, rouge, intense, l’appelant à elle…

Un violent tremblement le prit.

Sa bouche se mouvait avec passion sur ce corps musclée. Il faisait fi de ce sourire ironique qui le narguait. Il ne voyait que ce regard brûlant tandis qu’il prenait ce membre dans sa bouche.
Oh, il aimait tant le sucer, le sucer de toutes ses forces…


Plus que de le perdre dans son propre univers, il se perdait entre rêve et réalité. Sa bouche s’était asséchée et il lui semblait vaguement que les frissons qui le parcouraient avaient une source plus débauchée et perverse.

A nouveau, la pièce fut zébrée d’un éclair. Ses yeux vifs se posèrent immédiatement sur la sombre silhouette face à lui et il tira. Avait-il sciemment évité de viser le cœur ou était-ce le contrecoup de ses souvenirs ? Il ne savait pas. Dans un grondement rageur, comme pour se prouver le contraire, il tira une seconde fois. Mais cet homme n’était pas dupe, il avait bougé, aussi Blake n’effleura-t-il que son bras.

« Encore… Je te veux encore… » Sa voix n’était plus qu’un souffle rauque, brisée par le plaisir.
Seul un autre sourire lui répondit.


Dans un excès de colère, il profita du bref éclairage pour se rapprocher de William. Immédiatement, les coups fusèrent. La lame de son sabre fendait l’air, mortelle et ayant faim de sang. Parfois, un bruit de tissus déchiré lui signalait qu’il avait vaguement touché quelque chose. Le Yakuza ou les rideaux de sa chambre ? Il ne sut pas pourquoi, mais il délaissa finalement son arme à feu, le laissant tomber au sol tandis qu’il esquivait un coup.

Rester loin de William, même pour le tuer, lui était soudainement devenu inadmissible. Dans un geste maîtrisé et connaisseur, il plongea brièvement sa main gauche dans le rideau murale et en ressortit son second sabre. Le fourreau gisait à terre tandis qu’il se précipitait une nouvelle fois vers le noiraud, cherchant visiblement à l’embrocher. Ô Lucifer, comme il détestait cet homme de lui avoir donné tant de plaisir…

« Encore… »


Il fendit cette image en deux. Son visage était crispé, dévoilait sa colère dans toute sa splendeur. Ses traits s’étiraient pour créer un visage grimaçant de démon, sa bouche se pliait dans un rictus énervé. Et son corps lui parlait, lui rappelait ses halètements sulfureux, ses gémissements langoureux et ses cris extatiques.

« Encore… »


Il poussa un cri de rage et finalement, plongea vers cet homme qui détruisait d’un claquement de doigt tout son self-control.

« Encore ! »


Attrapant un pan d’un rideau, il le déchira d’un coup sec et le jeta sur William avant que son sabre ne le suive…


« Enfoiré !! »
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William Fujita
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MessagePosté le: Dim 4 Nov - 21:54 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Il y avait tant d’autres façons d’en finir… des méthodes plus simples et plus efficaces. S’il l’avait souhaité, après tout, William aurait très bien pu abattre Blake dès le début de cette étrange soirée. Il n’en avait rien fait. Pourquoi ? La mort faisait partie de son univers depuis tellement longtemps… au même titre que le jeu. En réalité, c’était bel et bien Blake qui avait transformé l’enjeu de cette étrange partie de poker. Will le savait… et il entendait encore Smiling Devil hurler, hurler de rage, hurler sous le coup d’une folie fraîchement née. Le tueur l’entendait encore, résonner dans chaque fibre de son être, faire vibrer la corde de sa haine ;

« William ! »


Comment Fire As aurait-il put accepter une telle chose ?
Un éclaire zébra, l’espace d’un instant seulement, l’obscurité de la chambre. Blake. Smiling Devil était juste face au Yakuza. Le regard masqué du Freelance se posa automatiquement sur William. Etait-ce une impression, ou se fixaient-ils vraiment dans les yeux ? Will l’ignorait, et très franchement il ne souhaitait même pas le savoir. Il eut à peine le temps de s’écarter, tandis que la détonation caractéristiquement étouffée d’un silencieux alourdissait davantage encore l’atmosphère, la rendant de ce fait plus que pénible.


« William !! »


L’homme grogna, gronda alors que la seconde balle de Blake ruinait sa chemise, écorchait sa peau. Effleurée… Le coup l’avait seulement effleuré. Ce qui ne voulait pas dire pour autant que Smiling Devil avait l’intention d’en rester là, bien au contraire. William braqua son silencieux, néanmoins… à peine eut-il le temps d’ajuster son tir qu’un nouvel éclaire zébra la chambre, mettant les yeux de même que les nerfs du Yakuza au supplice. Blake fonçait sur lui. Les pas du Freelance avaient été étouffés par la moquette un peu trop généreuse, par les pensées de William. Erreur. Grossière erreur. L’homme tira, sans la moindre hésitation. Avait-il vraiment visé l’épaule plutôt que la tête ? Au fond… peu importe. Les seuls dégâts que la balle fit sur son passage furent de ruiner quelques mèches des magnifiques cheveux de Smiling Devil. Les cheveux en questions voletèrent l’espace de quelques instants dans l’obscurité qui semblait devenue opaque. Etait-ce son cœur, que William entendait, ou celui de Blake ? Non. NON ! Il ne PERDRAIT PAS !
William s’écarta brusquement, à l’aveuglette… presque comme si les brefs éclats de lumière que leur avait offert l’orage les avait abandonné. Le tueur sentait, entendait tout. La lame de Blake siffler, fendre l’air… la respiration même du Freelance… Tout était si… vivant… même l’air ambiant semblait vouloir se joindre à cette bataille. Tout. Tout était devenu vivant, et dangereux.

Merde… merde !! Blake ne manquait le corps du Yakuza que de peu. William s’en rendait compte… il sentait l’air changer alors que la lame sifflait juste à côté de son bras. La chemise de l’homme souffrit beaucoup de cet échange bestial, de ces éclats de fureur incontrôlés. Néanmoins… néanmoins William n’avait pas encore perdu.
Un bruit sourd manqua bien de déconcentrer le tueur. Quelque chose était tombée. Et tout près. Enfin, un nouvel éclair zébra la nuit, offrant une multitude de réponses aux nombreuses questions de Will ; Deux sabres. Deux sabres reflétèrent l’espace d’un instant l’éclat que l’orage avait introduit de force dans la chambre. Deux. L’arme ? Will ne savait pas… il ignorait où était le silencieux de Blake. Et il n’avait pas le temps de s’en soucier.

Sans doute pour l’une des rares fois de sa vie, le tueur se vit obligé de reculer, encore et encore, esquivant tant bien que mal les coups qu’il pouvait deviner. Son épaule gauche ne fut cependant pas épargnée. Le Yakuza n’émit même pas le moindre son, sous cette éphémère et faible emprise que possédait la douleur sur sa personne. Involontairement, Blake avait emmené l’homme loin… très loin dans des souvenirs plus qu’indésirables.


Jess était là, assise, un petit sourire victorieux aux lèvres. Et elle ne cessait de se vanter, de conforter un peu plus le jeune Willy dans sa colère. Elle chantonnait, s’exclamait, murmurait à tout va des « Jessy wooon !! Willy lost… again ! ». Will… Willy… William… plus Jess prononçait ce prénom, moins l’intéressé le supportait.


Une nouvelle détonation étouffée retentie, résonnant faiblement dans la pièce ronde. La joue. Il en était presque sûr. Le tire de William avait écorché la joue de Smiling Devil. L’éclair salvateur qui s’en suivit évita de justesse à l’homme de terminer la collection du Freelance ; Tandis que le moreau du rideau épais de Blake tombait sur le corps de l’homme, ce dernier se laissa tomber sur le côté, anticipant le coup de Smiling Devil… mais… après tout, que pouvait-on faire d’autre avec un sabre que… découper ? Ah ! Bon sang ! William était tombé sur quelque chose… quelque chose de sensiblement moins confortable que la moquette.

Jess avait grandit, elle s’était embellie. Elle avait abandonné son statu de garçon manqué pour celui de pute. Néanmoins, elle avait conservé cet horrible trait de caractère qui rendait William fou. Ce petit quelque chose que le tueur possédait également, et qu’il se plaisait à en user sans pour autant apprécier de le subir ; la moquerie. « Wiiillyy !! ». En pleine rue. La garce avait osé. L’homme fit comme si de rien était, bien entendue, mais c’était sans compter sur Jessy, et bientôt William put sentir des doigts fins, féminins, aux ongles peinturlurés se refermer autours de son bras.


Le silencieux. C’était le silencieux de Blake qui rendait la posture de l’homme si inconfortable. Il n’était guère difficile de deviner la suite ; dans le silence oppressant qui régnait en maître dans la pièce ronde et délirante, hôtesse de tant de rage, William roula. Il s’empara de l’arme que Smiling Devil avait fait l’erreur d’abandonner, et se releva. Maintenant, ils étaient presque à égalité… presque. Deux armes chacun.

Oh bon sang… Jess… vraiment… quelle sale petite traînée. Son « protecteur » était vraiment dégueulasse. Non. Willy ne se préoccupait pas de la qualité de vie de Jessy… mais la voir offrir ses services au beau milieu d’une ruelle… écoeurant. Le pire étant sûrement le sourire chaleureux qui naquit sur les lèvres de la pute lorsque cette dernière reconnu « Willy ». Cette chose avait vraiment un grain.


Le nouvel éclat de lumière qui s’en suivit se glissa également à travers une fine parcelle des rideaux de Blake… celle qui avait été abîmée. Bingo. Le Yakuza n’attendit pas plus longtemps. Il braqua les deux silencieux sur Smiling Devil et tira. Mauvaise pioche. Blake avait bougé. Néanmoins… Will était presque sur d’avoir au moins effleuré le Freelance. Au fond… il s’en foutait. Pourquoi ? Parce que Blake n’était pas encore à terre, parce que William n’avait pas encore gagné. Parce que Smiling Devil pouvait encore prétendre conserver toute sa fierté injustifiée, injustifiable.
Il était temps de miser… encore un peu plus. Willy le savait, le sentait. Ce serait ce coup de bluff qui lui vaudrait sa victoire… même s’il perdait un peu de chair au passage, peu lui importait. Il était temps d’humilier le Freelance… encore. Lentement, le trentenaire s’accroupit, écoutant, scrutant l’obscurité… inlassablement.
Il ne se laisserait définitivement pas terrassé par un imbécile de gamin.

Blake allait rejoindre un monde qu’il chérissait tant ; l’Enfer. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, ce soir, Blake devrait supporter tout le poids de la honte alourdir sa démarche, faire flancher ses épaules et maintenir son visage rivé vers le sol. Au fond, Smiling Devil allait connaître un Enfer, une torture qui effrayait les deux hommes. Il allait perdre. William attendit… attendit durant de longues, très longues secondes. Il était désormais accroupit, écoutant attentivement chaque soupire, chaque petit bruissement de tissu pour repérer le Freelance. Will s’était-il rendu compte qu’une fine pellicule de sueur avait élu son front comme domicile ? Pas vraiment… pas complètement… il s’en foutait.
Enfin.
Enfin un éclaire zébra la nuit, le silence. Enfin. C’était tout ce qu’attendait William de la part du ciel. Ni plus, ni moins. En ce moment même, il n’avait souhaité que ce putain d’éclaire.
Le Yakuza bondit.


« Ne me… laisse pas… comme ça !! Wiii… »… L’idiote. L’idiote ! Les mains de William serraient, serraient… encore et encore, comprimant la gorge de Jess, empêchant le moindre souffle d’air de passer. Le tueur allait définitivement l’empêcher de l’appeler ainsi.


Les silencieux de William percutèrent sans la moindre once de délicatesse ou de retenue les lames de Blake. Le tueur avait prit de l’élan… élan que Blake ne freina pas et bientôt le dos du Freelance percuta le mur tout proche. Fini. C’était presque fini. Presque. Juste encore un petit effort… un peu plus de présence encore pour désarmer Blake. William ne pouvait se permettre de se laisser déconcentrer par le visage si proche de Smiling Devil… ou par ces lèvres qui lui avaient autant fait de bien que de mal. Blake… Blake… petit con.
Brusquement, William lâcha ses armes qui percutèrent le sol dans un bruit sourd, étouffé par la moquette généreuse. Excessivement généreuse. Néanmoins, ce n’était ni une erreur, ni une maladresse de la part de William. Les mains de ce dernier se refermèrent autours des poignets de Blake et serrèrent, serrèrent, interdisant pour l’instant tout geste, tout mouvement. Blake ne pouvait pas trancher l’air à l’aide de ses sabres, et encore moins William. Le tueur tira alors brusquement le Freelance.

Tout se passa si vite ! La seule chose qui était encore certaine, c’était bien que Blake était désormais au sol… allongé sur la moquette… et que William le dominait de toute sa hauteur, comme dans les souvenirs du Freelance.


« La ferme… LA FERME !! »
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Blake A. Mc'Owen
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MessagePosté le: Sam 22 Déc - 00:32 (2007)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage Répondre en citant

Délicieux… Si délicieux… Trop délicieux. Et son corps s’ouvrait, s’ouvrait pour cet homme au sourire trop fier. Il écartait les jambes comme une putain en manque. Mais sa drogue, à lui… c’était le Plaisir.


Ca tournait. Un manège ? Oui… peut-être bien. Mais se devait être un manège mortel, alors. Les couleurs s’emmêlaient, s’entremêlaient pour donner une merde incroyable. Et tout devenait rouge, plus beau, moins beau. Mais pas parfait. Ce n’était pas encore parfait. Parce que William était debout, qu’il le narguait d’un sourire agaçant, qu’il le narguait rien qu’avec son cœur en train de battre. Devenait-il fou ? La banalité n’est qu’une forme banalisée de folie. Alors étaient-ils tous deux fous ? Blake voulut sourire, voulut répondre que ; oui, très certainement, ils étaient tous deux fous. Mais à leur façon. Son épaule frémit. Sa chemise s’ouvrit d’une fine bouche aux lèvres écarlates. Une ligne chaude courait à présent le long de son pectoral. Dans la lumière agressive de l’éclair, quelques lignes d’argent s’envolaient dans la toile sombre et noire de sa chambre. La balle avait sifflé avec virulence à son oreille. Dommages négligeables.

Il sentit la chemise de William s’ouvrir sous sa lame plus qu’il ne la vit. Oui. Il le sentait. Son corps qui bougeait, qui esquivait ses coups. Et ça ne faisait que l’énerver plus encore. Il haletait. Son corps criait, hurlait sa colère, son plaisir, sa rage, sa haine, son désir.

Il tremblait, les cuisses écartées, mouillées, souillées… Il en redemandait, se redressait, revenait à la charge. Crier. S’enivrer. Hurler. Se perdre. Gémir… Sa tête ballotait de droite à gauche. Il était mou, maniable. Un pantin activé à l’opium…


Son cœur bondissait, s’affoler, hurlait contre sa poitrine. Pourquoi ? Aurait-il voulu rejoindre l’autre, celui qu’abritait ce corps tant haïe et adoré ? Il rêvait d’un muscle sanglant, battant encore au creux de ses mains et le réchauffant de plaisir et d’un bonheur à la saveur acide. Il ne devait PAS perdre ! Et cette compréhension, cette illumination, persistait, l’enivrait pour lui faire perdre la tête et l’esprit.


« Espèce d’enfoiré… »

Il se répétait ? Mais quelle importance ! Aucun mot ne pouvait être assez puissant, assez prenant pour exprimer les sentiments qui le rongeaient, qui le bouffaient. Pourtant quelque part, quelque chose lui parlait, lui disait… ce qu’il ne souhaitait pas savoir. Un pressentiment ? Il ne voulait pas y croire. Il ne voyait que la mort de cet homme, de ce bâtard qui lui avait rendu l’existence impossible, insoutenable.
William reculait, reculait sans cesse sous ses nombreux coups. Il devait le faire, sinon Blake l’embrocherait. Comme un vulgaire poisson. Une détonation retentit brusquement, mais ne l’arrêta pas. Sa joue le brûlait, le démangeait. Une nouvelle ligne carmine léchait sa peau avec envie, synonyme de bien des choses. Des choses que Blake ne voulait pas connaître. Dans sa tête, il n’y avait plus qu’un scénario qui subsistait. Un seul : sa victoire.

Il attendait au bar, comme d’habitude. Le verre de vodka dansait dans sa main sans qu’il n’y prête plus d’attention. Son bandeau en intriguait plus d’un. Pourtant, il n’y avait que peu de téméraires. Pas grave. Il attendait quelqu’un d’autre… La boucle d’une ceinture cogna doucement ses fesses, le faisant sourire. Il se tourna entièrement vers le noiraud. Comme d’habitude. Ce dernier souriait. Il entoura sa taille de ses longues jambes. Pas besoin de faire de chichis, non ? « Enfoiré… Tu m’as fait attendre… » Il était déjà dur, pour lui…


Il serra les dents. Peine perdue. Son cri de colère avait franchi la barrière de ses lèvres avec force, avec rage. Quelque chose venait de changer la donne. Quelque chose venait de rendre l’atmosphère encore plus douloureuse, aux yeux de Blake. Une donnée qu’il n’allait pas apprécier, il le savait, inconsciemment. Alors il se fit plus hargneux, plus enragé, enchaînant les coups avec force et virulence. William avait bougé. Le Freelance était haletant, tendu. Les muscles étaient bandés au maximum et son corps était penché, était prêt à bondir sur sa proie. Ou ce qu’il considérait être sa proie. Chacun se faisait le chasseur de l’autre, hein ? Il eut un rictus méprisant. L’éclair déchira le ciel, le tonnerre hurla de toutes ses forces. Le Yakuza avait bondit, surprenant le jeune homme. Il n’avait pas assez d’élan pour supporter le choc ! Il percuta une de ses armoires murales de plein fouet, son souffle se coupant dès que son dos rencontra les dures étagères de bois. Non… Deux choses tombèrent alors au sol et ses poignets se firent emprisonner avec brusquerie et fermeté, force. Non. Puis il se retrouva au sol, d’une seconde à l’autre. Ses sabres s’envolèrent, glissèrent plus loin, bien plus loin… Non !


« La ferme… LA FERME !! »

Il se figea. Son visage, à l’exception de ses joues rouges et de ses lèvres carmines elles aussi, était blême. Il était blême tant la réalité le frappa avec une franchise douloureuse. Il… Avait-il perdu ? Non. Impossible. Il ne pouvait PAS ! Il se crispa, serra les dents, le regard douloureux. Le corps douloureux. Puis il commença à se tordre, à pousser William de toutes ses forces. Tout jouait contre lui. Absolument tout. Pourtant, il persistait, voulait repousser l’homme.

« Dégage ! DEGAGE !! », hurla-t-il à son tour, se tordant, se cabrant.

Il refusait. Cette position. Sa domination. Sa puissance. Il les refusait. Tout ce que cet homme avait, possédait, il refusait. Il refusait cet état de fait. Il ne pouvait pas, car c’était LUI qui devait gagner ! C’était lui l’unique, le seul vainqueur ! Il ne pouvait pas laisser ce connard, cette enflure… Il ne pouvait PAS ! Il cria, de rage, de colère. La sensation cuisante et douloureuse de la défaite s’emparait vivement de lui, le rendant amer. Ses jambes avaient beau pousser, avaient beau frapper dans tous les sens, elles ne l’atteignaient pas. Après de longues minutes d’hurlements, d’injures et de tortillements, il finit par se calmer quelque peu.
Il fixait obstinément autre part, un point invisible ou connu de lui seul. L’orage grondait à présent pleinement, comme pour célébrer la victoire du Yakuza. Non. Pas du Yakuza. De William.

»Hey… Hmm… Qu’est-ce… qu’est-ce tu fous ? » Il haletait, bougeait en rythme avec le noiraud avant de se libérer dans un délicieux tremblement et cri. Il s’en allait. Déjà ? Le jeune homme se redressa, observant ce dos musclé, marqué de griffures.


Non… Ses dents dévoraient avec hargne les lèvres du Yakuza, les bouffaient sans pitié et les maltraitaient dans l’espoir de lui faire ressentir la douleur de sa position. Il avait fermé les yeux, avec force, refusant de voir ce visage au-dessus de lui. Ses jambes encerclaient la taille droite du noiraud, le plaquant de toutes ses forces contre son corps allongé. Il avait agrippé ses cheveux, les maintenait collés ensemble. Son souffle était brûlant. Aussi chaud que l’Enfer. Il lui mordait la langue, cognait leurs dents, bouffait ses lèvres et appréciait bien malgré lui le frottement piquant de la barbe contre ses joues.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:45 (2018)    Sujet du message: Appartement de Blake Mc'Owen - Troisième étage

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